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Sommaire
Décès de Shafick Handal :
révolutionnaire
salvadorien (FMLN)
Chères amies et Chers amis :
Avec une immense tristesse nous avons
reçu la nouvelle nous annonçant le décès de
notre Compañero Shafick Jorge Handal. Conscients de que son
départ signifie pour chacun des militants engagés a 100%
avec la lutte et aspirations de notre peuple, nous croyons qu'en ce
moment de dure épreuve, son exemple doit nous servir comme
élixir pour fortifier notre conviction, notre lutte et notre
action quotidienne. Il nous a démontré, jour après
jour, sa positon politique claire, son compromis plein et sans crainte,
sa transparence et la solidité de ses idéaux, de son
utopie et aussi de ses rêves... Ses rêves qui
n'étaient pas d'autres que de bâtir un El Salvador
différent où la justice social, la démocratie, la
vérité, l'égalité dans l'accès
è l'éducation, au travail, à la santé et au
bien-être, seraient les composants d'une Patrie harmonieuse qui
vivrait finalement en Paix...
Compañeras y Compañeros:
Con immensa tristeza recibimos la noticia de la perdida de
nuestro Compañero Schafick Jorge Handal. Conscientes de lo que
su partida significa para cada uno de los militantes comprometidos al
100% con la lucha y anhelos de nuestro pueblo, creemos que en estos
momentos de prueba, su ejemplo debe servirnos como elixir para
fortalecer nuestro convicción, nuestra lucha y nuestra
acción cotidiana. Él nos demostró, día a
día, su clara posición política, su compromiso
pleno y sin temores, su transparencia y la solidez de sus ideales, de
su utopía y también de sus sueños...Sus
sueños que no eran otros que forjar un El Salvador diferente,
donde la justicia social, la democracia, la verdad, la igualdad en el
acceso a la educación, al trabajo, a la salud y al bienester,
fueran los componentes de une linda Patria que por fin viviera en Paz...
Sommaire
Analyse
d'un gouvernement néo-conservateur
Par Pierre Bilbeau
L'équipe libérale du
gouvernement Charest était définitivement prête,
tout de suite après son élection, les lois amendant le
code du travail facilitant la sous-traitance; la mise au pas des
syndicats dans le secteur de la santé par la loi 25 viendront
coiffer leurs premières années au pouvoir. Ce
gouvernement patronal en avait sur le coeur, depuis le temps qu'il
était dans l'opposition. Il faut dire que la voie était
tracée, les idées néo-libérales de l'ADQ
regroupant pas mal celles des libéraux. A leurs deux, ils ont
réussi à amasser une majorité de votes des
Québécois, ce qui donna le prétexte à Jean
Charest de constamment rappeler qu'il avait eu un mandat clair.
Mais le rêve se transforme en
cauchemar, cette majorité de supporters s'est
étiolée dramatiquement et rapidement. Au point où
les sondages donnent seulement autour de 25% d'appuie populaire au
gouvernement et à ses politiques. L'année qui vient de
s'achever est marquée par le cafouillage sur les dossiers du
financement privé des écoles juives; la suite
législative limitant les coupes de bois du rapport Coulombe - la
seule mesure progressiste avec l'abandon du projet du Suroît -
sur la protection des forêts dont on laisse en plan les
économies régionales; la reforme sur les garderies et la
saga de l'emplacement du CHUM.
La seule politique vraiment bien
orchestrée, pour le plus grand malheur des salarié-e-s de
l'État, concerne la stratégie de négociation des
conventions collectives. Faut cependant avouer que la séquence
fut plutôt facile : on annonce une augmentation de salaires
minime et on ne bouge pas d'un iota, ensuite on laisse mijoter le tout
- sans craquer - et on fini par une loi spéciale, en beurrant
uniquement au passage les syndicats les plus combatifs. Le tour est
joué
Concentration de tous les pouvoirs
En résumé, bien entendu,
les orientations néo-conservatrices sont appliquées dans
toutes leurs splendeurs. De celles-ci, on retiendra une propension au
gouvernement Charest de vouloir centraliser là où une
place démocratique et populaire avait pris trop de place au
goût de la bourgeoisie. La nouvelle structure dans la
santé est la mise sur pied de monstres appelés Centre de
la Santé et des Services Sociaux (CSSS), qui ne sont ni plus ni
moins qu'un fourre-tout gigantesque d'hôpitaux, CLSC, CHSLD et
autres sur un territoire donné.
Anciennement, chacun avait son conseil
d'administration élue en partie et une relative autonomie
financière. aujourd'hui, ils seront soumis à des supers
bureaucrates qui vont gérer le tout en vase clos, à
partir de directives ministérielles. Le même principe
s'appliquera pour les Centre de la Petite Enfance (CPE), les CPE sont
encore plus pénalisés que la santé, puisque ce
réseau avait un système de fonctionnement presque
autogéré.
Le privé partout mais pas
nécessairement tout de suite
L'autre marotte - et la principale -
concerne la privatisation des biens publics. Encore là, il n'y a
pas de surprise. Après avoir mis sur pied la super agence qui
supervisera les PPP, les administrations publiques devront soumettre
à l'agence tout nouveau projet d'envergure qui sera
évalué, afin de jauger s'il se réalisera par un
PPP ou s'il demeurera public (encore ici, on remarque une
centralisation excessive du processus décisionnel). Pour
l'instant, peu de projets significatifs sont sur la table, hormis le
prolongement de l'autoroute 25, dont le gouvernement libéral
doit avoir le promoteur idéal dans ses cartons, bien que
l'annonce de ce dernier ne soit pas encore dévoilée, il y
a aussi le projet de construction du CHUM et du CHSLD qui reste en
suspend.
Toutefois, on met en place les
conditions propices lorsque viendra le temps de privatiser. il faut
comprendre que les compagnies privées pouvant, logistiquement,
parlant, réaliser des projets aussi importants que la
construction et l'entretien de routes, d'hôpitaux,
d'écoles, d'infrastructures municipales comme l'eau ne sont pas
légions ou même intéressées à court
terme, pour toutes sortes de raisons, L'important est que lorsque le
moment sera venu, les législations soient
présentées et opérationnelles pour encadrer et
faciliter le processus de privatisation à la pièce ou en
grappes. « Nous serons prêts » aurait dû
être le slogan des libéraux aux dernières
élections.
Plus que jamais, de la'espace pour un
parti de gauche au Québec.
Sommaire
S'unir c'est déjà agir :
Québec solidaire voit le jour
Par
William Sloan
Plus de mille personnes, dont huit cent parmi elles étaient
délégués officielles provenant à part
égales de l'Union des Forces Progressistes et d'Option
Citoyenne, se sont réunies à l'Université de
Montréal du 3 au 5 février en Congrès pour
fusionner ces deux formations politiques de gauche. Après 18
mois de négociations préparatoires, il y avait peu de
surprises dans la salle. Le choix du nouveau nom a été
presqu'unanime - QUÉBEC SOLIDAIRE. C'est un bon nom, qui
évoque les valeurs de la gauche.
