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NAOMIE BETHEL



L'ANTISEMITISME FRANCAIS!

ET APRES...

 

 

Dans le calendrier Hébraïque, cette date  (celle de la rafle)  correspond aux 2-3 Av 5702, et se situe dans la période des trois semaines dénommée "parmi les affligés" (en hébreu בין המצרים), qui va du 17 Tamouz au 9 Av, et plus particulièrement pendant les neuf premiers jours d'Av qui sont des jours de deuil car c'est pendant cette période que se sont produites les plus grandes catastrophes du peuple juif, dont la destruction des deux temples successifs.



Par Naomie, le 18 Juillet 2010.



Shalom à vous qui prendrez le temps de lire ces quelques lignes, qui, depuis hier, sont pour moi un « devoir de mémoire »! Oui, un nouveau terme à la mode, cela sonne très bien à l'oreille, mais lorsque l'instant de recueillement s'achève, que reste-t-il de ce passé si lourd a porter. Oh! J'entends bien certains dire, en soupirant, que c'est du passé, que nous n'y sommes pour rien, que la responsabilité de ces actions ne sont pas de notre fait, etc, etc, etc...

Je ne vais pas refaire l'histoire à moi toute seule, ce n'est pas mon but, mais je vais vous expliquer le pourquoi de ce message du souvenir : c'est que nous avons trop tendance à nous assoupir, jusqu'à l'endormissement.

Lors de l'étude concernant les journaux, qu'ils soient d'antenne ou de lecture, une constatation s'impose de façon radicale : certains aimeraient remettre le couvert!   N'avons pas tiré  la leçon du passé que déjà, l'antisémitisme français est en résurgence, et que nous assistons, comme par le passé, à des actes que nous qualifions de "criminels" mais qui ne nous interpellent pas en profondeur. Nous disons encore que la France n'est pas antisémite (je ne parle pas ici de racisme) mais nous appliquons une couche de peinture sur une croix gammée et cela nous suffit.

Et pourquoi? Par purs intérêts, par démagogie (Domination des factions populaires; excitation des factions populaires; excès de la démocratie ; opinion ou conduite qui s'appuie sur les passions populaires. Repousser la démocratie par crainte de la démagogie. Voilà ce qu'est la démagogie, voilà le support qui sert d’appui à certains actes politiques qui  devient le support du crime, voir même l'organisateur  pour d'autres.

Alors que je visionne "La Rafle"  le rouge au front et la nausée au bord du coeur me saisis la honte de cet acte criminel qui doit sa réussite par la volonté de collaborer avec l'ennemi d'alors, l'Allemagne. 

Nous connaissons tous, plus ou moins bien, selon l'importance de l'intérêt que nous avons eu pour cette période de notre histoire, la lâcheté de ces hommes- clés dont, pour quelques uns, le nom est encore en ce jour honni: René Bousquet, secrétaire général de la police nationale, Louis Darquier de Pellepoixcommissaire général aux questions juives, antisémite virulent des premières heures (organisateur provocateur dès les années 36/39) Pierre Laval, numéro deux du Gouvernement de Vichy, fervent collaborateur avec les allemands, imposé par Hitler en personne...

Quoi que la France, par l'intermédiaire de Jacques Chirac  son Président, fit  son « méa culpa »  publiquement, au travers de la volonté d’oublis exprimé par beaucoup, des plaques commémoratives placées ici ou là, des mémoriaux dressés vers le ciel, la tache demeure et demeurera éternellement, parce que nous avons exercé un droit qui n'était pas notre : le droit de vie et de mort envers le peuple de Dieu, envers des hommes, des femmes, de tout âge et de toute condition sociale, en bonne santé ou malade, voir impotent, nous avons commis un crime contre l'humanité, nous qui en ce jour, condamnons Israël et l'accusons de « crimes contre l'humanité »! Ce ne serait pas si lamentable et cruel que j'en rirais. Mais ici, le rire ne peut pas remplacer les larmes.

C'est en 1954 que  le Tribunal Militaire de Paris condamnera  à mort Carl Oberg , SS qui en accord avec Bousquet, sous l'égide de Heydrich est grandement responsable de très nombreuses déportations, d'exécutions d'otages. Sa peine est commuée en prison à vie, pour qu'enfin, en 1958, il soit  gracié par René Coty, Président de la République. Il est renvoyé en catimini vers son pays le 28 Novembre 1962. Pourquoi une telle largesse? Affaire d' Etat, c'est au nom de la politique, au nom de la création de l'Europe, au nom de la signature du Traité de coopération Franco-Allemand que ce criminel sortira des prisons françaises en état de "grâce".  Voici une date qui n'est pas inscrite dans les manuels de nos bambins qui finissent par tout oublier; cela en arrange plus d'un.

J'ai lu cette affirmation : "pendant ce temps d'occupation allemande, la France ne pouvait guère agir librement, sans avoir d'autre choix que la collaboration."  Pourtant, d'autres pays, tel le Danemark, ne s'impliquèrent pas dans ce crime barbare. La France fut lâche, elle l'est encore par ce genre d'écrits et d'affirmations couvrant le crime...D'autres affirment encore en ce jour que Laval fut (pour sa décharge) un "tantinet trop zélé" dans l'organisation des mesures antisémites. Honte à celui qui emploie de telles paroles! L' Allemagne savait pouvoir s'appuyer sur de tels hommes antisémites avant l'heure. Ils n'avaient pas même l'excuse de la jeunesse.

Nous employons des paroles comme LIBERTE - EGALITE - FRATERNITE! Et pour que nous n'oublions pas ces thèmes de fraternités, nous les avons inscrits dans la pierre à tous les frontons de nos édifices nationaux, comme des trophées de chasse sur les pans de murs. Après tout, ils sont nés dans le sang, ces mots-là!

Nous faisons la chasse à l'antisémitisme? Certes! Alors, pourquoi avoir laissé passer des paroles de haine contre le peuple juif sorties de la bouche de ceux qui égorgeaient les moutons de la fête de l'Aïd : nous égorgeons les moutons comme se devrait l'être chaque juif!   Ou regardions-nous pendant ce temps? Pas dans la bonne direction!  Nous regardions ailleurs tandis que des paroles incitatives au meurtre passaient, en heure de grande écoute, sur les écrans de la télévision française. De qui se moque-t-on?

Pourquoi ne pas avoir fait jouer la censure. Pourquoi?

Etrange ou normal? Peuple de France, serais-tu antisémite? POURQUOI LAISSER PASSE DE TELLES PAROLES POUSSANT A TUER LE PEUPLE JUIF? Encore une fois, la France regardait au loin pour ne pas voir de près.

Jusqu'à quand?

La France est responsable de la mort des juifs qu'elle a expédié  vers les camps de la mort ; rien ne changera rien à cela! La France se fit « pourvoyeur » des camps de la mort nazis,avec la complicité française via la police et la gendarmerie. Bravo! Quand ont-ils commencé à se révolter, a refuser cette ignominie qui entachera leurs uniformes à jamais?

Faite fonctionner votre imagination, parce qu'aucun manuel ne peut transmettre les sentiments de ces hommes, oui, des hommes créés à l'image de Dieu, des hommes qui furent cependant humiliés, abaissés à l'état larvaire, pas même reconnus comme êtres humains! Ils furent traités de sous-hommes, tout comme les autres qui furent mis aux bancs des accusés (Tziganes, chrétiens, communistes, rebelles à la politique d'Hitler, je ne parle pas ici des « droits communs: délinquants de tous bords) Et aujourd'hui nous recommençons le même cirque. Faut-il ressortir la fameuse étoile jaune? 

