![]() |
Vérité
|
Violation de la neutralité de l'Etat?
Le 31 mai 2004, le mandat de l'Exécutif Musulman de Belgique prend fin ainsi que l'a prévu l'arrêté royal du 18 juillet 2003. Un accord avec le gouvernement de l'époque (mars 1998) stipulait qu'un tiers des 68 membres de l'assemblée générale musulmane serait remplacé après 5 ans de fonctionnement. Cette assemblée veut s'en tenir aux principes généraux de l'accord, mais cest sans compter avec la ministre de la justice, Laurette Onkelinx. Alors quelle devrait respecter le principe de neutralité de l'Etat, elle déclare publiquement sa préférence pour des élections générales de l'organe représentatif du culte musulman.
Il semblerait que rien n'ait pu arrêter la ministre dans sa détermination à s'ingérer dans les affaires religieuses de la communauté musulmane, pas même les motions déposées par des députés à la Chambre des Représentants, ni l'avis du Conseil d'Etat. Elle réussit un tour de force: sous son égide le projet de loi visant à former une commission pour organiser le renouvellement des organes du culte musulman est soumis au parlement. Celui-ci lexamine et adopte la loi en Chambre des représentants et au Sénat en seulement quatre jours, alors que normalement ces procédures prennent des semaines ou des mois. Le 17 juillet 2004, la loi est votée.
Des membres du parlement linterpelle au sujet de son interférence avec les affaires internes de la religion musulmane. Lors de la séance plénière de ce samedi 17 juillet 2004, la Sénatrice Clotilde Nyssens rapporte que certains se demandent "pourquoi dans notre état un organe représentatif existant peut être remis en cause de l'extérieur, jugé sur son fonctionnement et remplacé par un nouvel organe en suivant des règles différentes de celles initialement et légalement fixées". Bien évidemment, en tant que ministre de la justice, Madame Onkelinx est responsable des cultes, mais cela ne lui donne pas le droit ni le pouvoir d'ignorer le principe fondamental de la neutralité de l'Etat en matière de religion, ni l'autorité de changer les règles établies pour cet organe représentatif.
Madame Onkelinx maintient qu'elle travaille pour le bienfait de la communauté musulmane, mais il semblerait même qu'elle soit influencée par sa famille. Par exemple, le précédent ministre de la justice Marc Verwilghen, avait mis un véto sur la nomination de 8 des 16 membres de l'Executif des musulmans parce qu'ils étaient suspectés par la Sûreté de l'Etat d'être fondamentalistes. Seulement, le mari de Laurette Onkelinx (l'avocat Marc Uyttendaele) avait pris la défense de ces 8 intégristes. Un peu plus tard, Madame Onkelinx, devenue ministre de la justice, s'empresse de placer ces 8 intégristes au sein de l'Exécutif des musulmans. En face de telles actions on se demande quels sont les motifs véritables.
Pour justifier ses actes, Madame Onkelinx va jusqu'à faire le commentaire suivant à Mr Tony Van Parys durant une discussion au Sénat: "Si un jour la Sûreté de l'Etat me disait que vous êtes un dangereux intégriste, je m'informerai pour savoir si l'ensemble des éléments contenus dans le rapport peuvent être confirmés". Madame la ministre n*aurait-elle pas confiance en son personnel de la Sûreté de lEtat?
Autre personne qui semble influencer la ministre est son ex-mari, recherché par la police marocaine il y a quelques années et placé sous mandat d'arrêt international pour trafic de drogue et association de malfaiteurs. Installé douillettement dans les bureaux même du ministère de la justice, il fait actuellement figure de médiateur entre les différentes organisations musulmanes et la ministre. C'est, semble- t-il, par son intermédiaire, que la ministre reçoit l'Union des Mosquées et trois autres représentants pour discuter du renouvellement total de l'Exécutif des musulmans. Le 8 avril 2004, elle s'empresse d'écrire une lettre à l'organe actuellement en fonction indiquant que les responsables consultés sont favorables à l'organisation d'élections générales pour le renouvellement intégral de la Constituante et ce, derrière le dos de ce même Exécutif des musulmans, quelle traite implicitement comme des incapables. C'est pourtant l'organe officiel qui représente la religion musulmane - l'une des 6 religions reconnues en Belgique! Voici une violation nette de l'article 9 de la Convention sur les droits de l'homme.
