Clarté

Prolétaires de tous les pays, peuples et nations opprimés, unissez-vous!
Mars 2006 - Vol. 1, no 5

Sommaire(partiel)

1. Décès de Shafick Handal : révolutionnaire salvadorien (FMLN)
2. Analyse d'un gouvernement néo-conservateur
3. S'unir c'est déjà agir :  Québec solidaire voit le jour
4. Pas de mandat pour Harper
5. La CSN entreprend un virage politique secouant
6. Les cols bleus sous la houlette des médias
Qui profite de cette campagne ?

7. Manifestations mondiales anti-guerre des 18 et 19 mars
8. L'adoption de la Loi 142 en décembre 2005 devrait inquiéter les vrais démocrats
9. Augmentation de l'appui aux communistes durant la campagne électorale
10. Un gouvernement minoritaire, mais de sérieux dangers à l'horizon!
11. La vérité sur le 11 septembre
Faudra-t-il attendre la fin de Bush?
12. Le fondamentalisme américain
13. L'industrie dans les prisons des États-Unis : commerce ou nouvelle forme d'esclavage?
14. Sauvez les universitaires irakiens
15. Humanitaire : 60% des aides étatiques promises ne sont jamais versées
16. L'action sociale de Cuba et du Venezuela
17. Ou va l'Amérique latine?
18. Caricatures et caricatures 2006
19. La chasse aux communistes mise au vote à Strasbourg
20. Pourquoi les Palestiniens ont-ils voté en masse pour le Hamas?
21. Un nouveau groupe de jeunes états-uniens arrivent à Cuba pour se former comme médecins

22. TeleSur, c'est bien plus que l'anti-CNN
23. Des troupes spéciales étasuniennes s'infiltrent au Venezuela



Clarté
Prolétaires de tous les pays,
peuples et nations opprimés.
Unissez-vous!

Rédacteur en chef: Robert Luxley

3961, av. Barclay, app. 4
Montréal (Québec) Canada H3S 1K9
Téléphone : (514) 737-4682 - Télécopieur : (514) 737-7817
Courriel : pueblo@sympatico.ca

Clarté est publié 8 fois par année par
Les « Éditions de SICG »

La reproduction des articles et des photos est autorisée( et même encouragée) à condition d’en mentionner la source.
Dépôt légal Bibliothèque Nationale, 2004.

Imprimé par les travailleuses et travailleurs syndiqués de l’Imprimerie Payette & Simms

Les articles non signés expriment le point de vue de l’organisation. Les articles signées sont personnels.

Nous invitons nos lecteurs et lectrices a nous écrire

Collaborateurs et collaboratrices: Pierre Bibeau, Paul Fougères, Fabiola Mella, William Sloan

Traducteurs: Antonio Artuso, Normand Raymond

Infographie: Sylvain Archambault, Antonio Artuso

Le PCQ en quelques mots

Le Parti communiste du Québec est un parti dédié à la défense des intérêts de la classe ouvrière. Ses membres sont actifs au sein des syndicats, des organisations communautaires et populaires, auprès des jeunes, du mouvement des femmes et des organismes de solidarité internationales.

Les rangs du PCQ sont ouverts à tous ceux et celles qui veulent lutter contre l’exploitation et contre toutes les formes d’injustice, en particulier l’oppression du peuple québécois, et pour l’abolition du système capitaliste et son remplacement ultime par le socialisme, puis par le communisme. Pour parvenir à ces objectifs, nous croyons essentiel que la classe ouvrière s’unisse et conquière, en alliance avec les autres couches exploitées de la population,le pouvoir politique.

Les membres du PCQ font également partie du Parti communiste du Canada (PCC). Le PCQ possède cependant un statut particulier au sein du PCC. Ce statut découle de la reconnaissance au sein du mouvement communiste du fait national québécois.

Depuis sa fondation, en 1921, le Parti communiste a accumulé une grande expérience. Son histoire est intimement liée à de nombreuses avancées des mouvements ouvrier et populaire.

. Joignez-vous à un parti qui met au premier plan les intérêts du peuple, avant les profits des entreprises.

. Joignez vous à un parti dont les différentes composantes, d’un bout à l’autre du pays, oeuvrent sans relâche pour contrer le discours néo-libéral, favoriser le développement d’un mouvement de riposte et faire progresser le combat social.

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Décès de Shafick Handal : révolutionnaire salvadorien (FMLN)

Chères amies et Chers amis :

Avec une immense tristesse nous avons reçu la nouvelle nous annonçant le décès de notre Compañero Shafick Jorge Handal. Conscients de que son départ signifie pour chacun des militants engagés a 100% avec la lutte et aspirations de notre peuple, nous croyons qu'en ce moment de dure épreuve, son exemple doit nous servir comme élixir pour fortifier notre conviction, notre lutte et notre action quotidienne. Il nous a démontré, jour après jour, sa positon politique claire, son compromis plein et sans crainte, sa transparence et la solidité de ses idéaux, de son utopie et aussi de ses rêves... Ses rêves qui n'étaient pas d'autres que de bâtir un El Salvador différent où la justice social, la démocratie, la vérité, l'égalité dans l'accès è l'éducation, au travail, à la santé et au bien-être, seraient les composants d'une Patrie harmonieuse qui vivrait finalement en Paix...

Compañeras y Compañeros:

   Con immensa tristeza recibimos la noticia de la perdida de nuestro Compañero Schafick Jorge Handal. Conscientes de lo que su partida significa para cada uno de los militantes comprometidos al 100% con la lucha y anhelos de nuestro pueblo, creemos que en estos momentos de prueba, su ejemplo debe servirnos como elixir para fortalecer nuestro convicción, nuestra lucha y nuestra acción cotidiana. Él nos demostró, día a día, su clara posición política, su compromiso pleno y sin temores, su transparencia y la solidez de sus ideales, de su utopía y también de sus sueños...Sus sueños que no eran otros que forjar un El Salvador diferente, donde la justicia social, la democracia, la verdad, la igualdad en el acceso a la educación, al trabajo, a la salud y al bienester, fueran los componentes de une linda Patria que por fin viviera en Paz...


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  Analyse d'un gouvernement néo-conservateur

Par Pierre Bilbeau

L'équipe libérale du gouvernement Charest était définitivement prête, tout de suite après son élection, les lois amendant le code du travail facilitant la sous-traitance; la mise au pas des syndicats dans le secteur de la santé par la loi 25 viendront coiffer leurs premières années au pouvoir. Ce gouvernement patronal en avait sur le coeur, depuis le temps qu'il était dans l'opposition. Il faut dire que la voie était tracée, les idées néo-libérales de l'ADQ regroupant pas mal celles des libéraux. A leurs deux, ils ont réussi à amasser une majorité de votes des Québécois, ce qui donna le prétexte à Jean Charest de constamment rappeler qu'il avait eu un mandat clair.

Mais le rêve se transforme en cauchemar, cette majorité de supporters s'est étiolée dramatiquement et rapidement. Au point où les sondages donnent seulement autour de 25% d'appuie populaire au gouvernement et à ses politiques. L'année qui vient de s'achever est marquée par le cafouillage sur les dossiers du financement privé des écoles juives; la suite législative limitant les coupes de bois du rapport Coulombe - la seule mesure progressiste avec l'abandon du projet du Suroît - sur la protection des forêts dont on laisse en plan les économies régionales; la reforme sur les garderies et la saga de l'emplacement du CHUM.

