Born on 30 Nov. 1854 in Baker Brook, Madawaska
County, New Brunswick. Of Irish-French ancestry. Baker was employed as
a lumber
scaler and forest inspector. He also acted as Justice of the Peace and
a
Parish Court Commissioner in his county. Enlisting in 1869 as a Private
with
the 67th Regiment, Baker served thirty-four years as a Commissioned
Officer
of the Maritime Province Composite Regiment of Infantry. Rising to the
rank
of Lieutenant Colonel, Baker figured in the second Louis Riel rebellion
in
Western Canada as commander of the New Brunswick battalion in 1885.
Elected
to the Legislature in 1908, Baker sat one term but did not re-offer in
the
general election of 1912. Died at the age of 75 on 28 Oct. 1930 in
Montreal,
Qc. buried in the Catholic Cemetery, Baker Brook, NB
Further
Notes * Jesse Wheelock Baker
Madawaska Co.
/
Conservative (01, 02) / MLA / Photos Mis 146
He was s/o
Enoch Baker and Madeline Ouellette. Jesse's paternal grandparents were
Nathan
Baker and Sophia Rice (d/o Enoch, of Brookfield, Mass.), d. 1883/ 98
yrs.
Sophia m.2) John Baker (her bro-in-law) who figured in the Maine
Boundary
Dispute, 1827-1828. He came to Madawaska in 1820 from Bay de Chaleur
area.
He was educated in public schools.
Jesse located at Baker Brook, Madawaska Co., NB. Engaged in farming,
lumber scaling, and as a forest inspector. He was a Justice of the
Peace, and a
Parish Court Commissioner. Enlisted in the Militia, 1869 in the 67th
Batt.
as a private. He rose to Lt. Col. Commanded the NB Batt. in 1885 in the
Canadian West at the time of the second Riel Rebellion.
He was elected at GE 3 March 1908. He retired at dissolution in 1912.
He first married Sept. 1876, to Vennie Hebert, who d. 1 Mar. 1888 at
[__]. She was d/o Lawrence Hebert, Esq., a farmer from Madawaska, ME.
His second marriage was on 21 June 1892, to Bethsaidie Martin, who d. 3
Oct.
1951, ae 90 yrs. She was d/o Christostome Martin, Esq., a farmer from
Caron
Brook.
From first marriage, there were 2 sons and 1 dau. and from second
marriage, there was 1 daughters
Marriage 1:
01: Albert
Edward, a Lumberman, St. Francis, NB, d. 15 Aug. 1942.
02: Jesse
Wheelock, Veterinary Surgeon, Fort Kent, ME, b. 1888, d. 16 Sept. 1931
(son - Alton, Riviere-du-Loup, PQ).
03: Mary Jane,
m. Albert Michaud, Dairyman, Chippewa Falls, Wis.
Marriage 2:
04: Vennie, m.
Joseph Daigle, merchant, St. Jacques, NB.
Notes from from
Pierre tombale du Colonel Jesse W. Baker
Cimetière de Baker Brook, en piètre condition
2008
* John Baker
s'est taillé un nom dans la primitive histoire du Madawaska en
tentant
de lier la colonie aux destinées du Maine et des Etats-Unis. La
famille Baker s'est perpétuée au village de Baker Brook
et dans la région. Un des membres les plus distingués fut
sans doute le petit-fils de John, Jesse Wheelock Baker, dont Georges
Sirois fait ici un portrait fort détaillé et
intéressant. La photo vient d'un des grands cadres dans
l'édifice de l'Assemblée législative à
Fredericton montrant tous les députés à une
époque donnée. Les deux autres photos anciennes sont
aussi d'un
grand intérêt. On trouvera à la suite de cet
article un
extrait d'une lettre de Jesse W. Baker, venant des papiers Mercure,
faisant le portrait physique et moral du célèbre John.
JESSE
BAKER: MILITAIRE ET POLITICIEN
par Georges Sirois professeur
d'histoire
École sec. André Laurrendeau
Ottawa
AVANT PROPOS
Sous le titre qui précède, je me propose de vous faire
connaître la vie du seul Madawaskayen qui occupa un poste de
Lieutenant-colonel. On connaît assez mal le personnage puisque
aucun texte ne relate la trame de sa vie.
Afin d'être le plus précis et le plus exact possible, je
me suis adressé aux Archives publiques du Canada. Les documents
qu'elles contiennent, "annual drill", "allowances for 67Th
Regiment" et les dossiers de l'adjutant-général, jettent
une lumière sur ce militaire. Évidemment, cette
biographie a des lacunes et des obscurités que l'absence de
documents, en particulier sur sa jeunesse, rendra sans doute toujours
impossible de combler.
INTRODUCTION
L'automne de 1854
s'achève. Les animaux sont rentrés dans la grange pour
passer le rude hiver qui s'annonce. Malgré l'engourdissement
propre à cette saison, la famille d'Enoch et de Madeleine
(Ouellette) Baker est pleine de vitalité et de gaieté
puisqu'on y attend la venue d'un enfant. De souche terrienne, le jeune
couple détient sa propriété(l) depuis le 16
février 1852. En effet, une parcelle de terre située
à Baker Brook dans la paroisse civile de Saint-François,
comté de Victoria, avait été achetée de
Sophie Baker.
Enoch s'était fait cultivateur et commerçant de bois. Il
constituait, avec son frère John(2) jr., la seconde
génération des Baker en terre brayonne. Son père,
John senior, avait été, durant l'année 1828, l'un
des plus enthousiastes partisans de l'annexion de la vallée
supérieure du Saint-Jean aux Etats-Unis. Cette famille,
originaire du comté de Somerset dans le Maine s'était
installée à Meriumticook vers 1818. Depuis, elle
s'était alliée à d'anciennes familles
canadiennes-françaises et acadiennes.
Le 30 novembre 1854, Madeleine
Baker accouche d'un deuxième enfant, Jesse Wheelock(3).
Pour "Jessy" vient l'âge d'entrer à
l'école. Malheureusement, le petit établissement scolaire
du village n'existe pas encore. On doit donc se fier à des
maîtres ambulants pour que l'enfant puisse connaître les
rudiments de la lecture et de l'écriture.
A dix-huit ans, Jesse forge sa vie
sur ce qui l'entoure c'est-à-dire le labourage de la terre
paternelle
au printemps et la coupe de bois en hiver. L'avenir ne laisse
présager aucune promesse d'obtenir la ferme familiale puisque
son frère ainé, Enoch(4), abrite avec son épouse
le même logis que ses parents.
LA CARRIERE MILITAIRE
Fervent admirateur de
l'armée, Jesse(5) décide dès l'âge de quinze
ans de faire partie de la milice active de la région, n est
étonnant que le capitaine Maxime Lebel accepte la venue du jeune
homme puisque la loi exigeait que
les mâles de dix-huit à soixante ans en fassent partie
.
Au lendemain de la
Confédération (1867), le gouvernement
fédéral doit assumer la responsabilité de
défendre le Canada. Par conséquent, on entreprend
d'unifier les milices provinciales. On forme , pour le nord-ouest du
Nouveau-Brunswick le "67 th Battalion Carleton Light Infantry"(6), le
10 septembre 1869. Au niveau du pays, les Brayons font partie du
district militaire no. 8.
Au
Madawaska, la "Little Falls Company" du 67 ième bataillon avait
un double objectif: d'abord, défendre l'intégrité
territoriale contre toute menace provenant des Etats-Unis et en second
lieu, appuyer les autorités civiles, pour faire respecter ou
mettre une loi en vigueur.
