Osvaldo Patrizzi Responds

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As seen in Businessmontres.com                    published on 5/9/2014

AFFAIRE ANTIQUORUM #1 (exclusif) :
La justice genevoise classe définitivement la procédure pénale et lave
Osvaldo Patrizzi de tous les faits criminels qui lui étaient reprochés
par ses adversaires...

Si vous avez manqué le début, replongez-vous dans une « affaire Antiquorum » aussi romanesque que pitoyable. Pour une poignée de dollars, des Pieds-Nickelés ont voulu abattre un homme et ils ont naufragé sa maison d'enchères...

▶▶▶ ANTIQUORUM vs PATRIZZI
Que pèse l'honneur d'un homme respecté face aux aboiements furieux des chiens et des fripouilles qui veulent le dépouiller ?

◉◉◉◉ TOUT ÇA POUR EN ARRIVER LÀ ! Quel fabuleux gâchis, cette affaire Antiquorum ! Mais quel roman balzacien que ce polar genevo-américain dont le scénario à la John Grisham (La Firme) court maintenant sur sept longues années... Il faut se souvenir de l'ambiance, à l'été 2007, quand Business Montres (10 août 2007) lançait son scoop explosif : « Osvaldo Patrizzi quitte Antiquorum ». Exactement comme en 2006, quand Business Montres (27 janvier 2006) avait balancé son premier scoop : « Antiquorum passe sous pavillon japonais ». Même incrédulité chez les uns et même naïveté hébétée chez les autres, voire, très vite, même hostilité spontanée et instinctive à l'égard du fondateur d'Antiquorum, brutalement suspect de tous les mauvais
coups possibles et imaginables. Le club des jaloux est éternellement prêt à reprendre du service ! Sentant dès 2006 que cette dévolution de la quasi-majorité des actions aux Japonais d'Artist House Holdings ne sentait pas bon et annonçait des lendemains
qui déchantent, Business Montres suivait le dossier de près. Les lecteurs étaient donc aux premières loges pour profiter d'une actualité à bout touchant...

◉◉◉◉ DÈS L'ANNONCE DU LIMOGEAGE DU FONDATEUR D'ANTIQUORUM par un conseil d'administration manipulé, dans des conditions particulièrement suspectes dont la justice n'a pas encore déterminé la légalité, Business Montres a eu plus que des doutes. Nous étions strictement les seuls à nous poser des questions, alors que pleuvaient des accusations incroyables sur Osvaldo Patrizzi. Nous avons été les seuls à prendre clairement sa défense en demandant, au minimum, qu'on étudie ses arguments et qu'on examine ceux de ces accusateurs. Difficile d'imaginer le déferlement de critiques, reprises sans la moindre vergogne et sans pudeur par les médias et par les journalistes, horlogers et non horlogers. Difficile de se remémorer l'acharnement collectif contre celui qui était encore, quelques semaines auparavant, leur « ami Osvaldo ». Comme toujours, les uns hurlaient avec les loups ; les autres espéraient récupérer quelques miettes de la gamelle publicitaire...

◉◉◉◉ REVENONS RAPIDEMENT SUR QUELQUES ÉPISODES. Nous avons donc été les seuls à douter de la réalité des faits reprochés à Osvaldo Patrizzi, coupage (pas même présumé) d'avoir volé de l'argent dans les caisses et d'avoir volé des montres dans
les coffres de la maison qui lui appartenait. En quelques jours, il était devenu un mélange de Jack L'Eventreur, de Saddam Hussein, de Jacques Mesrine et d'Al Capone. Au cours d'une conférence de presse proprement surréaliste, les putschistes anti-Patrizzi évoquaient même son arrestation imminente – ce que les médias de Panurge avaient relayé sans tiquer ! Business Montres était donc la seule épine dans le pied d'Antiquorum, qui a instrumentalisé la justice pour nous faire taire et nous faire retirer certaines des pages que nous avions consacré à cette affaire (Business Montres du 23 juin 2008). Avec le recul, nous ne regrettons qu'une chose : avoir accepté de retirer ces pages, mais c'était le pot de terre (nous) contre le pot de fer (eux). Impossible de ne pas s'esclaffer aujourd'hui en relisant les attendus de cette transaction et le culot phénoménal de la direction d'Antiquorum face à un
journaliste tout seul sur son petit site Internet...