Imaginez un peu leur angoisse, eux qui perdaient tout en un instant : honneur, reconnaissance, parfois même leur identité nationale française, marqués comme bétail (étoile).... Un troc barbare : un drapeau contre une étoile!

Malgré notre haine, notre hargne, ils n'en demeurent pas moins vivants à ce jours quoiqu'il se fut fait contre eux. S' ils demeurent vivants, vivants dans nos mémoires, vivant dans nos cœurs vivants parmi nous, c'est afin que nous puissions ensemble glorifier Dieu de sa bonté. Effectivement, nous pouvons concevoir que Dieu, Juste et Fidèle, demeure entier sur sa Parole, et d'attester que la miséricorde divine existe. S'il a laissé comme paroles que le crime ne resterait pas impuni, Il a aussi attesté que le bras qui aura exercé la sentence subira un châtiment pire. Jérémie 30/11 - Car je suis avec toi, dit l’Eternel, pour te délivrer ; J’anéantirai toutes les nations parmi lesquelles je t’ai dispersé, Mais toi, je ne t’anéantirai pas ; Je te châtierai avec équité, Je ne puis pas te laisser impuni.

Jérémie 49/12 - Car ainsi parle l’Eternel : Voici, ceux qui ne devaient pas boire la coupe la boiront ; Et toi, tu resterais impuni ! Tu ne resteras pas impuni, Tu la boiras....

Esaïe 54/15... « celui qui s'assemblera contre toi tombera à cause de toi. Voici, j'ai créé le forgeron qui souffle le feu du charbon et forme un instrument pour son ouvrage; et moi, j'ai créé le destructeur pour ruiner. »

N'allez pas m'accuser d'antisémitisme, je ne vous croirais pas!...

Il est presque impossible, dans notre façon de penser, d'accepter qu'a l'origine, il y a l'amour du Dieu Eternel pour ce peuple, allant le faire sortir, à main forte et bras étendu, de 400 ans de servitude du pays de  Pharaon, et, en même temps, de considérer les actes survenus dans la vie de ce même peuple, peuple souvent rejeté, au bord de l'extermination, mais à l'image de son Messie : vivant encore, encore vivant!

Esaïe 54/13 - « Grande sera la paix de tes fils.... l'oppression s'éloignera loin de toi....quand? Si tu reviens vers moi ».

Je ne vais pas, comme je l'ai dis, refaire l'histoire du passé français dans ses ténèbres sordides, trop fréquemment mis sous la carpette comme poussière; le but du présent message est pour la mémoire. Lorsque je constate l'ignorance de nos jeunes, de nos étudiants, de nos enfants, je blêmis parce qu'il est important de remettre à l'honneur ce qui a été payé si cher. L'Exécutif français nous parle de « devoirs de mémoire », ce qui peut paraître noble, mais alors, il est temps de changer les programmes scolaires et les livres d'histoire qui, nous le savons maintenant, ne sont que ramassis de mensonges devant servir à promouvoir le patriotisme français. Est-ce que dans les manuels scolaires figurent ces dates qui jalonnent notre chemin d'hier? Non, parce qu'il nous faudrait apprendre à nos enfants la honte historique de notre Nation. Et cela ne peut pas être, alors, voyez plutôt : 1515 : Bataille de Marignan (dont nous n'avons plus que faire) l'an 1804: couronnement de Napoléon 1er, mais 1954/1962 : guerre d'Algérie, avec ses nombreux morts? Mais 1945/1954 : guerre d'Indochine sans parler de notre engagement dans des conflits qui ne sont pas les nôtres mais pour la gloire d'une nation dont l'histoire nous ressemble.


Voyez un équilibriste dans son numéro qui met sa vie en péril. Un fil, un balancier, mais autours de lui  le vide! Il en est pareillement pour la politique politicienne, celle qui actionne les volontés d'actions qui conduisent dans le vide. L' Afrique, continent grandement exploité par le passé, ayant un jour regagné sa liberté, risque, aujourd'hui, de revivre les mêmes déboires car sous ses dehors amicaux, les Nations étrangères lorgnent vers lui, tout comme par le passé. Ce n'est pas le drapeau noir qui flotte sur la marmite, c'est le drapeau du capitalisme arbitraire qui recherche à nouveau la colonisation sous des formes modernes.

La politique envers les pays africains éradique vivement la vérité au détriment d'un bon vouloir coopératif, mais que l'Afrique moderne fasse attention ou elle met les pieds. C'est en 1872 que tout commença de cette même façon avec des dehors de civilité et d'aide mais voyez l'envers de la médaille et comment les « ténors » de l'époque , gens soi-disant civilisés, partisans de la colonisation, comme l'étaient les partisans de l'épuration en France prônèrent des argumentations « presque » naturelles.Sachez que sous le couvert d'une reconnaissance envers ce continent, la France, devançant ainsi l'Amérique, a "convié" l'Afrique a parader avec elle, en son sein, mais ce qu'il faut voir au travers de ce qui a été plébiscité et acclamé par la foule, c'est un vouloir politique de remettre "le couvert" et de nouveau profiter des biens d'une table garnie de "fruits exotiques". Seuls, les "innocents" et les menteurs me diront le contraire. 

L'origine de la colonisation africaine fut le désir du Premier Ministre anglais, en 1872, de promouvoir l'Empire anglais. C'est cette année-là que le républicain de gauche, Léon Gambetta lui-même lance, à Angers, cette phrase historique (que l'on a caché bien sur) : «Pour reprendre véritablement le rang qui lui appartient dans le monde, la France se doit de ne pas accepter le repliement sur elle-même. C'est par l'expansion, par le rayonnement dans la vie du dehors, par la place qu'on prend dans la vie générale de l'humanité que les nations persistent et qu'elles durent ; si cette vie s'arrêtait, c'en serait fait de la France». Pareillement, toujours en France, c'est au tour de Jules Ferry, porte-parole de la gauche républicaine, de dire ouvertement devant les députés de l'époque cette phrase tout aussi célèbre et de même, oubliée par les historiens patentés : «Il faut dire ouvertement que les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures. Je répète qu'il y a pour les races supérieures un droit, parce qu'il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures» (28 juillet 1885).

 

 

 

 

Fichier:Children in the Holocaust concentration camp liberated by Red Army.jpg

 

 

 

 

Ceci ne vous rappelle rien?  Le concept même de « race inférieure » est le marche-pied posé par la France en l'honneur de l'Allemagne nazi son ennemie et qui permis la déportation des juifs (et autres) vers les camps d'extermination, mais dont le sinistre souvenir demeurera : la rafle du Vel' D'Hiv.9000 Policiers et gendarmes confondus seront les tristement célèbres exécuteurs de l'ordre du Gouvernement français allié à l'Allemagne nazie : produire 20000 juifs à la gloire d'une idéologie; mais seuls 13152 (chiffre de la police) seront ainsi fournis à la gueule béante des fours de crémation. La France se servit pour mener à bien  cette besogne d'un fichier connu sous le nom de "Fichier Tulard" (du nom de son créateur, qui contenait en lui tout renseignement concernant les juifs.