Doù cet engouement à vouloir absolument organiser des nouvelles élections et à faire disparaître les membres actuels de l'Exécutif? Pense t-elle que la communauté musulmane n'est pas capable de gérer elle-même ses élections? Ou bien veut-elle faire de l'Exécutif des musulmans des moutons dociles et les rendre dépendants de décisions politiques du ministère de la justice? Lors d'une question posée par la député Mia De Schamphelaere, le 25 mars 2004, Laurette Onkelinx répondait que l'Exécutif était en mesure de régler lui même l'élection, qui est conforme à notre cadre constitutionnel. Mais à la fin du mois de juin, la ministre voulait soudainement organiser l'élection par arrêté royal. D'après les dernières nouvelles, les élections générales de la Constituante auront lieu à l'automne ou au début 2005.
Un entêtement de cette sorte pourrait ressembler à un manque de clairvoyance ou à de la stupidité mais ne nous leurrons pas. Les Belgo-Marocains votent plutôt socialiste et certains leaders religieux marocains se seraient engagés à appeler à voter PS. L'ingérence de Madame la ministre dans les affaires internes de la religion musulmane pourrait bien finir par desservir le PS.
A suivre ...
Voir aussi web site http://www.freewebs.com/verite2/
La controvèrse concernant le renouvellement de l'Exécutif des musulmans a fait beaucoup de bruit dans le monde politique Belge et en fera certainement encore dans les mois à venir. Dans cette polémique médiatisée on retrouve Madame Onkelinx, ministre de la Justice Belge comme ayant été le principal acteur. Mais ce qui est moins connu, c'est le rôle joué par un personage obscur dans les coulisses du ministère de la justice. Il s'appelle Abbes Guenned et c'est l'ex-mari de Madame Onkelinx. Affaire de Famille?
Oui, Monsieur Guenned, citoyen belge d'origine marocaine, est installé confortablement dans les bureaux même du ministère de la justice. Il y occupe un poste "non officiel" de conseiller dans les affaires musulmanes et il semblerait qu'il ait servi d'intermédiaire entre Madame la ministre et les différentes communautés musulmanes qui réclament le renouvellement intégral de l'organe du culte musulman.
Il y a quelques années, Monsieur Abbes Guenned était placé sous mandat d'arrêt international par les autorités marocaines pour trafic de drogue et association de malfaiteurs. Il a en fait était interpellé une première fois à l'aéroport de Bruxelles le 31 juillet 1997 mais il a pu s'en sortir avec l'aide d'un passeport diplomatique, utilisant le privilège d'être le mari de Laurette Onkelinx, qui était alors ministre-présidente de la Communauté Française. (Son divorce d'avec Madame Onkelinx a été officialisé environ un mois après.) D'après les normes administratives, un passeport diplomatique est valable pour un maximum de deux ans. Au moment où le passeport de Monsieur Guenned lui a été remis, il est dit que son nom n'est pas apparu dans le Bulletin central de Signalement (bulletin ayant pour fonction de reprendre tous les avis de recherche du pays), alors qu'en 1997 Abbes Guenned découvre que son nom est inscrit sur ce bulletin. En effet, le mandat d'arrêt aurait été délivré par les autorites marocaines deux ans avant l'arrestation de Guenned en Turquie, soit en 1996. Cependant, son passeport diplomatique ne fut pas abrogé à l'époque.
La deuxième arrestation s'est passée le 21 juillet 1998 en Turquie sur la base du même mandat d'arrêt international, alors que Monsieur Guenned était en vacances avec ses enfants. Il a été arrêté à l'aéroport de Adnan Menderes sur son chemin du retour. Il fut envoyé en procès et libéré, mais la Cour Supérieure a fait appel résultant en une autre arrestation de Monsieur Guenned deux jours plus tard.
Le journal turc Milliyet raconte que Monsieur Guenned a été accusé par le Maroc de trafic de stupéfiants et c'est pour cette raison qu'il fut emprisonné en Turquie. Ajoutons que le ministre de la justice turc, Hassan Denizkurdu, aurait été contacté par Abbes Guenned afin de ne pas être envoyé au Maroc. D'après ce même article, Guenned était recherché d'après la fiche rouge d'Interpol. Interpol publie deux types de fiches rouges: l'une est basée sur un mandat d'arrêt concernant une personne qui est recherchée pour poursuite en justice, l'autre est basée sur une décision de tribunal concernant une personne recherchée pour purger une peine de prison.
