Notre Corps, nous-mêmes
    Lycée Louis Pasteur, Bogota , Colombie


 
Notre Corps, nous-mêmes
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  LA MODE

 

COLOMBIE

 

NOTRE MODE Nuestra moda

Diana Medina et Vanessa Schonwald

La mode est-elle un art ou une manipulation?

Juan David MUÑOZ 15 ans .Lycée Louis Pasteur ,Bogota, Colombie


UKRAINE

 

 

NUESTRO CUERPO ES EL UNIFORME

Notre corps c'est l'uniforme

 Aline Kovtanuk, 15 ans élève de l’école 10

d’Odessa Ukraine




Un visage derrière l’anorexie

Interview d’une ancienne anorexique

 

- Raconte-nous le début de la maladie

- Tout a commencé il y a deux ans dans une époque ou j´étais très déprimée : ma famille était en crise, à l´école je réussissait bien, mais je n´avais pas d´amis, et je ne comprenais pas pourquoi. J´étais très seule, je me trouvais horrible et grosse, alors j´ai décidé de changer radicalement de vie et de faire un régime. 

 

- Quel genre de régime suivais-tu?

-  Je ne sais pas, j’avais simplement envie de maigrir, je ne mangeais pas suffisamment. Je ne voulais pas de ce qu´on me donnait à manger. Je ne m’intéressait plus qu’à cela.

 

- Cela a-t-il marché ?

 - Au début, oui, les premières deux semaines j´ai perdu 5 kilos, j´étais  mince, mais pour moi ce n´était pas suffisant, j´avais besoin de perdre beaucoup plus, j e vouylais être très mince. Je pensais que je ne pouvais pas cesser de manger car ma mère s’en apercevrait, et ne me laisserait pas continuer. Alors j´ai commencé à vomir tout ce que je mangeais, j´allais aux toilettes, au début c´était difficile, mais à la longue, j’y suis arrivée facilement.

- Que ressentais-tu ?

- C´était étrange, au début j´avais très faim, mais  je continuais, et puis peu à peu cette sensation a disparu, je n´avais pas besoin de manger autant. Puis, j´ai eu quelques troubles, et mal à la tête, mais je pensais que je pouvais me contrôler, et que quand je voudrais arrêter je pourrais le faire sans problème. 

 

- Et ton entourage, comment a-t-il réagi ?

- En fait, je me sentaistoujours plus seule, j’avais prisd mes distances avec ma mère parce que j´avais peur qu´elle me reproche ma conduite alimentaire. Pourtant je voulais continuer. LJ’avais eu de très bons résultats, et chaque fois que je me regardais dans le miroir j´espérais être plus maigre. Ma mère me disait : « tu as beaucoup maigri, tu es très bien comme cela, ne te laisse pas grossir à nouveau mais ne maigris plus ». Mois j´entendais seulement  « ne grossis pas à nouveau », alors je pensais au fond de moi que ma mère m´encourageait et que si elle faisait cela c´était pour mon bien, alors je continuais. 

 

- Que s’est-il passé ensuite ?

- Ensuite je me suis mise à vomir automatiquement tout ce que je mangeais. Je ne pouvais rien manger. J´étais heureuse. Tous mes vêtements étais trop grands pour moi et j´étais trop mince pour ma taille, mais  je me sentais en Mème temps malade, je sentais que j´avais une espèce de grippe permanente, que me donnait froid et produisait une douleur corporelle. »

 

- Quelqu’un a-t-il remarqué ces changements ?

- Oui, ma mère :  elle était sur mon dos tout le temps pour que je mange davantage mais cela ne changeait rien car j´allais vomir directement après chaque repas, ce n´était plus volontaire. »

 

- Comment cela s’est-il terminé ?

- Un jour j´étais à l´école et j´ai commencé à me sentir mal je ne pouvais presque pas me tenir debout debout car j´étais très faible, alors on m´a renvoyée chez moi maison et quand je suis montée dans ma chambre je me suis évanouie on m´a amenée à l´hôpital et là on m´a dit que je souffrais d´anorexie avancée.  Moi je disais toujours  que c´était impossible parce que je mangeais très bien. À la fin j’a reconnu que j’etais malade et on m´a soumise à un traitement psychologique. Un an après, j´étais totalement guérie.

 

- Et maintenant, qu’en penses-tu ?

Après avoir eu cette maladie, je me sens bien dans mon corps mais je sais que si je veux perdre à nouveau du poids, je consulterai d’abord un médecin pour éviter d’avoir des problèmes.

 

 

 

Susana GUERRA, 14 ans et Vanessa SCHONWALD, 15 ans

Lycée Louis Pasteur

Bogota, Colombie



 

Notre mode 

 

Ce que nous voulons, à travers notre habillement, c’est montrer ce qui nous rend différents et uniques, révéler ce que nous sommes réellement, les modèles que nous suivons et ceux que nous ne voulons pas suivre, nos goûts, tout ce qui nous définit comme des êtres humains.

 

 

 

 Photo Diana Medina

Nous nous habillons presque toujours de la manière dont nous voulons être vus par les autres et en nous habillant, nous voulons essayer de laisser notre empreinte.

     

 Photos Diana Medina          

Nous créons ou suivons une mode qui est la nôtre. Mais qu’elle soit simple, extravagante ou étrange, qu’elle suive des modèles politiques ou des influences climatiques, ce qui est important c’est de savoir que les différences nous permettent de nous rapprocher de celui qui est près de nous et avec laquelle nous partageons notre planète car quelle que soit la mode que nous suivions, notre classe sociale ou les marques que nous portions... nous sommes tous égaux.

