Ola Ter Tous
Voici Les News.
Le 05 juillet :
Aprés encore une semaine de dure labeur ( 11 h 00 de taf par jour en moyenne ) la récompense arrive !
Elle est signé NORCO. La marque Canadienne devient le partenaire principal de la station en équipant son bike patrol de la tête aux roues !

Le 1er Juillet :
Un peu de silence de ma part dûe à un travail actif et notament à la pelle mécanique (avec des journées de 11h parfois). Sachez que nous avons bien avancé sur le bike park de Piau. En effet toutes les pistes sont actuellement tracées et jalonnées. Avec notament une piste verte qui est pour moitié tracée en single. Pour une progression ludique. La piste bleue entiérement en single est agrémenté de nombreux modules débutants. Des photos prochainement... La noire tracée à la main dans les rhododendrons va envoyé grave notament avec un bon road gap.
Et je me suis gardé le meilleur pour la fin. La Kamicase : c'est le nom de notre piste rouge entiérement tracé à la pelle mécanique : à base de virages relevés et de table sur sa premiére partie et de nombreux modules bois sur sa seconde c'est LA piste qui va déboiter ! Dés demain nous nous attaquons aux modules confirmés. Avec au programe : un step up and down, un wall ride, un wall tape, des passerelles de différentes tailles, un rainbow de 3m de haut et un suspended wall. (et pour ceux qui ne comprennent rien à ce jargon le mieux c'est de venir voir le spéctacle... ou prochainement en photos sur le site).
Les premiéres photos ici :
http://www.freewebs.com/teamnomazout/bikeparkdepiau.htm
Le 14 juin :
Ca bouge pas mal en ce moment que ce soit au niveau du bike park .. qui avance ; ou au niveau du projet vtt de Fabian ou j'ai continué à shapé la descente freeride, la mairie m'as alouée un tracto' et un chauffeur pour une journée, j'ai donc fait aménager une entrée de chemin de cross country et la reception d'une série de gap au niveau du parking allant de 1m50 à 5m. J'ai eu aussi deux ouvriers pendant une journée pour dégager des chemins. Ainsi nous pouvons donc penser à baliser deux chemins xc (une bleue et une verte) et la zone de maniabilité débutants.
Sinon une asso' c'est créée dans la Vallée d'Aure pour fédérer les riders et s'occuper du champ de bosses d'Agos. Elle s'apelle "B.A.N.D." ( oui je sais ...) Et grâce à Damien Le bac à mousse est déjà exploitable avec une rampe de deux métres de hauteur quand même... On y à vus du X up, du table top, du cliffhanger et de magnifiques superman (de Damien).
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Le 23 mai :
Je pense qu'on commence à vraiment être au point sur nos road trip. On à fait un trip à notre image, avec beaucoup de rencontres; que des gens sympas et ouvert. Beaucoup de riding. Je ne savais pas qu'on pouvais saturer... 16 jours c'est trop.Surtout a raison d'un spot par jour. Je vous prépare un texte de nos aventures pour trés bientôt. En bas de cette rubrique news !
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Le 31 mars :
Hola les gens !
Donc comme promis on vous donne des nouvelles de notre road trip; la tournée des popôtes (et accéssoirement le tournage de Suck Session) se fera du samedi 26 avril au lundi 12 mai 2008. des pyrénées aux pyrénées en allant jusqu' Gonfaron au plus loin.
Au plaisir de vous (dé)rider madame !
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Le 24 Février :
Pleins de nouvelles et des bonnes ! Dans l'ordre; d'abord Piau enbauche Stéph' pour faire le Bike Park cet été. Ensuite le projet de champ de bosses à débuté; tout le monde est d'accord et sur le terrain ça à déjà commencé et par le bac à mousse... Et pour ce qui est du cross country et du freeride on est entrain de mettre au point les derniers points administratifs pour crééer des circuits sur la commune de Fabian à proximité de Piau.
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Le 19 janvier :
Un projet de dirt camp est en train d'être proposé sur l'ancien terrain de bmx race d'Agos. Un dossier complet et un plan des aménagements ont été donné à Mme la Maire de Vielle Aure. On vous tient au courant.
Sinon j'ai faillit oublier mais le Team No Mazout à une pleine page dans le spécial test de Big Bike. Suite à notre activisme sur le forum du magasine. Ca fait toujours plaisir et pour ce qui est de la discussion de Stéph' sur les Pyrénées ça peut apporter de l'eau au moulin. Et je pense qu'on peut même s'en servir avec les Mairies...
En tout ca merci pour ça gros vélo magasine.
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Le 15 janvier 2008
Je viens d'apprendre que Mathieu Brot (rider / écrivain) et le magasin Vélo Attitude organise une compétition en Vallée d'Aure; donc hourra !!! Ce serait une course sous forme de plusieurs spéciales typé enduro passant par nos plus belles descentes Azet, La Hourquette d'Ancizan ou le Portet. Que de la qualité et de la diversité. Elle serait prévue vers le 15 SEPTEMBRE donc tous à vos agenda surtout que vous allez pouvoir vous frotter à de grands noms de la discipline. Des amis de Mat' tels que Parolin et autres pilotes chevronnés. Et bien sûr le Team No Mazout. Qui sera là aussi pour filer un coup de patte.
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Le 24 novembre 2007
On à travaillés d'arrache tes pieds et la nouvelle vidéo du Team est en ligne ou en passe de l'être en pleins de petits morceaux :
La vidéo d'intro : http://fr.youtube.com/watch?v=eWVaqwnpNgc
...... Le 05 Novembre 2007 C'est un bon début la commune d'Aragnouet est carrément OPEN pour organiser les choses au niveau du vtt sur ça commune. Donc aprés le Bike Park de Piau c'est tout un espace vtt (cross country, maniabilité, trial, descente et peut etre même un 4X) qui va se mettre en place petit à petit..
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Rojo : Comment vous savez pas qui c'est ....?
Mais .... c'est : El rey de la plancha !!!
Et c'est aussi notre nouveau sponsort qui nous offre les nouveaux t-shirt du Team....
Plus d'info dans la rubrique : nos sponsors...
