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NAOMIE BETHEL

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LES SENTIMENTS OU LA FOI.

Par Naomie, le 28 Janvier 2012.


Message reçu le
21 Juin 2008, à 23 heures.


C'est suite à la problématique survenue sur le site dernièrement où plus de 100 messages “disparurent” que je réimplante peu à peu ces derniers pour qu'ils figurent sur le site.
Donc, certains déjà auront lu, d'autres pas! Mais avec le Seigneur, il faut comprendre que sa volonté demeure la sienne et qu'en rien elle ne peut être surpassée, dominée par la notre.
Shalom donc à vous tous. Soyez bénis.
Naomie


Comme vous pouvez le remarquer, j’ai apporté de la précision tant au jour qu’à l’heure ou j’écris. Ceci n’est pas très habituel, mais il y a une réponse à toute question, et une révélation à toute demande.
Ce que je sais, c’est que quelqu’un attend ces paroles, et c’est pourquoi le Seigneur me presse de les écrire. Donc, je me relève malgré l’heure, et Seigneur, ma question demeure toujours la même dans ces cas : que veux-tu que je fasse ?

Le Psaume 23 est une des révélations qu’il m’a été donné dans un moment crucial de ma vie, la période du décès de mon époux bien-aimé.Je crois qu'au travers de ce témoignage, quelqu'un recevra de la consolation, de l'apaisement au sein d'une douleur profonde suite à la perte d'un être cher.
Mais je voudrai préciser, aujourd'hui, que ce n'est que dans la chair que « nous perdons un amour, quel qu'il soit » surtout si nous avons l'assurance, tout comme je l'ai eu pour certains de mes proches (époux, frère) qu'ils sont dans la maison du Seigneur ; le Saint Esprit s'étant manifesté d'une façon ou d'une autre afin de me rassurer.

« L’Eternel est mon berger, je ne manquerai de rien.
Il me fait reposer dans de vers pâturages,
Il me dirige près des eaux paisibles.
Il restaure mon âme,
Il me conduit dans les sentiers de la justice,
A cause de Son Nom !

Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort,
Je ne crains aucun mal car tu es avec moi ;
Ta houlette et ton bâton me rassurent.
Tu dresse devant moi une table,
En face de mes adversaires ;
Tu oins d’huile ma tête
Et ma coupe déborde.
Oui, le bonheur et la grâce m’accompagneront tous les jours de ma vie,
Et j’habiterai dans la maison de l’Eternel
Jusqu’à la fin de mes jours 
».

Combien de fois mon époux de me dire : cette parole est véritable et je crois que lorsque nous allons partir, l’ange de l’Eternel viendra nous chercher (sous entendu : si nous sommes de la maison du Seigneur).
J’acquiesçais parce que je savais cela véritable moi aussi. Mais c’est ma foi qui le savait, parce que comment dire que l’on connaît ce que nous n’avons pas expérimenté ?

Je me remémore ce temps difficile que nous vivions tous du départ de l’époux, du père, de l’ami, du frère… et les larmes ruisselaient sur nos jours, sur nos cœurs, malgré la ferme assurance qui me faisait proclamer qu’il était parti dans la maison du Père céleste.

Il a été l’objet de la miséricorde du Seigneur jusqu’à la fin de sa vie terrestre, et la bénédiction reposait sur son âme meurtrie, comme sur son pauvre corps détruit par la maladie.

Un cancer : nom terrible à prononcer et surtout maladie difficile à vivre, lorsque l’on en connaît l’issue fatale dans la grande majorité.
Oui, il faut mourir !
Il faut savoir regarder les choses en face et ne pas avoir peur de ce qui est inéluctable ; La mort et la vie ici bas sont jumelles, et en recevant l’une, nous vivrons l’autre.

Paul nous parle de la mort des biens aimés du Seigneur et de savoir de quoi il est question est un réconfort pour ceux qui restent, chrétiens ou non chrétiens.