En conférence de presse, les deux porte-paroles, Amir Khadir et
Françoise David étaient très confortables en
alternance. Ainsi, questionnés sur le déséquilibre
fiscal, ils ont souligné que celui entre las particuliers et les
grandes entreprises était celui qui étais le plus
préoccupant.
On déclare que l'économie doit être au service de
la société, et non l'inverse. Sur le DÉFICIT
ZÉRO, le seul déficit intolérable est le
déficit démocratique et le déficit social.
L'existence de la pauvreté est intolérable.
A propos de la question nationale, Québec Solidaire se proclame
en faveur de la souveraineté politique du Québec. Mais
contrairement au Parti Québécois pour qui elle est la
raison d'être, la souveraineté pour le nouveau parti est
conçue comme un instrument, nécessaire dans le contexte
actuel, pour être en mesure de réaliser son programme pour
le «bien commun». Le véritable cheval de bataille
sera donc la question sociale. D'ailleurs, on souhaite recruter les
militants de gauche dans la communauté canadienne anglaise et
dans les communautés immigrantes.
A propos de ses rapports avec le Parti Québécois,
malgré le fait qu'il puisse être d'accord avec certains de
ses membres et partager certains points de son programme, il demeure
que QUÉBEC SOLIDAIRE est en opposition radicale avec la ligne
générale du PQ qui ne dénonce pas la
mondialisation sauvage, et sa tendance depuis 1981 de gouverner
à droite. Les réactions dans le PQ ont varié entre
le «l'échec pour le mouvement souverainiste» de
Jacques Parizeau, au «Bienvenue» de Monique Richard, et
l'autre, bizarre, que QUÉBEC SOLIDAIRE allait «diviser la
gauche». ???
Somme toute, il nous semble positif de voir arriver cette ligne moins
nationaliste, avec son infusion de militants des réseaux
communautaires, réticents de se joindre à l'UFP. nous
saluons le nouveau parti.
Finalement, QUÉBEC SOLIDAIRE propose de sortir de la
marginalité en apprenant des erreurs du passé et en
unissant les militants des mouvements sociaux à un mouvement
politique.
Concernant la question d'apprendre des erreurs du passé, nous
pensons que l'objectif est certainement louable mais difficile, du fait
qu'un multitude de points de vue opposés existent à
propos de ce que seraient ces erreurs du passé. En effet, aucune
évaluation historique ne peut être dépourvue d'un
biais idéologique et politique particulier. Or ces
évaluations ont justement été plus souvent une
cause de division que d'unité de la gauche. Ainsi, qu'une
personne s'inspirant d'idéologie
«réformiste», porte un jugement sur «des
erreurs» de la gauche «révolutionnaire» ne
fera pas particulièrement progresser les débats si elle
ne démontre pas de tolérance pour le point de vue qu'elle
critique et présente le sien comme le seul juste : il s'agit de
vieilles polémiques entre des points de vue historiquement
opposés qui peuvent être menées de façon
sectaire et entretenir les erreurs.
C'est peut-être ce qui explique par exemple que la petite
historique qui fut présentée de la gauche au
Québec avait selon nous un trou béant, à savoir,
ne faire aucune mention de FRED ROSE, Communiste Montréalais
élu au Parlement canadien deux fois dans les années '40.
Or, c'est pourtant, d'un point de vue historique, l'un des moments les
plus forts de toute l'histoire de la gauche au Québec et au
Canada qui mériterait sans doute de nous inspirer.
Nous croyons que ce qui peut faire sortir la gauche de la
marginalité est d'abord de prendre acte et d'accepter la
réalité que la gauche n'est pas unique mais multiple et
divisée idéologiquement, et de réaliser
l'unité de ces forces de la gauche autour de ses points de
convergences et d'objectifs communs dans la conjoncture actuelle,
lesquels devraient principalement consister à porter sur la
scène politique les revendications ouvrières et
populaires.
Sommaire
Pas de
mandat pour Harper
Traduction
d'un éditorial du numéro du 1er au 14 février 2006
du journal «People's Voice»
Stephen Harper a remporté la plupart des sièges au
Parlement, mais il est devenu le premier ministre ayant obtenu vote
populaire le plus faible de toute l'histoire du Canada, soit seulement
36,3% des voix.
Contrairement aux déclarations fondamentalistes
mensongères, la majorité de l'électorat canadien a
voté pour des partis qui refusent de perdre les gains obtenus
par les femmes et par la communauté lesbienne, gaie, bisexuelle
et transsexuelle. Minorité conservative n'a pas le mandat de
renverser ces gains, mais Harper pourra essayer de changer la
composition de la Cour suprême pour préparer le terrain
dans ce but.
De même la majorité de l'électorat canadien a
voté pour des partis qui se sont opposés à la
guerre en Irak. Harper a même dû cacher ses
véritables positions à ce sujet. Il n'y a pas le mandat
de promouvoir la participation de militaires canadiens à
d'autres guerres d'agression états-uniennes.
La majorité de l'électorat a appuyé des partis qui
ont défendu l'assurance-maladie universelle et (après de
fortes pressions dans le cas des libéraux) une certaine
expansion des programmes sociaux tels que les services à
l'enfance. M. Harper essaiera de faire adopter son projet de
crédit fiscal pour enfants par le Parlement et refusera de
protéger l'assurance-maladie du système à deux
vitesses que les gouvernements provinciaux de droite essaient
d'imposer. Mais c'est contrairement aux souhaits de l'électorat
canadien qu'il essaiera de le faire.
Au moyen de mensonges et de subterfuges, M. Harper a profité de
la corruption des libéraux pour devenir premier ministre. Mais
il n'a pas de mandat pour détruire les avantages sociaux
durement gagnés au cours de décennies de luttes. La
classe ouvrière et les mouvements démocratiques doivent
répéter cette vérité clairement et
fortement. Notre tâche consiste maintenant à faire
pression sur les partis d'opposition pour résister aux attaques
conjointes des grandes entreprises et des conservateurs au Parlement,
et à mobiliser les travailleurs/euses contre les offensives
imminentes du gouvernement Harper.
Sommaire
CSN
entreprend un virage politique secouant
Par
Pierre Bibeau
A
son dernier conseil confédéral le 16 février
dernier, le discours de la présidente donnait le ton.
Habituellement, dans les textes de la CSN lorsque l'on aborde le sujet
politique celui-ci se fait vaporeux à souhait et protecteur
concernant le PQ ou son petit frère le Bloc. Bien entendu, on
fustige le NPD pour ses positions fédéralistes et l'UFP
n'avait droit qu'à du mépris puisqu'il ne
représentait que 1% du vote populaire. Mais la donne vient de
changer, la fusion UFP et Option Citoyenne viendrait chercher 20% du
vote populaire et le PQ continue de se discréditer en affirmant,
par la voix de son chef, qu'il ne rouvrira pas les conventions
collectives endossant du même coup les décrets. La table
est mise pour entamer le débat politique.