◉◉◉◉ EN DÉPIT DE CETTE CAMPAGNE DE DIFFAMATION LANCÉE CONTRE OSVALDO PATRIZZI, notamment dans les médias « sensibilisés » et motivés par un partenariat publicitaire avec Antiquorum (exemple ci-dessous : recul critique, connais pas !), nous avons persisté et signé, en restant les seuls à émettre des avis contraires à ceux des putschistes. Surtout, envers et contre tout, nous avons continué à publier de vraies informations sur le panier de crabes, pour ne pas dire la pétaudière genevoise
que devenait la maison d'enchères (Business Montres du 14 octobre 2007), avec son CEO japonais démissionné (Business Montres du 6 novembre 2007), repris, désavoué (Business Montres du 8 novembre 2007) puis jeté par-dessus bord : on n'a jamais plus revu cet imbécile de Tsukahara (ci-dessous), idiot utile auquel la presse accordait tant de crédit ! Ses successeurs n'en pouvaient plus de tourner en rond (Business Montres du 20 septembre 2008) et de jouer les chaises musicales (Business Montres du 9 juillet 2009), c'était que l'opération de mise à mort du fondateur d'Antiquorum tournait court. C'était que l'endettement d'Antiqourum devenait préoccupant (Business Montres du 22 mai 2009), en dépit de mystérieuses mais répétitives augmentations de capital (Business Montres du 21 mai 2008). On passe sur les rumeurs colportées par des « professionnels » prêts à jurer qu'Osvaldo Patrizzi n'était qu'une vile canaille réfugiée à Monaco pour fuir la justice suisse !

◉◉◉◉ CLAIREMENT, CETTE VOLONTÉ DE NE PAS SUBIR les pressions publicitaires et le choix de défendre Osvaldo Patrizzi contre ses calomniateurs a coûté à Grégory Pons sa place à la direction de la rédaction de Worldtempus, mais peu importe (mise au point déontologique : Business Montres du 12 avril 2008), la vérité avançait lentement. Un à un, les putschistes s'auto-éliminaient, les Japonais d'abord, puis les Américains et les Genevois. Le feuilleton n'a plus cessé d'enchaîner les épisodes
(Business Montres du 11 mai 2011), la direction new-yorkaise vidant peu à peu la société genevoise de ses actifs et de son contenu, au fur et à mesure que la justice suisse commençait à faire le tri dans les accusations diffamatoires anéanties dès que les documents cachés par les putschistes réapparaissaient au grand jour. Épargnons aux lecteurs chaque plan-séquence de ce western insalubre (Business Montres du 27 mai 2008), qui voyait à chaque saison Antiquorum – maison-mère de toutes les enchères horlogères et matrice du marché tel qu'il est structuré aujourd'hui – reculer derrière les auctioneers concurrents, alors qu'émergeait la gloire naissance d'Aurel Bacs chez Christie's. Pour une poignée de dollars, on avait tué la poule aux oeufs. À force de coups de projecteur sur les coulisses, on avait durablement entaché la confiance que les amateurs pouvaient avoir dans l'honnêteté des ventes de montres de collection. À défaut de pouvoir « abattre », sinon physiquement (quoiqu'on soit passé à côté du pire), du moins moralement et professionnellement l'homme qui avait inventé les enchères horlogères, on avait démantelé sa maison d'enchères en
la transformant en bateau ivre déconsidéré !

◉◉◉◉ PENDANT CE TEMPS, LES MISSILES DE CROISIÈRE JUDICIAIRES pleuvaient, à Genève comme à New York, avec, à chaque saison, un grignotage régulier des positions adverses par Osvaldo Patrizzi, qui parvenait insensiblement à établir sa
bonne foi dans tous les dossiers où on l'accablait, qu'il s'agisse de montres « volées » (c'est ce que PricewaterhouseCoopers affirmait initialement) ou d'argent dérobé dans les caisses. Le problème était que cet audit à charge de PricewaterhouseCoopers avait négligé des pans entiers de la comptabilité à laquelle les auditeurs n'avaient pas accès – intentionnellement ou non. Alors que l'équipe des fidèles d'Osvaldo Patrizzi en avait conservé un double très utile pour prouver aux juges la régularité des opérations considérées comme délictueuses faute de documents. On notera ici la responsabilité écrasante de PricewaterhouseCoopers dans la mécanique qui a failli broyer Osvaldo Patrizzi : c'est cet audit très peu professionnel qui a justifié la prise en considération par les médias des accusations proférées contre le fondateur d'Antiquorum. Nous étions les seuls, une fois de plus, à avoir des doutes sur la sincérité de cet audit – avec, il est vrai, le renfort du blog personnel d'Osvaldo Patrizzi, que nous l'avions encouragé à ouvrir et où il se livrait à de savoureux réglements de comptes...