La seule politique vraiment bien orchestrée, pour le plus grand malheur des salarié-e-s de l'État, concerne la stratégie de négociation des conventions collectives. Faut cependant avouer que la séquence fut plutôt facile : on annonce une augmentation de salaires minime et on ne bouge pas d'un iota, ensuite on laisse mijoter le tout - sans craquer - et on fini par une loi spéciale, en beurrant uniquement au passage les syndicats les plus combatifs. Le tour est joué

Concentration de tous les pouvoirs

En résumé, bien entendu, les orientations néo-conservatrices sont appliquées dans toutes leurs splendeurs. De celles-ci, on retiendra une propension au gouvernement Charest de vouloir centraliser là où une place démocratique et populaire avait pris trop de place au goût de la bourgeoisie. La nouvelle structure dans la santé est la mise sur pied de monstres appelés Centre de la Santé et des Services Sociaux (CSSS), qui ne sont ni plus ni moins qu'un fourre-tout gigantesque d'hôpitaux, CLSC, CHSLD et autres sur un territoire donné.

Anciennement, chacun avait son conseil d'administration élue en partie et une relative autonomie financière. aujourd'hui, ils seront soumis à des supers bureaucrates qui vont gérer le tout en vase clos, à partir de directives ministérielles. Le même principe s'appliquera pour les Centre de la Petite Enfance (CPE), les CPE sont encore plus pénalisés que la santé, puisque ce réseau avait un système de fonctionnement presque autogéré.

Le privé partout mais pas nécessairement tout de suite

L'autre marotte - et la principale - concerne la privatisation des biens publics. Encore là, il n'y a pas de surprise. Après avoir mis sur pied la super agence qui supervisera les PPP, les administrations publiques devront soumettre à l'agence tout nouveau projet d'envergure qui sera évalué, afin de jauger s'il se réalisera par un PPP ou s'il demeurera public (encore ici, on remarque une centralisation excessive du processus décisionnel). Pour l'instant, peu de projets significatifs sont sur la table, hormis le prolongement de l'autoroute 25, dont le gouvernement libéral doit avoir le promoteur idéal dans ses cartons, bien que l'annonce de ce dernier ne soit pas encore dévoilée, il y a aussi le projet de construction du CHUM et du CHSLD qui reste en suspend.

Toutefois, on met en place les conditions propices lorsque viendra le temps de privatiser. il faut comprendre que les compagnies privées pouvant, logistiquement, parlant, réaliser des projets aussi importants que la construction et l'entretien de routes, d'hôpitaux, d'écoles, d'infrastructures municipales comme l'eau ne sont pas légions ou même intéressées à court terme, pour toutes sortes de raisons, L'important est que lorsque le moment sera venu, les législations soient présentées et opérationnelles pour encadrer et faciliter le processus de privatisation à la pièce ou en grappes. « Nous serons prêts » aurait dû être le slogan des libéraux aux dernières élections.

Plus que jamais, de la'espace pour un parti de gauche au Québec.

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S'unir c'est déjà agir :  Québec solidaire voit le  jour

Par William Sloan

Plus de mille personnes, dont huit cent parmi elles étaient délégués officielles provenant à part égales de l'Union des Forces Progressistes et d'Option Citoyenne, se sont réunies à l'Université de Montréal du 3 au 5 février en Congrès pour fusionner ces deux formations politiques de gauche. Après 18 mois de négociations préparatoires, il y avait peu de surprises dans la salle. Le choix du nouveau nom a été presqu'unanime - QUÉBEC SOLIDAIRE. C'est un bon nom, qui évoque les valeurs de la gauche.

En conférence de presse, les deux porte-paroles, Amir Khadir et Françoise David étaient très confortables en alternance. Ainsi, questionnés sur le déséquilibre fiscal, ils ont souligné que celui entre las particuliers et les grandes entreprises était celui qui étais le plus préoccupant.

On déclare que l'économie doit être au service de la société, et non l'inverse. Sur le DÉFICIT ZÉRO, le seul déficit intolérable est le déficit démocratique et le déficit social. L'existence de la pauvreté est intolérable.

A propos de la question nationale, Québec Solidaire se proclame en faveur de la souveraineté politique du Québec. Mais contrairement au Parti Québécois pour qui elle est la raison d'être, la souveraineté pour le nouveau parti est conçue comme un instrument, nécessaire dans le contexte actuel, pour être en mesure de réaliser son programme pour le «bien commun». Le véritable cheval de bataille sera donc la question sociale. D'ailleurs, on souhaite recruter les militants de gauche dans la communauté canadienne anglaise et dans les communautés immigrantes.

A propos de ses rapports avec le Parti Québécois, malgré le fait qu'il puisse être d'accord avec certains de ses membres et partager certains points de son programme, il demeure que QUÉBEC SOLIDAIRE est en opposition radicale avec la ligne générale du PQ qui ne dénonce pas la mondialisation sauvage, et sa tendance depuis 1981 de gouverner à droite. Les réactions dans le PQ ont varié entre le «l'échec pour le mouvement souverainiste» de Jacques Parizeau, au «Bienvenue» de Monique Richard, et l'autre, bizarre, que QUÉBEC SOLIDAIRE allait «diviser la gauche». ???

Somme toute, il nous semble positif de voir arriver cette ligne moins nationaliste, avec son infusion de militants des réseaux communautaires, réticents de se joindre à l'UFP. nous saluons le nouveau parti.

Finalement, QUÉBEC SOLIDAIRE propose de sortir de la marginalité en apprenant des erreurs du passé et en unissant les militants des mouvements sociaux à un mouvement politique.

Concernant la question d'apprendre des erreurs du passé, nous pensons que l'objectif est certainement louable mais difficile, du fait qu'un multitude de points de vue opposés existent à propos de ce que seraient ces erreurs du passé. En effet, aucune évaluation historique ne peut être dépourvue d'un biais idéologique et politique particulier. Or ces évaluations ont justement été plus souvent une cause de division que d'unité de la gauche. Ainsi, qu'une personne s'inspirant d'idéologie «réformiste», porte un jugement sur «des erreurs» de la gauche «révolutionnaire» ne fera pas particulièrement progresser les débats si elle ne démontre pas de tolérance pour le point de vue qu'elle critique et présente le sien comme le seul juste : il s'agit de vieilles polémiques entre des points de vue historiquement opposés qui peuvent être menées de façon sectaire et entretenir les erreurs.

C'est peut-être ce qui explique par exemple que la petite historique qui fut présentée de la gauche au Québec avait selon nous un trou béant, à savoir, ne faire aucune mention de FRED ROSE, Communiste Montréalais élu au Parlement canadien deux fois dans les années '40. Or, c'est pourtant, d'un point de vue historique, l'un des moments les plus forts de toute l'histoire de la gauche au Québec et au Canada qui mériterait sans doute de nous inspirer.

Nous croyons que ce qui peut faire sortir la gauche de la marginalité est d'abord de prendre acte et d'accepter la réalité que la gauche n'est pas unique mais multiple et divisée idéologiquement, et de réaliser l'unité de ces forces de la gauche autour de ses points de convergences et d'objectifs communs dans la conjoncture actuelle, lesquels devraient principalement consister à porter sur la scène politique les revendications ouvrières et populaires.

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  Pas de mandat pour Harper

Traduction d'un éditorial du numéro du 1er au 14 février 2006 du journal «People's Voice»

Stephen Harper a remporté la plupart des sièges au Parlement, mais il est devenu le premier ministre ayant obtenu vote populaire le plus faible de toute l'histoire du Canada, soit seulement 36,3% des voix.

Contrairement aux déclarations fondamentalistes mensongères, la majorité de l'électorat canadien a voté pour des partis qui refusent de perdre les gains obtenus par les femmes et par la communauté lesbienne, gaie, bisexuelle et transsexuelle. Minorité conservative n'a pas le mandat de renverser ces gains, mais Harper pourra essayer de changer la composition de la Cour suprême pour préparer le terrain dans ce but.