Le 13
juillet 1870, le sergeant Enoch Baker se rend à Woodstock pour
le camp annuel du bataillon. A cette époque, 11 y a trois
façons pour un
milicien brayon de démontrer sa valeur militaire.
Premièrement;
l'entraînement annuel qui dure, environ six jours;
deuxièmement,
les exercices locaux et troisièmement, les défilés
lors de la venue de personnages illustres.
On peut lire
dans
les éditions du 15 et du 22 juillet du New Brunswick Reporter de
Fredericton des comptes rendus du camp de Woodstock. Il est
mentionné entre autre que l'entraînement de trois cents
hommes est sous la direction du
colonel Upton; que deux brigades dirigées par les capitaines
Henri
Bossé, de Grand-Sault et Maxime Lebel, d'Edmundston, sont
composées
en très grande majorité de Francophones. Selon le journal:
"They are men of
fine physique and just material required in event of war."
Au printemps de 1871, le colonel
Maunsell(7), député adjutant-général de la
milice au Nouveau-Brunswick, décide de
réorganiser le bivouac annuel. Dorénavant, on regroupera
plusieurs bataillons. Les volontaires du Madawaska feront
les manoeuvres avec ceux des comtés de York, Sunbury, Carleton,
Charlotte et Victoria. On choisit Fredericton comme emplacement et le
camp devra accommoder plus de 1,000 hommes. Nécessairement, les
officiers y voient de nombreux avantages à tenir un tel camp.
Ce dernier permet une instruction militaire plus efficace
car l'entrainement(8) durera 16 jours - ainsi qu'une meilleure
compétition dans le tir. La rencontre annuelle développe
chez le milicien l'esprit de corps.
Les
soirées, des miliciens (9) sont libres et les Acadiens du
Madawaska préfèrent demeurer au camp plutôt que de
sortir en permission à la ville. Cette situation s'explique par
les difficultés de s'exprimer en anglais et de s'intégrer
sur le plan social à la communauté
loyaliste. Dans cet isolement, les deux évasions favorites sont
l'alcool
et la gigue. On s'assure en descendant au camp annuel d'avoir parmi les
soldats un bon joueur de violon.
".... At the first sound of the fiddie every man begins to
dance, as though there were some invisible bond between the feet and
the instrument; in fact when the bugle sounds on the parades ground
nothing but the command of the captain prevents a pedal accompaniment
which is not the slightest
approach to the goose step..."(10)
Baker accède rapidement aux
différents postes de commandement puisqu'il est
nommé "provisoirement" lieutenant au printemps de 1873 et
quelques mois plus tard, à l'âge de dix-neuf ans, à
la fonction de capitaine de la milice locale.
On constate que le temps d'attente pour passer d'un grade à un
autre
est relativement court. Cette situation s'explique par le fait que la
durée de service est d'environ deux ans pour la majorité
des miliciens
de la brigade du Petit-Sault. Or dans ce contexte, on atteint
rapidement
l'ancienneté qui a toujours été le seul
critère
"officiel" de promotion au XIX ième siècle. De plus, il
obtint
un certificat(ll) de compétence de 2ième classe, le 17
février
1874; ce document officiel est nécessaire pour l'assistant
officier.
Le fait qu'il est bilingue avec une assez bonne scolarité
représentant
des atouts.
En septembre 1876, Jesse convole
avec Vernie Hébert. De ce mariage, qui ne dure que quelques
années, naîtront, Albert Edouard, Mary Jane et Jesse W.
jr.
L'AFFAIRE RIEL
La campagne du nord-ouest offre
à Baker une occasion unique de faire valoir ses talents
militaires.
Pour bien comprendre l'importance de la question il faut se reporter
à
la nuit du 18 au 19 mars 1885 de Batoche et la création par
Louis
Riel d'un gouvernement provisoire (12). Ces deux
événements
obligent le gouvernement fédéral(13) à envoyer le
23
mars, quatre mille six cent soixante-dix hommes(14) sous le
commandement
du major-général Frederick D. Middelton. On doit reprimer
le soulèvement.
Des
lenteurs
administratives furent, selon l'historien Alfred DeCelles, le motif de
cette insurrection.
"Les Métis attendaient depuis
longtemps le règlement de leurs réclamations dont le
gouvernement avait reconnu la
légitimité. "(15).
L'excitation chez
les officiers du Nouveau-Brunswick, est vive. On craint toutefois la
répétition d'un massacre à la "Custer"(l6).
Graduellement les nouvelles provenant du Nord-Ouest sont de nature
à fortifier le moral du soldat puisque le 9 mai
commençait ce qui devait être la dernière bataille
de la rébellion. Néanmoins, le lundi, le 11 mai, à
21:30, le lieutenant-colonel Maunsell(17) reçoit une
dépêche de l'adjutant-général Powell lui
demandant de mettre sur pied un bataillon provisoire pour participer
à une expédition dans le Nord-Ouest. Sans tarder,
l'officier communique avec Jesse W. Baker(18) au moyen du "Militia
general orders", l'informant de son appel sous le drapeau et de se
présenter au camp de Sussex pour le 19 mai. Quels mobiles ont
poussé, Jesse à y répondre avec enthousiasme?
Certes, il pourra explorer une contrée du pays peu connue mais
ce qui est plus important, il pourra mettre à l'épreuve
son imagination et ses nerfs devant l'ennemi Métis. Il est
inexact de dire que Jesse Baker regarde le soulèvement
objectivement , très peu de gens peuvent le faire; en
pareilles circonstances l'on ne demande pas
aux soldats d'être objectifs.
Chez les
Acadiens de la vallée supérieure du Saint Jean
règne l'anxiété. Beaucoup craignent d'être
suspectés de manque de loyalisme; plus d'un cache ses sentiments
de sympathie à la cause Métis. On désire le
rétablissement de la paix dans l'Ouest canadien mais on ne peut
combattre des compatriotes privés de droits et justice. Les
miliciens francophones du Madawaska refusent de prêter main-forte
aux officiers du 67 ième Bataillon. On ne commet pas un acte de
désobéissance mais plutôt un acte de
neutralité. Pour le capitaine Baker
l'attitude des Brayons peut n'être pas justifiable mais cependant
excusable. Ainsi, Jesse arrive à Sussex, le soir du 18 mai, avec
un contingent composé entièrement d'Anglophones.
Uniforme
sur
le dos, de jeunes gens du 67 ième, au nombre de quarante-deux,
allaient rejoindre leurs compatriotes(19) du 62ième,
71ième et 74 ième Bataillon pour pratiquer, avant le
départ au front, la manoeuvre
des troupes et la logistique. Même si l'officier Baker
était
atteint d'une grippe(20) il insista à donner lui-même,
à
ses soldats, l'instruction militaire.
Entretemps
dans l'Ouest, Middieton assiège pendant quatre jours Batoche qui
est défendu par quelques trois cents Métis. Le 12 mai,
ayant épuisé toutes leurs munitions, les rebelles(21) de
Louis Riel et de Gabriel Dumont furent forcés de se
réfugier dans les bois. Ce dernier finit par s'enfuir aux
Etats-Unis tandis que Riel se livre, le 16 mai aux éclaireurs de
Middleton.
Le 23 mai,
Maunsell(22) recevait l'ordre de renvoyer les hommes chez eux. On sait
que Baker avait accepté avec empressement de se joindre au
groupe expéditionnaire. Or cette annonce devait le
décevoir (23) puisqu'il brûlait
du désir de se distinguer dans ce soulèvement.
