RECHERCHE HISTORIQUE de BAKER-BROOK 1817-2000

* Voir note.

Baker Brook, bien qu'elle soit une petite paroisse sans trop d'industries,située à 13 milles ou 
(21 kilomètres) au nord-ouest d'Edmundston, au Nouveau Brunswick, a sa petite histoire bien à elle.

Tous ont pu constater que la paroisse a évolué d'une façon remarquable depuis 1817 jusqu'à nos jours.

Cette esquisse, nous l'espérons, vous aidera à mieux connaître l' histoire de notre paroisse. Nous nous sommes basés surtout sur les faits et les gestes importants du passé ainsi que sur des réalisations du présent.


 


 Village de Baker-Brook

Tout cela commença en 1817 lorsque des citoyens américains tels que le capitaine Fletcher pénétrèrent jusqu'à la rivière St-Jean et s'arrêtèrent au confluent de la rivière Mériumticook. Ces colons venaient de la région du Kennébec, Maine.

Plus tard arrivèrent au même endroit * John Baker , Jesse Whelock, James Bacon, Daniel Savage et bien d' autres. Tous étaient des citoyens du comté qui faisait partie  de Somerset qui faisait partie du Massachussets. Quelques-uns se fixèrent à la rivière Baker, d'autres à Saint-François. Lorsque des troubles plus sérieux se présentèrent, ces émigrés se fixèrent autour du fort Kent

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*John Baker, natif de la petite ville de Moscou, Masachussets Maine (1820) avait d'abord émigré en Gaspésie. De là, il passa à la rivière St-Jean et se fixa à Mériumticook (Baker Brook). Plein d'ambition et d'initiative il se mit à faire le commerce du bois et construisit de grandes scieries à; force hydraulique. Étant citoyen américain, John ne pouvait posséder de terre en son nom dans le Nouveau-Brunswick (territoire contesté. Il se mit donc à faire de la propagande américaine, ne cessant de déclarer que le terrain qu il occupait faisait partie du Maine. Afin de régulariser son état civil américain,il demanda à la législature de Portland de lui concéder tout le terrain qui borne la rivière Baker. Le gouvernement du Maine, qui ne demandait pas mieux que de pénétrer dans cette contrée, lui donna les lettres patentes du territoire demandé en  dépit des protestations du Nouveau-Brunswick . (1825). Mécontent, le gouvernement du Nouveau-Brunswick préleva un impôt sur tous les sujets étrangers résidant dans la province et fit saisir le bois coupé par eux sur la St-Jean.

Le 4 juillet 1825, tous les colons américains ou de tendance américaine de l'Aroostook furent convoqués chez John Baker afin d'y signer une déclaration de fidelité à la république.

Le drapeau étoilé fut donc hissé devant toute la foule qui s' y trouvait. La proclamation de la nouvelle constitution devait avoir lieu le 10 août 1825 suivant. Mais une surprise les attendait. En ce 10 août , le magistrat Georges Morehouse, envoyé spécial du gouvernement du Nouveau-Brunswick vint trouver Baker lui demandant d'enlever le drapeau américain. Baker refusa donc et c'est alors que les Britanniques rasèrent le mât, enlevèrent le drapeau et le transportèrent à Frederiction. Mais entêtée, Mme Baker en confectionna un autre. Mme Baker fut donc accusée de révolte contre les lois britanniques.

Le 25 septembre 1827, un groupe de 14 policiers cernèrent le "Capitole Mériumticook". et firent prisonnier le Léondas de l'Aroostook. Baker dut payer vingt-cinq louis et subir une détention de trois mois. Le Maine protesta donc à Washington.

Le 10 janvier 1831, Guillaume, roi des Pays-Bas, proposa la division du territoire en parties égales avec la rivière St-Jean comme borne.Toutefois, les deux parties devaient s engager à s' abstenir de tout acte offensif pendant le litige. Le Nouveau Brunswick, lui, continuait d'exercer sa juridiction sur le territoire contesté Après le traité d'Ashburton du 9 août 1842, Baker Brook appartient au Nouveau-Brunswick. On venait donc de mettre fin aux discordes entre le Maine et le Nouveau-Brunswick.