Il y a encore plusieurs mois, la France fut agitée parce qu'il présenté  la mise en service d'un logiciel d'Etat collecteur de divers renseignements concernant les citoyens. Bien entendu, il fut invoqué mille raisons pour qu'il prenne vie, et mille autres pour qui soit caduc avant même sa mise en service. Réminiscence du fichier "Tulard"?

En 2007, la Police française rêvait de pouvoir mettre des mouchards sur les ordinateurs, installé comme un « cheval de Troie » Rien ne nous dit que cela a été abandonné, moi, je dis qu'il n'y a pas de fumée sans feu; et vous?

Pour servir le gouvernement de Vichy se lèvent des individus tels que :

Jean Leguay, adjoint de Bousquet, accompagné d'autres (François, directeur de la police générale, Hennequin, directeur de la police municipale, André Tulard, chargé des questions juives à la Préfecture, Garnier, sous-directeur chargé du ravitaillement à la Préfecture de Seine, Guidot, commissaire de police à l'état-major de la police municipale et enfin Schweblin, directeur de la police aux questions juives, rencontreront au siège de la Gestapo à Paris les colonel et capitaine SS Knochen et Dannecke le 4 Juillet. Programme à l'ordre du jour : LA RAFLE.

Commentaires : 

Le capitaine SS Dannecker déclare: « Les policiers français — malgré quelques scrupules de pure forme — n'auront qu'à exécuter les ordres! » Lâcheté de ces hommes payés pour exécuter la basse besogne des bourreaux de l'humanité, afin de satisfaire à  leur maître Satan.


 

ORGANISATION DU CRIME :

photo : Les autobus ayant servi à transporter les juifs raflés stationnent devant l’entrée du Vel d’Hiv, à Paris, le 16 juillet 1942

Qui est visé?

Les juifs de nationalité allemande, autrichienne, polonaise, tchèque, russes et les indéterminés (?) âgés de seize à cinquante ans. (JPEG)es dérogations "exceptionnelles"  pour les femmes « dont l'état de grossesse sera très avancé » ou « nourrissant leur bébé au sein » sont prévues, mais « pour éviter toute perte de temps, ce tri ne sera pas fait au domicile mais au premier centre de rassemblement par le commissaire de la voie publique » – Le chiffre prévisionnel des arrestations sera d'environ 22.000 juifs. La police française en est chargée, et ces personnes, quelque soit leur âge, seront dirigées sur  DrancyCompiègne, Pithiviers et Beaune-la-Rolande.

Les enfants de moins de quinze voir seize ans seront confiés à l'Union générale des Israélites de France qui à son tour les placera dans des fondations. Le tri des enfants sera fait dans les centres primaires de rassemblement. »


Instructions données et mises en application :

C'est au 10 Juillet que chacun prendra ses responsabilités.  Le SS Dannecker aura ce jour-là un entretien avec Adolphe Eichmann et, comme nous l'aurons vu plus haut, une réunion capitale au siège du Commissariat des Affaires Juives en compagnie des principaux acteurs de cette tragédie « humaine ». A cela, il faudra y ajouter quelques cadres de la préfecture de police ainsi que des représentants de la SNCF et de l'Assistance publique. Oui, la S.N.C.F. fut une collaboratrice des premiers instants, contrairement à d'autres pays qui s'insurgèrent et refusèrent cette "collaboration déguisée".

Par ces paroles, je n'accuse pas les cheminots d'alors d'être des collaborateurs, non! Je dis simplement qu'il fallut des cheminots pour actionner les convois de la mort. Au départ, tous ne le furent pas... résistants!

Le Directeur de la P.M. Emile Hennequin donnera, au 12 Juillet 1942 les instructions très précises et formelles suivantes :

« Les gardiens et inspecteurs, après avoir vérifié l'identité des Juifs qu'ils ont mission d'arrêter, n'ont pas à discuter les différentes observations qui peuvent être formulées par eux ... Ils n'ont pas à discuter non plus sur l'état de santé. Tout Juif à arrêter doit être conduit au Centre primaire... Les opérations doivent être effectuées avec le maximum de rapidité, sans paroles inutiles et sans aucun commentaire.»

En bref, aucune humanité! Mais ou la trouver dans un tel climat haineux et indifférent! Ne sont-ils pas, ces juifs, les spoliateurs de la société, les générateurs de malheurs et organisateurs de la souffrance dégagée par le chômage, la vie chère, la politique Allemande, etc.... Et puis, n'ont-ils pas « tué » Jésus?

Ils ne sont pas comme nous braves français sans histoire et sans vie... Mais eux aussi étaient français! Et eux aussi étaient des êtres faits de chair et de sang, de sentiments et de douleurs!

Le 13 juillet 1942, la circulaire n°173-42 de la Préfecture de police4 ordonne l’arrestation et le rassemblement de 27 391 Juifs étrangers habitant en France. Voyez le nombre : 27391... pas 390, pas non plus 400, mais bel et bien 27391. La rafle prévue pour la date du 14 Juillet fut repoussée entre les 16 et 17 juillet, par crainte d'un soulèvement populaire, le 14 Juillet étant la date de la fête nationale.

12 884 Juifs sont arrêtés : 4 051 enfants, 5 802 femmes et 3 031 hommes.

A décharge pour la France, Il y eut toutefois un nombre indéterminé de personnes qui purent échapper au coup de filet grâce à l'intervention de la résistance française et la pitié de plusieurs français (tous n'étaient pas anti-juifs)

Après exécution de l'horreur initiale arrive le pire : les conditions de détentions sont inhumaines pour tous, rien ne fait trouver grâce aux yeux des barbares tortionnaires, pas même la pensée qu'ils ont eux aussi des familles comprenant des gens de tout âge. Au moment de leur arrestation, les juifs ne peuvent prétendre, si jamais ils le peuvent encore, n' avoir avec eux que le minimum; ils sont trompés sur les conditions de détentions, sur les lieux situés en France et sur les destinations finales. Leur possibilité : une couverture, deux pulls, une paire de chaussures, deux paires de chaussettes et deux chemises ainsi que deux jours de vivre (source: la rafle). Bagages pour voyage sans retour; Juste un aller!

Après les arrestations, c'est le camp de Drancy (au nord de Paris) par autobus ou encore le Vel d'Hiv (15ème arrondissement) ou déjà en 1941 furent détenus des gens ayant subitement été « raflés » en été.
(Je me souviens, enfant, d'avoir été dans ce Vel'd'Hiv assister à des courses de vélos sur piste en sapin dont les fameux 6 jours de Paris, mais jamais je n'avais entendu parlé de ce qui avait été dans ces mêmes lieux. Pourtant, mes parents avaient été déporté en Allemagne (ou je fus conçue)

7 000 personnes devront survivre pendant cinq jours, sans nourriture et avec un seul point d'eau. Impossibilité de fuir sans risque de mourir (ordre de tirer sur les fuyards)En tout, il est comptabilisé une centaine de suicides avant le départ vers les destinations initialement prévues, passant par Beaune-la-Rolande, Pythiviers et enfin la mort : Auschwitz-Birkeneau.

Résultats à la libération :



Sur 42.000 juifs envoyés de France vers Auschwitz en 1942, seuls 811 rescapés. Cette rafle était un quart des 42.000 victimes.