LE RECRUTEMENT
En feuilletant le "Militia pay
rolls of the Carleton Light Infantry for Baker" (24) des années
1880 à 1905, on constate
que le capitaine de compagnie fournit annuellement, pour le service
actif, une quarantaine d'hommes. Il est indéniable que
l'enrôlement dans la milice est pour certains des
volontaires une affaire de goût mais pour la plupart des Brayons
c'est plus une question de solde. Ce comté agricole est
incapable à la fin de XIX ième siècle,
de faire vivre entièrement sa population ce qui oblige certains
de
ses citoyens(25) à émigrer aux Etats-Unis ou dans l'Ouest
canadien. Or, l'exercice(26) annuel intéresse vivement les
jeunes gens puisqu'elle se situe à la fin de juin et le
début de juillet, entre l'époque des semences et celle
des récoltes. Il faut noter toutefois
que les volontaires Madawaskayens font des jours
d'exercices supplémentaires à Baker Brook sans être
payés. On se sert de ce temps pour
pratiquer le tir dont Jesse Baker a fait l'objectif premier de
l'éducation militaire.
Le taux journalier de la
solde
pour lesMiliciens
du
Madawaska
1870 1880
1897 1906
$5.00
Lieutenant-colonel
capitaine
$1.00 $2.82 $2.82 $0.00
lieutenant
$1.58 $1.58 $3.00
enseigne
$1.00 $0.00 $1.25
$2.00
sergent
$0.50 $0.75 $0.80
$0.00
caporal
$0.50 $0.00
$0.60 $0.00
soldat
$0.50
$0.60 $0.50 $0.50
Rifle Range[27] Military district
no. VIII
(1) locality: Baker Brook
(2) corps by whom used: no. 7 Co., 67
th Batt.
(3) greatest range in use under existing circumstances:
600 yards
(4) approximate length and breath of range ground:
600X200yards
(5) number of targets available at various distances:2 at each distance
(6) extract of ground behind thé butts comprised in range
ground:————
(7) nature of country behind butts: wood
(8) whether ever reported unsafe: no
( 9) by whom is range owned Government or private proprety: PRIVATE
(10) if rented amount of rent, and by whom paid:
$10 per annum; Gov.
( 11 ) direction of range from firing point to butts :
North-west
"Jessy" convole, le 21 juin 1892,
en seconde noces, avec Bethsaide Martin, fille de Thomas et
Ségille Albert. De cette alliance, vont naître Vernie
Madeleine (décédée à l'âge de 2 ans)
et de Vernie R. (mariée à Edmundston, le 1 août
1922 à Hilaire Joseph Daigle).
UN POSTE A LA
MAGISTRATURE
Quel que
soit
le gouvernement au pouvoir, la politique(28) et la milice ont toujours
fait
bon ménage. La nomination du capitaine Baker au poste de
magistrat
du comté de Madawaska est un des cas flagrants de patronage. En
l'année
1892, il est appelé à porter jugement dans deux cas
célèbres. Premièrement, il y a la cause de Xavier
Long(29), tavernier de Saint-François contre Philias Banville.
Ce dernier, en état d'ébriété aurait
exigé, d'une façon disgracieuse, de lui servir un "petit
coup". Une altercation entre les deux hommes s'en suivit et se termina
par une raclée au client. Deuxièmement, il s'agit du cas
de William H. McNally, âgé de plus de soixante-dix ans. Ce
constable américain s'est rendu dans le comté
d'Aroostook, en mars, par l'arrestation
de Georges Nadeau(31) de Saint Francis, Maine, vendeur de boissons
illégales. Le journal Moniteur Acadien raconte
l'événement dans ces termes:
"Dimanche,
le 28 août 1892, il était venu sur le coté canadien
de la rivière St. Jean pour opérer 1 arrestation d'un
fugitif
de la justice américaine, un nommé Joseph Clair
accusé
d avoir illégalement vendu de la boisson. Clair était
absent,
mais McNaIly conversa avec sa femme, lui disant qu'il reviendrait lundi
matin pour mettre le grappin sur son mari. Avant de quitter la maison,
le
galant constable saisit Mme Clair par les épaules et lui imprima
deux
baisers sur les joues. A son retour, le mari informé du fait,
alla
quérir la loi et obtint un mandat d'arrestation contre
l'officier
américain. Quand McNally parut à la maison de Clair lundi
matin, un constable canadien lui tapa sur 1' épaule le fit son
prisonnier
et l'emmena devant le magistrat capitaine Jesse Baker à Baker
Brook.
Le bel américain fut condamné à dix piastres
d'amende
et les frais à la grande satisfaction des villageoises
présentes
"(32)
Au debut de février 1903 'les organisateurs du
député Narcisse Gagnon, font des avances au capitaine
Baker(33) pour qu il se presente à l élection
proviciale sous la banniere gouvernementale dirigee par le
liberal Tweddie(34) Même s'il n'est pas un orateur capable
de séduire ou d'enthousiasmer les Bravons "Jessy" est
un entraîneur d'hommes auquel il est difficile de resister.
Toutefois,
après mûre réflexion, il refuse l'appel en donnant
comme
raison, sa santé
chancelante,
AU POSTE DE LIEUTENANT-COLONEL
Quelques
mois plus tard, le 25 juillet, les officiers superieurs du 67
ieme
Bataillon recommandanent au Secretariat de la défense, ' la
nomination
du major(35) Jesse Wheelock Baker au grade(36) de Lieutenant-colonel en
remplaçant G.E. Boyer qui prend sa retraite. Par cette
désignation,
"Jessy" réalisait, à l'âge de quarante huit ans une
ambition qu'il nourrissait depuis fort longtemps. La nomination devint
officielle,
le 14 août 1903 avec la publication de son nom dans les "Militia
General
Orders"
67 th Bn. Carleton Light Infantry quartier général:
Woodstock, N.-B.
Recommande la promotion
- présent grade: Major
- nom: Jesse W. Baker
- profession: arpenteur
- résidence: Baker Brook
- date de naissance: 30 novembre 1854
- état de santé: bonne
- grade recommandé:
Lieutenant-colonel
- qualification: F.O.
- date du certificat: 4
décembre 1899
source: APC, Dépt, of Militia & Defence-
Appointments, promotions & retirements of 67 th Carleton Light
Infantry, RG 24 vol. 5876, HQ 7-69-1
Une des premières tâches, de quelque importance
après son ascension au plus haut poste du bataillon fut, en mai
1904, le choix
de l'insigne du régiment. Dans une lettre, 1'officier Baker
décrit l'armorial en ces termes: "sur une feuille d
érable en bronze un cercle
d'argent sur lequel est inscrit le "67 th Régiment Carleton
Light
Infantry" qui est surmonté d un castor et dans la dorure au
centre
du cercle, un cerf et une montagne en arrière plan". (37)
Photos LCol Wheelock Baker
LA CARRIERE POLITIQUE
Des élections Provinciales se tiennent en mars 1908. JesseW
Baker, Lieutenant-colonel, toiseur(38) de bois dans les chantiers se
présente avec Charles L. Cyr, marchand de Saint-Léonard
contre l'ex-député Thomas Clair et Lévite
Soucy, marchand de Saint-ffilaire. La campagne sera l'une des plus
ternes de l'histoire politique du Madawaska. Tous se présentent
sous la bannière indépendante(39). C'est la vieille
routine cabaleuse, on fait miroiter les promesses de bouts de chemins
et les bienfaits du Patronage. Une des tactiques utilisée durant
la campagne, par Thomas Clair, est de faire croire aux électeurs
que ses adversaires appuient réellement 1' opposition
conservatrice. Cette tactique connaît du succès puisque
l'équipe Baker-Cyr est obligée - par l'entremise du
quotidien Daily Sun de Saint-Jean - de nier la rumeur. Dans ce
communiqué, du 28 février, adressé
à l'élément anglophone du comté on
désire répondre publiquement aux rumeurs dont il
était l'objet.