C'est donc en 1842 que les colons de Baker-Brook commencèrent à s'établir. Ils durent peiner et travailler très fort dû aux  difficultés qui se présentèrent. N'ayant pas d'église, les colons devaient se rendre à cheval à Ste-Luce Maine et ensuite à St-Hilaire. Le cheval était le moyen de transport le plus utilisé de ce temps.

En 1889, la compagnie de chemin de fer Témiscouata inaugura son réseau entre Rivière-du -Loup et Edmundston. Il y eut donc addition d'un tronçon entre Edmundston et Connors. Plus tard les lignes furent raccourcies et Clair devint le terminus. C'est pour cette raison qu'il y avait une petite gare située en face du presbytère. Cette gare servait d'abri pour les gens qui attendaient le train. C'est à peu près aux même temps que l'on débuta la construction du chemin de fer CNR. Cela prit beaucoup de temps mais grâce à leurs machineries, ils réussirent à faire un chemin de fer assez solide car c'est toujours le même qui existe aujourd'hui

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Au début des années 1900, M. Joachim Thériault avait un moulin à farine et un moulin à scie situés en arrière du garage à Raoul Couturier. Ce moulin fonctionnait avec l'eau d'une écluse et donnait de l'emploi à cinq personnes. Toute personne désireuse de se construire coupait ses billots et les amenait au moulin pour les faire scier. Ce moulin ne dura qu'une quinzaine d'années parce qu'il fut détruit par les flammes

Durant tout ce temps nos bons vieux parents s'adonnaient à l'agriculture et à la "Drave". Ils n'avaient pas peur d'affronter le danger en prenant des risques qui auraient pu être mortels. Il fallait être habile et savoir choisir le temps où la rivière était assez calme. La 'drave' prit fin en 1957.

Le bureau de poste s'installa dans la paroisse vers l'année 1900. Ceux qui eurent la charge de ce bureau furent Mme McClean, ensuite M. Xavier Cyr, M. William Cyr, M. Léo Collin et enfin M. Laurent Michaud. En 1914, on soumettait à Mgr Thomas Barry, évêque de Chatham, le projet de la construction d'une église chapelle à Baker-Brook. Ce n'est qu'en 1916 que celui-ci donnait son consentement pour la construction de l'église. Au début de février 1917, il y a décret d'érection de Baker Brook comme mission, desservie par St-Hilaire. Les limites entre St-Hilaire et Baker-Brook sont fixées et le 25 de ce mois, on fit l'achat du terrain de M. Eloi Cyr au prix de $1,200 pour la construction de l'église

Photo ancienne du village

Le 20 juin 1918, on fit le premier bazar et pour une si petite population on fit un profit de $2,321.62. En novembre de cette même année, la plus grande épidémie de tous les temps déferle dans tout le monde entier. C'est la grippe espagnole qui dure de septembre à décembre 1918. Donc, la population de Baker-Brook n'est pas épargnée. Les jeunes comme les plus âgés y meurent  laissant dans le deuil leur famille. Ce fut quatre mois de douleur et d'inquiétude pour tout le monde.

En mars 1920 , le soubassement de l'église est bâti mais malheureusement l'eau y pénètre. A cause de cet inconvénient, l'abbé Wilfrid Lagacé décide de construire l'église actuelle. C'est le 6 février que la première messe est célébrée dans le soubassement de l'église

En 1922, un incendie prenait naissance au moulin à scie et ravageait le village de Baker-Brook.

En 1924, l'abbé Lambert fit construire  le presbytère actuel.

Le 8 avril 1926, l'abbé Wilfrid Lagacé construit la sacristie. C'est le 12 juillet de la même année que les travaux de construction de l'église débutent.

Le 26 juillet 1926, un second incendie détruit une grande partie du village. Le feux ravagea à partir de la demeure de Mme McClean jusqu'à celle de M. Hilaire Michaud. L'école, qui compte 210 enfants est la proie des flammes. La reconstruction de l'école incendiée débuta le 20 septembre pour se terminer le 30 décembre suivant.