◉◉◉◉ AUJOURD'HUI, ALORS QUE LA PAGE GENEVOISE D'ANTIQUORUM se tourne enfin – de façon semble-t-il irrémédiable (il n'y reste rien de tangible, tous les actifs ayant été transférés à d'autres sociétés) – et que la société (sous la forme d'Izzi Trip-Antiquorum) vient d'être mise en faillite (révélations Business Montres du 30 mai 2014), voici qu'un procureur genevois indépendant décide de lever tous les soupçons qui pouvaient encore peser sur Osvaldo Patrizzi dans le cadre des procédures pénales engagées contre lui. C'était le dossier P/15638/2007 des archives du ministère public de la République et Canton de Genève. L'instruction est achevée, une ordonnance de classement sera prochainement rendue par le procureur Caroline Babel Cassut. Ce qui était l'« affaire Patrizzi » devient à présent une « affaire Antiquorum » – on pourrait presque écrire « le scandale Antiquorum »...

◉◉◉◉ LE FONDATEUR D'ANTIQUORUM EST COMPLÈTEMENT BLANCHI de la grosse soixantaine de chefs d'inculpation qui auraient pu être retenus contre lui et dont ses successeurs voulaient l'accabler en le crucifiant médiatiquement. Il sort de cette tourmente judiciaire le front haut et les mains propres : le « renard argenté » n'avait jamais douté d'en arriver là, mais il trouvait parfois le temps long. Limogé en sept minutes ; réhabilité en sept ans... Cette décision survient après que la justice newyorkaise a ordonné à Antiquorum de restituer à Osvaldo Patrizzi les fonds personnels qu'il avait en consignation dans la comptabilité de sa maison, ainsi qu'un stock de montres estimé à une trentaine de millions de dollars. Stock dont il ne reste rien, bien entendu, mais dont les gestionnaires actuels d'Antiquorum sont comptables. Définitivement lavé à Genève, au pénal, de tous les faits criminels qui lui étaient reprochés par ses adversaires, Osvaldo Patrizzi est désormais en passe de l'emporter tout aussi définitivement à New York. Il voit son honneur nettoyé de tous les crachats dont les rapaces, les jaloux, les ahuris médiatiques et les
mauvaises langues tentaient de le couvrir. Pour Business Montres, ce n'est pas une découverte, mais seulement un soulagement : une personnalité comme Osvaldo Patrizzi ne méritait vraiment pas de tels tombereaux d'indignités. Honte à ceux qui auront douté jusqu'au bout : on se demande encore comment et pourquoi il n'a pas été plus clairement défendu par une profession plutôt lâche à son égard dès qu'il s'est trouvé enveloppé dans le nuage de scandale généré par ses adversaires...

◉◉◉◉ LA PEUR A MAINTENANT CHANGÉ DE CAMP : à Genève, blanchi de toute accusation, Osvaldo Patrizzi peut désormais se retourner contre les auditeurs incompétents (PricewaterhouseCoopers) qui l'ont enfoncé avec une telle légèreté. Il peut exiger des managers qui ont gaspillé les actifs d'Antiquorum (en les soldant à vil prix pour tenter d'échapper à la justice) qu'ils rendent des comptes. Les soupçons de faillite frauduleuse sont réels contre ces administrateurs d'Antiquorum en Suisse, tout
comme le sont les soupçons de parjures et d'entraves à la justice formulés à New York. C'est au pénal que l'affaire devrait maintenant se terminer pour les putschistes, la justice civile ne pouvant que finir par conclure à l'irrégularité de toutes les décisions d'éviction d'Osvaldo Patrizzi de la direction d'Antiquorum. Elle ne peut que conclure à l'illégalité des procédures qui ont conduit à le dépouiller de sa maison et de ses stocks de montres. Puisqu'il n'y avait rien à lui reprocher, pourquoi l'évincer, sinon pour de sordides raisons [par exemple, ne pas lui payer les actions qu'on venait de lui acheter !] et pour mettre la main sur son trésor de guerre horloger [toutes les montres de son stock, y compris les plus célèbres]. Si la justice fait de lui un innocent, les coupables ne sont-ils pas ceux qui ont voulu le salir pour mieux se débarrasser de lui ? Ceci en l'obligeant à dépenser des fortunes en frais d'avocat, pour défendre son honneur, sa réputation et sa fortune des deux côtés de l'Atlantique.