A cause de cet incident, le département des affaires légales de Casablanca a contacté le ministère de la justice turc et a demandé que Guenned soit livré au Maroc puisque accusé de trafic de drogue vers l'Europe. Le ministre de la justice de Fès (Maroc) serait aussi intervenu avec la même demande.
En réponse à tout cela, une lettre émanant du département de justice de Bruxelles présente Guenned comme étant un citoyen belge depuis 18 ans et dit qu'il n'y a "pas de mandat d'arrêt" et que par conséquent il devrait être libéré. De plus Monsieur Uyttendaele, son avocat Belge, et l'actuel mari de Laurette Onkelinx, explique au journal Le Soir, le 25 Juillet 1998 que "il ne s'agit pas d'une véritable arrestation mais d'une détention administrative prolongée due à un problème 'administrativo-judiciaire' entre la Turquie et le Maroc".
Comment cette affaire s'est-elle terminée? Abbes Guenned était un des temoins au mariage de Laurette Onkelinx et de Marc Uyttendaele, ce dernier ayant également été l'avocat de Guenned. Monsieur Guenned travaille aujourd'hui aux côtés de son ex-femme, Madame la ministre de la justice.
Famille intéressante...
En ces jours troublés, madame Onkelinx en tant que ministre de la justice et ministre des cultes ne serait pas dans une position très confortable. Violer la neutralite de l'Etat en s'ingérant dans les affaires internes de l'une des grandes religions reconnues - en l'occurrence l'Islam - relève du jamais vu dans une démocratie et ne s'harmonise pas avec les beaux discours faits au nom du parti socialiste sur la tolérance, le respect et la liberté.
Madame Onkelinx sème à tout vent que de nombreux contacts ont été pris avec son cabinet par des groupes musulmans autres que l'Exécutif des musulmans. Elle utilise ces contacts pour s'immiscer dans la gestion interne de l'Exécutif, organe officiel du culte musulman, en forçant le renouvellement complet de l'assemblée représentative de l'Exécutif. Pourtant, la section de législation du Conseil d'Etat soulignait le 2 juillet 2004 que "c'est au culte reconnu de déterminer lui-même quel organe est compétent pour intervenir, en qualité d'organe représentatif du culte, à l'égards de l'Etat".
Le jeu de madame la ministre Onkelinx, ne manque pas de "transparence". En effet pourquoi un tel acharnement à remplacer les membres existants de l'Exécutif des musulmans si ce n'est pour y mettre des relations à elle qui lui permettront de contrôler la communauté musulmane, ou tout au moins ses votes. La communauté des musulmans constitue en effet une fraction très appréciable de la population belge.
Les belles paroles de madame la ministre de la justice à madame Zoe Genot (Ecolo) - Voir compte rendu integral, commission de la justice du 9 novembre 2004 - ressemble beaucoup à de la délation, ou à une tentative de déstabilisation la communauté musulmane, application pratique de l'adage bien connu: "Diviser pour régner". En effet, dans tous ses raisonnements, madame Onkelinx n'a pas une seule fois mentioné la vingtaine d'associations islamiques à but non lucratif qui se sont jointes à la requête d'annulation de l'arrêté ministériel instituant une commission chargée du renouvellement des organes du culte musulman.
On se souviendra que son ex-mari, monsieur Abbes Guenned, lui-même musulman est le conseiller pour les affaires du culte musulman au ministère de la justice. Nous savons aussi que monsieur Kissi Benjelloun travaille en relation étroite avec monsieur Guenned. Il est également un contact privilégié de madame Onkelinx. D'après certaines sources, ce monsieur Kissi Benjelloun - tout comme monsieur Abbes Guenned - sont des caractères quelque peu louches. Tout autant que monsieur Guenned a eu des démêlés avec la justice marocaine et belge pour des histoires de trafic de drogue, monsieur Kissi Benjelloun a ses problèmes avec le fisc en France. "Qui se ressemble, s'assemble"!
Récemment une certaine presse (Père Ubu) a mentioné que Madame Onkelinx aurait assisté à la fête organisée pour la clôture du Ramadan et que la participation de madame Shepsmans du parti libéral n'aurait pas été acceptée. Madame la ministre de la justice aurait-elle l'intention de récolter de nouveaux votants PS. A méditer...