La mort à deux facettes : la mort en tant que chrétien, et la mort en tant que païen.
Deux chemins pour le même événement que rien ne saurait arrêter.
A la vie éternelle ceux qui sont pour la vie éternelle, à la mort éternelle ceux qui sont pour elle.

Apocalypse 3/5 - Celui qui vaincra sera revêtu ainsi de vêtements blancs; je n’effacerai point son nom du livre de vie, et je confesserai son nom devant mon Père et devant ses anges.

Apocalypse 20/12 -  Et je vis les morts, les grands et les petits, qui se tenaient devant le trône. Des livres furent ouverts. Et un autre livre fut ouvert, celui qui est le livre de vie. Et les morts furent jugés selon leurs oeuvres, d’après ce qui était écrit dans ces livres.

Apocalypse 20/15 - Quiconque ne fut pas trouvé écrit dans le livre de vie fut jeté dans l’étang de feu.
Comprenez-vous l'intensité de cette parole et la profondeur de l'avertissement fait à cette nature humaine que nous sommes ? Prenons cela au sérieux, sinon nous serons trouvés moqueurs et qu'est-il dit pour les moqueurs ? Proverbes 3/34 - Il se moque des moqueurs, Mais il fait grâce aux humbles;
19/29 - Les châtiments sont prêts pour les moqueurs, Et les coups pour le dos des insensés.

On ne peut pas se moquer de Dieu et en ressortir indemnes.

Donc, disais-je, mon époux est malade. En tant que chrétiens, nous commençons par serrer les dents, parce que nous devons avoir la foi. Normal pour un chrétien d’avoir la foi n’est-ce pas ? Et surtout parce que nous sommes « épiés » par les supra spirituels qui eux n'ont plus même de sentiments du tout !

Nous continuons en proclamant tous les passages de la bible qui parlent des guérisons, de toutes les guérisons dont nous parlent  les écritures saintes et inspirées de Dieu. Nous avertissons l’assemblée, nous prions, nous prions, nous prions et nous y croyons. Bien des années plus tard, c'est à dire 13 ans exactement, je proclame toujours la guérison divine, tant de l'âme que du cœur et du corps dans son intégralité, mais cela toujours selon la volonté de Dieu.

De concert, le traitement mis en place est ce que l’on nomme un traitement lourd. Chimiothérapie et rayons simultanés. Le cancer nous a pris de vitesse et lors de sa découverte, il est au stade 3 et déclaré inopérable, diffus sur les deux poumons et le médiastin aussi.
Terrible !

Viennent les accusations : d’où cela vient-il ? Quel est le péché qui est l’artisan de la colère de Dieu, etc., etc.…

Et il nous faut taire nos sentiments parce que celui qui laisse ses sentiments parler n’a pas la foi.
Comme celui qui a peur, ou autre chose encore.
Pourtant, si nous sommes un peu curieux, nous découvrons que notre Seigneur Yéshua à frémit, à pleuré, à souffert…
Il a frémit devant le tombeau de Lazare, il a pleuré sur Jérusalem, il a souffert à Gethsémani.
Il a exprimé ses sentiments sans les taire ni les cacher à personne.

Il a posé ses mains sur les yeux de l’aveugle, il a pris la main du lépreux…

Il a exprimé ses sentiments… humains parce qu’il est pleinement humain sur terre et quand bien-même il est le Fils du Dieu tout puissant et fort qui nous voit, Il laisse couler ses larmes… « voyez comme l’aimait » - Jean 11/36

Alors pourquoi faut-il taire nos sentiments ? Pourquoi faire comme si cela nous était néfaste et contraire à la foi en l’œuvre divine dans nos vies ? Nous avons été crées hommes, humains, avec des sentiments, une conscience, un corps, une âme, et en nous l'Esprit éternel qui est cette partie en nous qui nous rend si spéciaux en toutes choses.

Ceci est encore ce que l’on nomme forteresse sur nos vies de chrétiens, et bientôt, nous serons tellement recouverts de ces forteresses que nous mourons tant le joug sera lourd, nous empêchant de marcher, nous rendant amnésiques et oublieux que la vie est un don extraordinaire que nous devons vivre pleinement jour après jour.