De même la majorité de l'électorat canadien a voté pour des partis qui se sont opposés à la guerre en Irak. Harper a même dû cacher ses véritables positions à ce sujet. Il n'y a pas le mandat de promouvoir la participation de militaires canadiens à d'autres guerres d'agression états-uniennes.

La majorité de l'électorat a appuyé des partis qui ont défendu l'assurance-maladie universelle et (après de fortes pressions dans le cas des libéraux) une certaine expansion des programmes sociaux tels que les services à l'enfance. M. Harper essaiera de faire adopter son projet de crédit fiscal pour enfants par le Parlement et refusera de protéger l'assurance-maladie du système à deux vitesses que les gouvernements provinciaux de droite essaient d'imposer. Mais c'est contrairement aux souhaits de l'électorat canadien qu'il essaiera de le faire.

Au moyen de mensonges et de subterfuges, M. Harper a profité de la corruption des libéraux pour devenir premier ministre. Mais il n'a pas de mandat pour détruire les avantages sociaux durement gagnés au cours de décennies de luttes. La classe ouvrière et les mouvements démocratiques doivent répéter cette vérité clairement et fortement. Notre tâche consiste maintenant à faire pression sur les partis d'opposition pour résister aux attaques conjointes des grandes entreprises et des conservateurs au Parlement, et à mobiliser les travailleurs/euses contre les offensives imminentes du gouvernement Harper.

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  CSN entreprend un virage politique secouant

Par Pierre Bibeau

A son dernier conseil confédéral le 16 février dernier, le discours de la présidente donnait le ton. Habituellement, dans les textes de la CSN lorsque l'on aborde le sujet politique celui-ci se fait vaporeux à souhait et protecteur concernant le PQ ou son petit frère le Bloc. Bien entendu, on fustige le NPD pour ses positions fédéralistes et l'UFP n'avait droit qu'à du mépris puisqu'il ne représentait que 1% du vote populaire. Mais la donne vient de changer, la fusion UFP et Option Citoyenne viendrait chercher 20% du vote populaire et le PQ continue de se discréditer en affirmant, par la voix de son chef, qu'il ne rouvrira pas les conventions collectives endossant du même coup les décrets. La table est mise pour entamer le débat politique.

La Fédération de la Santé et des Services Sociaux parle ouvertement de la possibilité d'appuyer l'alternative que représente le nouveau parti de gauche, Québec Solidaire (QS); le Conseil Central du Montréal Métropolitain (CCMM) a fait de même il y a longtemps en congrès, en ce qui concerne l'appui à une alternative politique et la Fédération des enseignantes et des enseignants du Québec avait emboîtée le pas au CCMM. Faut mentionner que le privé à l'intérieur de la centrale et ses fédérations ne sont pas encore vraiment parti prenante de toutes ces résolutions et restent prudents. L'instance supérieure, le congrès de la CSN, a aussi appuyer la création d'une alternative politique doublée de la nécessaire refonte du mode de scrutin. Toutes ces résolutions ajoutent un poids qui travers la centrale de bord en bord. Notons toutefois que les statuts et règlements interdisent toujours à la Centrale d'appuyer explicitement un parti politique. Difficiles conciliations en vue...

Changement du mode de scrutin d'abord

A l'ouverture du conseil confédéral, la présidente, Claudette Carbonneau, est venue souffler le chaud de le froid sur la délicate question politique. Elle a tout d'abord souligné et salué la création du nouveau parti politique, tout en rappelant que celui-ci viendrait à ce moment-ci diviser le vote des progressistes. Habilement, comme d'ailleurs les militants de SPQ-libre, elle souligne que le mode de scrutin doit d'abord être changé avant de donner une chance aux alternatives politiques si bonnes soit-elles. Pourtant, la résolution du congrès ne spécifie pas explicitement que le tout doit être attacher. Nous devons conclure que le lien se situerait au niveau de l'analyse.

L'argument de la division des votes, compte tenu de notre mode scrutin, porte et fait du sens. Il faut être nias pour ne pas voir que QS piquerait une partie de l'électorat que voudrait avoir le PQ et qu'il y a une réelle possibilité pour QS d'affaiblir le PQ qui est considéré comme le moins pire. Jusqu'à quel point l'affaiblissement ? Difficile à dire à ce moment-ci. Honnêtement, d'un angle inversé on pourrait signaler aux péquistes qu'en terme de prises d'électeurs, il semblerait que ce soit eux qui, au cours du temps, se sont accaparés le plus d'électeurs, puisque ceux-ci n'ayant pas d'alternative, votaient pour le PQ le nez bouché, le PQ étant le moins pire. Qui prend l'électeur de qui dans ces circonstances ?

Bizarrement, à la création de l'ADQ, dans le camp libéral, on ne fustigeait pas trop les adéquistes de diviser le vote de la droite au profit d'un affaiblissement du vote fédéraliste. Faudrait peut-être rappeler ici que l'électorat n'appartient pas à personne, ni aux souverainistes ni aux fédéralistes et que plus il y aura de partis politiques crédibles et intéressants, plus le choix de l'électeur sera respecté.

Le PQ, un parti d'union nationale

Minimalement, on pourrait comprendre les réserves de la division du  vote de la président de la CSN et de SPQ-libre, si le PQ couchait à gauche et que l'on ne voudrait pas nuire. Mais ce n'est pas vraiment le cas, bien que des progressistes oeuvrent à gauche et tirent le PQ dans cette direction avec des résultants mitigés, mais marginaux au sein du parti. Le PQ, faut-il encore une fois le rappeler, est un parti d'union nationale et centriste dont l'indépendance du pays, le Québec, est le point de ralliement. Le reste, soit de débat gauche-droite, n'est que fioritures et subalternes à la cause. Toute cette vision d'union nationale sacrée se tient, si l'on considère que l'indépendance n'est atteignable qu'avec le PQ et qu l'on est prêt à faire des sacrifices. Soyons clairs !

Le vice-président, Roger Valois - dont le fils, Jonathan, est député à l'Assemblée Nationale pour le PQ - prenant la parole, a eu l'audace bienheureuse de soumettre la possibilité souhaitée que l'union de l'électorat de QS et du PQ puissent permettre de chasser les libéraux. En rappelant réalistement cependant, et avec raison, que QS ne pourra faire la job seul en élisant deux députés.

« Que cent assemblées s'épanouissent »

La dernière ronde, malheureuse, de négociations dans le secteur public nous propulse vers une solution politique plutôt que trade-unioniste traditionnelle - tout est bouché de ce côté par la loi matraque 142. C'est donc dans cette foulée que la CSN mettra en marche un plan d'action d'envergure, pour que se tiennent 100 assemblées dans toutes les municipalités et régions du Québec portant spécifiquement sur la question politique. Tout sera abordée : l'économie, l'avenir des régions, l'environnement, la famille, les différentes politiques gouvernementales, etc. Pour l'occasion un document sera présenté sur des éléments d'un « Québec du futur ». Si le défi est relevé, nous assisterons sans doute à un bilan et les conclusions en seront sans doute intéressantes.

Ces 100 assemblées pourraient faire penser à la politique du temps de Mao, prélude à la révolution culturelle : « Que 100 fleurs s'épanouissent et que cent écoles de pensées rivalisent ». Nous retiendrons de cette maxime, appliquée à la sauce CSN (tirée d'un roman chinois antique de l'époque du Royaume du Combattant), l'ouverture d'esprit de l'organisation syndicale afin d'entrevoir des solutions aux marasme politique ambiant.