 

 

Diana Medina  17 ans et Vanessa Schonwald 15 ans

Lycée Louis Pasteur

Bogota, Colombie

 

 



Notre corps c'est l' uniforme

 

Je m’appelle Aline, j’ai 15 ans. J’aime beaucoup être à la mode, être au courant des dernières tendances. Chez nous, en Ukraine, les écoliers portent un uniforme. C’est obligatoire dans certaines écoles, y compris la nôtre.

 

L’école est libre de choisir la couleur et la coupe de l’uniforme. Notre école a choisi le bleu marine. Nos élèves sont libres de choisir ce qu’ils portent : les pantalons ou les jupes pour les filles, les gilets ou les vestes pour les garçons. C’est la couleur qui reste la même.

                         

 

A mon avis, l’uniforme c’est bien pratique et on peut le porter avec élégance et se sentir à l’aise. Il nous rend plus disciplinés pendant les leçons et nous fait penser aux études plus qu’aux distractions. Quand je porte l’uniforme, je ne me distingue pas de mes copains et je ne fouille pas dans mon armoire avant d’aller à l’école, pour choisir un vêtement, mes amis, qui pourrait attirer l’attention sur moi. Les filles de 13-15 ans aiment s’habiller de manière provocante : porter des chaussures à talons élevés ou à semelles compensées, des minijupes très courtes, des chemisiers très décolletées, et se couvrir d’une couche épaisse de maquillage. On aime aussi se faire des teintures fantastiques.

 

Elles le font pour se faire remarquer, pour éveiller de la jalouse parmi leurs amies et attirer l’attention garçons. A cet âge, nous voyons comment la petite fille se transforme pareille à une chenille mesquine qui devient un beau papillon.

 

Aline Kovtanuk, 15 ans

élève de l’école 10

Odessa, Ukraine

                                                  

                                                    



La mode est-elle un art ou une manipulation?

La moda: manipulación o arte ?

 

La moda es una verdadera manipulación de nuestros valores

 

Beaucoup de gens pensent que la mode est une forme d’art contemporain ou de prétendus artistes expriment leurs sentiments, leur manière de voir la vie ou ce qui les entoure. Aujourd’hui en Colombie, une partie du journal télévisé est consacrée uniquement à la mode : on commente la manière de s’habiller des personnes célèbres, les nouvelles tendances mais aussi on observe leur corps, on juge qu’elles sont trop maigres ou qu’elles ont grossi, on commente leurs rides : au lieu de parler de problèmes plus graves, le journal est envahi de détails sans importance. Notre monde est aujourd´hui transformé par la mode, ce ne sont pas seulement les femmes mais aussi les hommes consacrent beaucoup de temps pour maintenir leur aspect physique. Le résultat est l´apparition dans notre société de ce qu´on appelle la métroséxualité.  et la mode a imposé le stéréotype d’un homme dominant, musclé mais avec le ventre plat et d’une femme mince et délicate mais avec une poitrine généreuse. Mais en fait, la mode consiste en une véritable manipulation de nos valeurs. On peut penser qu’il s’agit d’une forme d’art, mais c’est surtout une entreprise commerciale qui cherche seulement à vendre ses produits d’avant-garde, ses nouvelles tendances en implantant dans notre cerveau ce stéréotype d’homme ou de femme parfait. Pourquoi acheter une chemise collante ou une mini-jupe, pourquoi acheter ces prétendus produits rajeunissants ? Tout cela n’est pas vraiment nécessaire : nous sommes manipulés car nous souhaitons devenir l’individu parfait qui porte les vètements parfaits. Nous ne choisissons pas ces produits parce que nous le voulons vraiment, mais parce que nous suivons une tendance pour éviter d’être exclus de cette prétendue communauté multiculturelle. La mode nous a fait perdre nos valeurs, nous ne voyons plus les gens comme ils sont réellement mais plutôt comment ils s’habillent ou veulent paraître. A la télévision, une publicité pour du rouge à lèvres utilise ce slogan : « qui veux-tu être aujourd’hui ? » Pourquoi ne pas choisir plutôt d’être simplement nous-mêmes sans suivre ces stéréotypes ? Dès que nous allumons la télévision, nous apprenons que telle personnalité porte mal son chapeau ou qu’une plume est tombée de celui-ci ! Dans quel monde vivons-nous où les hommes ne peuvent pleurer, où les femmes doivent aller jusqu’à l’anorexie ou la boulimie pour ressembler aux modèles vus à la télévision, où nous devons changer notre apparence physique par goût ou à cause de la mode pour avoir par exemple un petit nez retroussé, (qui ne correspond aucunement aux types de nez qui existent en Colombie). On peut voir aujourd’hui des gamines de douze ans qui se maquillent et se préoccupent de la forme de leur corps ! Il n’y a rien qui presse, pourquoi voler à cette petite fille son enfance et l’amener à se soucier de choses si insignifiantes ? Elle grandira et il sera temps alors de s’en occuper !  Je ne veux pas dire qu’il est nuisible de s’occuper de son apparence mais je pense que nous ne devons pas accepter de brader les valeurs que l’on nous a enseignées pour la mode. Ne nous laissons pas manipuler : laissons notre esprit et notre imagination en liberté. Développons nous librement, oublions ces stéréotypes.                 

 

 

                                      

Juan David MUÑOZ 15 ans

Lycée Louis Pasteur

Bogota, Colombie

 

 

                                                      





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