Cette lettre de protestation, de quelques lignes seulement constitue,
un document important de cette campagne électorale. On peut
utilement s'y attarder quelques instants.
Green River
Madawaska County
February28,1908
"The report is circulated here
that we will support the opposition party if elected and if the Hazen
party is returned to power and that Mr Hazen has a letter to that
effect. This we
emphatically deny, as strong supporters of of present government
and
such a report is entirely false."(40)
Les explications données par ces candidats ne
font que paraphraser une déclaration publique du 25
février jour de mise en nomination (41) au Madawaska. Ils y
réaffirment une longue tradition dans le comté de se
présenter indépendant.
Baker harcèle Cair
dans toutes les assemblées publiques de cette campagne;
l'accusant
de ne pas représenter vénablement les
intérêts
du comté à la Législature. Les cultivateurs
ne
comprennent sans doute pas grand-chose dans cette cabale. Mais
ils
apprécient le cran de cet homme. Il est élu
député
avec son coéquipier le 3 mars. Les partisans de Hazen jubilent,
ils
ont remporté 31 sièges sur une possibilité de 43.
Le
Madawaska se retrouve dans l'opposition. Le Soleil de Québec
explique
en ces termes la défaite du gouvernement:
"Certaines personnes attribuent la
chute du gouvernement au fait que depuis ces dernières
années on
ait changé fréquemment de premier ministre et que le
dernier
arrivé (monsieur Robinson) était de beaucoup moins connu
par
le peuple que ne l'était le chef de l'opposition. "(42)
Au fait,, la
première conséquence de Monsieur Baker, après sa
victoire éclatante, est de démissionner de son poste de
toiseur de bois(43). Il est normal de quitter une fonction obtenue sous
le patronage de l'ancien gouvernement. Déjà il a
décidé de pactiser avec l'adversaire. En effet, la
session provinciale s'ouvre le 4 mai; Jesse Baker et Charles 1. Cyr
appuient les conservateurs. De ce fait, on siège sur les
banquettes de droite en face de l'opposition. Le transfuge Cyr(44)
devient le whip(45) du parti. Le lieutenant-colonel atteint le
zénith de sa popularité à l'âge de 54 ans.
Cependant "Jessy", après quelques jours de débats s
ennuie énormément. La politique lui déplaît
de plus
en plus il est las des intrigues de couloir.
II ne participe qu'à deux débats importants, durant son
mandat de quatre ans. Le problème de l'extension du droit de
vote
aux femmes par un amendement au "New Brunswick Election Act" de 1903
constitue
un des points majeurs de sa carrière politique. A cette
époque,
la province forme une société patriarcale(46) qui a
situé la femme sur un plan d infériorité par
rapport à l'homme. A l'instar de ce qui se fait aux Etats-Unis
et ailleurs au Canada, un mouvement féministe s est
élaboré à Saint-Jean en 1894. Connu sous le
nom d Enfranchissement
Association(47), il s'est fixé comme but de
défendre les intérêts et les droits de la
femme.(48) qui mène
tout le mouvement. . Elles sont seules à essayer de secouer 1'
indifférence de cette société victorienne de la
fin du XIX lème
siècle.
Du côté Acadien il
n'existe aucune dame patronesse.De plus, ce peuple, ' sous l'influence
de
l'Eglise catholique, se montre réfractaire(49) au
féminisme.
On affirme, en se basant sur l'Encyclique(50) Arcanum de Léon
XIII
que le rôle de la femme est de rester au foyer et d'y exercer ses
talents de ménagère et de mère de famille. Selon
les
ecclésiastiques de l'époque, l'accession des femmes au
monde
politique pourra compromettre le bonheur conjugual
puisqu'elle
offrira moins de résistance aux flatteries des politiciens.
"L'amarchie
du foyer se fortifia d'un élément de plus"(51)
L'opinion de Jesse Baker, lors de
la séance(52) de 1909, mérite que l'on s'y arrête
quelque peu; selon le député, "la place de la femme est
d'avoir un
bon chez soi, de l'embellir de le rendre heureux et elle se confie
à
la protection de son époux" (53). Par son objection à
l'extension du droit de vote, il défend la conception
chrétienne du bonheur conjugal.
Cette tentative de l'intrusion
des femmes dans le monde politique échoue le 27 avril par le
rejet du
projet de loi W F Hatheway, par un vote(54) de 25 contre 14.
Le deuxième débat
date du 23 mars 1910. A ce moment le député Baker (55)
insère dans son discours une demande financière
auprès du gouvernement en vue de la réalisation de la St
John Valley Railway Company(56). Cette requête
réalisée permettrait un meilleur écoulement des
produits forestiers et agricoles du Madawaska.
La voie ferroviaire(57) devait relier la ville de Saint-Jean
à Grand-Sault ou le village de Saint-Léonard.
.
LES RESULTATS
(paroisses
)
Clair
Soucie
Cyr
Baker
St-Léonard
37
36
216
210
Edmunston
53
63
137
131
St
Basile
58
73
115
97
Clair
126
38
53
83
St-Hilaire
101
101
63
109
St Jacques
36
31
151
164
St Andre
166
145
36
32
Edmundston no 2
99
11 93
95
Riviere Verte
31
19
105
120
St Anne
53
36
137
135
Grand Total
760
553 1109
1176
1 Source : Daily Telegraph, vol. XXXIX, no. 212,4 mars 1908 p. 1
LE TRICENTENAIRE DE QUEBEC
Revenons pour un instant à l'année 1908, plus
précisément au mois de juillet. Dans le cadre des
célébrations du Tricentenaire de la ville de
Québec, un grand défilé militaire,
représentant les grandes régions canadiennes, est
organisé. Le régiment composé des Maritimes(58),
sous le commandement du Lieutenant-colonel Baker se réunit donc
au camp Sussex(59) le 18 juillet. Deux jours
plus tard, on prend le train de Moncton à Québec. La
concentration des troupes(60), comptant douze milles hommes eut lieu le
23 juillet sur
les Plaines d'Abraham. Cette revue fut rehaussée par la
présence de son Altesse Royale, le Prince de Galles Georges
Frederick Ernest Albert. Après l'inspection le commandant
Baker(61) et ses 315 soldats participèrent à un
grand défilé(62) dans les rues de l'ancienne capitale. Le
lendemain le régiment(63) reprit le train pour les maritimes.
UNE RETRAITE BIEN MERITEE
En 1910, le Lieutenant-colonel
Jesse Wheelock Baker(64) quitte le poste de commandant du 67
ième pour
faire partie des officiers de la réserve. Durant ses quarante
ans
de service, il fut décoré à plusieurs
occasions(65)
• c'est ainsi qu il reçut la médaille pour
les
services rendus lors de la rébellion du Nord-Ouest ainsi que le
"Long
Service Decoration" (66) en 1902.
Il arriva après sa retraite politique en
1912, que Jessy sortit de sa solitude. Ses cheveux blanchissant son
coeur ne vieillit pas, son principe de contribuer au bien-être de
ses compatriotes Madawaskayens demeure. Il aura 1' occasion de le
prouver encore le 9 mars 1915, lorsqu'à fait lui-même les
démarches pour remettre à Félix D.
Hébert(67) d Edmundston la médaille d'or de l'Association
humanitaire royale du Canada pour sa conduite remplie de courage et de
bravoure. Ce dernier, avait sauvé de la noyade, au lac Beau un
dénommé Victor Quenneville.