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  Les cols bleus sous la houlette des médias
Qui profite de cette campagne ?

Par Pierre Bibeau

Encore une fois, les cols bleus, local 301 de la FTQ, sont sur la sellette. Durant la dernière semaine de février, ils ont fait la première page du « Journal de Montréal » trois fois. La première fut l'enquête menée par la Ville de Montréal sur une équipe de cols bleus pris en flagrant délits de farniente, selon les conclusions de l'enquête, et les deux autres, concernant la mise de micros dans les locaux du local du 301, par le président d'alors, Jean Lapierre.

Toute cette saga survient au moment où un jugement de la cour d'appel vient donner raison au syndicat, sur l'aspect biaisé de l'imposition arbitrale de la dernière convention collective, mais choisit du même souffle de ne pas l'invalider. De plus, pour une rare fois, une équipe quasi-complète et organisée se présentera contre celle de Michel Parent, l'actuel président du syndicat.

Il semble que cette énième campagne de dénigrement contre ce syndicat vise à faire entrave à l'exécutif du syndicat et privilégie, à tort ou à raison, l'équipe de l'opposition. Sans doute que la Ville veut un changement de garde espérant un syndicat plus conciliant. La stratégie est habile puisque l'on se garde bien d'appuyer directement Serge Lapointe et son équipe, mais on ne se gêne pas pour salir Michel Parent et Lapierre, au passage, sur des allégations qui sont parfois secondaires comme l'histoire des micros.

Un syndicat des plus combatif

Sans prendre parti pour une équipe ou une autre, nous pouvons cependant tirer quelques conclusions qui sont loin de faire un bilan. Mais avant tout, il faut souligne la combativité de ses membres ainsi que l'esprit d'appartenance que ceux-ci portent à ce syndicat. Il est en effet notoire que ce syndicat n'en est pas un comme les autres, par exemple les actions qui sont entreprises sont majoritairement suivies et la préparation de celles-ci est bien ficelée. Ce syndicat est aussi reconnu pour sa solidarité ouvrière et sont ouverture d'esprit. En guise d'exemple, l'auteur de ces lignes se rappelle les contingents du Local 301 à plusieurs manifestations du 1er mai, ainsi que leur solidarité manifeste avec tous les manifestants, qui allaient jusqu'à fournir des victuailles aux manifestants sur son bras. Le syndicat des cols bleus n'a pas peur, au grand détriment de la Ville, de défier les mots d'ordre intimidants de celle-ci; il n'a pas peur également de s'engager politiquement à soutenir les candidatures progressistes et s'acoquiner même avec des communistes (il a d'ailleurs été fondé par un communiste) ou des militants du Parti vert.

Ils ont besoin de notre appui

Bref, ce syndicat en est un d'exemple à tous points de vue, ce qui en fait une cible pour la bourgeoisie et pas seulement montréalaise. Pourtant, quand vient le temps de le défendre lorsqu'il est attaqué, peu le font. Trop d'intellectuels (hormis le comptable Lauzon) supposément de gauche profite malheureusement de l'occasion pour en ajouter ou adopter une position de neutralité abjecte. Certains syndicalistes, ne partageant pas leur vision du syndicalisme, restent silencieux et ont les comprend, mais d'autres, ne le font pas, sans doute par peur d'être éclaboussés par la mauvaise réputation des cols bleus. Mauvais calcul, puisque si ont réussi à mettre au pas les syndicats combatifs comme celui des cols bleus, imaginons les conséquences pour le mouvement syndical en entier.

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Manifestations mondiales anti-guerre des 18 et 19 mars


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  L'adoption de la Loi 142 en décembre 2005 devrait inquiéter les vrais démocrates!

Par Robert Luxley

II «promulgua une loi mettent un terme aux conventions collectives et décrétant que désormais des conseillers du travail», désignés par lui, «règlementeraient les contrats de travail» et assureraient «la paix sociale». Comme la décision de ces conseillers devait avoir force de loi, ce décret, en fait, rendait les grèves illégales.» Il promit «de rendre son autorité absolue au chef naturel» d'un établissement, «c'est-à dire au patron...seul le patron peut décider.

De qui parle-t-on ici? N'est-ce pas Jean Charest qui promulgua la loi 30 qui oblige les syndicats de la santé de négocier le plus gros de leur conditions de travail au niveau local, rendant ainsi toute leur autorité aux patrons des établissements, et en stipulant d'avance que le résultat de cette négociation ne pourra dépasser les limites budgétaires que ces derniers imposeront - N'est-ce pas la même loi qui enlève le droit de grève et qui donne le pouvoir à des arbitres et qui donne le pouvoir à des arbitres de décréter les conditions de travail que les patrons voudront imposer de gré ou de force - N'est-ce pas Jean Charest qui, malgré l'
absence de prétexte pouvant justifier une intervention d'exception et défiant toute les règles de la démocratie et du parlementarisme, imposa malgré  tout l'adoption à la vapeur de la loi 142, privant 500 000 citoyens du Québec de certains de leurs droits fondamentaux jusqu'en 2010?

Non le premier paragraphe ne parle pas de Jean Charest mais plutôt d'Adolph Hitler, puisqu'il s'agit d'un extrait d'un livre d'histoire intitulé «Le Troisième Reich, des origines à la chute» écrit par William L. Shirer.

En effet, lorsque son parti Nazi fut élu comme gouvernement minoritaire en 1933, Hitler entrepris diverses mesures pour s'assurer le pouvoir absolu, dont les premières consistèrent à interdire le Parti communiste et écraser les syndicats, parce qu'ils étaient les principaux adversaires de son programme fasciste.

Loin de nous de vouloir suggérer que nous vivrions actuellement au Québec sous une dictature fasciste, car les partis d'opposition ne sont pas interdits, le parlement n'est pas dissous, les partis de gauche sont tolérés, la charte des droits continue de s'appliquer et on peut toujours l'invoquer devant les tribunaux.

Mais, à l'instar de tous les gouvernements fascistes, la stratégie du gouvernement Charest depuis qu'il est au pouvoir a consisté essentiellement à s'attaquer d'abord aux syndicats qu'il considère être le principal obstacle à son programme d'extrême-droite et néolibéral. Ces attaques visaient d'ailleurs de façon particulière les syndicats des services publics de la santé et des services sociaux qu'il projette de privatiser ou de soumettre aux PPP.

Par exemple, la loi 30 en imposant des syndicats remodelés au goût du gouvernement dans la santé brime clairement le droit d'association, notamment en rendant illégal le syndicalisme industriel. Mais le pire, c'est qu'elle impose des regroupements contre-nature de professions qui luttaient auparavant les unes contre les autres, comme dans le cas des infirmières auxiliaires, les premières ayant toujours considéré que les autres ne devraient pas exister. Il en va de même de certaines catégories de professionnels et de  techniciens. Cela risque de vouer ces nouveaux syndicats à la paralysie. Le même effet pourrait survenir de l'imposition de structures tellement grosses qu'il est physiquement impossible d'y tenir une assemblée générale : ainsi, à Laval, toutes les anciennes unités locales de l'île furent regroupées dans une seule unité  par catégorie.

La loi 142 parachever le tout. Non seulement comme je l'ai dit plus haut brime-t-elle les droits fondamentaux de 500 000 citoyens en leur imposant des reculs dans leurs conditions de travail et de salaire, en les appauvrissant jusqu'en 2010, en leur enlevant le droit de négocier ces conditions, non seulement prévoit-elle des mesures punitives sévères contre toute personne qui aurait l'audace de s'opposer, ne serait-ce qu'en ne donnant pas son plein rendement, mais elle prévoit une action punitive et discriminatoire contre la CSN qui est l'organisation qui s'était le plus clairement opposée à son programme néolibéral, notamment en essayant d'organiser une grève politique de 24 heures.