Un bon road trip qu'est ce que c'est ? Dans le désordre je dirais : des pôtes, du riding, de la progression, et surtout un point de départ avec tant de destinations possibles et de gens à rencontrer. Ca fait quatre ans qu'on fait des road trip avec le Team No Mazout et il faut l'avouer ce n’est pas de tout repos à organiser. Mais cette année grâce à internet et quelques contacts sur le site de big bike on c'est fait le meilleur road trip possible.
En gros cinq riders et leurs montures, deux mille kilomètres de routes, deux heures de vidéos et onze spots écumés sur quinze jours de riding. Donc du lourd, de l'intense bref que du plaisir. Et vive les week end à rallonge de mai!
Ca a commencé par des galères... enfin surtout mes galères. Mon vélo c'est un Giant ATX one DH avec une monster pour ceux qui connaissent, ils doivent halluciner car c'est une pièce de collection. Hors un vélo au bout de dix ans il faut lui trouver un remplaçant. Sous pennes de problèmes à répétition.
La première journée et le point de départ de se trip se fait donc dans la Vallée d'Aure, dans les Hautes Pyrénées; à domicile donc histoire de tester le matos et les riders sur un terrain connus. On commence donc Laurent et moi par la descente du Col du Portet vers les Granges de Grascouéou. Les sommets sont encore bien enneigé on part d'ailleurs dans la neige. Que du single technique jusqu'au Granges : un régal. En arrivant au bout; juste le temps de dire que je trouvais ma fourche molle que l'huile se met à couler sur un fourreau. Un joint qui a lâché ! Je continue la descente dans ces conditions jusqu'a ce que l'huile arrive au niveau du frein à disque... Dans la partie avec les épingles à cheveux évidement. Je peux dire que j'ai connus des débuts de road trip mieux engagés. Du coup, un peu sur les nerfs j'ai laissé Patrice et Laurent faire une autre descente depuis le même col.
Dans un road trip vous pouvez avoir trois types de problèmes : la mécanique, le spot ou le rider. En général tout bon road trip comporte les trois; mais pas en même temps (quand même).
Donc vers cinq heures avec Pat' on se mets à démonter ma fourche : bilan lors d'un changement de fourreau cet hiver on avait abîmés un joint; heureusement qu'ils sont livrés par deux. On à mis quatre heures mais Pat' à dû fabriquer un outil avec deux petits ergots au bout d'un tube pour pouvoir démonter la fourche. Plus fort que Mac Gyver.
Le lendemain matin nous avons rendez vous à St Girons avec Ju' et Ju' (Ah bon ils ont pas de surnom...) d'Alternative VTT. Deux grands gaillards qui nous ont contactés via le forum de Big Bike. Ils avaient envie de rouler avec nous et de nous faire découvrir leurs descentes et leur bike park perso'. Bon programme!
Une fois les présentations faites avec Manue, Laurent et Patriste qu'on met les vélos dans leurs camions direction un des sommets du Couseran; pour une première longue descente.
Dans les voitures ça discute de vélo évidement. Ils nous expliquent qu'ils veulent monter un bike park à la station de Guzet depuis quelques années. Ils ont le savoir faire, 'ils ont l'envie mais 'ils se butent face à leurs élus qui ne veulent pas entendre ou comprendre leur arguments. Ou pire manque tout simplement de courage pour innover sur un projet qui amènerait un peu de dynamisme dans une Vallée qui ne demande que ça. Et oui on connaît tout ça. Mais ça donne envie d'avancer et de se filer des tuyaux. Mais on verra ça plus tard car on arrive.
On démarre par une petite montée de quelques minutes pour arriver au coeur d'une magnifique forêt de feuillus. On sent que le printemps est là : les arbres bourgeonnent et le soleil perce tranquillement le feuillage naissant. Nous partons donc sur un tapis de feuilles face à un chemin assez large qui serpente sur la colline. Le haut du parcours se resserre parfois pour laisser la place à un passage technique ou à séries de "s" où l'on peut s'appuyer sur les bords. Un régal à passer et repasser le plus vite possible. On poursuit sur ce chemin ou on s'amuse à se tirer la bourre derrière nos hôtes sans trop savoir ce qui se trouve après chaque virage. Le single fini de plus en plus étroit avec notamment une dernière partie bien rapide entre coupée d'épingles.
Le temps de remonter chercher les véhicules grâce à la bit mobile de Lolo dit "Vatanaine" et on enchaîne sur une autre descente. On part d'un Panorama bien dégagé sur les montagnes Ariégeoise, par un single bien étroit qui traverse une immense prairie. Le temps de dire bonjour à Monsieur Ingals et on rentre à nouveau dans la forêt sur un chemin de berger. Juste le temps pour moi de me dire que mon amortisseur est mou. Et nous voici donc tous assis dans l'herbe à démonter mon amortisseur qui avait perdu toute son huile. Dix ans c'est vraiment trop. On remets tout comme on peut et on finis la descente au milieu des granges. On repasse par chez Ju' qui par chance (encore) avait de l'huile; nous voilà donc sur la table de camping à purger mon amortisseur. Et ça marche ! Quel magicien ce Patou !

La journée étant bien avancée on quitte Manu et Lolo pour aller sur le spot perso de l'Alternative VTT. Au Col d'Aryens. Déjà rien que la vue vaut le coup : on est face à la chaîne des Pyrénées encore blanche avec son parterre de forêt. (On dirait le nom d'un plat dans un restau' chic). Leur spot se trouve à cinquante mètres dans la forêt. avec toutes les autorisations qui vont bien en plus. Il est fait de plusieurs lignes. Du facile au très gros. A ce moment là, on à pus découvrir une tout autre facette des deux ju' : ils jouent à domicile : ils sautent leurs modules avec une facilité déconcertante. Pour notre part nous commençons par les lignes faciles et petit à petit on se met à l'aise; on fait comme chez nous. Les modules sont solides, bien shapé en bois et quelques palettes plutôt propres. C'est marrant comme les spots ressemblent à leurs shapeurs. Avec quelques conseils de leurs parts on arrive à se lâcher. Et à prendre l'enchaînement de virages relevés suivis d'une grosse double en bois, qui jette sur un mini relevé en palette pour finir par un petit transfert. Pendant qu'on s'agasse sur cette ligne eux jour sur une ligne qui enchaine un stepup and down assez étroit suivie d'une sorte de grosse table à la réceptionplutôt raide. On a même eu le temps de se tâter à prendre un gros gap en palette culminant à cinq six mètres de haut avec une réception en bois de deux métres de haut. Surtout après avoir vue Ju' la passer tranquillement. Mais on a remis ça à plus tard; niveau et début de road trip oblige. On a ridés jusqu'au manque de lumière. Puis on s'est tourné vers la vue panoramique pour entamer notre premier des nombreux apéros du road trip. Qui commençait de fort belle maniére...