Monsieur Baker s'éteint,
quelques mois après le décès de son
frère
Enoch, à l hôpital (68) Saint-Jean de Dieu de
Montréal,
le mercredi le 29 octobre 1930. Ses funérailles(69) sont
chantées
par l'abbé W. Lagacé, le lundi le 3 novembre à 1'
Eglise
paroissiale de Baker Brook
Références
1. Bureau du conservateur des titres de propriété du
comté de Madawaska Edmundston, livre A 472, p. 291.
2. A.P.C., Recensement de 1851.
3. Ernest J. Chambers, The Canadian Parilamentary Guide of 1909, p.
360.
4. Enoch Baker marié à
Sophie Cyr , Sainl-Hilaire, le 14 juillet 1870. Voir Henri
Langlois,
Dictionnaire généalogique du Madawaska: répertoire
des mariages vol, l p. 68
5. A.P.C., Dept of Militia and Defence: annual drill 1869-1870, RG 9
II, F6, vol. 155.
6. Le Bataillon comprend, en 1873, dix brigades: Woodstock (1),
Centreville (2) Richmond (3), Victoria (4), Waterville (5), Grand-Sault
(6), Pelit-Sault (7), Brighton (8) Peel (9), Wilmot (10). Voir Will,l
R. Bird, North Shore. [New Brunswick [ Regiment p 68
7. New Brunswick Reporter and Fredericton Advertiser, journal de
Fredricton, vol xxv1, mo24,14 avril 1871, p.2, col. 4.
8. lbid.no.27, 5 mai 1871, p. 2, col. 2.
9. Jean-Yves Gravel, L'armée du Québec: 1868 -1900, p. 85.
10 New Brunswick Reporter and Fredericton Advertiser, vol. XXVIII. no.
37, 10 juillet
11. A.P.C., Dept. of Militia Defence: officer cert. of active militia,
RG 9 II K5.vol.23,
12. HartwellBowsfield,LBultRlel: Patriote rebelle, p. 127.
13. Donald Creighton, John A. MacDonald: the old chieftain,. p. 417.
14. Robert Rumilly, Honoré Mercier et ion temps, tome I, p. 237,
15. AlfredD. DeCelles, Lafontaine et ton temps, p 172.
16. Le massacre du général George Custer et de ses hommes
à Little Big Horn aux mains des Sioux le 25 juin 1876. Voir,
Col. William
T. Baird Seventy Years of New Brunswick Life, p.
297
'
17. New Brunswick Reporter and Fredericton Advertiser, vol. XLI no.
38,13 mal 1885
P. 3, COl.
4
'
18. Il revenait d'un voyage d'affaire à St. Stephen lorsqu'il
apprit sa mobilisation Voir
Dally Sun, fournal de St. - Jean, vol. 7 no. 244,19 mai 1885, p. 3,
col. 2.
19. Colonel William T. Bird, op. cit., p. 298.
20. Daily Sun, vol. 7 no. 245, 20 mai 1885, p. 3, col. 3
21. Hartwell Bowsfield, op. cit., p. 145.
22. Dally Sun, op. cit., no. 249, 26 mai 1885. p. 3, col. 4.
23. lbid.,1juin1885,p.3,col.3.
24. A.P.C., DepT of MiItIa & Defence. RG 9 II F6, vol. 156.
25 A.P.C.: Dept of Militia & Defence: Allowances for 67th
Regt. RG 24 vik 5876, HQ 7-69-13
26.En 1885, le camp annuel aura lieu a la fin de septembre a cause des
evenements survenus dans l Ouest canadein.
Voir New Brunswick Reporter and Fredericton Advertiser, Vol xli, no 77,
26 sept, 1885, p. 3, cl 4
27. Dominion of Canada, List of Rifle Ranges 1896-97.
28. Jean-Yves Gravel, op. cit., p. 63.
29. Daily Sun, vol. 15, no. 113,13 mai 1892, p. 2, col. 2.
30. lbid.,no. 210, 3 sept. 1892, p. 2, col. 2.
31 Evangéllne, journal de Moncton, 31 mars 1892.
32. Moniteur Acadien,journal de Shédiac, vol. XXVI, no. 19, 6
sept. 1892, p. 2, col. 5.
33. Daily Sun, vol. 26, no. 42, 18 fév. 1903, p. 4, col. 3.
34. Le Soleil, journal de Québec, vol. 7, no. 35, 7 fév.
1903, P. 1, col. 1.
35. Avait été nommé à ce grade en juillet
1901. Voir, A.P.C Dept of Militia & Defence
Ad|ulant general. RG 9 II Bl, vol. 507, no. 835.
36. J. Casiell Hopkins, The Canadian Annual Review of Public Affain,
1903, p. 413.
37. A.P.C., Militia Defence RG 24, vol. 5876 , HQ 7-69-6, vol. I.
38. Evangéllne, le 12 mars 1908.
39. St. Croix Courier, journal de St. Stephen, vol. 43, no. 24, 5 mars
1908, p. 9 col. 2.
40. Daily Sun, vol. 32, no. 52, 29 février 1908, p. I, col. 6.
41. Ibid., no. 49, 26 février 1908, p. I, col. 3.
42. Le Soleil, vol. 12, no. 55, 4 mars 1908, p. I, col. 6.
43. Daily Sun.vol. 32, no. 73, 25 mars 1908, p. I. col. 2.
44. Ibid., no. 109, 7mai 1908, p. 5, col. 3.
45. Le ship: terme anglais, c est le depute qui est charge de reunir
ses collegue en Chambre au moment ou leur présence est requise
pour un vote.
46. Le gouvernement avait donne le droit de vote aux veuves au niveau
municipal en 1886. Voir, Susan Anthony. ed. History of Woman Suffrage,
vol
4 (1883-1900) p. 1036.
47. Catherine L . Cleverdon, The Woman Suffrage Movement In Canada, p.
177.
48. Deborah Gorham, english Militancy and the Canadian Suffrage
Movement, dans la revue Atlantis, vol 1, printemps 1975, p. 84
49. Théodore Joran, Le Suffrage des femme*, p. 175,
50. Encyclique Arcanum du 10 fevrier 1880, artilce no 3. dans. Les
enseignements pontificaux: Le probleme feminin, p. 4
51. L'abbé Henry Bolo, La femme et le clergé, p.
155.
52. New Brunswick Synoptic Report of 1909. p. 187.
53. Moniteur Acadian, vol. XLII, no. 45,6 mai 1909, p. 4, col. 3.
54. Catherine L. Cleverdon. op. cit., p. 187.
55. New Bruniwick Syneptic Report o»1909, p. 202
56. Robert Dorman, A Statutory History of the Steam and Electric Ralway
of Canada, 1836-1937, P. 538.
57 Le Saint John Valley Ralway Co. a été incorporé
par la Législature du Nouveau-Brunswick, en hiver 1901.
Investisseurs: George McAvity, Howard D. Troope, James Manchester,
GeorgeBlairjr., Edward A. Smith, John M. Smith and W.WatsonAllen. Le
capital: $90.000 divisé en 900 parts de $100. Voir, Daily Sun,
vol. 24, no. 41, 16 fév. 1901, P. 6, col. 4.
58 Ce bataillon est composé de représentants des
régiments du 67lème , 69ième, 71ième,
73ième, 74ième et 82ième. Voir, DaUy Sun, vol. 32,
no. 156,1 juillet 1908, p. I,
col. 2.
59. Telegraph Journal, vol. XL, no. 1,2 juillet 1908, p. 1, col. 6.
60. Le Soleil,vol.12,no.179,22 juillet1908,p.1,col.3.
61. A P.C., Quebec Tricentinary Celebration: doc. fleld parade state
canadian mllltia, RG 9 II Bl, vol. 669-670.
