Quand on voyage, on relativise.
On finit même par s'accoutumer à un guide dont le style agressif vous tape sur le système, puisque le reste du groupe sans exception est cool et sympa. Ce dernier point est d'ailleurs très important à souligner car il contribue à l'agrément de l'ensemble et occulte les choses qui pourraient vraiment énerver. Mais parfois, même si la bonne humeur y est, certaines choses finissent par gâcher un peu le voyage. Comme un voyage en train de nuit par exemple....
La partie 'Circuit'
Les trains vietnamiens ne sont pas à la pointe de la technologie si l'on peut dire, mais ça fait partie du charme. Par contre, dormir dans des wagons qui ont 25 ou 30 ans, dans une saleté flagrante, des toilettes franchement insalubres, vous vous dites rapidement que ce n'était pas décrit comme ça dans le descriptif....
Résultat : vous ne fermez pas l'oeil de la nuit, hésitant à vous reposer sur des draps à la propreté douteuse, dans un inconfort peu en rapport avec les longues journées de visites et surtout dans une exiguïté des compartiments de 4 couchettes qui ferait paniquer n'importe quel claustrophobe. Encore une chance que nous n'ayions pas eu d'ennuis la nuit, car aux dires du Lonely Planet et de quelques autres voyageurs, il n'est pas rare d'avoir de la visite la nuit, lors des arrêts réguliers du train.
Un coup d'avion de Hanoi à Danang eût été 10 fois préférable, même avec un supplément de prix. Mais voilà, quand on ne sait pas, on se tape 10H de train dans l'inconfort le plus total.
Parlant d'avion, quand nous sommes partis de Danang pour Saigon, nous avons pris l'avion. Concrètement, et ce n'est pas écrit dans le programme : Nous sommes partis à midi seulement de Danang, arrivés le soir et hormis un tour en bus, 10 mn dans une pagode et 20mn au marché nous n'avons rien pu faire. Le résultat a été une journée entière gâchée pour un vol. SWITCH se distingue par son sens de l'optimisation dans ce cas précis.
La partie 'Balnéaire'
A la fin du circuit, nous avons au programme un séjour en bord de mer à Mui Ne à 200km de Saigon. Ouf, on va enfin pouvoir se détendre...
Le programme disait 'Jour 12, Transfert et après-midi libre'. Or les transferts Saïgon-Mui Ne frôlent le n’importe quoi. Soi-disant 3H, dans les faits 5H30, pas de repas ni même un sandwich de prévu, on arrive à destination en fin d'après-midi, l’estomac dans les talons avec les 2/3 de la journée fichus en l'air. Le bus ultra bruyant très ancien (film), monté sur ressorts, inconfortable au possible, était piloté par un chauffeur qui persistait à rouler à fond de 3é (probablement parce que la 4é et 5é étaient HS), ce qui a rendu ce transfert très pénible. On est sorti de ce bus à moitié sourds et cassés. En route on a été doublé par tout ce qui roulait, bus (plus modernes), camions, mobylettes. En tout, avec le retour 4 jours plus tard, on passe beaucoup (trop) de temps dans les transferts par manque d'organisation. Et quel inconfort dans ce bus !!
Nous étions logés à l'hôtel 'The Beach' plutôt propre et convenable. Par contre les chambres donnaient soit sur la route, soit sur un mur, soit sur la cuisine de l’hotel voisin (à moins de 10m). Pour nous ça a été la route et le groupe électrogène de l’hôtel voisin. Vu le trafic délirant de l’unique route qui longe la mer, on vous laisse imaginer les possibilités de jouir du balcon et de bénéficier de la tranquillité attendue lors d’un séjour balnéaire.
Dernière surprise : Les travaux omniprésents. Il y avait des pelleteuses un peu partout sur la plage et la piscine de l'hôtel était exposé en permanence au bruit d'un chantier voisin avec bétonnière, cris et charriages tout au long de la journée. Pas moyen de gazer au bord de la piscine. Sympa aussi étaient les boulettes de pétrole sur la plage. Avec les pieds tâchés de pétrole, d’huile ou de je ne sais quoi comme hydrocarbure c’est moins bien pour se baigner dans la mer. Du coup on s’est rabattu sur la piscine.
De quoi être bien énervé en somme...