Une étrange couverture de clémence fut posée sur plusieurs qui bénéficièrent d'une largesse judiciaire qu'ils n'ont pas eu pour leurs victimes. En les graciant, la France cria encore une fois « Heil Hitler »

Jean Legay C'est en 1979 que le représentant du secrétaire général de la police nationale en zone occupée, est inculpé pour son implication dans l'organisation de la rafle. Il meurt avant d'être jugé, en 1993. Il faudra presque trente années pour expurger l'action du forfait.

Qu'en fut-il pour les autres acteurs principaux de ce crime contre nature que fut cette rafle?

René Bousquet :  échappant de peu  à la Justice française, c'est en 1989 que par le biais d'une plainte déposée contre ses agissements concernant la déportation de 184 enfants juifs de 6 Départements du Sud de la France,  L'Association des Fils et filles de déportés juifs de France de Serge Klarsfeld, la Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes et la Ligue des droits de l'homme, ensemble, constituèrent un dossier permettant ainsi que l'homme réponde enfin du crime contre l'humanité. Son inculpation en 1991, alors que l'instruction était achevée, ne conduira nulle part, Bousquet étant  assassiné par balles par Christian Didier le 8 juin 1993. Ce dernier sera condamné par la Cour d'assises de Paris en novembre1995 à dix ans de prison pour être libéré le 24 février 2000 de la prison centrale de Toul.


Pierre Laval : Plusieurs fois Président du Conseil sous la Troisième République, il est,  après Philippe Pétain, la personnalité la plus importante de la période du régime de Vichy et le principal maître d’œuvre de la politique de collaboration d’État avec l’Allemagne nazie.On ne lui connait pourtant que juste quelques mots antisémites de sa part qu'il tiendra peu après la rafle et ce devant les Préfets de la France : c'est de la « prophylaxie sociale » en débarrassant la France de Juifs étrangers qui auraient « abusé de son hospitalité » et fait de l’Hexagone un « dépotoir » humain.

Mai 1945, fuite vers l'Espagne, mais son arrestation se fera à Barcelone et remis au pourvoir du Gouvernement Provisoire  français dirigé par Charles de Gaulle le 30 Juillet. En  Octobre 1945, il paraît devant la Haute Cour de Justice qui le condamne au peloton d'exécution; ce qui se fera après une ultime tentative de sa part d'échapper à son exécution par absorption de cyanure. Il subira son châtiment le 15 Octobre dans la cour de la prison de Fresnes, là ou d'autres avant lui, peut-être même sur son ordre, furent exécutés. 

On dira qu'il est mort « courageusement » mais de quelle mort sont morts les millions envoyés dans les camps d'extermination? Courageusement? Non! Ils sont tous morts, et c'est tout!

train.jpg

Louis Darquier « de Pellepoix » dit « le Baron » - n'est en réalité que Louis Darquier. Deuxième Commissaire général aux « Questions Juives » il est la représentation de l'antisémite français par excellence.   Louis Darquier de dire ceci à Philippe Garnier-Raymond, lors d'un entretien accordé à l'Express le 4 Novembre 1978 qu'il est de tradition, à Cahors (sa ville natale) d'être antisémite, de part tradition!(?)

Il félicitera  personnellement Hitler de son action lors des « Nuits de Cristal » et dira ceci :

« Depuis cinq ans, un homme, pauvre et désintéressé, a arraché son pays (comme nous le ferons demain) aux griffes immondes de la juiverie. Il l’a conduit, sans défaillance, de la ruine et de l’anarchie au travail, à la puissance et à l’honneur. Kérillis, hypocrite enjuivé, cela s’appelle une guerre, et vous le savez mieux que quiconque ! C’est la guerre sainte de la race noble contre la race immonde ! Les Juifs ont tué Vom Rath Hitler a contre-attaqué. Il a reçu un coup. Il en a rendu dix. Ce n’est même pas une question de moralité, c’est une question de santé physique. C’est une réponse de soldat. […]

10 Décembre 1947 : condamné à mort par contumace (il vit en Espagne franquiste enseignant le français pour enfin occuper un poste de traducteur dans une Administration espagnole), il est aussi dégradé de sa nationalité française à vie, et à la confiscation de ses biens.

Le 28 octobre 1978, L'Express publie une interview de Louis Darquier de Pellepoix, commissaire général aux Questions juives sous Vichy. Réfugié en Espagne, l'un des antisémites fieffés des années 1935-1944 a répondu aux questions du journaliste Garnier-Raymond« Je vais vous dire, moi, ce qui s'est exactement passé à Auschwitz. On a gazé. Oui, c'est vrai. Mais on a gazé les poux, contestant ainsi la réalité de la Shoah. 

C'est a la suite de cette déclaration  que la  France réclame son extradition à l'Espagne qui la refuse. Prétexte? Santé chancelante. Il ne sera pas inquiété pour crimes de guerre, et vivra tranquillement jusqu'au 29 Août 1980, date de son décès, qui ne sera connu de la France que  3 années plus tard.

Dites-moi, une question : au Vel d'Hiv, tous étaient-ils en bonne santé, tous étaient-ils en état de « voyager dans l'inconfort »?

Ici, je précise que rien ne se fit au hasard, et que tout fut orchestré selon la volonté nationale de la France émise  de la bouche même de ses représentant. Voyez plutôt par vous-même une proposition faire par Darquier au Gouvernement d'alors, parue dans « Le Petit Parisien » en date du 1er Février 1943 :

        Je propose au Gouvernement :

 - 1/ d'instituer le port de l'étoile jaune en zone non occupée ;

   2/ d'interdire aux juifs, sans aucune dérogation, l'accès et l'exercice des fonctions publiques (...) ;

   3/  le retrait de la nationalité française à tous les juifs qui l'ont acquise depuis 1927.

Laval refuse ces propositions, argumentant du peu de zèle de Darquier, qui est aussi accusé par Pétain d'être un tortionnaire, et de malversations dans la gestion des biens juifs. Il est remplace en Février 1944 par Charles du Paty de Clam dont le père fut tristement connu dans l'affaire Dreyfus, dans le  rôle d'Accusateur..

Emile Hennequin : Directeur de la Police Municipale, organisera méthodiquement les instructions qui lui furent remisent concernant l'organisation de la Rafle par elle-même. Il sera condamné en Juin 1947 à 8 années de Travaux Forcés, ce qui n'est pas cher payé la « chair juive »,  tout en étant « blanchit » d'une quelconque responsabilité dans les faits reprochés, ceux de la Rafle. Alors, qui faut-il mettre en accusation?

André Tulard – FICHIER JUIF – participant à la logistique concernant l'attribution des étoiles jaunes Avec nombre de commissaires de la police française, André Tulard est présent, fin août 1941, à l'inauguration du camp de Drancy, étape ultime avant les camps de concentration et d’extermination.

Il prendra position contre la dénaturalisation des juifs français, ce qui l'écartera du service sur la demande du chef de la GestapoKarl Oberg ( qui sera condamné à mort par le Tribunal Militaire de Paris en 1954. SS qui en accord avec Bousquet, sous l'égide de Heydrich est grandement responsable de très nombreuses déportations, d'exécutions d'otages. Condamné à mort, sa peine est commuée en prison à vie, mais sera gracié par Réné Coty, président de la République française en 1958. Il est renvoyé en catimini vers son pays le 28 Novembre 1962. Pourquoi une telle largesse? Au nom de la politique, au nom de la création de l'Europe, au nom de la signature du Traité de coopération Franco-Allemand.)