◉◉◉◉ C'EST DÉSORMAIS AUX PIEDS-NICKELÉS D'ANTIQUORUM de subir la pression des juges et des médias. Ils sont face à leurs responsabilités. Ils ont raté leur putsch, qui ne reposait donc sur aucun reproche intelligible et qui n'avait pour seule
justification qu'un sordide calcul financier. Leur déroute judiciaire est totale et on ne voit pas quels arguments nouveaux (ces « réquisitions de preuve » évoquées le procureur dans le document ci-dessus) ils pourraient produire au bout de sept ans. Vont-ils également rater leur sortie, en entraînant dans le gouffre qui s'ouvre sous leurs pas les ruines de la maison Antiquorum et les illusions des investisseurs qui leur ont récemment fait confiance ? On s'approche du dénouement de ce drame, qui aura pourri la vie d'un homme à la veille d'une heureuse retraite après un parcours professionnel sans fautes au service de l'horlogerie : aucune « réparation », même financière, ne peut jamais compenser le souvenir de telles exactions, ni effacer de telles avanies personnelles. Cet homme, Osvaldo Patrizzi, entrera dans l'histoire comme un pionnier, un défricheur et un visionnaire : que resterat-il des usurpateurs qui lui ont succédé en sabordant – par leur bassesse personnelle et leur cupidité prédatrice – un outil de travail genevois qui avait réussi à tenir la dragée haute à l'oligopole mondial des grands auctioneers ?

◉◉◉◉ L'HONNEUR D'UN HOMME, CELUI DE SON NOM, DE SA RÉPUTATION, disions-nous... Parlons aussi de l'honneur d'une profession, celle des journalistes de l'horlogerie, mais aussi de la presse internationale [on se souvient d'un scandaleux article dans le Wall Street Journal : Business Montres du 12 novembre 2007], très pressés d'accuser et de relayer avec complaisance les accusations gravissimes portées contre l'honneur et l'honnêteté d'Osvaldo Patrizzi. Des médias aux abonnés absents pour le rétablir dans son honorabilité ou, tout simplement, pour rendre compte avec un tant soit peu d'impartialité de son honneur progressivement retrouvé. Lâcheté morale, paresse intellectuelle, conformisme moutonnier, attente pathétique d'un communiqué officiel, nullité éditoriale ou mauvaise conscience par peur de se déjuger ? On se pose des questions sur le lynchage médiatique initial, suivi d'un lâchage éditorial non moins choquant. Certains de ces confrères – très Pieds-Nickelés, eux aussi – pourraient avoir du mal à se regarder le matin dans leur glace, mais ce n'est sans doute même pas le cas : les exigences d'une éthique personnelle ne sont plus ce qu'elles étaient. Sept ans de réflexion des juges genevois : c'était en tout cas, pour nous, un grand moment de solitude...

◉◉◉◉ AUJOURD'HUI, CE NE SONT NI LE SENTIMENT DU DEVOIR ACCOMPLI, ni la fierté d'avoir eu raison contre la meute, ni encore la satisfaction d'avoir éclairé les lecteurs sur les vrais enjeux de cette bataille qui dominent et qui nous mobilisent, mais plutôt la honte de voir comment cette meute médiatique a perdu tout réflexe déontologique élémentaire. Malheureusement, comme le prouvent les multiples        « affaires » qui alimentent l'actualité politico-juridique, ce n'est sans doute ni la première, ni la dernière fois qu'on est appelé à déplorer cet unanimisme exterminateur : il y a et il y aura malheureusement d'autres Patrizzi livrés aux chiens...

 

 

 

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