Le 6 août 1927, les constructions de l'église et de la sacristie sont terminées et vingt-trois jours plus tard, on célébrait la première messe. La bénédiction solennelle eut lieu le 29 juillet 1928 par Don Arsène, abbé Mitré de Bonnecombe, France

Le 4 août 1928, Baker-Brook qui était jusqu'alors mission dépendante de St-Hilaire, devient une paroisse canonique érigée par S.E. P.A. Chiasson, évêque de Chatham. (Miramichi). L'abbé Lagacé, qui était desservant de la mission de Baker-Brook en même temps qu'il était curé de St-Hilaire, devint le premier curé de la nouvelle paroisse de Saint-Coeur-de-Marie de Baker-Brook. (1928-1931).

Dans ce même mois, on détruisit le vieux pont couvert en bois pour le remplacer par un pont en fer. Celui-ci fut lui-même détruit en 1976 pour être remplacé par un plus grand pont de ciment (pont actuel)

Le 6 juillet 1931, le curé fondateur de Baker-Brook, l'abbé Wilfrid Lagacé nous quitte. Il est remplacé aussitôt par l'abbé J. Albert Poirier qui doit alors envisager une dette de plus de $65,000. Ce deuxième curé fut le dernier séculier à administrer notre paroisse. Celui-ci mourut le 18 décembre 1952, à l'âge de 54 ans.

En 1933, la colonisation s'accentue à Val Lambert et à Val Nadeau. Ces deux centres se situent le long des petites rivières Reed et Sisson.

En 1938, le curé Poirier fonda la caisse populaire. Le premier président fut M. Lévite Bouchard suivi de M. Sylvio Morneault et de M. Sylvio Martin. De 1938 à 1970, Mme Léo Collin occupait le poste de gérante. En 1970, c'était M. Rino Soucy qui lui succédait et il occupe encore ce poste maintenant.

En   1940 - 1998; les pères franciscains de Montréal prennent charge de la paroisse. Dix curés se sont succédés depuis ce temps. Les pères sont: Joachim Monfette (1940-1942), Stanislas Ferland(1942-1945),Pascal-Marie Provost(1945-1948), Florian Philibert(1948-1951),Ludolphe Ayotte (1951-1954), Hugues Beauregard(1954-1960), Onésime Lamontagne (1960-1966), Augustin Laneville (1966-1975),Rév Joseph Moisan( 1976-1998 ),et Rév Jacques Thériault est présentement le curé de la paroisse de Baker Brook & St-Hilaire.

Le 19 août 1943 - 1976; les Révérendes Soeurs de la Congrégation Notre Dame prenaient le train à Montréal pour Baker-Brook repondant à la demande du curé franciscain, la Révérende Mére Générale des filles de Marguerite Bourgeoys acceptait de bien vouloir prendre la direction de l'école.

Voyant la nécessité d'avoir un endroit pour loger nos vieillards, le père  Wilfrid Lagacé fit venir de Montréal un groupe de quatre religieuses "Soeurs Grises de la Charité". Ces religieuses étaient: Soeurs Irène Gauthier, supérieure, Marie Picard, originaire de Madawaska, Maine, Orphena Daigle native de Caron Brook et Soeur Claire, née à Clair. Celles-ci arrivèrent le 25 juillet 1944 - février 1985 et achetèrent la maison de M. Xavier Cyr qu'elles transformèrent aussitôt en hospice sous le nom de "Hospice Ste-Elizabeth". L'inauguration et la bénédiction officielle eut lieu le 24 septembre 1944 et fut présidée par Son Excellence. Mgr Camille-André Leblanc évêque de Bathurst. Cette maison pouvait recevoir au début environ 20 pensionnaires. Des pauvres d'abord et s'il y avait assez de places, on acceptait les vieillards.