La Fédération de la Santé et des Services Sociaux
parle ouvertement de la possibilité d'appuyer l'alternative que
représente le nouveau parti de gauche, Québec Solidaire
(QS); le Conseil Central du Montréal Métropolitain (CCMM)
a fait de même il y a longtemps en congrès, en ce qui
concerne l'appui à une alternative politique et la
Fédération des enseignantes et des enseignants du
Québec avait emboîtée le pas au CCMM. Faut
mentionner que le privé à l'intérieur de la
centrale et ses fédérations ne sont pas encore vraiment
parti prenante de toutes ces résolutions et restent prudents.
L'instance supérieure, le congrès de la CSN, a aussi
appuyer la création d'une alternative politique doublée
de la nécessaire refonte du mode de scrutin. Toutes ces
résolutions ajoutent un poids qui travers la centrale de bord en
bord. Notons toutefois que les statuts et règlements interdisent
toujours à la Centrale d'appuyer explicitement un parti
politique. Difficiles conciliations en vue...
Changement du mode de scrutin d'abord
A l'ouverture du conseil confédéral, la
présidente, Claudette Carbonneau, est venue souffler le chaud de
le froid sur la délicate question politique. Elle a tout d'abord
souligné et salué la création du nouveau parti
politique, tout en rappelant que celui-ci viendrait à ce
moment-ci diviser le vote des progressistes. Habilement, comme
d'ailleurs les militants de SPQ-libre, elle souligne que le mode de
scrutin doit d'abord être changé avant de donner une
chance aux alternatives politiques si bonnes soit-elles. Pourtant, la
résolution du congrès ne spécifie pas
explicitement que le tout doit être attacher. Nous devons
conclure que le lien se situerait au niveau de l'analyse.
L'argument de la division des votes, compte tenu de notre mode scrutin,
porte et fait du sens. Il faut être nias pour ne pas voir que QS
piquerait une partie de l'électorat que voudrait avoir le PQ et
qu'il y a une réelle possibilité pour QS d'affaiblir le
PQ qui est considéré comme le moins pire. Jusqu'à
quel point l'affaiblissement ? Difficile à dire à ce
moment-ci. Honnêtement, d'un angle inversé on pourrait
signaler aux péquistes qu'en terme de prises d'électeurs,
il semblerait que ce soit eux qui, au cours du temps, se sont
accaparés le plus d'électeurs, puisque ceux-ci n'ayant
pas d'alternative, votaient pour le PQ le nez bouché, le PQ
étant le moins pire. Qui prend l'électeur de qui dans ces
circonstances ?
Bizarrement, à la création de l'ADQ, dans le camp
libéral, on ne fustigeait pas trop les adéquistes de
diviser le vote de la droite au profit d'un affaiblissement du vote
fédéraliste. Faudrait peut-être rappeler ici que
l'électorat n'appartient pas à personne, ni aux
souverainistes ni aux fédéralistes et que plus il y aura
de partis politiques crédibles et intéressants, plus le
choix de l'électeur sera respecté.
Le PQ, un parti d'union nationale
Minimalement, on pourrait comprendre les réserves de la division
du vote de la président de la CSN et de SPQ-libre, si le
PQ couchait à gauche et que l'on ne voudrait pas nuire. Mais ce
n'est pas vraiment le cas, bien que des progressistes oeuvrent à
gauche et tirent le PQ dans cette direction avec des résultants
mitigés, mais marginaux au sein du parti. Le PQ, faut-il encore
une fois le rappeler, est un parti d'union nationale et centriste dont
l'indépendance du pays, le Québec, est le point de
ralliement. Le reste, soit de débat gauche-droite, n'est que
fioritures et subalternes à la cause. Toute cette vision d'union
nationale sacrée se tient, si l'on considère que
l'indépendance n'est atteignable qu'avec le PQ et qu l'on est
prêt à faire des sacrifices. Soyons clairs !
Le vice-président, Roger Valois - dont le fils, Jonathan, est
député à l'Assemblée Nationale pour le PQ -
prenant la parole, a eu l'audace bienheureuse de soumettre la
possibilité souhaitée que l'union de l'électorat
de QS et du PQ puissent permettre de chasser les libéraux. En
rappelant réalistement cependant, et avec raison, que QS ne
pourra faire la job seul en élisant deux députés.
« Que cent assemblées s'épanouissent »
La dernière ronde, malheureuse, de négociations dans le
secteur public nous propulse vers une solution politique plutôt
que trade-unioniste traditionnelle - tout est bouché de ce
côté par la loi matraque 142. C'est donc dans cette
foulée que la CSN mettra en marche un plan d'action d'envergure,
pour que se tiennent 100 assemblées dans toutes les
municipalités et régions du Québec portant
spécifiquement sur la question politique. Tout sera
abordée : l'économie, l'avenir des régions,
l'environnement, la famille, les différentes politiques
gouvernementales, etc. Pour l'occasion un document sera
présenté sur des éléments d'un «
Québec du futur ». Si le défi est relevé,
nous assisterons sans doute à un bilan et les conclusions en
seront sans doute intéressantes.
Ces 100 assemblées pourraient faire penser à la politique
du temps de Mao, prélude à la révolution
culturelle : « Que 100 fleurs s'épanouissent et que cent
écoles de pensées rivalisent ». Nous retiendrons de
cette maxime, appliquée à la sauce CSN (tirée d'un
roman chinois antique de l'époque du Royaume du Combattant),
l'ouverture d'esprit de l'organisation syndicale afin d'entrevoir des
solutions aux marasme politique ambiant.
Sommaire
Les cols
bleus sous la houlette des médias
Qui
profite de
cette campagne ?
Par
Pierre Bibeau
Encore une fois, les cols bleus, local 301 de la FTQ, sont sur la
sellette. Durant la dernière semaine de février, ils ont
fait la première page du « Journal de Montréal
» trois fois. La première fut l'enquête menée
par la Ville de Montréal sur une équipe de cols bleus
pris en flagrant délits de farniente, selon les conclusions de
l'enquête, et les deux autres, concernant la mise de micros dans
les locaux du local du 301, par le président d'alors, Jean
Lapierre.
Toute cette saga survient au moment où un jugement de la cour
d'appel vient donner raison au syndicat, sur l'aspect biaisé de
l'imposition arbitrale de la dernière convention collective,
mais choisit du même souffle de ne pas l'invalider. De plus, pour
une rare fois, une équipe quasi-complète et
organisée se présentera contre celle de Michel Parent,
l'actuel président du syndicat.
Il semble que cette énième campagne de dénigrement
contre ce syndicat vise à faire entrave à
l'exécutif du syndicat et privilégie, à tort ou
à raison, l'équipe de l'opposition. Sans doute que la
Ville veut un changement de garde espérant un syndicat plus
conciliant. La stratégie est habile puisque l'on se garde bien
d'appuyer directement Serge Lapointe et son équipe, mais on ne
se gêne pas pour salir Michel Parent et Lapierre, au passage, sur
des allégations qui sont parfois secondaires comme l'histoire
des micros.
