SYMPHONY X V | 8.5/10
Metal Symphonique Progressif - 2000



Five, c’est avant-tout cinq qualités :
- un album très technique
- un album conceptuel
- un album qui exploite de nouveaux horizons
- un album soudé, uni
- un album magique

Cet album exploite vraiment cinq type de musique : le metal symphonique, le metal progressif, le Heavy Speed metal, le classique et les musiques du monde.

Les musiciens de Symphony X ont eu cinq bonnes raisons de sortir Five :
- Ce sont des musiciens talentueux et nous le montre
- Jason Rullo (batterie) est enfin de retour
- C’est une bonne continuation des albums précédents.
- Un concept album pour l’an 2000
- Deux ans d’attente, il fallait un bon résultat !

Vous l’aurez compris, Five est un bijou musical, un album qui sort de vrais musiciens, talentueux.
L’album débute sur une intro très Rhapsodiesque, et le groupe prouve que ce genre est à présent un peu dépassé… Une musique classique, basique, mais puissante, accentuée par des chœurs baroques. Mais l’enchaînement avec Evolution (The Grand Design) est rocambolesque. Michael Romeo a enfin trouvé le bouton de la distorsion et l’a peut-être poussé un peu fort ! Fini le son moyen de Divine Wings of Tragedy. De même pour la basse, enfin on entend des doigts qui agresse des pauvres cordes qui ne demandent qu’à se détendre un peu !
Tous les musiciens ont évolué dans un style plus agressif, ce la se ressent sur les instrus, notamment la batterie (Jason Rullo balance toujours des rythmes de plus en plus composés, mais laisse place a des grandes parties de double pédale). Mais c’est surtout le chanteur Russell Allen qui collabore au fait que l’album devienne plus agressif. Celui-ci doit d’ailleurs avoir une voix très diversifiée pour satisfaire les besoins de ce concept-album. Oui, plusieurs voix, caverneuses, claires, rauques se font face dans cet album. Il utilise d’ailleurs des effets « vieilles radios » et « aquatique » ce qui parfume les parties chant et font suivre le fil de l’histoire (même si on ne cherche pas forcément à comprendre le sens de l’histoire, moi le premier).
Les enchaînements sont toujours aussi bons et de plus en plus progressifs ; ainsi le passage de Evolution à Fallen est magique, les instruments rentrent petits à petits.
Les soli quant à eux ne sont plus de la démonstration à la Divine Wings of Tragedy et Twilight Olympus, mais plus mêlés à la musique, assez complexes toujours (questions réponses Pinella/Romeo, sweeping…). Vous aurez d’ailleurs noté que Michael Romeo n’a pas sorti pour cet album un « Guitar Chapter part II » où il nous montre comment effectuer 9387 notes/seconde vitesse x0.75. C’est bien que ce n’est pas nécessaire !

Le hic, c’est que l’album commence à perdre de la puissance avec The Bird-serpent War qui est un peu inutile. On sortait pourtant d’un titre à la Accolade (Communion of the Oracle). Heureusement un bon Egypt revient, dont le titre évoque le thème (on commence à comprendre avec les titres que l’histoire mêle des personnages d’Egypte antique et de l’Atlantide). Quelques longueurs en fin d’album, mais des enchaînements toujours très bons.

Reparlons à présent de Jason Rullo. Celui-ci reprochait au groupe le manque d’ambition, de challenge, notamment le manque de concerts. Il n’est pas trop servi (les morceaux sont longs pas forcément jouable en live, même s’ils joueront quelques uns d’entre eux). Mais son jeu montre sa volonté d’apporter quelque chose à Symphony X. Ainsi The Death of Balance, qu’il compose en partie est une démonstration de batterie, et redonne du piment dans l’album.

Au final, Five pourrait se résumer en cinq adjectifs :
- épique
- magique
- progressif
- puissant
- symphonique

Voilà, j’aurais achevé ma participation avec Twilight Metal par un album qui me tenait à cœur. Je reviendrais peut-être de temps en temps !

Chronique par Hector

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