Voici une date qui n'est pas inscrite dans les manuels de nos bambins qui finissent par tout oublier; ce qui  en arrange plus d'un.)

Tulard, n'ayant fait l'objet d'aucune poursuite après guerre, conservera son grade de chevalier de la Légion d'honneur (quelle horreur!) Il meurt en 1967. Quelle honte! J'en ai le rouge au front!

La découverte du fichier 

C'est à partir du mois de Décembre 1946 qu'une circulaire, connue sous le nom de Edouard Depreux, alors ministre de l'Intérieur, ordonne toute destruction de documents fondés sur la qualité « juive », application de l'ordonnance du 9 Aout 1944 qui rétablit la légalité républicaine (la France à tout de même « bouffée » du juif en veux-tu en voilà pendant 4 ans, mais nous n'en sommes pas encore au temps du mea-culpa, on en est à celui de découdre les étoiles jaunes et d'en effacer toute trace sur les vêtements. Donc ce fichier Tulard doit être détruit. Pourtant, le 6 Mats 1980, le journal « Le Canard enchaîné » se déchaine et affirme que le dit fichier demeure intacte.

On le cherche partout, mais aucune trace. Rien! Il sera pourtant exhumé en automne 1991 du service des Archives des Anciens Combattants, ou il était enterré à Fontenay-sous-Bois. Son nom répertorié ?  Grand fichier établi par la préfecture de police en octobre 1940. Personne ne bouge, pensez-donc! Au feu... Ça brûle!... Devant l'inertie bureaucratique, Klarsfeld alerte  « Le Monde » qui publiera un article les 13 et 14 novembre 1991. C'est la culture du secret, c'est l'omerta dira Louis Mexandeau Secrétaire d'Etat . Mais qui est Président de la France en 1991?

Une commission présidée par René Rémond ( président du Conseil supérieur des Archives de France) vois le jour. Son but? Que faire du « Fichier »... certaines personnes revendiquant sa destruction au nom de la loi Informatique et Libertés qui prohibe les fichiers contenant des « données sensibles » sur « l'origine ethnique ou raciale ». La Commission Rémond a été contestée!

J'en reviens à notre président qui n'a de cesse de vouloir la France dotée d'un tel outil entre ses mains.

OU EST CE FICHIER? Qu'un homme droit se lève et enfin dise la vérité! Le seul qui s'est « levé » afin que soit dite la vérité fut pendu à un bois il y a quelques deux mille années en arrière, sont nom est Yéshua.

Les responsables de la rafle de juillet 1942 n’ont jamais été jugés pour ces faits. Dès son réquisitoire, le commissaire du gouvernement a considéré « la question des Juifs épuisée ». Mis à la retraite en 1950, le directeur de la Police générale à la Préfecture de police Jean François, est promu « directeur honoraire » en 1954. Certains dossiers d’épuration, comme celui du sous-directeur André Tulard, ont mystérieusement disparu des archives (Berlière, 2001).

Henri Philippe Benoni Omer Joseph Pétain, couramment nommé Philippe Pétain:

Maréchal de France, son nom est associé à plusieurs évènements :  Il est surnommé : « vainqueur de Verdun"  et reconnu comme le chef de l’armée qui jugula la crise du moral et des mutineries de 1917. Il est le dernier chef de Gouvernement de la IIIème République. Son rôle dans l'implication de la France au despotisme barbare de l'Allemagne nazie laissera un gout amer dans bien des bouches.Il est l'instigateur de "la collaboration" tant récriée et néfaste pour nous. Il sera jugé lors de La Libération pour "Intelligence avec l'ennemi" par le Haute Cour de Justice; frappé, par arrêt du 15 Août 1945 d'indignité nationale et condamné à la confiscation de ses biens, et à la peine de mort.  Il est gracié par De Gaulle et sa peine est commuée en emprisonnement à vie, et il meure le 23 Juillet 1951 en internement à Port-Joinville (Ile d'Yeu).

 


AUJOURD'HUI :



Il se vit actuellement, dans certains lieux publics, des réminiscences d'actions anti-juives : dévastation de synagogues, de cimetières, de profanation de tombes, d'actes criminels tel le meurtre de ce jeune homme qui n'avait, pour défaut, que le fait d'être juif. Ne croyez pas que nos belles excuses, que nos mains tendues, nos larmes hypocrites ferons cessez ce qui est un serpent visqueux qui s'est lové dans les entrailles de la France, attendant l'heure propice pour de nouveau mordre et envenimer le cœur du plus grand nombre. Il connait la méthode.



.Reconnaissance de la responsabilité de la France :



Le discours du 16 juillet 1995 au Vélodrome d'Hiver prononcé par le président de la République Jacques Chirac avait pour objectif la commémoration de la  rafle qui y avait eu lieu pendant la Seconde Guerre mondiale. Au travers de ce discourt, et ce, pour la première fois, est reconnue ouvertement la responsabilité de la France dans la déportation vers l'Allemagne de Juifs français au cours de l'occupation du pays par les nazis. Les autorités françaises avaient en effet collaboré avec les occupants, en procédant à des arrestations et à des rafles de Juifs afin de les leur livrer. Par ce discours, Jacques Chirac rompt avec la doctrine gaullienne, suivie avant lui par tous les présidents de la Quatrième  et de la Cinquième République, qui rejette une telle reconnaissance au motif que le Régime de Vichy, sous la direction duquel ces exactions ont été menées, n'était pas l'autorité politique (?)

Il faut savoir que bien des politiques se sont insurgés contre l'action entreprise par le Président Jacques Chirac, et pas des moindres. J'en tairai ici les noms afin qu'ils ne soient nullement entachés par une lâcheté sourde mais vivante, celle que l'on nomme antisémitisme.

Comme vous l'aurez compris, ce texte écrit représente une petite partie des exactions françaises (Contribution exigée d'une population comme amende et punition.) en ce qui concerne son attitude raciale contre les juifs.

Cette haine avouée ou cachée remonte à très loin dans le temps, et pris son essor lorsque fut crié par tout un peuple : crucifie! La barbarie s'est déchaînée contre ce peuple et aujourd'hui il n'y a rien de nouveau sous le soleil, ici ou là recommencent les actes dégradants qui sont des réminiscences du passé, évoluant dans le plan machiavélique de Satan contre Yéshua.

Faut-il se nourrir d'un tel passé et mettre cela dans nos assiettes? Rien ne nous y force, nous n'y sommes pas obligés. Notre histoire ne devrait pas rejeter le christianisme, la France a été chrétienne, mais cela ne l'a pas rendue meilleure pour autant en ce qui concerne le peuple juif. Pourquoi? Pour la même chanson!

La  christianiisation  des Wisigoths (sages)  et des Francs tous deux peuples germaniques fit de la vie des juifs de l'époque un calvaire permanent. Peu à peu, au cours de différents Conciles, ils perdirent leurs droits et la cerise sur le gâteau fut la décision prise par Dagobert 1er : conversion (à l'église catholique romaine et non pas à Christ) ou l'exile.

Déjà se profilait à l'horizon ce qui fut vécu en atrocité : les juifs d'alors perdirent le droit d'être assemblés autour d'un repas avec des « chrétiens » de se marier en mixité et perdirent même le droit au sabbat, et tout cela fut décrété lors d'un Concile de Clermont en 535.