62. Le Soleil, vol. 12, no. 180, 24 juillet 1908, p. 1, col. 2.
63. A PC.. Québec Tircentenaiy celebration: doc. detail of
marching out. RG 9 II Bl. vol. 669-670.
64. Militia List 1910. p 238 II conserve, toutefois, la fonction
de juge de paix.
65. Ernest J. Chamber, op. cit., 1909, p. 360.
66. Lettre de l'adjutant-général à John
Costigan. Voir, A.P.C.. Dept. ot Militia & Defence, Doputy Minister
Office, RG
9 II Al, vol. 466, dossier 21160. 67.
Acadien,journaldeMoncton,vol.ll,no.40,15 mars 1915, p. 1,col.3.
68. La Madawaska, journal d'Edmundston, le 6 nov. 1930.
69. Son épouse Bethsaide Martin meurt au Foyer Sainte Elizabeth
de Baker Brook, le 3 oct. 1951 et sera inhumée le 6 oct. Voir,
Régistre de la paroisse Saint Coeur de Marie de Baker Brook,
vol. 1925-1931 et vol. 1931-1951.
DOCUMENT
Les officiers de la milice
active
au Madawaska: 1869-1914
"67 th. Batt. Carleton Light Infantry",
"no. 7 company"
Grade
Nom
Date de nomination
Lieutenant-colonel
Jesse W. Baker
14
aôut 1903
capitaine •
trésorier
Aaron A. Lawson
6 avril 1909
capitaines
Lévite Theriault
2 juillet 1869
Jesse W, Baker
10 avril 1874
Maxime Lebel
12 juillet 1872
Aaron A. Lawson
22 juin 1903
Maximillien Cormier
19 oct 1909
lieutenants
Maxime Lebel
12 aôut 1870
Jesse W. Baker
17
février 1874
Alexandre Marquis
20 avril 1877
Valery Cyr
12 mars 1880
Bélonie
Albert
28 septembre 1883
Harry H. Woodworth
10 juillet 1885
Joseph Cyr
29 avril 1887
Charles H. Taylor
7
février 1900
George F. Dayton
28 mai
1900
Aaron A.
Lawson
21 aout 1901
Maximillien
Cormier
20 février 1905
J. Pay
Smyth
12 octobre
1908
Joseph
Powers
30 juin 1911
A.J. Cyr
20 février 1913
Enseignes
Alexandre
Marquis
12 aout 1870
Honoré Cyr
12 juillet 1872
Sources: The Mililtia List of the Dominion of Canada, publication du
gouvernement canadien, les années 1875 à 1914; voir
aussi, A.P.C. Officiers Registers D.E.F, active militia. RG 9 II B4
vol. 4 vol.6, vol. 7.
DOCUMENT
La Milice de Reserve au MADAWASKA: "FIRST Regimental 0F
VICTORIA. 1st. BRIGADE N0.8 Military District:" de la
Province du Nouveau-Brunswick (l'unité comprend les paroisses de
Saint-Basile, Saint-François, Madawaska et Saint-Léonard,
date de formation: le 27 mai 1870
le grade nom
date de
promotion
Paroisse
Unité
Commission
No compagnie
régiment
milice
précedente
Date
Quand envoyé
lieut-col. Lévite Therlault
26-08-70
St.-BasIle
Victoria
01-06-71 13-02-72
Division
major
John Lynch
26-08-70
01-06-71 13-02-72
major
François-Xavier
Bernier
do
do do
1
capitaine Cyrille
Poitras
27-01-71 St.
Léonard
2nd.
Batt.
10-06-71 18-01-72
Victoria Co.
lieut. Robert
Coombes
17-02-71 24-3-69
Regt. DIv.
10-06-71
24-10-71
Victoria
2
capitaine Vital Martin
27-01-71
St.-BasIle
2e B.
10-06-71
18-01-72
Victoria
lieut.
Narcisse
Gagnon
17-02-71
10-06-71 24-10-71
enseigne Alexis
Cyr
17-02-71
do do
3
* capitaine J. Francis
Rice
27-01-71 Madawaska
no.
6 Regt.
10-06-71 18-01-72
Victoria Co.
lieut.
Victori
Albert
27-01-71
10-06-71
18-01-72
enseigne Prudent A.
Babin
do 24-3-69
do do
4
capitaine Magloire Albert
27-01-71
24-3-69
St. no. 6
Regt
10-06-71
18-01-72
François Victoria Co.
lieut
Théo
Peletier
17-02-71
do 24-10-71
enseigne Patrick Casey
17-03-71
do do
*
Riceville: Settlement, 3 mi. W of Verret: Saint-Hilaire Parish and
Baker Brook Parish, Madawaska County: established 1872: possibly named
for Francis Rice, Madawaska MLA
1850-1855: it included community of Colin: PO Colin 1909-1951 with
Edward
Colin as first postmaster: also included settlement of Ouellette: today
Riceville
is a dispersed community. (Francis Rice - Date of Entry - 1823)
Extrait du site Irlandais suivant: newirelandnb.ca/place_names.html
DOCUMENT
Archives publiques du Canada, Papiers de Prudent Mercure MG 30 C5
Vol. 1, Dossier No 2 Extrait d'une lettre du Major Jesse W. Baker de
Baker Brook
"John
Baker was born in the county of Summerset in the State of Maine as near
as we could find out. He was an American, but he lived some time at
Baie de Chaleurs for a few years after the death of lus brother Nathan
he came to live here at Baker Brook and married Nathan's widow,
née Sophie Rice and carried on the business, became the owner of
quite a lot of property such as mills, Land, etc.
1 just had a talk with my mother who
knew John Baker well when he was middie age man. She says: he was about
5 ft. Il inches in height and weight about 175 Ibs, was very erect, was
very light complected with bright blue eyes had a heavy chin and a very
big nose. She says he was always kind
and friendly to every body was a good
talker and could tell a good story, and would take a glass of liquor
with his friends at the proper time he says: he was very charitable and
generous. She calls him a very good man.
No American soldiers were ever
stationed or camped here at Baker Brook bu there was two or three
companies of Infantry stationed at Fort Kent for two or three years.
The Aroostook war was in 1839. Ithink
the State of Maine sent 10 thousand men to invade Madawaska. They went
into camp somewhere in the lower part of the county and passed the
winter there and had a very good time. They were fed on Pork and Beans
and it was said that they furnished a big quantlty of that sort of
things and it was called the "war of Pork and Beans" and thus ended the
Aroostook war which set my grand father at liberty."
[signed] Jesse W. Baker
Document
LES MILICIENS DE LA "67th BATT.
CARLETON LIGHT (or G) COMPANY", PETIT SAULT (ou BAKER BROOK)
1869-1914
Attention: On s'est servi de l'Annual
Drill Acquitance Roll pour connaître l'effectif de la milice au
Madawaska il s ensuit que cette liste de noms est incomplète
à cause
des erreurs orthographiques.
Robert Aiton (1899)
Baptiste Albert
(1869-1871)
Béloni Albert (1869-1883).