Le réveil ce fait sous une pluie battante qui ne s’interrompt que pour nous laisser le temps de ranger nos affaires. Nous prenons directement la route pour aller chez Mat’ et Anne Lyse sans passer par la case « Roseraie » à Toulouse. Ce n’est que parti remise. Et de toute manière on flotte encore sur le nuage de la veille. Nous arrivons tranquillement chez Mat’ ou il n’as pas plue une goutte et allons directement sur son spot. Pendant ce temps là ce dernier est parti chercher Olive et son vélo à la gare de Béziers.
Le terrain appartient à un viticulteur qui ne peut pas l’exploiter et pour cause : C’est une sorte de petit vallon de 80 m de dénivelée avec quelques rochers et une végétation plutôt agressive. Et pourtant sous ces abords inhospitaliers c’est un terrain parfait pour le riding. Cela fait à peu prés un an qu’il y shape et ça à déjà pas mal changé. Et ceci malgré la destruction totale de ses modules il y à quelques mois. On sort les bikes et on se motive Pat’ et moi à monter la colline à pied. Pour éviter de ce tuer d’entrée de jeu on se contente de descendre la piste par tronçons.
On part de puis le point culminant avec une vue à 360° et on commence par un petit gap, suivit cent mètres après d’un bon eject en bois, pour un saut de cinq mètres qui envoie dans une pente de la taille d’un vélo. On à pas trop le droit à l’erreur non pas tant pour l’impact de la réception mais plus pour le virage relevé qui suit. On continue sur un eject qui envoie dans une légère pente. S’ensuit alors une série de virage en appuis droit gauche et re-gauche assez serrés. Le dernier vous envoyant sur un bon gros gap bien impressionnant. C’est à l’heure actuelle la seule ligne complète, elle se situe sur le bord sud du goulet.
On est entrain de s’agacer sur ce fameux eject en bois quand arrive Mat’ et Olive. On se fait un run jusqu’au pied de la colline pour les accueillir. Une fois remontés nous reprenons ou nous en étions restés. Nous roulons sous le soleil couchant et c’est très agréable. Nous nous finissons sur une ligne plutôt originale. Partant toujours du point haut elle commence par un long virage en appuis à droite qui jette rapidement sur un gap. La réception amène directement sur un muret en pierre, enchaînant avec un troisième gap qu’il faut prendre après un virage à 90 Pour atterrir dans le fond du goulet. Sur le dernier run Pat’ ce lâche et saute tout à la perfection allant jusqu'à ouvrir le gros gap du bas. En rentrant Olive qui nous a regardé rouler sur ce terrain hostile, nous parle d’un asile très bien et qui serait prés à nous accueillir. Cela nous fait bien sourire. Surtout après son numéro d’équilibriste sur le toit de la voiture de Mat’. Nous laissons le spot tranquille pour ce soir et passant à un apéro bien mérité.
Le lendemain le soleil est à nouveau au rendez vous. Et pendant que Mat’ part travailler, nous prenons la direction de son spot. Avec un Spacetrice bien décidé à resauter le gros gap. Nous montons au départ et recommençons les runs comme la veille. Mais cette fois ci le round d’observation d’Olive est passé et avec quelques conseils il se met à enchaîner les sauts avec une déconcertante facilités. Ce qui nous fait nous dire qu’il faudra un lit de plus à l’asile. Au passage j’en profite pour lui montrer qu’il faut aussi savoir tomber en me crêpant sur la récep’ ultra courte. On dira qu’il y a eu un coup de vent… Quand à Pat’, il réitère et avale les 2m50 de haut et les 4m de long sans sourciller.
En milieu d’après midi on rentre chez Anne lyse et Mat’. On à appris la veille que Ridekore, notre étape suivante, était fermée pour cause de FISE. Donc on avance le trip d’une journée ce qui nous envoie directement finir la journée au Mythique Rocher des Vierges. Le temps de remplir les glacières et les voitures et nous voilà en route.
Le rocher des vierges… c’est un peu le spot incontournable de nos road trip. Parce qu’ici tout est réunis : le paysage, la nature qui nous offre un spot parfait et une ambiance de riding hors du commun. Si on y reviens aussi c’est parce qu’on l’as mérité ce spot. On a tellement eu de mal à le trouver et à le découvrir. C’est un lieux tout en ambiguïté : discret mais immense, avec un sol abrasif par endroits et doux à d’autres.
Nous arrivons en fin de journée avec un soleil rasant, nous nous garons en bas et décidons d’aller ce repérer des lignes pas trop loin pour le lendemain. Ligne qu’on ne roulera jamais d’ailleurs. Nous plantons les tentes et allumons le feu, prêts à déguster nos grillades.