L' Eglise va encore plus loin dans sa vision méchante, elle s'engage dans une politique de conversion forcée. Ainsi, en 576, l'évêque Avit de Clermont-Ferrand exige la conversion des 500 Juifs de sa ville avant d'exiler à Marseille les récalcitrants.

Il n'en est pas de même sous Charlemagne (époque Carolingienne) et certains juifs verront leurs conditions de vie s'améliorer, allant jusqu'à l'occupation Cependant, l'époque carolingienne voit une amélioration de la condition des Juifs, dont certains atteignent de hautes positions sous Charlemagne.

Avec l'accusation de « meurtre rituel » le prétexte est donné pour conduire au supplice du bûcher des dizaines de juifs dans la ville de Blois en 1173.

En 1215, par le travers du Concile de Latran, il est imposé le port de la rouelle, obligatoire en France dès 1269,, à la fin du règne de Louis IX. Ce dernier, sous l'influence de sa mère la reine Blanche de Castille (en 1240) ce qui se nomme « disputation – vieux françois oblige) relative au Talmud, qui sort de ce combat condamné et dont les exemplaires sont brûlés publiquement en place de Grève à Paris en 1242.

Juillet 1306 : le roi Philippe le Bel expulse les juifs de France, en confisquant au passage biens et possessions. LE royaume est « fauché » c'est pourquoi nous assisterons à la condamnation de l'Ordre des Templiers (de 1307 à 1312) des Juifs et des Lombards en 1277. Les Lombards ont la réputation d'usuriers mais tous les grands du Royaume de France font commerce auprès d'eux, pour leur future disgrâce. La disgrâce « finale » (déjà) se fera dès 1394 sous le règne du roi Charles VI.

Il ne faut pas oublier ces actions déshonorantes suivantes ::

  • l'existence à des dates antérieures des « juiveries », ou quartiers juifs, à Paris et dans toutes les villes où vivent des communautés juives (voir ghetto);

  • l'histoire des Juifs du pape, dans le Comtat-Venaissin, en Provence, terre de refuge après les expulsions, car ils ne dépendent pas de la couronne de France mais de l'Église.

  • le Code noir, ordonnance sur la police des nègres dans les îles, ordonne l'expulsion des Juifs des colonies en 1685 .



Avec la Révolution arrive une période propice pour les juifs de France, ce qui n'est pas pour plaire à la haute bourgeoisie et la noblesse catholique qui laisse ressurgir des sentiments anti-juifs. Ceci pour apaiser les consciences, mais la réalité est toute autre : un décret en date du 20 Juillet 1808 ordonne sous un délai de 4 mois effectifs de se faire inscrire dans un fichier spécifique (ça vous dit quelque chose? Dossier Tullard? Rien de nouveau sous le soleil), oui une mise à part dans une inscription d'identité dans un fichier a part; inscription faite dans le prolongement des mesures discriminatoires voulues par Napoléon 1er, sous la couverture suivante : meilleure intégration des juifs dans la communauté nationale.




Un antisémitisme populaire à la fin du XIXème siècle 



De nombreuses publications très virulentes font monter, pour ceux qui ne le savent pas encore, que la France est antisémite. Et ne me dite pas toute la France, je rétorquerai par cette parole : un peu de levain fait lever toute la pâte (Galates 5/19) et aussi : Ecclésiastes 10/1 - Les mouches mortes infectent et font fermenter l’huile du parfumeur ; un peu de folie l’emporte sur la sagesse et sur la gloire. L'antisémitisme français à la fin du xixe siècle est remarquable par son activisme et sa popularité, comme le prouve des publications antisémites dont en particulier le pamphlet d'Edouard DrumontLa France juive(1886, 1892) et son journal La Libre Parole.

La gangrène se répand et bientôt toute, enfin presque toute la droite empeste du relent pestilentiel, et la France est prête pour le grand guignol de ce qui deviendra « L' AFFAIRE DREYFUS » ou bien encore le scandale de Panama. L'Extrême droite devient le porte flambeau du nationalisme, du racisme et relève dans la boue toute revendication de l'antisémitisme. La gauche n'est pas épargnée par cette odeur de mort, en en particulier parmi une minorité de représentants du syndicalisme révolutionnaire (ou anarcho-syndicalisme), mouvement qui donne lieu au débat sur l'existence, ou non, d'un « fascisme français ».



Les droites en France dans les années 1930 



Ici, ce n'est que le témoignage d'une époque que nous aimerions révolue mais qui pourtant demeure vivante tant les racine de cette plante vivace nommée « peur du juif » ou encore tout simplement antisémitisme,. Lors de la Première Guerre mondiale, la participation des juifs à l'Union sacrée amène Maurice Barrès à les inclure dans « Les Diverses familles spirituelles de la France (1917 » tranchant ainsi avec la dénonciation des « quatre États confédérés: Juif, Protestant, Maçon et Métèque » du leader de l'Action françaiseCharles Maurras. Mais l'antisémitisme, un temps apaisé, ressurgit lors des années 1930, stimulé par la crise économique, le chômage, l'afflux des Juifs allemands fuyant le nazisme et l'accession au pouvoir du Front populaire, dirigé par Léon Blum.

Pourtant il faudra attendre la fin du 2ème millénaire pour vivre le temps des « repentances » de l'Eglise catholique qui va reconnaître avoir été le fil conducteur de l'antijudaisme en « colportant » l'expression « peuple déicide » ou encore fait mention de l'expression « juifs perfides » termes demeurant dans la prière du Vendredi Saint et ce, jusqu'aux réformes apportées par le pape réformiste Jean XXIII (véhiculeur de œcuménisme selon Rome, réformateur apportant de l'eau au moulin de Jean Paul II) puis de Paul VI. Une mise au point sera faite en déclaration « Nostra/Etate » en 1965; mais sera-ce suffisant pour éteindre les bûchers de la haine et fermer définitivement les portes des fours crématoires?

En attendant, voici la marche inexorable faite par ces soi-disant « chrétiens » ou autres, mais tous français, flambeaux de la France qui rayonne un poison tel que bientôt elle dira : Heil Hitler!

Publications antisémites :

La Revue internationale des sociétés secrètes, dirigée d'abord par Mgr Jouin puis par le chanoine Schaefer, dirigeant de la Ligue Franc-Catholique, passe de 200 abonnés en 1912 à 2000 en 1932.

Le journaliste catholique Léon de Poncins, adepte des théories du complot et collaborateur de nombreux journaux (dont Le Figaro, dirigé par François Coty, ou L’ami du Peuple, sous-titré « Hebdomadaire d'action racique (sic) contre les forces occultes ») y participe , ainsi que l'occultiste Pierre Virion, qui fonde après-guerre une association avec le général Weygand  Ministre de la Défense nationale de Vichy avant de faire appliquer les lois racistes en Afrique du Nord.

Le Grand Occident, animé par les anti-dreyfusards Lucien PemjeanJean Drault et Albert Monniot, tire à 6 000 exemplaires en 1934 . 

Le Réveil du peuple, organe du Front Franc de Jean Boissel, auxquels collaborent Jean Drault et Urbain Gohier, diffuse 3 000 exemplaires en 1939 

Disparue en 1924, La Libre Parole est à nouveau publiée en 1928-1929, sans réussir à décoller, puis en 1930 par Henry Coston (alias Georges Virebeau), qui la dirige jusqu'à la guerre. Beaucoup d'antisémites célèbres écriront dans ses colonnes, dont Jacques PloncardJean DraultHenry-Robert PetitAlbert MonniotMathieu DegeilhLouis Tournayre ou Jacques Ditte.