Sept ans plus tard, il fallait agrandir cette maison afin d'y recevoir tous ceux désireux de terminer leurs jours dans le calme et entre bonnes mains. Donc en 1951, les soeurs firent construire une nouvelle partie à l'hospice qui existait déjà. Cet édifice porte maintenant le nom de "Foyer Ste-Elizabeth." Cette fois-ci seulement les vieillards y sont admis. Sept religieuses et trente employés sont au service de cinquante vieillards. Tous ces gens font leur grand possible pour donner à ces personnes les soins  nécessaires.

En 1944, la conserverie Stella ouvrait ses portes. Les opérations débutèrent avec M. Adélard Nadeau comme président et M. Aldéric Daigle comme gérant. C'est alors que la Coopérative agricole de Baker-Brook comprenait une conserverie et un magasin coopératif. Malheureusement, dimanche matin le 4 août 1955, ce magasin fut complètement détruit par les flammes et le 23 juin 1962, un autre incendie ravageait la conserverie Stella.

Le premier avril 1947, R.P Florient Philibert faisait parvenir une lettre à Mgr. Marie Antoine Roy lui déclarant son intention d'acheter un terrain pour construire la chapelle de Val Lambert. Durant dix ans, du 11 mai 1936 jusqu'au 19 mai 1946, les messes dominicales avaient lieu aux églises respectives. Il était donc temps d'avoir une chapelle pour cette mission. Le 9 août, on commençait sous la direction du R.P. Philibert, les travaux de construction du soubassement de cette mission. Le 20 novembre avait lieu la bénédiction de la chapelle de la Sainte-Famille. Mme Amédée Travers aidée des talents locaux,  y faisait la musique et le chant.

En 1972, la chapelle de Val Lambert fermait ses portes. Ça ne valait plus  pas la peine pour le curé de se déplacer vu  le peu de gens qui se rendaient à cette chapelle.

En 1948, un terrible incendie détruit le moulin à bois de M. Alexis Couturier. On le reconstruisit presqu'aussitôt. Ce moulin brûla deux autres fois par la suite, en 1966 ainsi qu'en 1968. Par la suite M. Raoul Couturier fils de M. Alexis Couturier agrandie et modernisa le moulin qui fut par la suite vendu aux entreprises québécoise Guéret. Aujourd'hui, le moulin appartient au groupe Bowater.

Baker-Brook a toujours eu son école située près de l'église. La première école fut construite en 1910-1911 par l'abbé Antoine Comeau. En 1916, on ajouta un étage à cette école. Elle fut incendiée durant la construction de l'église en juillet 1926. La troisième fut construite par l'abbé Lagacé, immédiatement après l'incendie, du 20 septembre au 30 décembre. Enfin, le 15 septembre 1951, avec l'encouragement des deux curés les R.P. Florient Philibert, on élevait l'école Marguerite Bourgeoys. Celle-ci comprenait une douzaine de classes, une bibliothèque, un secrétariat, un centre d'orientation, une salle de musique et une cafétéria. M. Gérard Lee a été le dernier directeur, poste qu"il occupait depuis 1968.

Le premier logement des gardes forestiers fut construit en 1955 et M. J.Hilaire (Gill) Cyr était le responsable tandis que M. Rosaire Pinette était son assistant. En 1959, M. Pinette remplaçait M. Cyr et avait à sa charge sept employés. Aujourd'hui, son district s'étendait de la rivière Madawaska jusqu'à ville Dégelis, dans le comté de Témiscouta Québec.

Le 11 mars 1960, les religieuses de la Congrégation Notre-Dame entraient dans leur nouvelle demeure. Cette demeure pouvait accueillir une dizaine de religieuses. Après leur départ en août 1976,on la  transforma en maison de pension pour les vieillards et tous ceux qui sont incapables de rester seul chez eux. Cette maison porte maintenant le nom de "Résidence Notre Dame" et peut accueillir 21 personnes. Peter & Sonia Boutot en son  les propriétaires présentement.

C'est en 1962-63 qu'on construisit le bureau de poste actuel. M. & Mme Léo Collin furent  les premiers à y travailler, et par la suite M. Laurent Michaud. Aujourd'hui le fils Georges Michaud occupe la fontion de Maître de poste.