Damas Albert (1869-1870),
Denis Albert (1887)
Emile Albert (1899)
Félix Albert (1897-1899)
Fortunat Albert (1900)
Frank Albert (1880)
Fred Albert (1900)
Hilaire Albert (1869-1872)
Isaie Albert (1869-1906)
Joseph Albert 1906
Lévite Albert (1897)
Maxime Albert (1893-1903)
Régis Albert (1871)
Thomas Albert (1898)
Ubald Altert (l881)
Vital Albert (1869-1898)
Xavier Albert (1887-1893)
Vital Audibert (1880)
Régis Ayotte (1869-1878)
Albert E. Baker(1891-1899)
Bruce Baker (1891-1899)
Charley Baker (1883)
Daniel R. Baker (1888-1900)
Enoch Baker (1874-1884)
Jesse W. Baker (1870-1908)
Jesse W. Baker jr. (1904-1905)
Walter Baker (1899-1900)
Alex Beaulieu (1869-1871)
Alphonse Beaulieu (1905)
Bélonie Beaulieu (1909)
Fred Baulieu (1884-1887)
Fred Beaulieu (1914)
Honoré Beaulieu (1907)
Joseph Beaulieu (1909)
Fred Beaulieu (1884-1887)
Fred Beaulieu (1914)
Honoré Beaulieu (1907)
Joseph ' Beaulieu (1909)
Samuel Beaulieu (1883-1884)
Simon Beaulieu (1887)
Arthur Bélanger (1905-1908)
Charles Béanger (1869-1871)
David Bélanger (1871-1876)
Denis Bélanger (1905-1908)
Donat Bélanger (1905-1906)
Edouard Béanger (1900)
Hippolyte Bélanger (1909)
Hormidas Bélanger (1891-1893)
Joseph Bélanger (1880-1881)
Louis Bélanger (1893)
Néri Bélanger (1906 -1908)
Paul Bélanger (1881)
Xavier Bélanger (1869-1883)
Amos Belyea (1904)
Achile Bergeron (1891)
Joseph Bernier (1883)
Edmond Bérubé (1881-1908)
Edouard Bérubé (1899)
Joseph Bérubé (1891)
Magloire Bérubé (1897-1899)
Thomas Bérubé (1906)
Désiré Blanchette (1880-1897)
Georges Blanchette (1897)
Michel Blanchette (1905-1909)
Oscar Blanchette (1907-1908)
Eddy Bois (1900)
Donat Bonenfant (1905-1914)
Olivier Bonenfant (1887)
Arsène Bouchard (1884-1913)
Arsène Bouchard jr. (1913-1914)
Cyprien Bouchard (1883-1893)
Delise Bouchard (1900-1914)
Donat Bouchard (1883-1887)
Ernest Bouchard (1914)
Hilaire Bouchard (1888-1909)
Joseph Bouchard (1883-1887)
Louis Bouchard (1869-1870)
Magloire Bouchard (1872)
Moise Bouchard (1884-1891)
Narcisse Bouchard (1898-1900)
Pascal Bouchard (1897-1900)
Théophile Bouchard (1891-1900)
Thomas Bouchard(1884-1899)
Arsène Boucher (1883)
Denis Boucher (1906-1908)
Joseph Boucher (1880)
Magloire Boucher (1880-1881)
Olivier Boucher (1881)
Georges Bourgouin (1913)
Louis Bourgouin (1884)
Paul Caron (1893)
Phydime Caron (1907-1908)
Auguste Carrier (1913)
Damas Carrier (1871)
André Chassé (1897-1898)
Corne Chassé (1883)
David Chassé (1869-1872)
Denis Chassé (1883-1887)
Docite Chassé (1869-1871)
Hilaire Chassé (1870)
Honoré Chassé (1883-1887)
Louis Chassé (1905)
Norbert Chassé (1905)
Olivier Chassé (1869-18 83)
Thomas Chassé (1870-1872)
Vanel Chassé (1869-1871)
Michel Chenard (1869-1871)
Daniel R. Chisholm (1887)
James Clair (1904-1909)
Johnny Clair (1883)
Peter Clair (1904- 1906)
Thomas Clair (1914)
George T. Clark (1900)
Firmin Cloutier (1913)
Xavier Cloutier (1869-1893)
Honoré Collm (1869)
Joseph Collin (1869-1876)
Willie Collin (1905-1907)
Maximinien Dominique Cormier (1904-1914)
Eugène Corneau (1872)
Joseph Corneau (1872-1881)
Adolphe Cyr (18 99)
J. Costigan (1872)
Alfred Cyr (1914)
Arthur J Cyr (1909-1913)
Auguste Cyr (1907)
Bruno Cyr (1880-1898)
Chrysostome Cyr (1869-1871)
Cook V. Cyr (1874-1881)
Damas Cyr (1888)
Daniel Cyr (1904-1906)
Denis Cyr (1871- 1893)
Ernest cyr (1899-l903)
Eloi Cyr (1907) Firmin Cyr (1875)
Fred Cyr (1897)
Hilaire Cyr (1884-1898)
Honoré Cyr (18 70-1905)
Isidore Cyr (1880-1893)
Joseph Cyr (1880-1913)
Lévite Cyr (1887-1906)
Maxime Cyr (1880-1881)
Paul Cyr (18 74-1878)
Polyte Cyr (1880)
Stanislas Cyr (1891)
Thadée Cyr (1909)
Théodule Cyr (1904-1906)
Thomas Cyr (1888 - 1898)
Ubald Cyr (1891-1899)
Valérie Cyr (1872)
Vital Cyr (1869-18 93)
William Cyr (1898-1907)
Damas Daigle (1884)
Denis Daigle (1883)
Donat L. Daigle (1887-1897)
Elias Daigle (18 97-1898)
Félix Daigle (1891)
Hilaire Daigle (1869-1898)
Joseph Daigle (1887-1893)
Michel Daigle (1907-1909)
Péa L Daigle (1893)
Vital Daigle (1869-1875)
George Frederick Dayton (1900)
Albert De Villier (1908)
Lucien De Villier (1909)
Henry Deschênes (1914)
Joseph Deschênes (1884)
Eugène Desjardins (1913)
J. G. Dickenson (1899)
Archie Dubé (1913-1914)
Joseph Dubé (1883)
Joseph Dubé jr (188 3)
Philias Dubois (1908-1913)
Avila Duclos (1914)
Léon Dugal (1905)
Joseph Duke (1869-1883)
Pierre Dumont (188 3)
Hubert Fournier (1907-1909)
Thomas Fournier (1913-1914))
Henry Gagnon (1897-1898)
Lëvit 0. Gagnon (1913)
Onézime Gagnon (1869-1872)
Thomas Gagnon (1899-1900)
Francis Garneau (1891)
Joseph Godin (1904-1905)
Georges Grenier (1893)
Cyrille Guerrette (1880-1883)
A. Hartly (1880)
Daniel Hébert (1884)
Denis Hébert(1883)
Félix Hébert (1876-1878)
Frank Hébert (1883-1897)
Jérôme Hébert (1909)
John Hébert (1908)
Joseph Hébert(1878-1881)
Laurent Hébert (1878-1884)
Maxime Hébert (18 93)
John M. . Jordan (1897)
Louis A. Joseph (1899)
George Hodgson (1914)
Samuel Jalbert (1913)
H. W. Keech (1905)
Joseph Knocks (1881)
Félix Lacombe (1907-1908)
Horace Lacombe (1891)
Joseph Lacombe (1904)
William Lacombe (1905)
Fred Lagassé (1913)
Johnny Lagassé (1909)
Willie Lagassé (1897-1914)
Damas La joie (1888 -1891)
Henry Lajoie (1906)
Isaac Lajoie (1883)
Joseph La joie (1905)
Paul Lajoie (1878-1881)
Augustin Landry (1891-1908)
Denis Landry (1905-1909)
Ephram Landry (1880-1881)
Eugène Laplante (1869-1900)
Ferdinat Laplante (1869-1870)
Hormidas Laplante (1914)
Joseph Laplante (1897-1898)
Ligori Laplante (1904-1909)