Regardons autour de nous et voyons le visage des chrétiens ! Qu’a –t-il de différent sur ce pauvre visage ravagé par la douleur qui se veut muette pour ne pas faire souvenir aux autres qui nous entourent que la mort fait partie de la vie. Même pour nous !

Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Si cela n’était pas, je vous l’aurai dis. Je vais vous préparer une place (Jean 14/2) mais auparavant, il y a cette annonce faite par le Messie : « que votre cœur ne se trouble pas. Croyez en Dieu ! Croyez en Moi ! »

Il n’est pas écrit : interdiction de pleurer, interdiction de souffrir, interdiction d’avoir le cœur écrasé sinon tu n’es pas digne de Moi. Non, mais il est écrit :  que ton cœur garde sa confiance en Moi, met ta foi en action.
Il est écrit que Dieu connaît ce que nous sommes parce qu’Il nous a créés de chair et de sang.

Les jours, les semaines et les mois passent, avec leurs fardeaux de plus en plus lourds. Et tant d'espoirs recouverts de tant d'interrogations !
Et puis un miracle : une guérison ! Je dis bien une guérison, pas une rémission, plus rien, image pulmonaire claire. A ce stade là, même le Conseil des médecins n'en croit pas ses oreilles !
C’est la folie et nos cœurs sont en fêtes et en joie ! Le seigneur a répondu à nos prières et Sa main s’est posée sur nous.

La vie reprend son cours et ses droits.

Et puis un matin, c’est de nouveau une alarme, quelque chose d’insidieux, pas grand, pas gros mais présent. Qu’en est-il de nous ? Allons-nous laisser parler nos sentiments humains, ou bien faire appel à notre foi bâtit sur le Rocher des Siècles ?
Allons-nous vivre les uns ou assumer l’autre sans défaillir ?

Seigneur ! Nous croyons ! Viens au secours de notre incrédulité !


Tout bascule encore une fois ! Seigneur…

C’est le déclin, malgré le travail qui se veut rassurant. Mais il y a l’apparence, et il y a la vérité.
Seigneur ! La vérité, c’est Toi, mais la peur noue les boyaux.

Oui, nous savons ! A tous ceux qui nous parlent avec sentence, de la parole écrite, nous disons : nous savons, nous savons !
Oui nous savons qu’au bout de ce combat, il y a la victoire en Yéshua, mais il y a la pensée présente maintenant et bien ancrée que la vie va s’arrêter et que celui qui est la cheville tangible de notre famille va partir. Qu’importe s’il part auprès du Père, qu’il retourne à sa maison, qu’importe tout cela ! Nous savons, mais nous avons mal partout.

Seigneur, nous agonisons de ton agonie et nous pleurons de tes larmes, mais nous vivons de ta vie. Amen !
Pouvions-nous dire : si cette coupe pouvait s'éloigner de nous ?

Nous renouvelons nos vœux de mariage parce que jamais nous n’avions laissé le Seigneur bénir notre mariage, et après plus de trente années d’amour passion, un frère nous « unis » devant le Seigneur et les hommes.
Cette fois, c’est moi qui ai demandé à mon époux ce « mariage » qui vient juste après une tempête conjugale heureusement surmontée.

Nous sommes à la date du 28 Février, et la dernière entrée à l’hôpital est le 4 Mars. Il reste 11 jours !

Lorsque Guy entre dans le service spécifique des cancéreux, il y a très peu d’espoir. Les sentiments ? La foi ?
Des prières montent de par la France entière au trône du Père qui sait ce qui se passe. N'est-il pas, justement, notre Père et notre Dieu auquel nous avons remis nos vies et nos âmes ? Mais il y a la réalité, ce qui n'est pas de l'incrédulité parce que nous savons bien que d'une parole, tout peut être fait !