En 1967, il y eut l'incorporation du village en municipalité rurale. C'est pour cette raison qu'il y eut le 11 mai, les premières élections pour élire un maire et deux conseillers. M. Rosaire Pinette fut élu maire . Les deux conseillers furent M. Ulysse Lebrun et M. Jean Beaulieu. Depuis ce temps, 3 autres élections ont eut lieu et deux conseillers additionnel vinrent s'ajouter au conseil municipal.

En 1968, une salle municipale fut construite à l'ancienne place de la coopérative. La bénédiction et l'ouverture officielle, eurent lieu le 11 mai de cette même année. Ce centre municipal comprend un bureau pour le conseil municipal, une salle récréative. Le soubassement était réservé à la brigade d'incendie pour leurs camions et leur équipement. M. Oneil Levesque était le chef Pompier responsable de 26 pompiers volontaires. En 1970, la Brigade acheta un camion à incendie et un camion citerne. En l'été 1977, les ouvriers du projet Canada au Travail bâtirent une tour qui sert d'endroit pour faire sécher les boyaux d'arrosage

En novembre 1969, le Castel Bleu qui était la propriété de M. Enoil Ouellette fut détruit par les flammes. C'était la seule salle de réception dans dans la paroisse. On le reconstruisit immédiatement en y ajoutant un restaurant, des cabines et un terrain de camping. En 1976 M. Luc Daigle était le propriétaire. C'était un endroit que les paroissiens appréciaient beaucoup car c'était non seulement un lieu pour rencontrer les gens mais c'était aussi un lieu de détente et de plaisir.

Le 13, 14 et 15 août 1971 Baker Brook fut l'hôte des Jeux d'été du Madawaska

Le 17 décembre 1971, le CNR en accord avec la voirie décide de fermer le passage à niveau en haut de la paroisse. Malgré les plaintes apportées par les gens mécontents, la voirie et le CNR continuent de dire que c'est dangereux pour les accidents à cause de l'absence de lumières. Les gens attendent depuis ce temps et rien de nouveau ne s'est encore produit, alors probablement qu'ils attendront encore longtemps.

En 1972, l'association sportive fit l'achat d'un terrain mesurant 10 acres. Petit à petit on a pu voir le terrain se transformer de façon à ce que les jeunes aient un endroit pour s'amuser avec leurs amis.

C'est au printemps 1977 que l'on construisit le centre de loisirs. A l'été de cette même année, un terrain de tennis y fut aménager. Sur ce même terrain, en hiver 1978, on y bâtit un garage municipal.

Le 16 décembre 1973, les paroissiens sont heureux de fêter le 25e anniversaire de vie sacerdotale du Père Augustin Laneville. Le tout débuta par une messe assistée de son excellence Mgr Fernand Lacroix, suivi d'un buffet à l'édifice Municipale.

Le 14 janvier 1974, grâce à un projet d'initiative local, les travaux de réparation à l'intérieur de l'église et de la sacristie débutèrent pour se terminer le 15 mai suivant.

Dû aux dommages causés par la tornade le premier mai 1974, on s'est vu dans l'obligation de remonter le "Calvaire" à neuf. Les travaux se terminèrent le 14 mai 1975.

Étant donné le besoin d'avoir un endroit pour déposer nos morts durant l'hiver, notre curé fit construire en automne 1976 un charnier.

Comme notre église a besoin d'être entretenue pour rester belle, il a donc fallu refaire le perron à neuf. C'est au printemps 1977 que cela se fit.

En automne 1974, lors de  l'élection provinciale, M. Jean Pierre Ouellet fut élu député de Madawaska-les-lacs. Il était le premier de la paroisse à occuper un poste semblable.

En 1975 on fermait le garage de la voirie et au printemps 1976, on terminait la construction du garage neuf.

En 1975, on modifia la chapelle de Val-Lambert pour en faire un club de raquet, de skis de fond et de motoneige. Ce club portait le nom de "Montagnards" et il arrivait souvent qu'on y donnait des soupers et des danses. Pas bien loin de là, se trouvait un autre Club de motoneige. Le "Club 74" était la propriété de M. Gilbert Soucy, et à toutes les fins de semaines, été comme hiver, on organisait des soirées dansantes avec orchestre.