"L'égalité des cultes et de la laïcité, un peu plus réelle avec la rémunération des imams" titre de La Libre Belgique du 17 décembre 2004 et de dire: "Voilà que l'on va franchir un pas important de la reconnaissance du culte musulman national avec la prise en charge du traitement des imams dès 2005...Une décision qui ne fait que régulariser là aussi un trop long déni: le culte musulman est quand même reconnu depuis...trente ans". Il est vrai que si l'Etat belge finance les autres religions reconnues en Belgique, d'après le même principe, le culte musulman aurait du être financé durant toutes ces années. Mais la chose la plus étrange est le contexte dans lequel cette nouvelle loi programme voit le jour ainsi que les raisons attenantes.
Acte premier: Madame Onkelinx décide de renouveler en totalité l'Exécutif des musulmans. Ceci se passe entre avril et juillet 2004 - Ingérence de la ministre de la justice dans les affaires internes du culte musulman?
Acte deuxième: Madame Onkelinx choisit elle même les représentants de la commission chargée de l'organisation des prochaines élections de l'Exécutif des musulmans qui auront lieu en mars 2005. Ingérence de la ministre de la justice dans les affaires du culte musulman?
Acte troisième: Madame Onkelinx établit son programme pour payer les imams des différentes communautés musulmanes. On sait d'hors et déjà que "La rémunération des imams ne sera pas immédiate. Les Régions devront d'abord reconnaître les mosquées. Le département de la Justice officialisera ensuite les ministres du culte islamique concernés, sur avis du nouvel Exécutif des musulmans" (La Libre Belgique 17 décembre 2004). Ingérence de la ministre de la justice dans les affaires du culte musulman?
Epilogue: femme émancipée qui ne s'embarrasse pas de "préjuges archaiques" tels que le respect de la séparation de l'église et de l'état qui pourtant sont garantis par la Constitution, notre ministre arriviste ne s'embarrasse pas non plus de principes moraux et utilise tous les moyens pour mener à terme sa politique de récuperation de votes pour le parti.
A suivre ...

Après que Madame Onkelinx ait imposé le renouvellement total des élections de l'Exécutif des musulmans à travers une proposition de loi votée à la va-vite- le 21 juillet 2004 (4 jours entre la proposition de loi et le vote au parlement) la commission créée par cette loi prépare activement les élections qu'elle a fixées au 20 mars 2005. Il en ressort beaucoup de questions en suspens. Pour voter, les électeurs de la communauté musulmane doivent s'inscrire. "L'électeur doit indiquer sur le bulletin d'inscription la catégorie à laquelle il souhaite appartenir en cochant l'une des cases suivantes: marocain, turc, converti ou autres apparences cuturelles". En réponse à la question au Sénat (23 décembre 2004) de Madame Zoe Genot (Ecolo) sur ces données sensibles ayant trait à la protection des données de la vie privée, Madame Onkelinx conçoit que "les catégories actuelles sont peut être sensibles" et elle ajoute:...."il est évident que la plupart des gens de la communauté musulmane ont envie de vivre ensemble sans être fichés selon leur appartenance ou origine. Les catégories électorales mêlent la nationalité, la culture et la religion." Bien pauvre réponse pour une ministre qui se dit défendeur de liberté et d'égalité et qui prône le respect des religions.
Même si Madame Onkelinx certifie qu'elle n'a aucune injonction à donner à la commission chargée de l'organisation des élections de l'assemblée générale et de l'Exécutif des Musulmans, elle semble oublier que cette commission est nommée par ses soins et qu'elle a choisi le processus pour la nommer: Très pratique de lancer une machine anti-constitutionnelle et de se décharger de toute responsabilité en imputant l'erreur au parlement.
Les élections pour le renouvellement complet de l'Assemblée générale des Musulmans de Belgique auront probablement bien lieu le 20 mars prochain, et l'assemblée qui en sera issue proposera à la ministre de la Justice et des Cultes une liste de candidats à l'Exécutif, qui seront passés au crible ("screening") des services secrets (Sûreté de l'Etat et autres), parce que la religion islamique est naturellement dangereuse, c'est le postulat accepté par la majorité écrasante des députés et des sénateurs belges, y compris tous ceux, d'obédience socialiste (PS, SP.A-Spirit), libérale (MR) ou démocrate-chrétienne (CD&V) et issus de familles musulmanes, alignés en un seul rang et sans broncher derrière leurs partis respectifs.