Le mensuel éponyme diffuse à 2000 abonnés.

D'autres revues sont plus éphémères, telles que La France Réelle,  L'Insurgé, pro-fasciste; ou L'Ordre National, proche de La Cagoule , un groupe terroriste anticommuniste et antisémite, financé par le fondateur de L'OréalEugène Schueller. Ce dernier publie des articles d'Hubert Bourgin et Jacques Dumas .

 Céline publie Bagatelles pour un massacre pour la première fois en 1937, puis l'École des cadavres l'année suivante, tandis que Georges Montandon, un ethnologue tenant des thèses raciales, publie en 1939, dans La Contre-Révolution, un article intitulé « La Solution ethno-raciale du problème juif ».

Beaucoup d’entre eux préfèrent Hitler à Léon Blum comme Salomon-Kœchlin : « mieux vaut mille fois, pour un peuple sain, la férule d’un Hitler que la verge d’un Léon Blum ».

Cette extrême-droite est organisée en partis et en ligues antiparlementaires. À partir de 1930 celles-ci se multiplient, notamment lors des Cartels de gauche. Fondée pendant l’affaire Dreyfus, l'Action française rassemble en 1934 60 000 adhérents 

La « Solidarité Française » est une ligue fasciste dirigée par le commandant Renaud, elle est fondée en 1933, la même année que le « Francisme » dirigé par Marcel Bucard. Ces deux ligues regroupaient chacune 10 000 personnes . Le Francisme est devenu antisémite à partir de 1936. « Le Parti populaire français » créé en 1936, est dirigé par Jacques Doriot. Ce parti compte à son apogée 100 000 adhérents 

Certains partis, comme par contamination, devinrent antisémites dès les années 1930. Ainsi, les « Comités de défense paysanne » d'Henri Dorgères penchèrent premièrement vers le fascisme pour pratiquer allègrement l’antisémitisme dès le début des années 1930 : 150 000 à 200 000 adhérents

D’autres ligues plus petites mais surtout beaucoup plus violentes (le syndrome du nanisme » Notamment la « Ligue Franc-Catholique » formée en 1927 et dirigée par le chanoine Schaeffer.



Les mesures à prendre selon les antisémites. 



Les antisémites considéraient non seulement qu’il était désormais devenu indispensable de fermer les frontières mais ils pensaient également qu’il fallait refouler les Juifs.

Céline clamait ainsi: « Il faut les renvoyer chez Hitler ! En Palestine ! En Pologne ! ».

Evaluation de la population juive, selon Laurent Viguier : 800 000 personnes, et il souhaitait une éradication de 500.000 âmes. La réalité était autre puisque 300.000 personnes juives étaient ressencées.

Lorsque la première guerre mondiale réclama de la chair à canon, la communauté juive de France avait été presque en totalité décimée. Dans l’élaboration de statuts spécifiques concernant la population juive, les antisémites d'alors voulait proscrire ces derniers de tous droits nationaux auxquels ils pouvaient prétendre : privation de droits publiques, indésirables dans la fonction publique et de même, René Gontier de dire : ni électeurs, ni éligibles Vive la France!

Ces propositions visaient à interdire les organisations juives telles que l’Alliance israélite universelle ou la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme. Les plus extrémistes voulaient interdire le travail aux juifs, ce qui en somme rejoignait l’idée d’expulser les juifs, puisque ces derniers sans travail seraient obligés de partir. Ils voulaient limiter les activités exercées par les juifs dans la presse, la banque, l’industrie du commerce, les professions libérales, la culture et le spectacle. Des groupes de théoriciens antisémites demandaient aussi la confiscation des biens des juifs. Avec de tels désirs, Hitler n'avait plus qu'a se mettre à table et... manger! C'est ce qu'il fit!

Pareillement, une grande hostilité envers les mariages mixtes existe, mais aucune mesure légale ne fut jamais prise. Pourtant quelques lois furent promulguées en réponse à des manifestations venant notamment du milieu de la médecine ou des avocats (loi Armbruster du 21 avril 1933, limitant la médecine aux personnes diplômées de nationalité française; loi concernant les avocats de juillet 1934, limitant la profession à ceux résidant sur le territoire depuis plus de dix ans.



Les Juifs en France pendant le Régime de Vichy 

.

  • 22 juillet 1940 : création par Alibert, ministre de la justice, d'une commission de révision des 500 000 naturalisations prononcées depuis 1927. Retrait de la nationalité pour 15 000 personnes dont 40% de juifs.

  • dès Juillet 1940 les Allemands expulsent plus de 20 000 Juifs alsaciens-lorrains vers la zone libre.

  • 27 septembre 1940Zone occupée : recensement des juifs, écriteau "Juif" sur les magasins tenus par des juifs.

  • 27 septembre 1940 : Une loi de Vichy permet d'interner tout étranger "en surnombre dans l'économie française" dans les groupements de travailleurs étrangers

  • 3 octobre 1940 : premier « statut des Juifs ». Les citoyens juifs français sont exclus de la fonction publique, de l'armée, de l'enseignement, de la presse, de la radio et du cinéma. Les juifs "en surnombre" sont exclus des professions libérales.

  • 4 octobre 1940 : les préfets peuvent interner les étrangers de race juive dans des camps spéciaux ou les assigner à résidence.

  • 7 octobre 1940 : abrogation du décret Crémieux de 1871. La nationalité française est donc retirée aux juifs d'Algérie.

  • 18 octobre 1940, Zone occupée : "arianisation" des entreprises.

  • 29 mars 1941 : création du Commissariat général aux questions juives (CGQJ). Xavier Vallat premier commissaire.

  • Mai 1941, Zone occupée, premières rafles de juifs étrangers : 3700 sont parqués dans les camps de Pithiviers et Beaune-la-Rolande, sous administration française.

  • 11 mai 1941: Inauguration de l'Institut d'études des questions juives, qui publie « Le Cahier Jaune. » Rebaptisé en 1943, il sera alors dirigé par Georges Montandon.

  • 2 Juin 1941, deuxième statut des juifs (Loi du 2 juin 1941): par rapport au premier statut, durcissement de la définition du juif, allongement des interdictions professionnelles,  à l'Université (3%), » et les professions libérales (2%). Les juifs sont obligés de se faire recenser en zone libre.

  • 21 juillet 1941 : « arianisation » des entreprises en zone libre.

  • Août 1941, Zone occupée : internement de 3200 juifs étrangers et 1000 juifs français dans divers camps dont celui de Drancy.

  • Septembre 1941: ouverture de l'exposition « Le Juif et la France »  au Palais Berlitz, organisé par l'Institut d'études des questions juives.

  • Décembre 1941, Zone occupée : 740 juifs français membres des professions libérales et intellectuelles sont internés à Compiègne.

  • janvier 1942 Conférence de Wannsee : les officiels nazis définissent les modalités pratiques de la « Solution finale », c'est-à-dire l'extermination complète des juifs d'Europe, enfants compris.

  • 27 mars 1942 : le premier convoi de juifs déportés quitte Compiègne (Frontstalag 122), en direction d'un camp d'extermination.