Pierre Laplante (1869-1881)
Frederick Lausier (1870)
Aaron A. Lawson (1903-1907)
Maxime Lebel (1869-1875)
Enoch Lebrun (1904-1908)
Henry Lebrun (1874-18 84)
Honoré Lebrun (1887-1899)
William Lebrun (1904-1906)
Alphée Lee (1914)
Fred Lee (1913)
Barney Lee (1900)
Isidore Levasseur (1898)
Pierre Levasseur (1884)
Alphée Lévesque (1914)
Athaniel Lévesque (1869)
Emery Lévesque (1893)
Firmin Lévesque (1907)
Henry Lévesque (1914)
Irène Lévesque (1884-1887)
Jean Lévesque (1909)
Ubald Lévesque (1913-1914)
Xavier Lévesque Lévesque (1913)
Lévite Lizotte (1914)
Paul Lizotte (1899-1904)
John Long (1903)
Joseph Lucas (1908)
Albert Madore (1913)
Baptiste Madore (1880-1881)
Benoit Madore (1913-1914)
Ferdinat Madore (1881)
Hilaire Madore (1913)
Isaie Madore (1883)
Joseph Madore (1880-1883)
Adolphe Marquis (1873-1899)
Albini Marquis (1893-1898)
Alexandre Marquis (1869-1885)
Arthur Marquis (1907)
Benoit Marquis (1904)
Benjamin Marquis (1880-1881)
Benoit Marquis (1872-1876)
Charles Marquis (1874-1876)
Firmin Marquis (1869-1881)
Florien Marquis (1883-1884)
Frederick Marquis (1891-1893)
Henri Marquis (1897)
Honoré Marquis (1887-1893)
Joseph Marquis (1875-1906)
Maxime Marquis (1869-1888)
Napoléon Marquis (1870-1875)
Paul Marquis (1870)
Philippe Marquis (1906)
Pitre (Pierre ) Marquis (1891-1906)
Régis Marquis (1881-1883)
Rémy Marquis (1884)
Simon Marquis (1884)
Théodore Marquis (1869-1870)
Vital Marquis (1880-1888)
Vital Marquis jr. (1888 )
Edmond Martin (1913)
Frank Martin (1913-1914)
Georges Martin (1913)
Johnny B. Martin (1884-1888 )
Joseph Martin (1881-1883)
Larry Martin (1881-1884)
Lévite Martin (1909)
Thomas Martin (1891-1906),
Victorie Martin (1906)
Charles Massé (1883)
Frank McAllister (1883)
Daniel McCarten (1884)
Isaac McCluskey (1899)
Alex McGily (1870)
Benjamin McGrath (1906-1907)
Eldon Mcintosh (1904)
Charles McKenney (1905)
Angus McLean (1876-1904)
Valentine McLean (1899-1904)
Albini Michaud (1891)
Arthur Michaud (1914)
Baptiste Michaud (1869-1878)
Béloni Michaud (1909)
Docite Michaud (1884)
Emile Michaud (1913)
Grégoire Michaud (1869)
Firmin Michaud (1880-1881)
Florien Michaud (1880)
Francis Michaud (1878)
Joseph Michaud (1876-1897)
Louis Michaud (1914)
Pierre Michaud 1869)
Régis Michaud (1870)
Robert Michaud (1909)
Thomas Michaud (1897-1898)
Ubald Michaud (1859-1900)
Victor Michaud (1880-1881)
Ellis Mills (1904)
Théodule Morency (1881)
Thomas F. Morehouse (1875-1878)
Frank Morin (1904)
Horace Morin (1898-1900)
Napoléon Morin (18 91)
Paul Morin (1893)
Willie Morin (1899)
Firmin Morneau (1880-1881)
Joseph Morneau (1880-1891)
Léon Morneault (1887)
William Morneau (1888)
Edmund Murphy (1897)
David Nadeau (1880-1881)
Denis Nadeau (1897-1898)
Fabien Nadeau (1869-1870)
Jean Nadeau (1891)
Joseph Nadeau (1914)
Lévite Nadeau (1905-1907)
Oscar Nadeau (1897-1898)
Pascal Nadeau (1880-1870)
Victorie Nadeau (1869-1871)
Fred Nason ( 1904)
Chris Nichols ( 1904)
Hugh Nugent ( 1883)
Joseph Odilbert (1869-1870)
Thomas Odilbert (1870)
Alcide Ouellette (1899-1900)
Arthur Ouellet (1904-1906)
Benoit Ouellet (1870)
Edouard Ouellet (1876-1899)
Joseph Ouellet (1870-1875)
Joseph Ouellet (1907-1913)
Neel Ouellette (1914)
Paul Ouellet (1893)
Poléon Ouellet (1870)
Toffard Ouellette (1891-1893)
William J. Ouellet (1905)
Arthur Pelletier (1905)
André Pelletier (1872)
Arthur Pelletier (1907-1909)
Blanc Pelletier (1888)
Denis Pelletier (1905-1914)
Eloi Pelletier (1869-1870)
Eusèbe Pelletier (1884-1887)
Eusème Pelletier (1897-1898)
Henri Pelletier (1914)
Magloire Pelletier (1905-1909)
Octave Pelletier (1881)
Paul Pelletier (1874-1880)
Thomas Pelletier (1913-1914)
Vital Pelletier (1869-1872)
Zéphirin Pelletier (1899 -1904)
Frank Picard (1899-1908)
Frank Picard jr . (1906-1909)
Godfroi Picard (1906-1907)
Thomas Picard (1883)
Vital Picard (1909)
William Picard (1907-1909)
A . B. Pickett (1903)
N. Pineau (1870)
H. Stanley Plant (1904-1906)
Willie Plant (1900)
Fred Plourde (1909)
Joseph Plourde (1869-1887)
Maxime Plourde (1907)
Mediey Plourde (1891-1898)
Olivier Plourde (1870)
Urbain Plourde (1869)
J. Y. Pommery (1893)
Joseph P. Powers (1914)
Mediey Rice (1891)
Peter Rice (1897-1905)
Come Ringuette (1913-1914)
Louis Ringuette (1914)
Patrice Ringuette (1914)
Baptiste Rossignol (1872-1876)
Hubert Rossignol (1893-1899)
Michel Rossignol (1872)
Paul Rossignol (1893-1898)
Willie Rossignol (1891)
Roméo Roy (1904-1905)
Eloi Saint-Onge (1913)
James Saint-Onge (1913)
Philippe Saint-Onge (1869)
Fred Saint-Pierre (1883)
Fortunat Saucier (1913)
Frank Sirois (1908-1909)
Gilbert Sirois (1869)
Joseph Sirois (1881-1898)
Lévite Sirois (1891)
Ludger Sirois (1907)
Nicolas Sirois (1869)
Trèfle Sirois (18 69)
J. Pat Smith (1905-1909)
Alfred Soucy (1913)
Arsène Soucy (1880)
Fortunat Soucy (1907-1909)
Henry Soucy (1913)
Jacques Souci (1899)
Jim Soucy (1900)
Joseph L Soucie (1889-1904)
Mack Soucy (1909)
Narcisse Soucie (1887-1893)
Pierre Soucie (1884-1893)
Thomas Soucy (1880-18888)
Vital Soucie (1893)
William Soucie (1906-1913)
Charles Stevens (1897)
Albert Theriault (1914)
Lévite Thibault (1913-1914)
Woody Thorton (1904)
Joseph Turgeon (1913-1914)
Arthur Vaillancourt (1870)
Jean Vaillancourt (1869)
Pierre Veilleux (1899-1904)
Harry Havelock Woodworth (1884-1888 ).
Source : A.P.C., Dept. of Militia and Defence: Annual Drill no. 7,67th
Carleton Light Infantry, RG II F 6 vol. 155, vol 156 et vol. 157.
*John Baker founder of Baker Brook
Retour
à la page principale