Juste un petit problème: il existe déjà une Assemblée générale des Musulmans de Belgique (AGMB), elle a été élue le 13 décembre 1998 et elle n'a jamais été dissoute, elle reste donc actuellement l'unique organe représentant en Belgique le culte islamique, puisque l'Exécutif des Musulmans de Belgique (EMB) n'avait été désigné le 25 avril 2003 que pour une période d'un an, expirée le 31 mai 2004.
Rien n'empêche donc l'actuelle AGMB de se réunir la semaine prochaine et tout à la fois de prononcer le caractère illégitime des élections du 20 mars 2005 et de désigner un nouvel EMB composé comme elle le jugera utile. Rien ne l'empêche non plus, par la même occasion, de décider que tout membre actuel de l'AGMB qui cautionne ces élections du 20 mars en y étant candidat est d'office déchu de sa qualité de membre de l'AGMB légitime, à moins de retirer publiquement sa candidature avant le 20 mars.
Rien n'empêche non plus l'actuelle AGMB d'envoyer aux différents chefs de gouvernements fédéral, communautaires et régionaux une missive rappelant qu'elle est, et restera après le 20 mars 2005, l'unique représentant légitime des Musulmans de Belgique en ce qui concerne le "temporel du culte", et que les élections du 20 mars 2005 et les organes qui en seront directement ou indirectement issus doivent donc être considérés comme nuls et non avenus.
Nuls et non avenus également, et par là même susceptibles d'être légalement déclarés tels, avec effet rétroactif, le jour où le Conseil d'Etat et la Cour d'Arbitrage, et éventuellement ensuite la Cour Européenne des Droits de l'Homme (CEDH), donneront raison aux parties ayant introduit un recours contre la loi encadrant ces élections du 20 mars 2005. Ce jour est peut-être lointain, de telles procédures peuvent durer des années, mais le résultat final restera le même, la Belgique sera condamnée comme la Bulgarie (troisième patrie des Saxe-Cobourg-Gotha) dans l'affaire du grand mufti. En résumé, l'équivalent bulgare de l'AGMB avait désigné un grand mufti qui n'a pas plus au gouvernement bulgare, lequel a fait organiser une nouvelle réunion élective afin d'en faire nommer un autre. La CEDH a donné raison en fin de compte au premier grand mufti désigné.
En clair, dans deux, trois, quatre ans, la CEDH annulera les élections du 20 mars 2005, déclarera l'AGMB et l'EMB qui en auront été issus illégaux, de même que tous actes qu'ils auront posés, examens de recrutement d'enseignants, d'aumôniers, d'imams, d'inspecteurs, nominations, etc. On n'est plus là dans la symbolique, c'est du concret, c'est l'emploi, les pensions de centaines de personnes qui sont en jeu.
Laurette Onkelinx a-t-elle subi de mauvaises influences de ses conseillers officiels ou occultes, de certains ambassadeurs, des services secrets, de bouchers, de médecins et autres docteurs, ou n'a-t-elle fait qu'utiliser toutes ces marionnettes et ces mercenaires pour parvenir à ses fins, le grand schéma ayant déjà été établi par avance en cercle restreint ? Ce sera aux historiens de l'établir. En attendant, le résultat est là, la gestion temporelle du culte musulman en Belgique entre dans une période d'incertitudes qui risque de durer plusieurs années.
Et l'histoire retiendra que c'est une majorité socialiste-libérale, soutenue en l'espèce par les démocrates-chrétiens flamands, qui aura mis encore plus de pagaille dans ce dossier, par son interventionnisme de mauvais aloi. L'Histoire, pas seulement les "groupuscules de mauvais augure" ni la presse coupable de mauvais "choix éditoriaux", Madame Onkelinx.
Pierre-Yves LAMBERT, 12/03/2005
Sites liés : http://www.suffrage-universel.be/ et http://www.minorites.org/

Paru sur [Vigilance Musulmane] Le boucher de Laurette, épisode II
Le citoyen français dorigine marocaine Kissi Benjelloun, boucher de formation et homme de confiance par ambition de la ministre socialiste des Cultes, Laurette Onkelinx, a réussi à nouveau un joli coup avec laffaire de lagression sur Brahim Bouhna (président de la nouvelle Assemblée générale des musulmans de Belgique).