En effet, la loi impose aux membres de la FSSS-CSN des conditions de travail inférieures à que ce qui fut accordé à toutes les autres organisations syndicales. Le gouvernement prétend que la FSSS-CSN n'avait qu'à faire comme les autres et accepter les conditions qu'il voulait imposer avant l'échéance qu'il avait fixé lui-même. Mais comme elle a refusé de se prêter à son chantage et a maintenu qu'il fallait négocier, il la punie.

Mais le plus odieux est arrivée il y a quelques jours à la fin de février. Le comité patronal de négociation du gouvernement a diffusé à tous les membres de la FSSS-CSN un dépliant pour montrer les avantages qu'avaient les autres organisations syndicales par rapport à leur organisation. L'odieuse opération, sous le couvert d'une mise-au-point pour justifier leur pratique discriminatoire, vise clairement à affaiblir la FSSS-CSN, sinon la détruire, parce qu'elle est l'organisation majeure dans le réseau de la santé et des services sociaux, et objectivement, l'obstacle principal à ses projets. Le gouvernement avait espéré que la CSN sorte plus affaiblie des votes d'allégeances forcées dans la santé. Il cherche à se reprendre avec la loi 142.

Cette loi 142 n'est pas une attaque seulement contre les employés des réseaux de la santé et des services sociaux mais elle est une attaque contre toute la population du Québec. En effet, en affaiblissant les syndicats dans ce milieu, il réunit les conditions de la privatisation du réseau, et par conséquent de la diminution des services.

Bref, ces lois et ces pratiques ne devraient pas exister dans un pays démocratique. Nous ne vivons peut-être pas encore sous une dictature fasciste, mais ce n'est pas la faute de Jean Charest, car il est clair qu'il a du «führer» dans le nez.

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Augmentation de l'appui aux communistes durant la campagne électorale

Bureau de People's Voice de Vancouver

Le Parti communiste de Canada a atteint les objectifs qu'il s'était fixés au début de campagne électorale fédérale, soit d'attirer l'attention sur les politiques dites «d'alternatives de peuple», recommandées par le PCC, et de faire un gain de nouveaux membres et partisans pour le parti. Dans son principal communiqué électoral, le PCC a également souligné que les électeurs devaient refuser que l'un des deux grands partis soit majoritaire, et les résultants définitifs reflètent cette position.

Au course de cette campagne, le site Web du Parti communiste a enregistré un achalandage record de quatre millions de visites, alors que des centaines de milliers de Canadiens cherchaient des renseignements sur la plate-forme du PCC et de ses candidats. Malgré un hiver très vigoureux dans plusieurs endroits au pays, quelque 75 000 prospectus électoraux ont été distribués aux électeurs, de même que des milliers de copies du journal People's Voice.

Des candidats communistes ont pris la parole à douzaines de forums de présentation des candidats et à autres occasions, même si dans certains cas la discrimination envers les plus petits partis a empêché une telle participation.

Dans la même mesure, les efforts intenses du Parti visant à briser l'embargo médiatique ont remporté quelques succès limités.

Tandis que la plus importante société de médias de Vancouver et de Toronto s'opposait à mentionner tout candidat communiste, il y avait une beaucoup plus grande couverture dans les centres plus petits. C'était particulièrement vrai dans les villes telles que Saskatoon et Guelph, où Sonje Kristtorn et Scott Gilbert apparaissaient respectivement comme les premiers communistes sur le bulletin de vote depuis plusieurs années. Le leader du PCC, Miguel Figueroa, a passé plusieurs interviews par jour durant sa tournée en janvier, dans pratiquement toutes les villes où le Parti était représenté sur le bulletin de vote.

Dans certains cas, le PCC a réussi à rassembler une présence visible dans la rue, avec des résultats remarquablement positifs. Des groupes de partisans sont descendus dans les rues de Vancouver Kingsway chaque samedi, agitant des écriteaux et répartissant des prospectus avec la candidate Kimball Cariou à leur côté. Plusieurs de ces volontaires n'étaient pas membres, mais prenaient part à une campagne communiste pour la première fois, un modèle qui s'est répété dans d'autres circonscriptions.

Comme on s'y attendait, le vote pour les candidats communistes est resté faible, dû en grande partie à la détermination des Canadiens progressifs de stopper les grands partis. Mais la moyenne des votes pour les 21 candidats du PCC, quant à elle, a augmenté, passant de 126 durant la campagne électorale de 2004 à 149 le 23 janvier. Bob Mann, un activiste ouvrier de long date, très respecté, a fait un score total de 365 votes dans Hamilton East-Stoney Creek, obtenant le vote communiste le plus élevé.

Aussi, il y a eu une brusque augmentation pour les demandes de renseignements et d'adhésion au Parti communiste. le web-mestre du PCC, George Gidora a rapporté que le parti avait reçu au moins 75 demandes d'adhésion par courriel, après tri des messages non sérieux. Dans l'ensemble, il semblerait que le Parti communiste soit sorti de ces élections avec un nombre supérieur de membres et davantage d'appui, prêts à affronter les Conservateurs d'Harper dans les luttes politiques à venir.

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Un gouvernement minoritaire, mais de sérieux dangers à l'horizon!

Traduction d'un article du numéro du 1er février 2006 du journal «People's Voice»

(Le 24 janvier, le Comité exécutif central du Parti communiste s'est réuni pour rédiger la suivante déclaration préliminaire sur les résultats des élections fédérales. D'autres analyses suivront.)

Aux élections du 23 janvier, bien que les conservateurs n'aient pas obtenu la majorité leur donnant une position dominante, Stephen Harper et son parti de droite ont obtenu des gains, surtout aux dépens des libéraux, en remportant 14 sièges sur 308 au Parlement.

Les conservateurs n'aient pas obtenu clairement la victoire qu'ils escomptaient. Il ne faut cependant pas sous-estimer les méfaits que causera le gouvernement minoritaire de Harper. Les organisations de défense des travaillleurs/euses, de la paix, de l'équité et de la justice sociale doivent maintenant relever le défi de renforcer la résistance extraparlementaire des masses pour empêcher les conservateurs de mettre en oeuvre leur agenda réactionnaire et de défaire le gouvernement dans les plus brefs délais.

La campagne des conservateurs, aux discours strictement rédigés pour éviter tout erreur de parcours, abondamment financée, visait surtout à soulever la colère du public contre les libéraux au pouvoir en évoquant le scandale des commandites et à les présenter comme seule option pour "changer" de gouvernement. Ils ont cyniquement présenté sous un faux jour leurs véritables positions sur l'assurance-maladie, l'éducation, les relations entre le Canada et les États-Unis et sur plusieurs questions, pour brouiller ou de cacher leur agenda réactionnaire favorable à la guerre. Au cours de la campagne, ils ont en général réussi à empêcher leurs députées sans portefeuille les plus imprudents et réactionnaire de vomir leurs discours racistes, misogynes et fondamentalistes chrétiens.

Les médias contrôlés par les grandes entreprises ont appuyé la stratégie trompeuse des conservateurs en agissant le plus souvent en meneuses de claque plutôt qu'en journalistes objectifs. Ceci montre que la plupart des secteurs du capital financier monopoliste du Canada veulent ardemment remplacer le gouvernement libéral très discrédité par un gouvernement conservateur majoritaire.

