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NAOMIE BETHEL

 

Prier sur la « Paracha» avec le peuple élu.

Par Naomie le 21 janvier 2018

Shalom

J'aimerais partager ceci avec chacun d'entre vous. Avec notre Dieu nous n'en avons jamais fini des découvertes et j'avoue humblement que cette semaine a été pour moi un sujet de joie, et ce, malgré toutes les vicissitudes de la vie quotidienne.

Qu'est-ce donc une « Paracha » sur laquelle il me fut donné de lire la sainte parole, de méditer et de prier, puis d'écouter la voix de notre Dieu ? La « Paracha » est par définition la parole écrite dans la Thora, et qui contient les 5 livres de l'Ancien Testament, appelé « Pentateuque »

J'ai reçu cette « Paracha bo » qui signifie venir devant Dieu, afin de l'entendre nous parler, tant par le verbe que par l'écrit.

C'est ce que j'ai fait. Les textes figuraient dans le livre de l'Exode 10/1 à 13/1 à 16. Ma constatation fut que cela correspondait très précisément à la situation vécue en C.Ivoire et mon cœur en a été ravi.

Je vais donc, ci-après, vous décrire ce que j'ai reçu au fil de mes lectures, prières et méditations ; à vous d'en faire bon usage !

Nous connaissons l'histoire de ce peuple voué à l'esclavage et nous le plaignons, trouvant cela injuste. Mais si nous sommes justes dans notre réflexion, il nous faut admettre qu'en Dieu il n'est pas d'injustice, et que toute chose trouve son écho dans nos vies par la volonté divine. Donc, ce fut par nécessité que le peuple juif passât par ces diverses épreuves qui le conduisirent d'une part, à connaître Dieu, et d'autre part, à recouvrer sa liberté dont il fut très longtemps privé.

Moïse, dont le destin est scellé avant même sa naissance, qui connaîtra un parcours de vie

extraordinaire, allant de l'esclavage à la royauté, de berger des brebis à berger des hommes, en passant pour être le « libérateur » d'un peuple qui n'a toujours pas reconnu le Messie ; Moïse donc, est appelé par « Je Suis » un peu par surprise. Il n'a qu'entendu parler d'un Dieu qui se tient sur une montagne et « crache » de façon furieuse, mais il ne le connaît pas.

Moïse va s'approcher de Dieu (s'approcher  - bo -) pour recevoir, entendre, écouter... Comme Moïse, nous devons nous approcher, aller, venir devant, près de Dieu.

Je me suis approchée de ce Dieu que j'aime et qui m'aime, afin d'être à l'écoute comme il en fut pour Moïse.

Dieu appelle son peuple, ses enfants, ses serviteurs et ses servantes, il les convoque, il nous convoque à sa grande assemblée afin de se faire entendre par ceux-là qu'il s'est choisis pour le servir.

Il y a 7 lectures, une par jour. Je vais commencer par celle qui m'a fortement interpellée, à savoir la 4ème qui porte pour titre : « fuir l'exil » Exode 11/4 à 12/20

Au cours de ma méditation, un voile s'est levé afin de mieux me faire comprendre ce qu'il en était entre « fuir l'exil » et « revenir de l'exil ».

Comprenez-moi : fuir revient à dire quitter précipitamment sans avoir l'autorisation de faire, s'évader d'un lieu, d'une situation, d'un état. Refuser, ne plus vouloir, tout faire pour en sortir. Se soustraire hâtivement à un péril. Revenir signifie que c'est un retour, une autre fois, de nouveau. Cela n'a strictement rien à voir avec la profondeur du texte initial qui indique clairement la notion de départ précipité sans autorisation, en bref, une évasion, une fuite.

Moïse s'en va trouver Pharaon à qui il intime la parole divine : laisse aller mon peuple sinon... et Pharaon s'entête fortement, mettant sa propre vie en péril ainsi que celle de son peuple. Mais l'orgueil est plus fort que toute notion de prudence. Il ne connaît pas de dieu autre que les siens, et surtout il refuse de céder à ce Dieu devant qui des esclaves se revendiquent et plaident leur liberté.

Mais a-t-il conscience que celui qui tient en ses mains les règles du « jeu » est justement ce Dieu qu'il ignore ? Dieu a tout prévu d'avance, et tout est réglé pour que se produise ce départ de toute une nation qui s'ignore elle-même en tant que telle.