Les faits se déroulent le 18 juin 2005 lors dune réunion de concertation pour la passation des pouvoirs entre léquipe sortante de Mohammed Boulif et léquipe de Brahim Bouhna. Une querelle éclate entre Brahim Bouhna et Kebir Bencheikh... querelle verbale pour le camp Boulif et querelle physique avec coups et blessures entraînant une incapacité de travail pour le camp Bouhna, difficile de faire vraiment le tri entre les déclarations divergentes. On notera toutefois soigneusement lévolution des déclarations de Brahim Bouhna : « M.Bencheikh aurait, entre autres, projeté la tête de son adversaire contre un mur » rapporte Roland Planchar dans La Libre Belgique (21-06-2005) et « Je me suis cogné la tête contre ce coin ici », déclare Brahim Bouhna au JT de la RTBF (22-06-2005). Une victime sauvagement agressée dans un cas, un homme se cognant tout seul la tête contre les murs dans lautre cas, la nuance est importante avec des conséquences juridiques évidentes puisque ce nest plus Bencheikh qui sera poursuivi dans la seconde hypothèse mais bien... le mur pour agression à lencontre dun membre de la nouvelle AGMB occasionnant une incapacité de travail.
Querelle en tout cas qui pousse Kissi Benjelloun à saisir la balle au bond. « Cest loccasion ! » répète-t-il à Bouhna. Quelle occasion ? Celle de crier à nouveau au grand scandale et salir une fois de plus les membres de lExécutif sortant en les faisant passer pour des sauvages violents. Kissi arrive donc à convaincre Bouhna en assurant quil sait le mettre en « contact direct avec un procureur et un médecin ». Ensuite, il prend son téléphone et appelle des journalistes de la presse quotidienne pour dénoncer « une tentative de meurtre » ! Résultat ? Papier dHugues Dorzée dans Le Soir : « (...) Pour Kissi Benjeloul, élu marocain à Bruxelles, qui na pas assisté à la scène, mais siégeait lors de la table ronde, cette violence est intolérable. Elle traduit la volonté de certains de ne pas respecter le choix des urnes » et article de Roland Planchar dans La Libre Belgique : « (...) Mais [Bouhna] aurait alors été en butte à des insultes de M.Bencheikh, le ton montant jusquaux menaces de mort, même sur sa famille, puis à une violente scène de coups. M. Bencheikh aurait, entre autres, projeté la tête de son adversaire contre un mur.« Je suis très éprouvé, je souffre beaucoup », nous a dit M.Bouhna » Bingo ! LExécutif indésirable accouchera dès le lendemain un communiqué de presse qui ne trouvera aucun écho.
Pour rappel, Kissi Benjelloun est le même qui criait - dans une lettre aux mosquées - aux magouilles comptables au sein de la gestion du culte avec des documents usurpés. Une manuvre qui tombait juste après une impressionnante perquisition au siège de lExécutif et juste avant les élections de mars 2005. « (...) le juge na absolument rien trouvé danormal dans la gestion de lExécutif. Tout comme il ny a aucune trace du moindre détournement de subsides. (...) Lenquête a été longue et coûteuse, précise Jos Colpin [porte-parole du parquet de Bruxelles]. Au total, les enquêteurs ont contrôlé 24 ordinateurs et examiné de nombreuses caisses de documents, essentiellement comptables. Plusieurs experts ont été sollicités mais tout a été fait pour ne pas bloquer le fonctionnement de linstitution », rapporte le quotidien Le Soir (23/06/2005).
Kissi Benjelloun est aussi celui qui a convaincu la ministre Onkelinx dorganiser des élections généralisées (contrairement aux accords de 1998) à laide dune usurpation des identités où plusieurs membres de son Conseil dadministration de lUnion des mosquées de Bruxelles nétaient pas au courant dune lettre signée et datée de lassociation demandant à la ministre dorganiser ces élections générales. Kissi Benjelloun est celui qui assuré la ministre Onkelinx quil pouvait mobiliser à lui seul la communauté marocaine pour de nouvelles élections musulmanes. Il a obtenu une forte mobilisation de... 363 voix ! Un chiffre qui natteint même pas le nombre de fidèles qui prient dans sa propre mosquée à Saint-Gilles.