Un syndicat des plus combatif
Sans prendre parti pour une équipe ou une autre, nous pouvons
cependant tirer quelques conclusions qui sont loin de faire un bilan.
Mais avant tout, il faut souligne la combativité de ses membres
ainsi que l'esprit d'appartenance que ceux-ci portent à ce
syndicat. Il est en effet notoire que ce syndicat n'en est pas un comme
les autres, par exemple les actions qui sont entreprises sont
majoritairement suivies et la préparation de celles-ci est bien
ficelée. Ce syndicat est aussi reconnu pour sa solidarité
ouvrière et sont ouverture d'esprit. En guise d'exemple,
l'auteur de ces lignes se rappelle les contingents du Local 301
à plusieurs manifestations du 1er mai, ainsi que leur
solidarité manifeste avec tous les manifestants, qui allaient
jusqu'à fournir des victuailles aux manifestants sur son bras.
Le syndicat des cols bleus n'a pas peur, au grand détriment de
la Ville, de défier les mots d'ordre intimidants de celle-ci; il
n'a pas peur également de s'engager politiquement à
soutenir les candidatures progressistes et s'acoquiner même avec
des communistes (il a d'ailleurs été fondé par un
communiste) ou des militants du Parti vert.
Ils ont besoin de notre appui
Bref, ce syndicat en est un d'exemple à tous points de vue, ce
qui en fait une cible pour la bourgeoisie et pas seulement
montréalaise. Pourtant, quand vient le temps de le
défendre lorsqu'il est attaqué, peu le font. Trop
d'intellectuels (hormis le comptable Lauzon) supposément de
gauche profite malheureusement de l'occasion pour en ajouter ou adopter
une position de neutralité abjecte. Certains syndicalistes, ne
partageant pas leur vision du syndicalisme, restent silencieux et ont
les comprend, mais d'autres, ne le font pas, sans doute par peur
d'être éclaboussés par la mauvaise
réputation des cols bleus. Mauvais calcul, puisque si ont
réussi à mettre au pas les syndicats combatifs comme
celui des cols bleus, imaginons les conséquences pour le
mouvement syndical en entier.
Sommaire
Manifestations mondiales anti-guerre des 18
et 19 mars
Sommaire
L'adoption
de la Loi 142 en décembre 2005 devrait inquiéter les
vrais démocrates!
Par Robert Luxley
II «promulgua une loi mettent
un terme aux conventions
collectives et décrétant que désormais des
conseillers du travail», désignés par lui,
«règlementeraient les contrats de travail» et
assureraient «la paix sociale». Comme la décision de
ces conseillers devait avoir force de loi, ce décret, en fait,
rendait les grèves illégales.» Il promit «de
rendre son autorité absolue au chef naturel» d'un
établissement, «c'est-à dire au patron...seul le
patron peut décider.
De
qui parle-t-on ici? N'est-ce pas Jean Charest qui promulgua la loi 30
qui oblige les syndicats de la santé de négocier le plus
gros de leur conditions de travail au niveau local, rendant ainsi toute
leur autorité aux patrons des établissements, et en
stipulant d'avance que le résultat de cette négociation
ne pourra dépasser les limites budgétaires que ces
derniers imposeront - N'est-ce pas la même loi qui enlève
le droit de grève et qui donne le pouvoir à des arbitres
et qui donne le pouvoir à des arbitres de décréter
les conditions de travail que les patrons voudront imposer de
gré ou de force - N'est-ce pas Jean Charest qui, malgré l'
absence de prétexte pouvant justifier une intervention
d'exception et défiant toute les règles de la
démocratie et du parlementarisme, imposa malgré
tout l'adoption à la vapeur de la loi 142, privant 500 000
citoyens du Québec de certains de leurs droits fondamentaux
jusqu'en 2010?
Non le premier paragraphe ne parle pas de Jean Charest mais
plutôt d'Adolph Hitler, puisqu'il s'agit d'un extrait d'un livre
d'histoire intitulé «Le Troisième Reich, des
origines à la chute» écrit par William L. Shirer.
En effet, lorsque son parti Nazi fut élu comme gouvernement
minoritaire en 1933, Hitler entrepris diverses mesures pour s'assurer
le pouvoir absolu, dont les premières consistèrent
à interdire le Parti communiste et écraser les syndicats,
parce qu'ils étaient les principaux adversaires de son programme
fasciste.
Loin de nous de vouloir suggérer que nous vivrions actuellement
au Québec sous une dictature fasciste, car les partis
d'opposition ne sont pas interdits, le parlement n'est pas dissous, les
partis de gauche sont tolérés, la charte des droits
continue de s'appliquer et on peut toujours l'invoquer devant les
tribunaux.
Mais, à l'instar de tous les gouvernements fascistes, la
stratégie du gouvernement Charest depuis qu'il est au pouvoir a
consisté essentiellement à s'attaquer d'abord aux
syndicats qu'il considère être le principal obstacle
à son programme d'extrême-droite et
néolibéral. Ces attaques visaient d'ailleurs de
façon particulière les syndicats des services publics de
la santé et des services sociaux qu'il projette de privatiser ou
de soumettre aux PPP.
Par exemple, la loi 30 en imposant des syndicats remodelés au
goût du gouvernement dans la santé brime clairement le
droit d'association, notamment en rendant illégal le
syndicalisme industriel. Mais le pire, c'est qu'elle impose des
regroupements contre-nature de professions qui luttaient auparavant les
unes contre les autres, comme dans le cas des infirmières
auxiliaires, les premières ayant toujours
considéré que les autres ne devraient pas exister. Il en
va de même de certaines catégories de professionnels et
de techniciens. Cela risque de vouer ces nouveaux syndicats
à la paralysie. Le même effet pourrait survenir de
l'imposition de structures tellement grosses qu'il est physiquement
impossible d'y tenir une assemblée générale :
ainsi, à Laval, toutes les anciennes unités locales de
l'île furent regroupées dans une seule unité
par catégorie.
La loi 142 parachever le tout. Non seulement comme je l'ai dit plus
haut brime-t-elle les droits fondamentaux de 500 000 citoyens en leur
imposant des reculs dans leurs conditions de travail et de salaire, en
les appauvrissant jusqu'en 2010, en leur enlevant le droit de
négocier ces conditions, non seulement prévoit-elle des
mesures punitives sévères contre toute personne qui
aurait l'audace de s'opposer, ne serait-ce qu'en ne donnant pas son
plein rendement, mais elle prévoit une action punitive et
discriminatoire contre la CSN qui est l'organisation qui s'était
le plus clairement opposée à son programme
néolibéral, notamment en essayant d'organiser une
grève politique de 24 heures.
En effet, la loi impose aux membres de la FSSS-CSN des conditions de
travail inférieures à que ce qui fut accordé
à toutes les autres organisations syndicales. Le gouvernement
prétend que la FSSS-CSN n'avait qu'à faire comme les
autres et accepter les conditions qu'il voulait imposer avant
l'échéance qu'il avait fixé lui-même. Mais
comme elle a refusé de se prêter à son chantage et
a maintenu qu'il fallait négocier, il la punie.