En fin de compte, cependant, cette stratégie n'a pas trompé la majorité de l'électorat, demeuré prudent avec raison, face à l'agenda caché des conservateurs. Les conservateurs n'ont obtenu que 36,5% des votes (23,5% des électeurs/trices inscrits/tes sur les listes). Malgré ces résultats, Mr. Harper a osé déclarer, après les élections, que son parti avait reçu un mandat clair de la part du peuple canadien, faisant clairement preuve de son caractère mensonger. Ainsi, bien que sur la colline parlementaire l'équilibre des forces penche vers la droite, les résultats des élections montrent que l'électorat n'a pas glissé vers la droite.


Décidé à nous vendre la guerre, Harper va en Afghanistan

Harper appuie le bouclier américain

Harper s'engage dans la doctrine Bush


Les conservateurs de Harper devront manoeuvrer prudemment pour éviter une confrontation politique pouvant entraîner un vote de non confiance et une défaite prématurée. Mais cela ne veut pas dire qu'ils abandonneront leur programme de droite. Comme l'a déclaré notre parti pendant la campagne : «L'élection de Stephen  Harper et des conservateurs serait un revers pour la classe ouvrière du Canada (...). Même minoritaire, un gouvernement conservateur s'empresserait d'accélérer le démantèlement et la privatisation du système de santé et des autres programmes et services sociaux. Ils accélèraient l'intégration économique et l' «harmonisation» structurelle avec les États-Unis et lieraient plus étroitement encore le Canada aux politiques agressives de Washington vers la domination mondiale.»

Il est possible que Harper ne parvienne pas à établir une entente profonde avec l'un ou l'autre des trois partis d'opposition dans le but d'obtenir une majorité stable de direction, mais il est certain que les conservateurs s'efforceront d'appliquer leur programme en essayant de gagner graduellement l'appui de différentes sections de l' «opposition» à différents articles de leur programme politique réactionnaire en matière d'agenda législatif. Ils pourraient par exemple compter sur un certain appui du Parti libéral à leurs plans d'augmenter de façon importante les dépenses militaires, et d'accélérer les initiatives d' «intégration en profondeur» avec l'impérialisme états-unien. Ils pourraient établir une entente avec le Bloc Québécois (BQ) pour affaiblir les pouvoirs fédéraux en transférant les services fédéraux et les avantages fiscaux aux provinces, répondant ainsi aux objectifs du BQ d'avoir plus de pouvoirs pour le Québec.

Mais ce sont les promesses de Harper qui suscitent le plus d'inquiétudes, entre autres pour les femmes : la promesse de saborder carrément le projet de création d'un programme de services à l'enfance, universel et financé par des fonds publics et le remplacer par une allocation taxable de 100,00 $ par mois; la promesse persistante de rouvrir le débat parlementaire sur les droits reproductifs, sur le mariage de même sexe et sur les autres questions d'égalité. De plus, il y aura moins de femmes députées pour défendre les droits et les intérêts des femmes au sein de la nouvelle Chambre. Ce fait remet clairement en cause le système électoral actuel et constitue un argument de plus en faveur de l'adoption d'un système quelconque de représentation proportionnelle de façon à augmenter sûrement le nombre de femmes candidates aux élections et de députées femmes au Parlement.

Les conservateurs peuvent également causer de graves dommages dans des secteurs tels que l'infrastructure gouvernementale, les nominations judiciaires et sénatoriales et les questions de politiques de «sécurité d'État», d'affaires étrangères et de défense, qui n'exigent l'approbation ni au niveaux fédéral et provincial ni du Parlement.

Jack Layton et le Nouveau Parti démocratique (NPD) ont obtenu certains gains, un plus grand nombre de votes et un plus grand caucus (29 sièges, soit 10 de plus). Ces gains ont accru les attentes du mouvement ouvrier de des groupes sociaux envers le NPD, celui-ci étant maintenant mieux placé au sein du Parlement pour lutter contre les attaques que les conservateurs de Harper ne manqueront pas de lancer. Mais une inquiétude grandit : la direction du NPD est-elle prête à jouer un rôle assez combatif? Au cours de la campagne, elle a procédé à des revirements opportunistes sur plusieurs questions-clés : affaiblissement de son opposition face à la prolifération de cliniques privées, base matérielle pour la transformation vers un système de santé à deux vitesses; adoption de la promesse de geler les impôts des grandes entreprises et des riches au lieu de les augmenter; appui à la loi sur la clarté référendaire inspirée par le chauvinisme de grande nation, dont le but principal est de nier au Québec le droit à l'autodétermination; et son encouragement à la campagne populiste de droite de «durcir les positions» contre l'utilisation violente d'armes et contre la criminalité juvénile.

Les verts ont obtenu plus de votes à ces élections, mais n'ont pas obtenu de siège au Parlement parce que le type de système électoral n'est pas à représentation proportionnelle.

La campagne électorale du Parti communiste a enregistré une modeste amélioration en ce qui concerne la moyenne des votes de nos 21 candidats/tes, malgré le caractère hautement polarisé des élections et le système rétrograde, antidémocratique d'élection par pluralité (au premier tour plutôt que par majorité). Au cours de cette campagne, nous avons augmenté le degré de visibilité du parti : obtention d'une plus grande couverture par les médias, rencontres de tous les candidats/ates, porte-à-porte de militants/antes qui ont gravi des milliers de marches d'escaliers. Il est particulièrement significatif que le site Internet de notre parti ait reçu presque 100 000 visites et plus de 4,2 millions de «hits» (nombre de fois où le nom du parti est apparu sur les listes des moteurs de recherche). Un nombre beaucoup plus grand de travailleurs/euses et de progressistes sont maintenant intéressés et attirés par nos politiques  et par les perspectives socialistes.

Ces élections ont créé une situation politique générale au caractère très changeant et comportant de graves dangers créés par la droite. Plus que jamais les mouvements ouvrier et sociaux devront se mobiliser à l'extérieur du Parlement pour s'opposer aux efforts de la droite de détruire nos systèmes d'assurance maladie, d'éducation, de pensions, nos autres programmes et services sociaux, d'attaquer les droits des travailleurs/euses et les droits démocratiques et d'aligner le Canada plus étroitement encore avec l'impérialisme états-unie. La première occasion que nous aurons de descendre dans la rue pour protester contre cet agenda aura lieu le 18 mars, quand des manifestations anti-guerre seront organisées dans un grand nombre de villes et de localités canadiennes comme partie de la journée internationale d'actions pour la paix.

Le Parti communiste et ses membres devront redoubler leurs efforts pour bâtir la résistance la plus large possible contre l'agenda des conservateurs et des grandes entreprises. Nous devrons freiner et mettre fin à leur offensive et forcer les conservateurs à plier bagage.

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  La vérité sur le 11 septembre
Faudra-t-il attendre la fin de Bush?


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  Le fondamentalisme américain


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  L'industrie dans les prisons des États-Unis : commerce ou nouvelle forme d'esclavage?


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  Sauvez les universitaires irakiens

Pol De Vos    25/01/2006
http://www.anti-imperialism.net/lai/texte.phtml?section=BD&object_id=24291


Irak: Destruction culturelle et écologique

Un aspect peu connu de la tragédie qui se déroule en ce moment en Irak, c'est la destruction systématique des universités du pays. Les organisations de défense des droits de l'homme irakiennes ont découvert des informations de la police qui prouvent que plus de mille universitaires et scientifiques irakiens ont été assassinés depuis le début de l'invasion américaine. Le gouvernement américain a lui-même admis l'assassinat de «plusieurs centaines» de professeurs universitaires. (Workers World, 3 décembre 2005). Cette vague d'assassinats aurait débuté peu de temps après que les forces d'occupation américaines aient licencié près de 15500 chercheurs, scientifiques, professeurs et enseignants en raison d'un prétendu lien avec le parti Baath.