Kissi Benjelloun ? Celui qui a envoyé une note de frais de 1.000 euros à lattention des mosquées pour « frais de distribution des bulletins dinscription pour les élections afin de renouveler lorgane chef de culte des Musulmans de Belgique ». Quand laffaire est révélée par la plateforme Vigilance Musulmane avec preuve irréfutable à lappui (voir http://www.vigilancemusulmane.be/article.php3?id_article=83), les fidèles sont scandalisés et la « commission pour un islam onkelixien » est obligée dassurer que ce courrier est « une erreur » denvoie et que cest bien elle qui paiera les frais.
Cest le même Kissi Benjelloun qui porte plainte au nom de lasbl Union des mosquées de Bruxelles, à nouveau sans laccord des membres du CA mais faut-il encore le préciser ?, contre lanimateur de Vigilance Musulmane Abdelghani Ben Moussa pour diffamation, un procès perdu par... suspense... Kissi Benjelloun !
Qui fait partie aujourdhui de la commission temporaire nommée par la ministre Laurette Onkelinx chargée de désigner les futurs membres de lExécutif des musulmans de Belgique ? Lhomme de confiance de Laurette Onkelinx pour gérer les affaires musulmanes : Kissi Benjelloul.
Les débats en Cour darbitrage nont pas révélé déléments fondamentalement nouveaux dans le dossier. Sauf peut-être cette nouvelle preuve de lingérence et de la manipulation de Laurette Onkelinx dans le dossier du culte musulman : une série dassociations musulmanes turques ont envoyé la même lettre de leur désistement face à lEtat. Une lettre envoyée non pas à la Cour darbitrage mais au cabinet de la ministre des Cultes, soit à ladversaire dans laffaire en cause. Du jamais vu sans doute dans lhistoire judiciaire belge.....
Mehmet Koksal
___________________________________
Au dessus des lois et de la Constitution
Laurette Onkelinx est la ministre de la justice Belge depuis l'été 2003. Mardi 19 juillet , elle tire le bilan de ses deux années de justice et survole également le domaine des cultes. Des media, on aura seulement ses commentaires sur le sujet des religions. Dans ce domaine, il y a un "chapitre" qui mérite d'être connu: Cela a à voir avec les relations de Madame la Ministre avec le culte musulman. Les gens devraient être conscient de l'importance de ces relations parce qu'elles jpuent un rôle dans la détermination du futur de la religion dans notre pays ainsi que le futur de notre pays.
En mars 1998, un accord a été conclu avec le gouvernement d'après lequel le tiers des 68 membres de l'Assemblée Générale des musulmans serait remplacé par cooptation après 5 années de fonctionnement et que des élections générales seront organisées en 2009. M. Kissi Benjelloun, le président des Unions des Mosquées ainsi que quelques membres de la Fédération Islamique de Belgique (turcs) non satisfaits de ces accords, se réunissent en septembre 2004 avec des membres du bureau du ministre de la justice afin de discuter de son renouvellement - et ceci derrière le dos des membres de l'Exécutif des Musulmans. Au lieu de dialoguer avec l'ensemble des représentants de l'organe du culte musulman, comme le leur conseillaient ces membres du bureau du ministre de la justice, Kissi Benjelloun envoie le 23 février 2004 une lettre au ministre de la justice en son nom et en celui de quelques membres de la Fédération belge Islamique. Kissi Benjelloun et trois autres représentants reçus par Mme Onkelinx, annonçaient que la communauté musulmane était partisane pour le renouvellement entier de l'Assemblée Générale.
Ce contact de cette poignée de musulmans est devenu dans les mots de Madame Onkelinx la volonté de la majorité des musulmans. Le 8 avril 2004 Madame Onkelinx s'empresse d'écrire une lettre à l'organe alors en fonction indiquant que les responsables consultés sont favorables à l'organisation d'élections générales pour le renouvellement intégral de la Constituante.
Le 22 avril 2004, Mme Onkelinx déclare à la Chambre (en réponse au député Clotilde Nyssens): les autres organisations que j'ai rencontrées, à leur demande, sont toutes favorables au renouvellement intégral de la constituante." et d'ajouter: "Trois cent mille euros (du budget du ministère de la justice) sont consacrés aux élections". Cette promesse financière a été perçue par l'Assemblée Générale des musulmans et son Exécutif comme une manoeuvre politique ayant pour but d'acheter la décision de la communauté musulmane.