Mais le plus odieux est arrivée il y a quelques jours à
la fin de février. Le comité patronal de
négociation du gouvernement a diffusé à tous les
membres de la FSSS-CSN un dépliant pour montrer les avantages
qu'avaient les autres organisations syndicales par rapport à
leur organisation. L'odieuse opération, sous le couvert d'une
mise-au-point pour justifier leur pratique discriminatoire, vise
clairement à affaiblir la FSSS-CSN, sinon la détruire,
parce qu'elle est l'organisation majeure dans le réseau de la
santé et des services sociaux, et objectivement, l'obstacle
principal à ses projets. Le gouvernement avait
espéré que la CSN sorte plus affaiblie des votes
d'allégeances forcées dans la santé. Il cherche
à se reprendre avec la loi 142.
Cette loi 142 n'est pas une attaque seulement contre les
employés des réseaux de la santé et des services
sociaux mais elle est une attaque contre toute la population du
Québec. En effet, en affaiblissant les syndicats dans ce milieu,
il réunit les conditions de la privatisation du réseau,
et par conséquent de la diminution des services.
Bref, ces lois et ces pratiques ne devraient pas exister dans un pays
démocratique. Nous ne vivons peut-être pas encore sous une
dictature fasciste, mais ce n'est pas la faute de Jean Charest, car il
est clair qu'il a du «führer» dans le nez.
Sommaire
Augmentation de l'appui aux communistes durant
la campagne
électorale
Bureau
de People's Voice de Vancouver
Le Parti communiste de Canada a atteint les objectifs qu'il
s'était fixés au début de campagne
électorale fédérale, soit d'attirer l'attention
sur les politiques dites «d'alternatives de peuple»,
recommandées par le PCC, et de faire un gain de nouveaux membres
et partisans pour le parti. Dans son principal communiqué
électoral, le PCC a également souligné que les
électeurs devaient refuser que l'un des deux grands partis soit
majoritaire, et les résultants définitifs
reflètent cette position.
Au course de cette campagne, le site Web du Parti communiste a
enregistré un achalandage record de quatre millions de visites,
alors que des centaines de milliers de Canadiens cherchaient des
renseignements sur la plate-forme du PCC et de ses candidats.
Malgré un hiver très vigoureux dans plusieurs endroits au
pays, quelque 75 000 prospectus électoraux ont été
distribués aux électeurs, de même que des milliers
de copies du journal People's Voice.
Des candidats communistes ont pris la parole à douzaines de
forums de présentation des candidats et à autres
occasions, même si dans certains cas la discrimination envers les
plus petits partis a empêché une telle participation.
Dans la même mesure, les efforts intenses du Parti visant
à briser l'embargo médiatique ont remporté
quelques succès limités.
Tandis que la plus importante société de médias de
Vancouver et de Toronto s'opposait à mentionner tout candidat
communiste, il y avait une beaucoup plus grande couverture dans les
centres plus petits. C'était particulièrement vrai dans
les villes telles que Saskatoon et Guelph, où Sonje Kristtorn et
Scott Gilbert apparaissaient respectivement comme les premiers
communistes sur le bulletin de vote depuis plusieurs années. Le
leader du PCC, Miguel Figueroa, a passé plusieurs interviews par
jour durant sa tournée en janvier, dans pratiquement toutes les
villes où le Parti était représenté sur le
bulletin de vote.
Dans certains cas, le PCC a réussi à rassembler une
présence visible dans la rue, avec des résultats
remarquablement positifs. Des groupes de partisans sont descendus dans
les rues de Vancouver Kingsway chaque samedi, agitant des
écriteaux et répartissant des prospectus avec la
candidate Kimball Cariou à leur côté. Plusieurs de
ces volontaires n'étaient pas membres, mais prenaient part
à une campagne communiste pour la première fois, un
modèle qui s'est répété dans d'autres
circonscriptions.
Comme on s'y attendait, le vote pour les candidats communistes est
resté faible, dû en grande partie à la
détermination des Canadiens progressifs de stopper les grands
partis. Mais la moyenne des votes pour les 21 candidats du PCC, quant
à elle, a augmenté, passant de 126 durant la campagne
électorale de 2004 à 149 le 23 janvier. Bob Mann, un
activiste ouvrier de long date, très respecté, a fait un
score total de 365 votes dans Hamilton East-Stoney Creek, obtenant le
vote communiste le plus élevé.
Aussi, il y a eu une brusque augmentation pour les demandes de
renseignements et d'adhésion au Parti communiste. le web-mestre
du PCC, George Gidora a rapporté que le parti avait reçu
au moins 75 demandes d'adhésion par courriel, après tri
des messages non sérieux. Dans l'ensemble, il semblerait que le
Parti communiste soit sorti de ces élections avec un nombre
supérieur de membres et davantage d'appui, prêts à
affronter les Conservateurs d'Harper dans les luttes politiques
à venir.
Sommaire
Un
gouvernement minoritaire, mais de sérieux dangers à
l'horizon!
Traduction
d'un article du numéro du 1er février 2006 du journal
«People's Voice»
(Le 24 janvier, le
Comité exécutif central du Parti communiste s'est
réuni pour rédiger la suivante déclaration
préliminaire sur les résultats des élections
fédérales. D'autres analyses suivront.)
Aux élections du 23 janvier,
bien que les conservateurs n'aient pas obtenu la majorité leur
donnant une position dominante, Stephen Harper et son parti de droite
ont obtenu des gains, surtout aux dépens des libéraux, en
remportant 14 sièges sur 308 au Parlement.
Les conservateurs n'aient pas obtenu
clairement la victoire qu'ils escomptaient. Il ne faut cependant pas
sous-estimer les méfaits que causera le gouvernement minoritaire
de Harper. Les organisations de défense des travaillleurs/euses,
de la paix, de l'équité et de la justice sociale doivent
maintenant relever le défi de renforcer la résistance
extraparlementaire des masses pour empêcher les conservateurs de
mettre en oeuvre leur agenda réactionnaire et de défaire
le gouvernement dans les plus brefs délais.
La campagne des conservateurs, aux
discours strictement rédigés pour éviter tout
erreur de parcours, abondamment financée, visait surtout
à soulever la colère du public contre les libéraux
au pouvoir en évoquant le scandale des commandites et à
les présenter comme seule option pour "changer" de gouvernement.
Ils ont cyniquement présenté sous un faux jour leurs
véritables positions sur l'assurance-maladie,
l'éducation, les relations entre le Canada et les
États-Unis et sur plusieurs questions, pour brouiller ou de
cacher leur agenda réactionnaire favorable à la guerre.
Au cours de la campagne, ils ont en général réussi
à empêcher leurs députées sans portefeuille
les plus imprudents et réactionnaire de vomir leurs discours
racistes, misogynes et fondamentalistes chrétiens.