Le lendemain matin c’est le soleil qui nous réveille mais non pas par sa lumière mais par la chaleur étouffante qu’il fait sous les tentes. Nous chargeons une voiture et nous sérrons à quatre dedans direction le sommet du spot. Ainsi cela nous permet de ne pas remonter le spot à pied, ce qui est limite suicidaire sous certaines chaleurs. Une fois au sommet du spot nous contemplons sa taille impressionnante des hectares et des hectares de jumps de toutes tailles taillés au cordeau. Après le chemin de liaison et la descente en sous bois. Nous débouchons sur le toboggan de départ. Une longue pente bien raide et évasée au départ. Olive butte sur ce premier obstacle et le descends à pieds, au cours de la descente on va en fait s’apercevoir qu’il butait surtout sur le sol et son adhérence assez délicate. En bas du raidillon j’essaie d’enchaîner sur un petit transfert pour aller rejoindre le chemin un peu plus bas. Mais une grosse pierre m’arrête dans mon élan et me mets au sol. Nous poursuivons dans le lit de la rivière et ses suites de mini wall bien ludique. Nous traversons une partie du spot en largeur pour rejoindre le chaudron. C’est une sorte de petit cirque de 20 m de largeur qui à comme particularité d’être complet en saut très techniques. Allant de 3 à 6 mètres, du river gap, au transfert, au gap à l’arrêt en passant par le gap à l’approche tellement en dévers qu’il est impossible de faire d’essais sur le vélo. Pat’ s’arrête plus particulièrement sur un saut droit avec peux de vitesse. Il se place des repères, va voir le sol de la réception qui est très mou… trop mou… remonte, d’en haut il est pas grand nous dit il… nous ne le contredisons pas. Il teste une prise d’élans. Se replace, et c’est parti un saut parfait, un joli vol de 4m 50 bien réceptionné. Il n’en reviens pas lui-même et une fois en bas trouve ça quand même haut… et nous aussi maintenant on peut lui dire. Nous poursuivons notre descente, Olive commence à se lâcher et cherche des lignes qui lui conviennent et s’acharne dessus. Nous faisons de même, sur une bonne cassure tout en longueur. Je trouve le saut parfait et le refait pour la troisième fois. Une bonne prise d’élans un beau vol et je vois passer la réception… La roue avant sur le plat, la fourche ce comprime à fond et ce détend pendant que j’essaie d’amortir le choc. Et c’est finalement ma tête qui l’amorti (comme Jo la Crasse). Et finis par faire Ippon avec le vélo. Et de deux ! On descends au niveau du gouffre, mais la faim à raison de nous et descendons directement rejoindre la voiture. J’en profite d’ailleurs pour évaluer la taille de ma nouvelle pizza qui cette fois ci est bien impressionnante avec au milieu une entaille bien profonde. Qui vaut d’ailleurs un nouveau surnom : pizza hot. Nous allons chercher la deuxième voiture au sommet et nous en profitons pour y déposer Olive qui a pris goût au spot. C’est tout de même son deuxième jour de ride à ce petit. Une fois revenus en bas, nous rechargeons les affaires dans les voitures en direction d’Apt. Je pars bien énervé de ce spot qui peut vous laisser tour à tour amère ou heureux… Il y a des jours avec et des jours sans… J’espère que c’était un sans !
Les Cévennes des collines entrelacées de cours d’eau, des gens motivés et du bon riding. Partis pour trouver un spot qui s’appelle « Démolition bike » que nous ne trouverons jamais nous échouons de nuit au bike park de Blackhill. A l’entrée on y découvre un panneau qui nous demande de téléphoner à Arnaud pour rouler sur le spot. Ce que nous faisons de suite.
Après une nuit bien fraîche nous nous levons et découvrons le spot qui est fait de petite ligne évolutive avec des éjectes et des gaps de toutes tailles. Nous ne tenons pas cinq minutes de plus et sortons les bikes. Juste le temps de s’équiper et le fameux Arnaud nous téléphone. Il nous rejoints cet aprèm’ impeccable ! Nous testons les passerelles, les passants toutes avec plus ou moins d’esthétisme. La remonté s’effectue à pied et nous permet de découvrir de nouvelles choses. Nous attaquons une nouvelle ligne pour aller manger quand arrive le propriétaire des lieux et son collègue. Les présentations faites nous nous mettons naturellement à discuter au milieu des bois. On parle d’eux de leur spot et de ce qu’il compte faire. Leur premier fil rouge n’est rien d’autre que l’accueil d’une manche du Wall Ride Tour dés cette année. Ensuite ils ont de quoi faire avec 18 hectares de terrains boisés et un savoir faire indéniable dans la construction de modules en bois.
Un petit encas pris sur le pouce et c’est reparti. Sur la ligne la plus longue et la plus intéressante du spot. Elle commence par un petit gap, une double qu’il faut amortir au maximum pour pouvoir prendre la suivante qui est en léger step up. Viens un virage à droite ou se trouve un suspended wall de toute beauté. Le run continue par l’enchaînement de deux virages relevés formant un « S » parfait. A sa sortie une passerelle monte haut pour vous lancer sur une grosse double avec réception bois. Ensuite s’enchaînent un double et des séries de marches de plus en plus grosse.
Nous regardons les locaux passer et nous lançons. Tout s’enchaîne bien ; mais avec des variations de rythmes qui décontenancent les moins habitués. Pour que tout le monde passe nous retravaillons la réception de la deuxième. Et là tout le monde finit par se lâcher, Pat’ nous fait des one hand sur tout les modules, Mat’ nous montre qu’il n’attendait que le RM7 pour épater la galerie et Olive se dit « heureuse »… Au grand bonheur d’Arnaud nous faisons des passages en « tchou-tchou » de plus en plus sérés ne laissant pas le droit à l’erreur.
En remontant tranquillement nous discutons shapage avec Arnaud. Il veut multiplier les lignes et les faire s’entremêler. Je lui donne quelques idées à exploiter. Mais son terrain regorge de nombreuses possibilités qu’il sera dur de ne pas en oublier… Ayant bien roulé le spot nous refaisons certains doubles et tout le deuxième virage relevé du « S ». Ravis de pouvoir contribuer au spot.
Des amis à lui son encore arrivés et l’ambiance est tellement parfaite que nous décidons de rester une nuit de plus ici afin de passer une soirée avec eux. Nous commençons donc par nettoyer son spot d’une partie de son bois afin de préparer le feu ou plutôt le bûcher ! Nous entamons alors un énorme apéro qui finira tard dans la nuit et que même le barbecue n’arrivera pas à éponger.
C’est donc bien cramés que nous nous réveillons à nouveau sur le site de Blackhill. Nous « encaissons » et repartons en direction de Privas le spot le plus au nord de notre road trip et chez les parents de Mat’. On s’installe et déjeunons tranquillement, on à du mal à décoller mais on se force. On arrive sur une descente qui se trouve à cinq minutes de la maison. C’est un petit chemin de randonnée ou on été habilement shapé de petit éjectes en terre. On réponds à l’appel de la nature et attaquons un premier run. Technique au départ entre quelques rochers elle s’élargit et laisse place à une succession de petits sauts. Puis la piste s’élargit encore pour un passage plus rapide avec des épingles et des appuis parfois naturels ou shapés. Nous remontons difficilement et certains la refonds quand d’autres (comme moi) plus fainéant ne refonds que la partie haute. Manquants de force nous décidons un replis stratégique et salutaire dés la fin du deuxième run.