Parmi les experts qui aident à la gestion du ministère de la justice, il en est un que Mme Onkelinx utilise en tant que spécialiste dans les relations avec le culte musulman. C'est Abbès Guenned (*), son ex-mari qui, sauvé de la prison turque, a maintenant une haute position dans le ministère de la justice comme conseiller aux cultes, à la politique multiculturelle et des grandes villes. Il est l'intermédiaire entre le ministre de la justice Onkelinx et l'Union des mosquées dirigée par Kissi Benjelloun.
Lorsque le mandat de l'Exécutif des musulmans de Belgique prit fin le 31 mai 2004, Madame Onkelinx occulta l'accord qui avait été fait entre les musulmans et le gouvernement en 1998 et fit valoir ses propres désirs, c'est à dire: le renouvellement entier de l'Assemblée Générale et de l'Exécutif.
Le 17 juillet 2004, Mme Onkelinx a fait passer une loi dans le but de créer une commission pour l'organisation des élections de l'organe du culte des musulmans et ceci en un temps record de 4 jours. Durant la séance plénière du 17 juillet, Mme Clotilde Nyssens annonçait: "Certains nous ont livré des inquiétudes bien compréhensibles. Ils se demandent pourquoi, dans notre État, un organe représentatif existant peut être remis en cause de l'extérieur, jugé sur son fonctionnement et remplacé par un nouvel organe en suivant des règles différentes de celles initialement et légalement fixées."
Tandis que Mme Onkelinx poussait l'approbation de cette loi, son homme de confiance, Kissi Benjelloun semblait travailler activement sur d'autres aspects pour vaincre ces musulmans "qui ne coopéraient pas" avec notre ministre. Le 16 septembre 2004, onze perquisitions ont été menées dans le siège des musulmans ainsi que dans le domicile privé de 10 d'entre eux "pour détournement de fonds". Kissi Benjelloun semble y être pour quelque chose.
Le 7 mars 2005, au milieu de la campagne électorale, Kissi Benjelloun, envoya une lettre ouverte au président de l'Exécutif des Musulmans avec une information à tous les responsables de toutes les mosquées, dans laquelle il remet en question le "manque de transparence" dans les finances de l'Executif des musulmans. Pourtant neuf mois d'investigation par les autorités, n'ont pas permis de trouver quoi que ce soit d'anormal et le 23 juin le parquet recommandait de clore l'affaire.
Le 20 mars 2005 le résultat des élections dénombre seulement 43.765 votes pour 400 à 500.000 membres existants de la communauté musulmane. Ces élections ont donc été boycottées à 90% par des musulmans dégoûtés de la manière dont l'Etat, en la personne de Laurette Onkelinx, a interféré dans les affaires internes de leur religion.
L'Assemblée Générale a le devoir de nommer les membres de l'Exécutif des musulmans dont le rôle est de gérer les affaires temporelles du culte. Pourtant, d'après une loi récente, un "screening" des canditats doit se faire, "screening" qui prend du temps. Dans l'interim, une "commission temporaire" est supposée gérer les dossiers. Kissi Benjelloun, l'homme de confiance de Laurette Onkelinx, est un membre de cette commission temporaire établie par elle même dans le but de désigner les futurs membres de l'Executif des musulmans de Belgique.
D'après l'Article 21 de la Constitution "L'État n'a le droit d'intervenir ni dans la nomination ni dans l'installation des ministres d'un culte quelconque". Mais Mme Onkelinx l'a fait et continue de le faire, aidée par Abbes Guenned et Kissi Benjelloun, personnages aux caractères douteux qui créent de la discorde dans les rangs de leurs propres frères.
Nos politiciens vont-ils laisser l'ordre démocratique de ce pays être détruit par une ministre qui depuis longtemps déjà, a montré qu'elle ne travaillait pas dans l'interêt de la Belgique?
(*) Abbes Guenned a été placé en 1996 sous mandat d'arrêt international par le Maroc pour trafic de drogue et association de malfaiteurs. Dans ce contexte il a été arrêté et incarcéré alors qu'il était en Turquie à la demande de la Cour Supérieure turque. Le Maroc réclamait son extradition. La Belgique, avec l'aide de Marc Uyttendaele (le mari de Laurette Onkelinx), est intervenue pour éviter une crise diplomatique, et obtenir la libération de Abbès Guenned de la prison turque.
Jacques Lecour
© Jean Taillor
Create a free website at Webs.com