Les médias
contrôlés par les grandes entreprises ont appuyé la
stratégie trompeuse des conservateurs en agissant le plus
souvent en meneuses de claque plutôt qu'en journalistes
objectifs. Ceci montre que la plupart des secteurs du capital financier
monopoliste du Canada veulent ardemment remplacer le gouvernement
libéral très discrédité par un gouvernement
conservateur majoritaire.
En fin de compte, cependant, cette stratégie n'a pas
trompé la majorité de l'électorat, demeuré
prudent avec raison, face à l'agenda caché des
conservateurs. Les conservateurs n'ont obtenu que 36,5% des votes
(23,5% des électeurs/trices inscrits/tes sur les listes).
Malgré ces résultats, Mr. Harper a osé
déclarer, après les élections, que son parti avait
reçu un mandat clair de la part du peuple canadien, faisant
clairement preuve de son caractère mensonger. Ainsi, bien que
sur la colline parlementaire l'équilibre des forces penche vers
la droite, les résultats des élections montrent que
l'électorat n'a pas glissé vers la droite.
Décidé à nous vendre
la guerre, Harper va en Afghanistan
Harper appuie le bouclier américain
Harper s'engage dans la doctrine Bush
|
Les conservateurs de Harper devront
manoeuvrer prudemment pour éviter une confrontation politique
pouvant entraîner un vote de non confiance et une défaite
prématurée. Mais cela ne veut pas dire qu'ils
abandonneront leur programme de droite. Comme l'a déclaré
notre parti pendant la campagne : «L'élection de
Stephen Harper et des conservateurs serait un revers pour la
classe ouvrière du Canada (...). Même minoritaire, un
gouvernement conservateur s'empresserait d'accélérer le
démantèlement et la privatisation du système de
santé et des autres programmes et services sociaux. Ils
accélèraient l'intégration économique et l'
«harmonisation» structurelle avec les États-Unis et
lieraient plus étroitement encore le Canada aux politiques
agressives de Washington vers la domination mondiale.»
Il est possible que Harper ne
parvienne pas à établir une entente profonde avec l'un ou
l'autre des trois partis d'opposition dans le but d'obtenir une
majorité stable de direction, mais il est certain que les
conservateurs s'efforceront d'appliquer leur programme en essayant de
gagner graduellement l'appui de différentes sections de l'
«opposition» à différents articles de leur
programme politique réactionnaire en matière d'agenda
législatif. Ils pourraient par exemple compter sur un certain
appui du Parti libéral à leurs plans d'augmenter de
façon importante les dépenses militaires, et
d'accélérer les initiatives d' «intégration
en profondeur» avec l'impérialisme états-unien. Ils
pourraient établir une entente avec le Bloc
Québécois (BQ) pour affaiblir les pouvoirs
fédéraux en transférant les services
fédéraux et les avantages fiscaux aux provinces,
répondant ainsi aux objectifs du BQ d'avoir plus de pouvoirs
pour le Québec.
Mais ce sont les promesses de Harper qui suscitent le plus
d'inquiétudes, entre autres pour les femmes : la promesse de
saborder carrément le projet de création d'un programme
de services à l'enfance, universel et financé par des
fonds publics et le remplacer par une allocation taxable de 100,00 $
par mois; la promesse persistante de rouvrir le débat
parlementaire sur les droits reproductifs, sur le mariage de même
sexe et sur les autres questions d'égalité. De plus, il y
aura moins de femmes députées pour défendre les
droits et les intérêts des femmes au sein de la nouvelle
Chambre. Ce fait remet clairement en cause le système
électoral actuel et constitue un argument de plus en faveur de
l'adoption d'un système quelconque de représentation
proportionnelle de façon à augmenter sûrement le
nombre de femmes candidates aux élections et de
députées femmes au Parlement.
Les conservateurs peuvent également causer de graves dommages
dans des secteurs tels que l'infrastructure gouvernementale, les
nominations judiciaires et sénatoriales et les questions de
politiques de «sécurité d'État»,
d'affaires étrangères et de défense, qui n'exigent
l'approbation ni au niveaux fédéral et provincial ni du
Parlement.
Jack Layton et le Nouveau Parti démocratique (NPD) ont obtenu
certains gains, un plus grand nombre de votes et un plus grand caucus
(29 sièges, soit 10 de plus). Ces gains ont accru les attentes
du mouvement ouvrier de des groupes sociaux envers le NPD, celui-ci
étant maintenant mieux placé au sein du Parlement pour
lutter contre les attaques que les conservateurs de Harper ne
manqueront pas de lancer. Mais une inquiétude grandit : la
direction du NPD est-elle prête à jouer un rôle
assez combatif? Au cours de la campagne, elle a procédé
à des revirements opportunistes sur plusieurs
questions-clés : affaiblissement de son opposition face à
la prolifération de cliniques privées, base
matérielle pour la transformation vers un système de
santé à deux vitesses; adoption de la promesse de geler
les impôts des grandes entreprises et des riches au lieu de les
augmenter; appui à la loi sur la clarté
référendaire inspirée par le chauvinisme de grande
nation, dont le but principal est de nier au Québec le droit
à l'autodétermination; et son encouragement à la
campagne populiste de droite de «durcir les positions»
contre l'utilisation violente d'armes et contre la criminalité
juvénile.
Les verts ont obtenu plus de votes à ces élections, mais
n'ont pas obtenu de siège au Parlement parce que le type de
système électoral n'est pas à
représentation proportionnelle.
La campagne électorale du Parti communiste a enregistré
une modeste amélioration en ce qui concerne la moyenne des votes
de nos 21 candidats/tes, malgré le caractère hautement
polarisé des élections et le système
rétrograde, antidémocratique d'élection par
pluralité (au premier tour plutôt que par
majorité). Au cours de cette campagne, nous avons
augmenté le degré de visibilité du parti :
obtention d'une plus grande couverture par les médias,
rencontres de tous les candidats/ates, porte-à-porte de
militants/antes qui ont gravi des milliers de marches d'escaliers. Il
est particulièrement significatif que le site Internet de notre
parti ait reçu presque 100 000 visites et plus de 4,2 millions
de «hits» (nombre de fois où le nom du parti est
apparu sur les listes des moteurs de recherche). Un nombre beaucoup
plus grand de travailleurs/euses et de progressistes sont maintenant
intéressés et attirés par nos politiques et
par les perspectives socialistes.
Ces élections ont créé une situation politique
générale au caractère très changeant et
comportant de graves dangers créés par la droite. Plus
que jamais les mouvements ouvrier et sociaux devront se mobiliser
à l'extérieur du Parlement pour s'opposer aux efforts de
la droite de détruire nos systèmes d'assurance maladie,
d'éducation, de pensions, nos autres programmes et services
sociaux, d'attaquer les droits des travailleurs/euses et les droits
démocratiques et d'aligner le Canada plus étroitement
encore avec l'impérialisme états-unie. La première
occasion que nous aurons de descendre dans la rue pour protester contre
cet agenda aura lieu le 18 mars, quand des manifestations anti-guerre
seront organisées dans un grand nombre de villes et de
localités canadiennes comme partie de la journée
internationale d'actions pour la paix.