Pharaon n'est pas du genre à subir les assauts répétés d'un berger qui veut l'influencer à faire autrement que sa propre volonté, alors qu'importe les 7 premières plaies qui ont ravagé tant et plus que déjà Egypte a perdu son crédit auprès des peuples adjacents.

Egypte ne cédera, et lui, l'Etoile du matin, encore moins. Et tant pis pour les dégâts.

Cela ne vous dit rien ? Une nation qui pleure et gémit, des plaies sans cesse actives et nouvelles, et rien à l'horizon, les crickets ont tout ravagé et Pharaon n'en a rien à faire.

Viennent les deux dernières plaies, et la sentence va tomber. C'est terminé, c'est la fin, et Pharaon défie encore le Dieu des hébreux ! Il est vainqueur, il le sait, il le croit !

Moïse est vaincu, et Egypte va garder ses esclaves. Mais voilà c'est non.

Une phrase m'interpelle. Le Destructeur va passer au cœur de la nuit, après minuit très exactement. Puis il est écrit : « Je » vais passer au travers d'Egypte et tous les premiers nés des hommes et des animaux vont mourir. Rachel pleure ses enfants et rien ne saurait la consoler - Jérémie 31/15 -   Ainsi parle l’Eternel: On entend des cris à Rama, Des lamentations, des larmes amères; Rachel pleure ses enfants; Elle refuse d’être consolée sur ses enfants, car ils ne sont plus.

Cette parole peut s'appliquer à ce qui va être parce que c'est encore Pharaon le grand responsable de ce qui va être. Jadis, son père Séti a fait mettre à mort tous les enfants mâles des hébreux - Exode 1/17 et 18 -  Mais les sages-femmes craignirent Dieu, et ne firent point ce que leur avait dit le roi d’Egypte; elles laissèrent vivre les enfants.

Le roi d’Egypte appela les sages- femmes, et leur dit: Pourquoi avez-vous agi ainsi, et avez-vous laissé vivre les enfants? Et aujourd'hui, c'est l'entêtement de Pharaon son fils qui va faire que l'Eternel Dieu va mettre à mort tous les premiers nés des enfants  mâles d'Egypte et des animaux également.

Celui que beaucoup appelle « le bon Dieu » va tuer puisqu'il parle du Destructeur et annonce la première personne du singulier « je »

Les serviteurs de Pharaon se mettent à genoux devant Moïse, le suppliant de partir, mais c'est la volonté divine qui doit trouver son accomplissement en tout.

Dans les maisons des hébreux, c'est le silence, pas même les chiens remuent la langue, afin que les hébreux aussi connaissent la différence qui s'exerce entre les bourreaux et les victimes. La multiplication des miracles, des signes et des prodiges n'y change rien parce que Dieu « Je Suis » en a ainsi décidé ! Il faut qu'il arrive à la fin du « message » que Pharaon doit entendre et vivre, tout comme Egypte : « laisse aller mon peuple »

Vous remarquerez que Pharaon n'est pas le seul à perdre son calme puisqu'il nous est fait savoir qu'à cet instant précis où tombe la sentence, après le dernier ultimatum de Dieu, Moïse entra dans une violente colère.

Ensuite, après tout cela vient le temps de prier selon ce qui a été cité précédemment.

Je prie et laisse l'Esprit Saint guider mes prières, mes suppliques, mes demandes, mes assertions, concernant les prisonniers politiques et « le prisonnier » enfin libéré (il n'est pas question de L.G.) puis des portes ouvertes à causes des clefs de David en notre possession, le même sort pour le trio infernal Ouattara, Soro, Bédié ; retour de l'exil pour les exilés, fuite...

Que les « Gouverneurs » les « satrapes » dont Babylone est le centre, délivrent des lettres de créances afin que les rebâtisseurs puissent œuvrer avec dextérité et librement ; et que l'Iniquité quitte le pays en un seul jour, jetée dans un tonneau et élevée dans le ciel jusqu'à disparaître.

En achevant ce temps consacré à cette « Paracha bo 4ème jour » il m'est donné de lire dans le livre de Job 5 / 8 à 27 ce qui suit (un extrait) avoir recours à Dieu qui empêche le plan des hommes rusés. Dieu corrige ceux qu'il aime. Il créé la plaie pour mieux l'en délivrer et guérir ; il nous sauve des temps de famine, nous mettant à l'abri des fléaux de la langue (menteurs / mensonges – Esaïe 54) pour enfin nous faire reposer en paix dans nos demeures.

Soyez bénis par notre Dieu qui agit pour la gloire de son saint nom.