L'école maternelle "La Providence":
Construite en 1997 l'école maternelle est une initiative de Mme Ranaivo, d'abord construite en fonds propres elle a ensuite bénéficié du soutien de parrains. Un remerciement spécial à Jean Loncle, pour ne pas le nommer, sans qui l'école ne serait pas ce qu'elle est actuellement.
Cette jeune femme de 35 ans ayant fait le constat que l'échec scolaire des enfants de Manompana était dû en grande partie au manque d'apprentissage du français dans la prime enfance, elle a initié la construction d'une école maternelle.
D'abord petite structure en bois, elle brûle en 1998! Desarroi total, heureusement les secours viendront pour aider à la reconstruction du bâtiment et du moral! Encore merci à tous ceux qui ont répondu au sos!
L'extension se fit jusqu'à recevoir 60 élèves, de la maternelle au CM1. Trop vite peut-être, dépassés, sûrement! Heureusement, la construction par le gouvernement malgache d'une structure pour le primaire permet à la providence de revenir à son objectif premier, les petits!
Cette école acceuille maintenant 30 élèves et emploie 4 instituteurs.
Le budget de fonctionnement dépend actuellement des dons et des parrainages, le but est d'arriver à l'auto-financement en développant le commerce de l'artisanat.
Nous avons la chance d'être liés d'amitié avec Sylvie Souffron ( www.jardinsdelespoir.org) qui a éffectué depuis dix ans un travail remarquable à Fiekena (région de Tananarive) elle va nous aider à l'écoulement des produits artisanaux et nous faire profiter de son expérience et de ses réseaux, (merci Sylvie!), c'est tout nouveau, c'est encourageant, quand on parle de partage!!!
Il y a aussi les parrains réguliers, indéfectibles contre vents et marées (voire cyclone!), merci à vous!
Si vous êtes tentés, pour un mois, pour un an, pour venir, pour faire connaître...
madaequitable@yahoo.fr amisdemanompana@hotmail.com
Ecole
Malgré les lacunes
de Jao pour certaines matières, l'école tient la route.
L'arrivée
régulière de volontaires comble en effet quelques difficultés pédagogiques et
l'aide à se former continuellement.
Noélla garde son
rôle d'aide aux instits et assure l'entretien du local et du matériel.
L'effectif est
maintenu à 30 élèves même si la demande augmente. Nous avons estimé judicieux
de garder cette proportion en attendant que des inscriptions de volontaires
spécialisés en la matière soient établies à l'avance.
Des comptes rendus
trimestriels sont demandés à Jao pour évaluer le travail fourni pour les enfants
et servent aussi de repères pour orienter les interventions externes.
L'élaboration de
test à soumettre aux anciens de
Face à une réforme qui ne cesse
d'être revue, la providence se force à maintenir la transmission des bases
censées être acquises à la maternelle.
La lecture des
tenants et aboutissants de la réforme nous intéresse sur beaucoup de
points : " Dans leur immense majorité les enfants des
campagnes, des banlieues et des quartiers n'ont eu aucun contact avec
des langues autres que la langue malgache. Si vierge et si fertile que
soit l'intelligence chez un enfant, la dispense d'un enseignement grâce aux
repères d'une langue vécue de façon naturelle comme faisant partie de son être,
ne peut que favoriser et son éveil et sa curiosité et l'assimilation des
connaissances sur lesquelles on attire son attention. " C'est
le constat auquel nous sommes arrivés après dix ans !
L'enseignement véhiculé en langue maternelle pour les enfants en bas âge ne prête pas à discussion !
Mais apporter
doucement de nouveaux éléments au rythme d'apprentissage des enfants donne des
résultats !
L'essentiel de l'enseignement réside à transmettre les connaissances nouvelles ou difficiles par des expressions faciles à leur portée. L'idéal étant de communiquer avec eux dans un langage qui est le leur, il est évident que la langue peut souffrir des écarts de langage (différence entre le malgache officiel, les dialectes et le langage commun)... même lors des interventions officielles au plus haut niveau, les gens recourent pour faire mode à des expressions étrangères même quand un mot ou une expression malgache existe d'utilisation courante compréhensible par tous. Ici on touche une contradiction principale qui pourrait être fatale pour la langue malgache et qu'il appartient à la société de dépasser avec urgence. Mais telle n'est pas la question du jour !
Mais elle l'est
pour nous Ã
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