Le Parti communiste et ses membres devront redoubler leurs efforts pour
bâtir la résistance la plus large possible contre l'agenda
des conservateurs et des grandes entreprises. Nous devrons freiner et
mettre fin à leur offensive et forcer les conservateurs à
plier bagage.
Sommaire
La
vérité sur le 11 septembre
Faudra-t-il
attendre la fin de Bush?
Sommaire
Le
fondamentalisme américain
Sommaire
L'industrie dans les prisons des
États-Unis : commerce ou
nouvelle forme d'esclavage?
Sommaire
Sauvez les
universitaires irakiens
Pol
De Vos 25/01/2006
http://www.anti-imperialism.net/lai/texte.phtml?section=BD&object_id=24291
Irak: Destruction culturelle et écologique
Un aspect peu connu de la tragédie qui se déroule en ce
moment en Irak, c'est la destruction systématique des
universités du pays. Les organisations de défense des
droits de l'homme irakiennes ont découvert des informations de
la police qui prouvent que plus de mille universitaires et
scientifiques irakiens ont été assassinés depuis
le début de l'invasion américaine. Le gouvernement
américain a lui-même admis l'assassinat de
«plusieurs centaines» de professeurs universitaires.
(Workers World, 3 décembre 2005). Cette vague d'assassinats
aurait débuté peu de temps après que les forces
d'occupation américaines aient licencié près de
15500 chercheurs, scientifiques, professeurs et enseignants en raison
d'un prétendu lien avec le parti Baath.
« L'année
dernière, on a recensé en moyenne de 10 à 15
tentatives d'assassinat par jour perpétrées contre des
professeurs et des scientifiques irakiens, avec une moyenne de 5
assassinats réussis », écrivait le
journaliste américain Dahr Jamail en juin 2004. « Le personnel universitaire craint
qu'une campagne pour priver l'Irak de ses enseignants universitaires ne
soit en cours, campagne qui complèterait la destruction
culturelle du pays, qui a commencé quand l'armée
américaine est entrée à Bagdad »,
écrivait le journaliste Robert Fisk un mois plus tard.
Les services secrets israéliens responsables d'incendies et
de pillages
Osama Abed Al-Majeed, le président du Département
Recherche et Développement du ministère de l'enseignement
supérieur, accuse le Mossad, les services secrets
israéliens, d'être coupable de cette violence
sélective. Un rapport du Centre d'informations palestinien
publié en juin 2005 déclare également le Mossad
responsable.
Selon l'Université des Nations Unies, 84% des institutions
irakiennes de l'enseignement supérieur ont été
incendiées, pillées ou détruites. Le
système éducatif irakien était parmi les meilleurs
de la région; l'instruction de sa population était une
des ressources les plus importantes du pays.
Cette situation est le miroir de l'occupation dans son ensemble: une
catastrophe aux proportions impressionnantes qui se déroule dans
un climat de négligence criminelle. La responsabilité de
protéger les citoyens irakiens, y compris les universitaires,
incombe en fin de compte aux États-Unis, en tant que puissance
occupante, et sur la base de la législation humanitaire
internationale.
Le Brussels Tribunal a
lancé une pétition internationale pour rompre le silence
et dénoncer ces assassinats. Il réclame une enquête
internationale indépendante. La pétition est soutenue par
diverses organisations internationales et par une série de
personnalités importantes.
Pour plus d'infos, surfez sur http://www.brusselstribunal.org/
Vous pouvez signer la pétition en ligne sur le site : http://www.petitiononline.com/Iraqacad/petition.html
Plus de 4000 signataires
Le 18 janvier, la pétition rassemblait déjà les
signatures de plus de 4 000 personnes. Parmi elles: Noam Chomsky (USA),
Tony Benn (UK), l'écrivain et prix Nobel de littérature
John M. Coetzee (Afrique du Sud), l'écrivain Eduardo Galeano
(Uruguay), Michael Parenti (USA), Naomi Klein (Canada), Dario Fo
(Italie), Jean Bricmont (Belgique) Vous trouverez la liste
complète des signataires, sur le site http://www.brusselstribunal.org
Sommaire
Humanitaire : 60% des aides étatiques
promises ne sont jamais
versées
Article
tiré de Voltaire-Net, le 4 juillet 2005
L'ONG Britannique ActionAid International a
révélé, à l'occasion du sommet du G8, le
montant réel des aides étatiques distribuées aux
pays touchés par de graves crises humanitaires. S'appuyant sur
des données officielles et des bilans d'experts, il
apparaît que 60% des aides gouvernementales promises dans le
monde ne sont jamais versées, chiffres s'élevant à
90% pour la France et les
États-Unis. « L'exemple
par excellence, est celui des aides qui étaient destinées
aux victimes asiatiques du dernier tsunami » a
déclaré John Samuel, le directeur asiatique d'ActionAid
International, mettant notamment en cause l'Australie, la France,
l'Allemagne, les Pays-Bas, le Canada et les États-Unis pour
leurs fausses promesses. Le directeur a par ailleurs demandé
à ce que les membres du G8, principaux donateurs, fassent preuve
de plus de transparence, rappelant que « durant ces deux dernières
années, la plupart des dites aides se sont traduites par des
dons d'armes et de munitions ».
Sommaire
L'action
sociale de Cuba et du Venezuela
La
Déclaration finale de la première réunion entre
Cuba et le Venezuela pour l'adoption de l'Alternative bolivarienne pour
les Amériques détaille la poursuite de
l'engagement mutuel des deux pays pour s'épauler dans leurs
efforts de transformation sociale. Elle permet de juger de l'action
véritable de leurs gouvernements respectifs. Parmi les points
les plus importants figure notamment l'inauguration cette année
de plus de 1 200 centres de soins de santé gratuits au
Venezuela, grâce à l'aide de quelques 30 000
médecins cubains déployés dans le pays. En outre,
ils assureront la formation de 40 000 médecins
vénézuéliens pour garantir la
pérennité du système de santé. La partie
éducative de l'accord porte sur l'accès actuel de 1 262
000 Vénézuéliens
à l'alphabétisation (Robinson I) et à
l'éducation secondaire (programme Robinson II), soutenus par
l'État cubain. A l'issue de cette campagne, le Venezuela devrait
être déclaré deuxième pays
latino-américain libéré de l'illettrisme.
Sommaire
Ou va
l'Amérique latine?
Sommaire
Caricatures et caricatures 2006
Editorial
- Solidaire No 6 du 8 février
David Pestieau
08-02-2006
Pouvait-on, oui ou non, publier des caricatures du prophète
Mahomet? Cette question mérite certainement débat, mais
penchons-nous plutôt sur le contenu de ces caricatures. 1,1
milliard de musulmans sont choqués aujourd'hui parce que des
dessins représentent le prophète avec un turban en forme
de bombe. Assimilant, pour eux, tout musulman à un terroriste.