« L'année dernière, on a recensé en moyenne de 10 à 15 tentatives d'assassinat par jour perpétrées contre des professeurs et des scientifiques irakiens, avec une moyenne de 5 assassinats réussis », écrivait le journaliste américain Dahr Jamail en juin 2004. « Le personnel universitaire craint qu'une campagne pour priver l'Irak de ses enseignants universitaires ne soit en cours, campagne qui complèterait la destruction culturelle du pays, qui a commencé quand l'armée américaine est entrée à Bagdad », écrivait le journaliste Robert Fisk un mois plus tard.

Les services secrets israéliens responsables d'incendies et de pillages

Osama Abed Al-Majeed, le président du Département Recherche et Développement du ministère de l'enseignement supérieur, accuse le Mossad, les services secrets israéliens, d'être coupable de cette violence sélective. Un rapport du Centre d'informations palestinien publié en juin 2005 déclare également le Mossad responsable.

Selon l'Université des Nations Unies, 84% des institutions irakiennes de l'enseignement supérieur ont été incendiées, pillées ou détruites. Le système éducatif irakien était parmi les meilleurs de la région; l'instruction de sa population était une des ressources les plus importantes du pays.

Cette situation est le miroir de l'occupation dans son ensemble: une catastrophe aux proportions impressionnantes qui se déroule dans un climat de négligence criminelle. La responsabilité de protéger les citoyens irakiens, y compris les universitaires, incombe en fin de compte aux États-Unis, en tant que puissance occupante, et sur la base de la législation humanitaire internationale.

Le Brussels Tribunal a lancé une pétition internationale pour rompre le silence et dénoncer ces assassinats. Il réclame une enquête internationale indépendante. La pétition est soutenue par diverses organisations internationales et par une série de personnalités importantes.

Pour plus d'infos, surfez sur http://www.brusselstribunal.org/

Vous pouvez signer la pétition en ligne sur le site : http://www.petitiononline.com/Iraqacad/petition.html

Plus de 4000 signataires

Le 18 janvier, la pétition rassemblait déjà les signatures de plus de 4 000 personnes. Parmi elles: Noam Chomsky (USA), Tony Benn (UK), l'écrivain et prix Nobel de littérature John M. Coetzee (Afrique du Sud), l'écrivain Eduardo Galeano (Uruguay), Michael Parenti (USA), Naomi Klein (Canada), Dario Fo (Italie), Jean Bricmont (Belgique) Vous trouverez la liste complète des signataires, sur le site http://www.brusselstribunal.org


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Humanitaire : 60% des aides étatiques promises ne sont jamais versées

Article tiré de Voltaire-Net, le 4 juillet 2005

L'ONG Britannique ActionAid International a révélé, à l'occasion du sommet du G8, le montant réel des aides étatiques distribuées aux pays touchés par de graves crises humanitaires. S'appuyant sur des données officielles et des bilans d'experts, il apparaît que 60% des aides gouvernementales promises dans le monde ne sont jamais versées, chiffres s'élevant à 90
% pour la France et les États-Unis. « L'exemple par excellence, est celui des aides qui étaient destinées aux victimes asiatiques du dernier tsunami » a déclaré John Samuel, le directeur asiatique d'ActionAid International, mettant notamment en cause l'Australie, la France, l'Allemagne, les Pays-Bas, le Canada et les États-Unis pour leurs fausses promesses. Le directeur a par ailleurs demandé à ce que les membres du G8, principaux donateurs, fassent preuve de plus de transparence, rappelant que « durant ces deux dernières années, la plupart des dites aides se sont traduites par des dons d'armes et de munitions ».

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  L'action sociale de Cuba et du Venezuela

La Déclaration finale de la première réunion entre Cuba et le Venezuela pour l'adoption de l'Alternative bolivarienne pour les Amériques détaille la poursuite de l'engagement mutuel des deux pays pour s'épauler dans leurs efforts de transformation sociale. Elle permet de juger de l'action véritable de leurs gouvernements respectifs. Parmi les points les plus importants figure notamment l'inauguration cette année de plus de 1 200 centres de soins de santé gratuits au Venezuela, grâce à l'aide de quelques 30 000 médecins cubains déployés dans le pays. En outre, ils assureront la formation de 40 000 médecins vénézuéliens pour garantir la pérennité du système de santé. La partie éducative de l'accord porte sur l'accès actuel de 1 262 000 Vénézuéliens à l'alphabétisation (Robinson I) et à l'éducation secondaire (programme Robinson II), soutenus par l'État cubain. A l'issue de cette campagne, le Venezuela devrait être déclaré deuxième pays latino-américain libéré de l'illettrisme.

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  Ou va l'Amérique latine?


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  Caricatures et caricatures 2006

Editorial - Solidaire No 6 du 8 février
David Pestieau
08-02-2006


Pouvait-on, oui ou non, publier des caricatures du prophète Mahomet? Cette question mérite certainement débat, mais penchons-nous plutôt sur le contenu de ces caricatures. 1,1 milliard de musulmans sont choqués aujourd'hui parce que des dessins représentent le prophète avec un turban en forme de bombe. Assimilant, pour eux, tout musulman à un terroriste. Choqués comme dix millions de Belges l'auraient été si on les avait tous assimilés à des pédophiles, parce qu'ils viennent du pays de Marc Dutroux.

Le problème n'est pas les caricatures en elles-mêmes. Le problème, c'est le contexte dans lequel cela se passe. Sans lequel on ne peut pas comprendre la colère du monde musulman.

En Irak, pays à majorité musulmane, 1,5 millions de personnes ont trouvé la mort ces quinze dernières années. Suite aux sanctions économiques, puis à la guerre que les États-Unis ont imposées pour mettre la main sur le pétrole. En Palestine, pays à majorité musulmane, la population est opprimée et colonisée par Israël, pays dépendant des États-Unis. Là aussi, pour faire main basse sur le pétrole. Et engraisser des multi-nationales comme Exxon-Mobil.

Toutes ces guerres sont justifiées par une véritable campagne de propagande menée depuis 2001 par la Maison-Blanche. Qui tend justement à persuader que derrière tout musulman se cache un terroriste. Campagne qui trouve aujourd'hui écho dans une partie de la presse européenne.

Dans ce contexte précis, une caricature n'est pas l'autre, d'ailleurs. Pourquoi, en effet, cette même presse a-t-elle fait tellement peu de cas de cet autre fait : ce 1er février, le ministre US de la Défense, Donald Rumsfeld, a via un général du Pentagone, intimidé le Washington Post. Car il avait publié des caricatures se moquant du ministre et de la politique de l'administration Bush en Irak. Mais ce même Rumsfeld a pu traiter le président progressiste du Venezuela, Chavez de nouvel Hitler. Sans protestation d'envergue dans notre presse.

Les Églises et les religions sont-elles pour autant intouchables? Pour les communistes, la religion appartient à la sphère privée dans ce cadre. Dans le même temps, nous ne sommes pas pour un projet de société et d'État dont le fondement serait la religion. Nous aspirons à une société dans laquelle tous les travailleurs, de quelque nationalité ou religion qu'ils soient, s'unissent face au monde du profit d'abord. Aussi, tout ce qui peut créer des dissensions au sein des travailleurs, tout ce qui inévitablement blesse et insulte certains, fait le jeu de ceux qui veulent monter les gens les uns contre les autres.