Le Mat’ nous parle d’un autre spot ou des jeunes ont shapés des jumps. A cinq minutes de là. Pas trop motivés nous décidons d’y jeter quand même un petit coup d’œil. Le cadre du spot reflète bien l’irrespect ambiant pour la nature. A proximité d’une décharge sauvage, le spot qui surplombe un petit vallon est entouré de nouveau lotissement. Et le spot est à l’image de son environnement du potentiel mais c’est un carnage. De la palette dans tout les sens ! Nous faisons le tour du spot et hallucinons sur les couilles de ceux qui roulent ici. Des bosses de dirt défoncés, des réceptions pas axées, et des jumps à base de palettes pourries, cassées – rafistolées, tenant avec des clous qui dépassent ou des bouts de bois prêts à casser. Le clou du spectacle étant leur nouveau module qui se trouve à la sortie d’un gap à mach douze et d’un relevé. Il consiste en un tronc (de 20cm de large) qui monte haut ; au dessus d’une bonne pente en dévers. Sur lequel on et venus clouer des bouts de planches (de 40 cm) bien fine et pas épaisse. Le module n’étant pas fini nous ne savions pas comment il devait finir.
Quelques modules nous tentent malgré tout, Pat’ et Moi sortons les bikes. . On se chauffe bien sur quelques sauts en longueur et des gaps de petite taille. On s’envoie également le gap qui se trouve avant le module scabreux. L’un derrière l’autre et avec de plus en plus de style au soleil couchant. Avec un beau petit vol à chaque passages. On ne peux plus s’arrêter plus. On fini par s’essayer aux bosses de dirt avec nos gros vélos. On se régale. On prend essentiellement les première bosses des lignes car la suite ce fait sur ces fameux éjectes en palettes. On finit tout de même par rentrer les estomacs appelant tous à l’aide.
Le lendemain c’est sur une descente que nous allons user nos crampons. Toujours au dessus de Privas, le départ se fait dans de l’herbe sur un chemin qui serpente tranquillement. Il se rétrécit doucement pour laisser place à une monotrace. En fait nous allons suivre une crête en sous bois qui nous amène sur le circuit de MotoCross. Le terrain se transforme de terre à cailloux et la pente s’accentue les passages sont de plus en plus délicats à gérer jusqu'à l’obstacle ultime. Un lit de blocs serpentant sur une pente bien raide. Nous descendons voir… c’est ultra chaud. Entre certains chemins de blocs ont été aménagés des passerelles juste assez étroites pour pouvoir passer. L’homme en forme du moment (Pat’) décide de tenter. Il s’engage et négocie bien le passage à basse vitesse. Mais ses suspensions travaillent au maximum sur chaque marche du dédale. Nous continuons et les lits de pierre s’enchaînent passant avec plus ou moins de pieds à terre. Le run final n’est pas moins engagé car la pente s’accentue encore pour devenir vraiment raide. Et là il s’agit de négocier un single tout en épingle à cheveux dans les racines et les dalles. Ces épingles finissent sur un lit de petits galets qui serpentent entre les arbustes. Avec Pat’ nous arrivons en bas et en attendant qu’Olive et son quatrième jour de ride descendent à pied nous repérons le final. Une arrivée dans une sorte de carrière. Avec deux options : soit un toboggans ou le départ est à la vertical, soit un gap d’un mètre qui envoie sur un lit de cailloux. Au final ce sera chacun sa trace. Je pars doucement sur le mur, je suis scotché au sol par l’accélération : la sensation est tellement agréable que je décide, avec Pat’, de remonter le refaire. Pat lui saute ça marche et ensuite assure le coup sur le single de galets. Se faisant ralentir de façon considérable, la roue s’enfonçant de dix centimètres.
Nous arrivons pile sur la voiture. Heureux d’arriver quand même de cette descente très ou trop technique… les locaux nous diraient que non… C’est la fin du premier week end à rallonge et c’est l’heure de séparer le groupe pour cause de boulot. Ainsi nous quittons Olive et Le Mat’ pour quelques jours. Et nous partons en direction de Gonfaron l’extrême Est du Trip.
Nous entrons sur l’autoroute du soleil, plein sud. Et c’est là que nous prenons conscience de notre chance. En effet en sens inverse des hordes de voitures pare chocs contre pare chocs sur des dizaines de kilomètres. Nous fonçons en observant un peu notre pays fait de contrastes saisissants : à base de château médiéval à votre gauche et de centrale nucléaire sur votre droite. Ou comment allier le passé et le futur… ?
Après une halte sur un spot introuvable et à Toulon le lundi matin jour de fermeture… Nous dérivons sur Gonfaron pour y passer deux jours. Nous passons avec la voiture sous la voie ferrée et décidons d’y vivre en autarcie, au rythme des trains qui passent. Gonfaron c’est le rocher des vierges mais en largeur. La même terre, la même végétation agressive à base d’épineux et de cactus et c’est aussi une chaleur étouffante, un four extra large. Vu l’heure avancée nous roulons des lignes qui se trouvent sur les hauteurs sous des arbres salutaires. Nous enchaînons des runs affublés de virages relevés naturels et de marches. Une descente nous offre un terrain des plus varié. Commençant en sous bois par un goulet étroit constitué de petite marche à prendre vite et déboulant dans une végétation rasante enchaînant les appuis naturels. Ou finissant dans le lit d’une canyon asséché. Le soleil anéantie rapidement nos quelques réserves. Et tandis que Pat’ se replie sur une sieste je décide d’aller découvrir le spot entièrement.