Choqués comme dix millions de Belges l'auraient
été si on les avait tous assimilés à des
pédophiles, parce qu'ils viennent du pays de Marc Dutroux.
Le problème n'est pas les caricatures en elles-mêmes. Le
problème, c'est le contexte dans lequel cela se passe. Sans
lequel on ne peut pas comprendre la colère du monde musulman.
En Irak, pays à majorité musulmane, 1,5 millions de
personnes ont trouvé la mort ces quinze dernières
années. Suite aux sanctions économiques, puis à la
guerre que les États-Unis ont imposées pour mettre la
main sur le pétrole. En Palestine, pays à majorité
musulmane, la population est opprimée et colonisée par
Israël, pays dépendant des États-Unis. Là
aussi, pour faire main basse sur le pétrole. Et engraisser des
multi-nationales comme Exxon-Mobil.
Toutes ces guerres sont justifiées par une véritable
campagne de propagande menée depuis 2001 par la Maison-Blanche.
Qui tend justement à persuader que derrière tout musulman
se cache un terroriste. Campagne qui trouve aujourd'hui écho
dans une partie de la presse européenne.
Dans ce contexte précis, une caricature n'est pas l'autre,
d'ailleurs. Pourquoi, en effet, cette même presse a-t-elle fait
tellement peu de cas de cet autre fait : ce 1er février, le
ministre US de la Défense, Donald Rumsfeld, a via un
général du Pentagone, intimidé le Washington Post. Car il avait
publié des caricatures se moquant du ministre et de la politique
de l'administration Bush en Irak. Mais ce même Rumsfeld a pu
traiter le président progressiste du Venezuela, Chavez de nouvel
Hitler. Sans protestation d'envergue dans notre presse.
Les Églises et les religions sont-elles pour autant
intouchables? Pour les communistes, la religion appartient à la
sphère privée dans ce cadre. Dans le même temps,
nous ne sommes pas pour un projet de société et
d'État dont le fondement serait la religion. Nous aspirons
à une société dans laquelle tous les travailleurs,
de quelque nationalité ou religion qu'ils soient, s'unissent
face au monde du profit d'abord. Aussi, tout ce qui peut créer
des dissensions au sein des travailleurs, tout ce qui
inévitablement blesse et insulte certains, fait le jeu de ceux
qui veulent monter les gens les uns contre les autres.
Sommaire
La chasse
aux communistes mise au vote à Strasbourg
Victoire
importante : le projet de « recommandations » de la
résolution anticommuniste n'a pas été
adopté ce 25 janvier à Strasbourg.
Herwig Lerouge
01-02-2006
Ce mercredi 25 janvier, l'Assemblée parlementaire du Conseil de
l'Europe (APCE) a bien adopté par 99 voix pour, 42 contre et 12
abstentions, la motion de Göran Lindblad députée
suédois du Parti populaire européen.
La résolution est dirigée:
1. « Contre les régimes
communistes totalitaires », c'est-à-dire tous les
pays socialistes.
2. Contre «les partis
communistes ou post-communistes de ses États membres»
à qui elle demande «de
réexaminer l'histoire du communisme et leur propre passé,
de prendre clairement des distances par rapport aux crimes commis par
les régimes communistes totalitaires.» (article 13)
3. Contre la lutte ouvrière en affirmant que «les crimes ont été
justifiés au nom de la théorie de la lutte des classes et
du principe de la dictature du prolétariat.»
(article 3)
Les «recommandations ne passent pas»
Cependant, la droite et l'extrême droite de l'APEC n'ont obtenu
qu'une demi-victoire. Il leur fallait les 2/3 des voix pour que soient
votées les recommandations incitant les pays membres à
organiser effectivement cette chasse aux sorcières (comme celle
organisée par le sénateur McCarthy dans les années
50 aux États-Unis). Ils ne les ont pas obtenus!
Les recommandations conseillaient :
1. «D'organiser d'urgence un
débat international sur les crimes commis par les régimes
communiste totalitaires en vue de susciter de la compassion, de la
compréhension et de la reconnaissance pour tous ceux qui ont
été touchés par ces crimes.» (article
2)
2. Aux anciens pays socialistes «de
lancer une campagne nationale de sensibilisation aux crimes commis au
nom de l'idéologie communiste, de réviser les manuels
scolaires, d'introduire un jour commémoratif pour les victimes
du communisme et d'ouvrir des musées (anti-communistes).»
(article 4.5)
3. de «demander au
Comité des Ministres du Conseil de l'Europe de mettre en place
une sorte de tribunal anti-communiste» (article 4.1.) et
d'organiser une «conférence internationale sur les crimes
commis par les régimes communistes totalitaires avec la
participation de représentants des gouvernements, des
parlementaires, des universitaires, des experts et des ONG.» (article
4.3)
Grâce à un large mouvement de protestation, ces
recommandations n'ont pas passé la rampe de l'Assemblée.
une délégation composée entre autres de L.
Kanelli, parlementaire du Parti communiste de Grèce (KKE) et
membre de l'APCE, G. Manolakou, membre du Parlement européen
(KKE/GUE - NGL) a rencontré le président de l'APCE,
René van der Linden. Elle lui a remis une première
série de signatures de résistants, intellectuels,
artistes, syndicalistes, députés communistes,
socialistes, écolos et même certains conservateurs, en
même temps que des déclarations, résolutions et
motions accompagnées de milliers de signatures provenant de
toute l'Europe.
Un
Socialiste Grec :
«Nous ne pouvons pas isoler les
communistes»
Theodoros Pangalos est
représentant du PASOK (PS de Grèce) et ex-ministre des
Affaires étrangères. Il explique pourquoi aucun
socialiste ne peut voter un telle résolution.
«Le Conseil de
l'Europe n'est pas une institution scientifique.
Elle n'est pas habilitée à réécrire
l'histoire. C'est la tâche des historiens et ceux-ci doivent le
faire è tête reposée, en prenant en compte tous les
faits. Le Conseil de l'Europe ne doit pas s'ériger en tribunal
suprême jugeant le monde. De plus, l'acharnement du PPE à
faire passer cette résolution n'est pas innocente. Le rapporteur
Lindblad est poussé dans le dos par des députés
baltes de son pays. Ceux-ci sont surtout connus pour leur
détermination à réhabiliter les criminels nazis
dans leur pays. Nous ne voulons pas voir les communistes
isolés du reste des partis progressistes, tout comme nous ne
voulons pas voir les néo-nazis avec les partis
démocratiques. En tant que Grecs, nous avons toutes les raisons
de soutenir les communistes. Tant contre les nazis, que contre la
dictature des colonels (1967-1974), ils ont été aux
premières lignes dans la lutte contre le fascisme et pour la
liberté. Ils ont été des milliers à donner
leur vie. Je ne connais que des communistes qui ont lutté pour
la liberté du peuple. Je n'en connais pas qui ont combattu la
liberté du peuple».
Sommaire
Pourquoi
les Palestiniens ont-ils voté en masse pour le Hamas?
Sommaire
TeleSur,
c'est bien plus que l'anti-CNN
Sommaire