Juste avant de partir pour ce dernier voyage, je fais une proposition à mon époux afin qu’il puisse participer par sa présence à notre vie quotidienne et je désir lui offrir un fauteuil avec commandes électriques pour son confort. Il refuse avec ce prétexte : d’ici trente jours, je vivrais autrement.
Il sait ! Je ne sais pas, je ne veux pas, je n’y crois pas, mais il sait !


Le médecin-Chef du service sait le combat qui se mène pour mon époux. Un soir de déprime, elle vient près de moi me dire : nous avons fait ce que nous pouvions faire, mais vous, faites ce qu’il faut faire ! Elle est fille d'Israël, ma consolation !

Un soir ou je suis rompue par la fatigue, je laisse une amie âgée passer la nuit auprès de son chevet. Au matin, elle m’accueilel avec une joie qui déborde par tous les pores de sa peau et elle dit : tu ne vois pas ?
Non ! Je ne vois pas ce qu’il faut voir, je vois mon époux endormi et j’ai mal à le voir. Sentiments ? Foi ?

Regarde son cou ! Je regarde fixement, et il n'y a plus rien... Disparue la grosseur !
Lorsque le cancer a redémarré, c’était à la base du cou et la grosseur était comme un poing fermé. Hallucinant !
Un cri : chéri ! Touche ta guérison !
De nouveau plus rien ! Rien ! Et de nouveau nous louons notre Dieu pour sa bonté infinie.
Tout le service défile, du « patron » au service d’entretien, parce que personne ne peut dire le contraire de ce qui se voit : une absence de tumeur, un vide comblé et l’assurance que cette foi, c’est la bonne.
Nous avions simplement oublié cette phrase  prononcée par Guy : d’ici trente jour, je vivrais autrement.

Il mange, il a faim !
Il boit, il a soif !
Finit les perfusions et tout le restant… sauf le rendez-vous pris avec Yéshua !

Dernier jour : Guy est calme et semble dormir. La veille, il a parlé à son Seigneur pendant une grande partie de la nuit. Il est 20 heures environ, et je vais en profiter pour m’allonger sur le lit d’accompagnement.
Je suis « vannée » mais heureuse. La télé laisse défiler des images que je n’ose pas regarder et je regarde le profile de mon mari. Le drap se soulève très doucement.
Soudain, quelque chose, ou plutôt quelqu’un, une présence… Je ne peux pas même bouger de dessus mon lit, sauf se sentir cette force qui est là.
Et une deuxième présence… Je m’assieds sur le lit mais plus rien. Ce que je ressentais de cette double présence avait disparue et la chambre était vide.


Une porte qui s’ouvre, deux infirmières pénètrent dans  la chambre… c’est fini !

Interloquée, je ne sais plus très bien ou j’en suis, ou je suis.
Je m’approche, il dors, avec un sourire léger à la commissure des lèvres. Il est « shalom », enfin en paix ! Mais je pleure !
Et je réalise que je viens de vivre le Psaume 23 : « quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, je ne crains aucun mal car Tu es avec moi »…
L’Ange du Seigneur était venu chercher Guy l’enfant du Seigneur pour ce départ mémorable pour moi.

Lorsque nous devons partir, quand vient le temps de ce départ éternel, nous ne sommes pas seuls. Notre Père à soin des siens parce que leur mort lui est précieuse dit la bible, dit le Père, et je le crois.

Voilà le message qu’il me fallait transmettre pour une âme qui souffre, pour une âme qui pleure, qui est en train de vivre cette douleur de la séparation.
Mais c’est à tous que je veux dire que les sentiments nous viennent de Dieu le Créateur qui nous a donné les cinq sens plus l’intelligence, et aussi les sentiments qui habillent nos cœurs et nos vies.
Nous ne sommes pas des robots,  et toi qui pleure, toi qui souffre, qui gémis et te lamente, sache que Ton Seigneur à eu ces sentiments ; mais Il a gardé la foi dans l’amour gardien du Père, et c’est ce que nous nous devons de faire.

Pleurons mais croyons, car Sa parole d’amour s’accomplit toujours.

Shalom.

Naomie