A son réveil, nous reprenons les bikes et allons découvrir ce que j’ai repéré. Pour se mettre en jambe et surtout pour me redonner confiance nous allons sur de tout petit gaps. Je fais claquer ma fourche sur un beau gap à plat d’un mètre… bravo ! Pendant que Pat’ s’agasse sur une double naturelle un peu douteuse. Pas tout à fait réveillé il perds un pied et se mets au tas son cintre lui écrasant le petit doigt au passage… Et voilà Out pour la journée. Du coup je continue seul, vers un petit enchaînement que je me suis repéré. Un petit gap en transfert à gauche suivis d’un plus gros de deux mètres cinquante. Avant que mon assurance ne s’émousse à nouveau je me lance et ça passe parfaitement avec de bonnes sensations. Bien sûr ce n’est rien d’extraordinaire mais un run propre dans un environnement parfait, ça mets toujours de bonne humeur. Alors j’en profite et le refait avec encore plus d’assurance et de plaisir. A Gonfaron il y à deux partie une un peu aménagée et une seconde sauvage à explorer, c’est celles-ci que nous roulons cette fois ci. La nature à une fois de plus bien fais les choses niveau gap. Les plus scabreux m’attirant bien évidement. Je passe un bon moment à me tâter sur un double gap (le second évidemment en transfert avec réception pourrie) avant de plutôt me diriger sur un autre vue la veille. Situé sur un replat qui offre diverses hauteur le saut en lui-même n’est pas perturbant. Ce serait plutôt la suite de la réception qui emmène dans un petit goulet bien dur. A trop réfléchir je m’embrouille l’esprit et ce qui était passable le devient de moins en moins. Je me lance finalement sur les hauteurs les plus petites pour atterrir dans le mou. Ma fourche claque sur ces petits sauts elle se permet même de claquer deux fois sur une réception. Le dégoût du vieux matériel me reprends et c’est bien énervé que j’essaie plus grand. Pour finalement finir en vrac dans un arbuste. Et je fini par m’avouer vaincus.
Heureusement les jours se suivent mais ne se ressemble pas. Et je pense déjà au lendemain : à Toulon et son téléphérique pour de la descente pure et dure !
Le ride du Mont Faron c’est un peu une revanche. Nous connaissons le spot pour l’avoir ridés pendant notre road trip to the roc (d’azur) en octobre dernier. Son terrain à 95% cailloux nous avait posé des soucis physique et technique… Le terrain est vraiment particulier avec des cailloux de toutes tailles et aimant ce balader dans tout les sens sur votre passage. De plus rien n’est balisé et il faut être attentif pour découvrir certains singles.
Nous arrivons au téléphérique à l’ouverture on s’équipe et on voit arriver un autre rider. Franck, il habite à cent kilomètres de là et viens de temps à autres une aubaine. Nous sympathisons rapidement en attendant l’ouverture de la première benne de l’après midi. Nous nous installons dans la cabine qui part aussitôt et nous élève au dessus de la ville et de sa célèbre rade qui abrite nos non moins fameux porte avions… connus surtout pour leur problèmes et leur prix. Pour enfin nous ouvrir une vue imprenable sur la Méditerranée. Une fois en haut pour se chauffer nous empreintons le chemin des randonneurs. Large relativement lisse et peu technique. Quelques cailloux seulement affleurent. Franck n’étant pas trop gonflé sur ce terrain agressif, pince, il est désolé de nous faire perdre du temps… il répare et repart prends une épingle à cheveux rapidement et ré accélère pour crever sur un nouveau bloc de l’avant cette fois ci… Il se confond en excuse, plus que désolé alors nous lui expliquons que nous nous en foutons royalement et que ça ne nous dérange pas du tout. Il gonfle à bloc et nous repartons. Sur le bas du parcours il nous propose une variante bien technique. Nous nous regardons avec un grand sourire. Sur un single étroit, en sous bois, la pente s’incline et les obstacles techniques arrivent. Une marche puis d’autres, roulant tout à tour sur de la terre des racines ou des blocs nous serpentons dans cette pente qui s’accentue pour devenir bien raide sur le final. La fin est faite de dévers dans les racines, d’épingle à cheveux suivis de dévers sur des plaques pour finir sur un raidillon truffé de pierre et de racines… C’est l’apothéose, la satisfaction d’avoir passé d’un trait et du premier coup nous à fait monté l’adrénaline. Nous sommes survoltés et prêt à enchaîner un nouveau run bien technique.
Le suivant est visible sous la monté du téléphérique sous la forme d’un immense lit de pierre grise. Nous partons sur un lit de galet peu pentue alternant virage entre les arbustes et lignes droites avec de petites marches. Nous fonçons sur ce terrain qui nous rapproche plus facilement des sensations de ski que du vélo. Accompagnés d’un bruit régulier. Comme ci un camion vidait perpétuellement sa benne de galets à proximité. Nous arrivons à l’entrée du véritable pierrier. Commençant directement dans le pentue sur trois dalles superposées en escalier qui vous jette sur un lit de galets. Vous êtes dans de la poudreuse ! Tout ce fait en glisse et il faut enchaîner les travers afin d’éviter les blocs les plus gros. Au milieu de cette portion se trouve une portion de galets beaucoup lus petit et roulant la pente aidant, la vitesse augment autant que votre angoisse en voyant arriver les prochain blocs. Le final est fait de blocs de plus en plus gros allant de la taille du poing pour finir de celle d’une tête. Donc plutôt trialisant. La fin se fait par le single très technique de la première descente. Cette descente est tellement bonne que nous la refaisons aussitôt. De plus elle est un peu le fil rouge Franck car il bloque sur la série de dalles et finit toujours en vrac.
Pour la dernière, une fois en haut nous faisons quinze minutes de route en direction du fort du Mont Faron. 200 mètres avant un petit single discret part sur la droite. Sa première partie est constituée d’un lit de cailloux. Nous voyons loin et pouvons donc aller très vite la sensation de ride ici s’intercale entre celle du ski et du vélo. C’est un régale la vitesse augmente essayant de prendre Franck en chasse. Il roule fort et à de bonnes trajectoires. Entre les lignes de speed s’intercalent de petit pif – paf et de petits sauts naturels bien délirants. La deuxième partie se fait sur de la terre… c’est hallucinant comme ça en devient simple. Franck toujours en lièvres nous prenons de la vitesse sur un single bien rapide. La végétation basse nous laissant voir notre descente sur Toulon. Plus ça va et plus nous nous poussons au cul. La trace est parfaitement lisse et le run aurait largement valut une caméra embarquée. Aux lignes droites se succèdent de légers virages à plat. Sur le bas du parcours le run s’accélérer encore et les virages s’accentue mais nous nous apercevons bien vite que cette piste a été shapée par les locaux. Des virages relevés apparaissent et tout s’enchaîne parfaitement nous ne faisons pas de pose pour ne pas casser la descente. Nous arrivons en bas plus énervés qu’au départ !