En 1976, cent soixante-cinq hommes entraient dans le Conseil 6929 de Chevaliers de Colomb de Baker-Brook. Ce conseil était dirigé par M. Léo Nadeau "Grand Chevalier". Plusieurs chevaliers occupaient des postes importants tels que Député Grand Chevalier, secrétaire financier, chancelier, cérémonielle, aumônier, avocat, trésorier, secrétaire archiviste et enfin syndic.

Grâce à la solidarité des gens et aux bons organisateurs,  il existe encore plusieurs organisations pour occuper les temps libres et divertir nos gens. Jeunes ou moins jeunes, tous peuvent faire partie d'un groupement quelconque. Nous avons entre autre pour les jeunes, les "louveteaux" organisés par Mme Alphonse (LouLou), les "Jeannettes" que Mlle Cécile Savage et Mme Armand (Pauline) Boucher s'efforcent de garder en marche et les "scouts" organisés par Maître J. François Cyr, Georges Michaud et Serge Lebrun. Pour les femmes nous avons les "Dame de l'institut" dirigées par Mme Thérèse Bouchard et les "Filles d'Isabelle", dirigées par Mme Arthur Boucher (Glady).

Il y a déjà quatre ans (1978) que le Club d'Age d'Or existe. Le premier président fut M. Adélard Nadeau mais il fut remplacé par M. Benoît Morneault en 1976. Ce club comprend maintenant 190 membres et ceux-ci se rassemblent à toutes les deux semaines pour danser, jouer aux cartes, en d'autres mots c'est pour s'amuser et se divertir.

Pour la petite population que nous sommes, nous avons à notre service un magasin général: Celui de M. Denis Nadeau, par la suite M. Uldéric Nadeau, fut le premier à exister dans la paroisse. En plus de ce magasin il y a quatre dépanneurs: M. Jean Daigle, M. Philias Boucher et Mme Jeannine Bouchard et Mme carmen Soucy. Nous avons également deux garages. Celui de M. Oneil Lévesque qui a brûlé le 4 mai 1975 et qui fut reconstruit aussitôt et celui de M. Pierre Nadeau qui brûla le 12 août 1978.

Bien que la majorité des gens de Baker-Brook sont journaliers et que la plupart travaillent à l'extérieur du village, il y a encore comme toujours quelques fermes dont deux sont assez importantes..Premièrement, il y a la ferme à M. Oscar Daigle "Les Aigles" qui fut construite en 1950. Actuellement, la ferme comprend 160 bêtes à cornes, dont 72 vaches laitières. Leur lait est envoyé à la régie du lait à Saint Jean. depuis 1973, une autre s'y ajoute. Celle-ci appartient à M. Maurice Marquis. Elle comprend environ 31 bêtes à cornes. Leur lait est envoyé à la crémerie Belzile d'Edmundston.

Deux coiffeuses sont à notre service depuis quelques années: Mme Eva Saucier et Mme Jeanne-D'Arc Bouchard. Ce qui fait bien l'affaire des dames. Également, nous avions pour les hommes un barbier, M. Belonie Boucher.

D'après les statistiques de 1978, Baker-Brook comprenait 1031 âmes et 243 familles. Parmi tout ces gens, 280 travaillent et 245 étaient écoliers ou collégiens.

Nous terminons en vous rappelant qu'il y a 50 ans (1978) cette année que Baker-Brook est devenue une paroisse canonique. Donc, c'est une bonne occasion pour faire paraître cette esquisse.

Nous avons fait notre possible pour donner un aperçu sommaire de ce qu'est devenu Baker-Brook. Puisse cette esquisse susciter en tous la fierté d'appartenir à une telle paroisse.


Photo du livre  "Ties of common blood" par Geraldine Tide Scott

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* Note: Extrait original de la "Recherche Historique de Baker-Brook 1817-1978" Publié et préparé par: Dianne St-Jean & Lucie Nadeau. (Projet Jeunesse Canada au Travail.)