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  La chasse aux communistes mise au vote à Strasbourg

Victoire importante : le projet de « recommandations » de la résolution anticommuniste n'a pas été adopté ce 25 janvier à Strasbourg.

Herwig Lerouge
01-02-2006

Ce mercredi 25 janvier, l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) a bien adopté par 99 voix pour, 42 contre et 12 abstentions, la motion de Göran Lindblad députée suédois du Parti populaire européen.

La résolution est dirigée:
1. « Contre les régimes communistes totalitaires », c'est-à-dire tous les pays socialistes.
2. Contre «les partis communistes ou post-communistes de ses États membres» à qui elle demande «de réexaminer l'histoire du communisme et leur propre passé, de prendre clairement des distances par rapport aux crimes commis par les régimes communistes totalitaires.» (article 13)

3. Contre la lutte ouvrière en affirmant que «les crimes ont été justifiés au nom de la théorie de la lutte des classes et du principe de la dictature du prolétariat.» (article 3)

Les «recommandations ne passent pas»

Cependant, la droite et l'extrême droite de l'APEC n'ont obtenu qu'une demi-victoire. Il leur fallait les 2/3 des voix pour que soient votées les recommandations incitant les pays membres à organiser effectivement cette chasse aux sorcières (comme celle organisée par le sénateur McCarthy dans les années 50 aux États-Unis). Ils ne les ont pas obtenus!

Les recommandations conseillaient :
1. «D'organiser d'urgence un débat international sur les crimes commis par les régimes communiste totalitaires en vue de susciter de la compassion, de la compréhension et de la reconnaissance pour tous ceux qui ont été touchés par ces crimes.» (article 2)

2. Aux anciens pays socialistes «de lancer une campagne nationale de sensibilisation aux crimes commis au nom de l'idéologie communiste, de réviser les manuels scolaires, d'introduire un jour commémoratif pour les victimes du communisme et d'ouvrir des musées (anti-communistes).» (article 4.5)

3. de «demander au Comité des Ministres du Conseil de l'Europe de mettre en place une sorte de tribunal anti-communiste» (article 4.1.) et d'organiser une «conférence internationale sur les crimes commis par les régimes communistes totalitaires avec la participation de représentants des gouvernements, des parlementaires, des universitaires, des experts et des ONG.» (article 4.3)

Grâce à un large mouvement de protestation, ces recommandations n'ont pas passé la rampe de l'Assemblée. une délégation composée entre autres de L. Kanelli, parlementaire du Parti communiste de Grèce (KKE) et membre de l'APCE, G. Manolakou, membre du Parlement européen (KKE/GUE - NGL) a rencontré le président de l'APCE, René van der Linden. Elle lui a remis une première série de signatures de résistants, intellectuels, artistes, syndicalistes, députés communistes, socialistes, écolos et même certains conservateurs, en même temps que des déclarations, résolutions et motions accompagnées de milliers de signatures provenant de toute l'Europe.

Un Socialiste Grec :
«Nous ne pouvons pas isoler les communistes»


Theodoros Pangalos est représentant du PASOK (PS de Grèce) et ex-ministre des Affaires étrangères. Il explique pourquoi aucun socialiste ne peut voter un telle résolution.

«Le Conseil de l'Europe n'est pas une institution scientifique. Elle n'est pas habilitée à réécrire l'histoire. C'est la tâche des historiens et ceux-ci doivent le faire è tête reposée, en prenant en compte tous les faits. Le Conseil de l'Europe ne doit pas s'ériger en tribunal suprême jugeant le monde. De plus, l'acharnement du PPE à faire passer cette résolution n'est pas innocente. Le rapporteur Lindblad est poussé dans le dos par des députés baltes de son pays. Ceux-ci sont surtout connus pour leur détermination à réhabiliter les criminels nazis dans leur pays. Nous ne  voulons pas voir les communistes isolés du reste des partis progressistes, tout comme nous ne voulons pas voir les néo-nazis avec les partis démocratiques. En tant que Grecs, nous avons toutes les raisons de soutenir les communistes. Tant contre les nazis, que contre la dictature des colonels (1967-1974), ils ont été aux premières lignes dans la lutte contre le fascisme et pour la liberté. Ils ont été des milliers à donner leur vie. Je ne connais que des communistes qui ont lutté pour la liberté du peuple. Je n'en connais pas qui ont combattu la liberté du peuple».

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Pourquoi les Palestiniens ont-ils voté en masse pour le Hamas?


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TeleSur, c'est bien plus que l'anti-CNN


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 Un nouveau groupe de jeunes états-uniens arrivent à Cuba pour se former comme médecins

La Havane, 01.03.06 (AIN)

Huit autres jeunes états-uniens sont arrivés à La Havane pour entamer leurs études à l'École latino-americaine de Médecine (ELAM), où ils se formeront gratuitement comme médecins.

Les huit jeunes états-uniens sont arrivés en compagnie du révérend Lucius Walker, président du mouvement US des Pasteurs pour la Paix, et de Mme Helen  Bernstein, dirigeante du même mouvement, et ils ont été accueillis à l'aéroport international José Martí par les docteurs José Miyar, secrétaire du conseil d'État de la République de Cuba, et Juan Carrizo, recteur de l'ELAM.

Le révérend Lucius Walker a exprimé la satisfaction que représente pour lui le fait d'arriver à La Havane avec ces jeunes, provenant de six États US et parmi lesquels se trouve une Californienne d'origine amérindienne, pour qu'ils puissent « profiter de la possibilité incroyable que Cuba leur offre de se former comme médecins afin de soigner dans l'avenir les membres de leurs communautés, les plus humbles des États-Unis, qui n'ont pas accès à l'attention médicale ».

A propos de la décision cubaine d'accorder des bourses d'études à ces jeunes provenant des couches défavorisées de la société états-unienne, alors que Washington renforce sa politique anticubaine, le leader des Pasteurs pour la Paix a déclaré que « c'est une expression révolutionnaire d'amour ».

Les huit jeunes arrivés avec le révérend Lucius Walker s'incorporeront, en effet, à un groupe de plus de 80 étudiants états-uniens qui ont déjà entamé leur formation gratuite comme médecins à Cuba.

Malgré sa jambe cassée avant le voyage, Janice Verbosky exhibait un sourire rayonnant sur sa chaise roulante de même que Mayada Holt, la neuvième membre du groupe qui, elle, rentrait des États-Unis pour reprendre ses études à Cuba au terme d'un congé qu'elle avait été obligée pour s'occuper de sa mère malade.

Rebecca Valentine,  une jeune de Pennsylvanie née dans une famille paysanne, a exprimé son enthousiasme devant « cette occasion de faire des études de médecine à Cuba et de connaître ce pays pour lequel je ressens un grand respect ».

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Des troupes spéciales étasuniennes s'infiltrent au Venezuela

Caracas, 6 février, (RHC) - Maître Eva Golinger, avocate étasunienne, a dénoncé le fait que les États-Unis ont infiltré des troupes spéciales au Venezuela à travers la frontière colombienne dans le cadre des plans déstabilisation contre le président Hugo Chavez.

Dans une interview accordée au programme " En confianza " (En confiance), de la chaîne Venezolana de Televisión, Eva Golinger a précisé qu'elle a des preuves de la présence en territoire vénézuélien de ces forces spéciales chargées de réaliser des opérations psychologiques et autres contre le gouvernement révolutionnaire.

Eva Golinger, qui a écrit le livre " El Código Chavez " (Le Code Chavez) qui dénonce l'appui financier étasunien à l'opposition vénézuélienne, a révélé que, depuis, les agressions étasuniennes contre le Venezuela se sont multipliées.

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