Le retour au téléphérique ce fait par la route à nouveau quinze minutes mais là nous nous en fichons. Encore dans notre descente : nous partageons nos impressions. On est tous d’accord c’était énorme !
Il est 18h et nous devons partir en direction de Martigues. Le temps de remercier grandement Franck sans qui cette journée n’aurait pas été aussi bonne. Nous échangeons nos mails. Afin de se revoir et c’est repartis pour deux heures de voiture sous le soleil couchant.
Même si il est l’heure de manger nous partons directement direction Martigues ou nous avons rendez vous avec (l’homme que l’on nomme :) Laurent l’un des deux représentant Norco pour l’hexagone. Une fois sur place nous ouvrons la porte du premier restau’ que nous trouvons. Un Chinois ! Le serveur à un sourire indécrochable qui nous fait bien délirer. Laurent arrive, tout sourire lui aussi (mais pas tant que le serveur quand même). On se met à discuter de lui, de nous, de la marque et d’un éventuel partenariat avec le bike park de Piau… Mais le premier point nous dis t’il c’est encore de bien connaître la marque en testant les vélos demain. Il attend notre réponse qui tarde à venir. En fait nous sommes tout simplement entrain d’halluciner, mais ça il ne le voit pas. Nous finissons par accepter et nous donnons rendez vous chez lui pour le lendemain matin.
Laurent est tout en décontraction ! Alors que nous nous connaissons de la veille il nous ouvre les portes de sa maison pour nous prêter des vélos ; neuf qui plus est ! Pour Pat’ un Fluid LT qu’on pourrait mettre dans la catégorie des XC tout suspendus. Equipé d’une Marzo’ 55 ATA de 120mm à 160mm, un amortisseur fox DHX air 3 et de freins Avid Juicy 5. Et pour moi un Norco Six le vélo multi fonction et aussi le fleuron de la gamme de cette année. Avec pour suspension ; une 66 ATA réglable de 140 à 180 mm et un fox DHX air 5 équipé du système Pro Pédal. Pour indication ce vélo qui sort du carton est vendu 3500 Euros prix public. Laurent nous laisse avec une carte détaillée des sentiers qui se trouvent autour de sa maison. Une fois les réglages de fourches, d’amortisseurs et autres dérailleurs effectués nous partons pour une matinée de cross country.
Nous nous trouvons à l’est de Martigues sur l’un des seuls endroits épargnés par l’hideuse industrie pétrochimique qui fait vivre la ville… (Joyeux paradoxe !) Et c’est donc avec la mer comme panorama que nous allons tester ces spads. Même si nous sommes début mai le printemps à déjà l’air loin derrière. La végétation xérophile à déjà l’air prête à passer un été étouffant. La journée qui s’annonce n’est d’ailleurs pas en reste. Nous sommes dans ces coins du sud de la France ou il est interdit de rouler l’été… sous peine d’incendie involontaire ou même de desséchement prématuré. Difficile à réaliser pour un gars du Nord.
Après une série de montée avalée plus facilement grâce à nos vélos que nos mollets : le système Pro Pédal est quand même bien fait, la différence est hallucinante et salvatrice surtout avec mon Six qui se veut polyvalent. J’ai bien été bluffé par les suspensions. Nous arrivons sur un plat surplombant la Méditerranée. Une première descente s’offre à nous. Je débloque l’ATA de ma 66 et le système Pro Pédal et attaque la descente en pédalant sur un lit de cailloux bien sec. A pleine vitesse ma fourche se met à vibrer. J’arrive en bas et en discute avec Pat’ qui maîtrise un peu plus les réglages de fourches que moi. Je me re-penche sur le réglage de cette fourche. Elle dispose de quatre réglages ultra simples à chaque extrémités. Cela nécessite une pompe haute pression. Mais la volonté de Marzo de simplifier les réglages est une réussite. Et me voilà entrain de remonter la descente précédente pour re-tester. Le jour et la nuit : je ne sens rien, le sol défoncé défile sous mes roues sans que le vélo ne sourcille.
Nous continuons notre balade tranquillement d’abord et en accélérant le rythme au fur et à mesure de l’avancée de la matinée. Sur la fin le Pat’ retrouve ses jambes et se mets à attaquer, je me mets dans sa roue et on enchaîne les kilomètres de single face à la mer. Pour revenir au point de départ. Chez Laurent. On est tout les deux satisfait de nos vélos; Pat’ malgré un soucis due à un frein arrière déréglé est heureux d’avoir pus turbiner avec un vélo fait pour ça et moi je me prends à rêver à un Norco de freeride. Car ils ont la même géométrie que le Six.
Nous nettoyons les vélos et je récupère un Norco de descente de l’année dernière : direction le parc de Figuerolles à Martigues. Une petite halte ravitaillement et nous arrivons sur le parking gardé du parc. C’est bondé de voiture avec des portes vélos. D’ailleurs nous sommes mercredi et un groupe d’enfants est entrain de se réunir. Nous allons à la rencontre d’un rider qui sort son spad de son véhicule. Il s’appelle Hervé et encadre au club de la ville les gamins fraîchement arrivés. Il nous explique comment est fait le spot ; mais nous avertit : c’est gigantesque.
Suivant ses indications nous nous dirigeons vers la droite non loin de là ou sept ouvriers communaux travaillent à la construction d’un 4X ! Et oui … enfin travaillent… disons que 6 dormaient littéralement par terre et 1 travaillait. Ils nous regardent sauter ce qui est déjà shapé ; c’est ludique et il y en à pour tous les niveaux. Nous poursuivons pour ne pas les déranger plus dans leur travail. Nous trouvons une piste de descente que nous remontons. (Ce qu’il ne faut pas faire, mais n’ayant pas lus le Big Bike parlant de Figuerolles nous sommes un peu perdus). Une fois en haut nous sommes à 120m d’altitude entourés par l’étang de Berre et la Méditerranée.
Je vais enfin pouvoir tester le Norco DH ; il est équipé d’un Rocco et d’une Boxxer pour les suspensions le cadre est le même que les DH de cette année ; le vélo est ultra compact et surtout très léger ; il ne doit pas dépasser les 16 kilos. Nous engageons donc dans la descente. Une monotrace faite de virages serrés et de mini saut très ludique. La prise en main du vélo est directe, il est tellement maniable que ça en devient trop facile. Il n’y à que sur les sauts ou j’ai du mal à cause de la différence de poids avec mon vélo qui dépasse allégrement les vingt kilos. Je n’arrive pas à doser. Nous sommes (trop) rapidement en bas et nous mettons à la recherche d’une autre descente. Nous trouvons une quantité phénoménale de sauts allant du road gap aux petits sauts. Nous trouvons une seconde descente encore plus ludique mais complètement différentes de la première qui était aride ; là nous sommes dans un sous bois. Aménagée du début avec un départ sur des rochers agrémenté de petite passerelles North shore suivis de nombreux virages en appuis qui s’enchaînent ; elle est encore plus sympathique que la première. On s’agasse à passer certains sauts proprement histoire de se dire qu’on est pas là pour faire de la figuration. D’ailleurs nous la faisons deux fois. Mais la chaleur accablante vient à bout de nos dernières ressources. Nous décidons donc sagement de retourner à la voiture.
Nous y arrivons en même temps que le club de vtt. Et en profitons pour discuter un peu plus avec Hervé. Il nous apprends qu’on à quasiment rien vue du spot. Et qu’il va falloir qu’on revienne rouler avec lui pour bien faire. Le rendez vous est pris ; sûrement en octobre pour le roc d’azur. Nous retournons chez Laurent ramener son vélo et récupérer ma « rogne » à regret. Il n’est pas là et nous regrettons de ne pas pouvoir le remercier comme il faut. Nous reprenons la route pour l’Hérault silencieux nous repensons à cette journée parfaite ou tout était mêlé : la rencontre le riding et la découverte de nouveaux spots.
Retour chez le Mat’ … ce qui veut dire aussi retour à la civilisation : la douche tant désirée, le repas à table et surtout le couchage moelleux. Nous prenons nos aises sous l’œil inquiet d’Anne lyse qui voit sa demeure envahie de spad une fois de plus. Le lendemain commence donc par une grasse matinée, on repart sur le spot de Mat’ pour shaper un peu, en gros on lui refait ce que l’on à détruit la fois précédente mais en plus fat. On roule un peu, mais le soleil nous écrase (une fois de plusJ). Mat’ nous rejoints dés son boulot fini et nous dérivons tranquillement sur un nouveau spot. Il appartient à Jonathan et son Oncle qui se sont mis il y à peu au vtt. Ils ont décidés de commencer directement par la case gros vélos ; avec des big hit. Et par un spot peu commun : un champ de bosses pour gros vélo.
Après une visite en règle des lieux nous nous équipons. Pour le moment il n’y à qu’une ligne composé de trois tables. 4,5, et 6 mètres. Mais le spot à un potentiel de fou au vue de sa surface ; et qu’il shape au tractopelle. Les deux premières sont tellement larges qu’elle donne deux options plus ou moins kickante. On se mets une bonne session avec Mat’. On essaie de passer de plus en plus proprement. On se permet même de retoucher l’eject de la seconde pour monter plus. Avant la tombée de la nuit je m’essaie sur la partie qui kick le plus et me mets de bon petits vols bien agréables. La fin de la première journée voit l’arrivée de Ludo et de l’apéro… Une soirée bien arrosée qui ne nous empêche pas de nous lever tôt pour une monstrueuse journée de riding. . Avec John sur son champ de bosses ou Ludo (qui roule surtout en champ de bosses) nous fait une belle démo’ avec des tables top, no foot, one hand bien rentrés. Enflammant Pat’ qui finit par nous lâcher un suicide dés sa première tentative. (Jeu de mot !).
Nous ne restons pas longtemps car nous avons une belle descente en vue : le Carroux. 45 minutes de monter en voiture et 20 minutes de poussée, Jonathan nous accompagne ; il n’a jamais fait de descentes. Et vas directement s’avaler 700m de dénivelée négatif bien technique. Une fois en haut la vue est spectaculaire. Nous dominons toutes la région. Quand le temps est clément parfois il est possible d’apercevoir les Pyrénées. Le temps de s’équiper de toutes les protections et nous démarrons ; Mat’ part devant tranquillou mais ce fait doubler dés les premiers mètres par Ludo. Le ton est donné : à fond ! Le terrain cassant nous rappelle vite à l’ordre pour un peu plus de concentration et des choix de trajectoires judicieux. Les dalles s’enchaînent aux blocs et aux arrêtes bien cassantes. Les avants bras sont bien sollicités et les difficultés s’amassent. Car au parterre de cailloux viennent s’apposer les épingles à cheveux pas toujours évidentes à négocier. Nous croisons ça et là quelques marcheurs qui s’amusent du spectacle et son impressionnés par notre engagement. Le petit bonjour traditionnel et nous repartons à l’attaque de celui que l’on suit ; et qui en a profité pour se faire la malle. La descente est éprouvante et quelques pauses s’imposent. Au bout d’un moment nous arrivons à un petit village où nous profitons de la fontaine. Mathieu qui connaît la descente nous annonce que le village se traverse par un escalier étroit, bien raide et assez long. Nous nous regardons un peu inquiets avec Jonathan et lui emboîtons la roue. Effectivement la descente est raide, étroite par endroit avec des marches inégales et pouvant être très hautes. Mais assez long n’est pas le mot car en fait c’est toute la fin de la descente qui est en escalier, environ 800 mètres, qui constituent un lien entre deux villages de la vallée ! Un pur régal qui conclut une descente très technique ou aucune relâche n’est possible sous peine de correction végétale. Quand je pense que Mat’ et Ludo l’avait fait la fois précédente sous la neige la pluie et le froid je me dis qu’ils ont due l’avoir facile aujourd’hui…