  • 29 mai 1942, zone occupée : port de l'étoile jaune obligatoire. (application le 7 juin)

  • 6 juin 1942 : nouvelles mesures antisémites (Décret du 6 juin 1942).

  • 2 juillet 1942 : Accords Bousquet-Oberg pour la collaboration des polices françaises et allemandes, en présence d'Heydrich, adjoint de Himmler.

  • 16-17 juillet 1942 : Paris Rafle du Vel' d'hiv, arrestation de 12 884 juifs "apatrides" (3031 hommes, 5802 femmes et 4051 enfants).

  • Août 1942, Envahissement de la Zone libre par l'armée allemande.

  • 26-28 août 1942, Zone libre : série de rafles aboutissant à la déportation de 7000 personnes

  • Janvier 1943 : Rafle de Marseille.

  • Février 1943 : Rafle de Lyon dans les locaux de l'UGIF

  • 8 septembre 1943 : capitulation de l'Italie conduisant à l'occupation de la zone italienne (Nice) jusqu'alors épargnée par les rafles.

  • Avril 1943 : Rafles de Nîmes et d'Avignon

  • Septembre  : Rafles de Nice et de l'arrière-pays niçois

    Août 1944 : dernier convoi de déportation depuis Clermont-Ferrand





Un antisémitisme d'État : 1940-1944 

: Régime de Vichy et Collaboration policière sous le régime de Vichy.



L’état français dirigé par Philippe Pétain va hisser l'antisémitisme au rang d'idéologie officielle avec :



Pour le plus grand nombre, et ce, jusqu'en 1942, avec la rafle, la France, qui jusque là s'est tu, commence à réagir dans le silence. Elle commence à comprendre la portée des déplacements qui étaient perçus comme des exils nécessaires à la qualité de vie française, explications fournies par Laval conjointement avec le Maréchal et leurs sbires gouvernementaux. Les trop nombreuses campagnes anti-juives ont portées leurs fruits pourris.

En généralité (avec de nombreuses exceptions toutefois) le clergé se désolidarise de ce qui est crime contre l'humanité. Encore à ce jour, l'attitude controversée du pape Pie XII défie les entendements. Pour certains, c'est un « héros » qui sauva des juifs, pour le plus grand nombre, il a pratiqué l'omerta, la loi du silence de toutes communautés d'intérêts. Comme tous, le clergé bougera dès 1942.

Aussi bien les juifs, français qu' étranger vont vivre une situation d'oppression depuis juillet 1940 jusqu'à la mi-1942. À partir du printemps 1942, ils devront faire face à la politique de la "Solution finale" décidée par les nazis dans l'Europe occupée depuis la conférence de Wannsee. Il existe des différences de traitements entre les zones dites « Libre» et « Occupée » puisque la loi française anti-juive s'applique sur l'ensemble du Territoire française tandis qu'en plus, dans la « région occupée » les juifs devront subirent et supporter les décrets allemands. Et cela jusqu'en Novembre 1942.

Sur sa propre initiative, la France va exercer sa politique restrictive envers les juifs et cela dès son installation, et surtout, afin de bien comprendre la mentalité de notre pays envers ce peuple livré en pâture à des buveurs de sang, sans que les allemands aient à exprimer aucune demande officielle. C'est de son propre chef qu'agira le gouvernement de vichy. Honte!

C'est en juillet 1940 qu'il sera créé une Commission de révision des status de naturalisation portant sur le nombre de 500 000 personnes, naturalisées depuis 1927, et la conséquence sera que 15 000 personnes subiront cette dénaturalisation, avec un pourcentage de 40% de juifs naturalisés français. L Bravo pour Monsieur Alibert, alors Ministre de la Justice française. Quelle Justice sommes-nous en droit de nous demander?

Puis c'est au tour de 100 OOO juifs d'Algérie qui subiront un sort identique, de part l'abrogation du « décret Crémieux »  

En octobre 1940, le Conseil des Ministres promulguera le premier statut des Juifs : les citoyens juifs français sont exclus de la fonction publique, de l'armée, de l'enseignement, de la presse, de la radio et du cinéma. Les Juifs "en surnombre" sont exclus des professions libérales.

Juin 1942 : un deuxième tour de vis, mise en place du second statut des juifs et s'est l'établissement de «  "Numerus clausus" limitant la proportion de Juifs à 3% dans l'Université et 2% dans les professions libérales, et enfin, en juillet 1941, les Juifs, pour finir d'être dépouillés, doivent céder leurs droits sur les entreprises à des "Aryens". Les Allemands avaient appliqué cette mesure en zone occupée depuis octobre 1940. Un Commissariat général aux questions juives, est créé en mars 1941, sous la direction de Xavier Vallat. Sa mission est de veiller à l'application de la législation anti-juive.

Selon les mots d'Asher Cohen : « Sans cette législation sanctionnée par un gouvernement français respecté parce que légitime, les déportations ultérieures étaient presque impensables, en tous cas, bien plus compliquées à exécuter… l'aryanisation semble être le domaine où une certaine efficacité fut obtenue et où les résultats furent impressionnants. Les Juifs furent effectivement écartés de la vie économique de la nation, apparemment sans grande difficulté. »

La politique qui va être appliquée sur ceux qui ne sont que Juifs « étrangers », considérés comme déchets sont indésirables en France particulièrement. Indésirables, comme des lépreux, des pestiférés. À partir du 4 octobre 1940, les préfets peuvent interner les étrangers "de race juive" dans des camps spéciaux ou les assigner à résidence. En février 1941, 40 000 Juifs étrangers croupissent dans une série de camps : Les MillesGursRivesaltes

En juillet 1940, alors que la "Solution finale" n'était pas encore à l'ordre du jour, les Allemands avaient expulsé 20 000 juifs d'Alsace et de Lorraine vers la zone non occupée. Plus tard, à partir de 1942, le gouvernement français saura toujours se montrer conciliant pour livrer aux Allemands des juifs étrangers. La collaboration entre les polices allemandes et françaises sera renforcée par ce qu'on appelle les accords Bousquet-Oberg, du nom du chef de la police française et du représentant en France de la police allemande. Les Allemands pourront compter sur la police française pour rafler les juifs étrangers, du moins jusqu'à la fin 1942.



Mise en œuvre de la solution finale sur le territoire français :



Sans aucune protestation du Gouvernement de Vichy, la politique de Hitler visant à l'extermination des juifs d'Europe commence à se mettre en place en France, telle les pièces d'un puzzle et ce, dès Mars 1942, alors que quittera le premier convoi de Compiègne, pour des régions de l'Est, ou l'attend camps de concentration, puis enfin d'extermination.

Officiellement, il s'agit de les regrouper dans une région mal définie (on parle de la Pologne) que les Allemands auraient décidé de mettre à la disposition des juifs. Parmi eux se trouvent des juifs français. Contrairement à la zone Libre, qui ne sera jamais concernée, les juifs de la zone occupée devront porter obligatoirement l'étoile jaune, comme une marque d'infamie.

Le mouvement s'accélère et la déportation des juifs va prendre une grande ampleur à partir de la Rafle du Vel' d'hiv, les 16 et 17 juillet 1942 : 12 884 juifs apatrides (3031 hommes, 5802 femmes et 4051 enfants) sont arrêtés par la police française, rassemblés au Vélodrome d'Hiver dans des conditions sordides, puis à Drancy, d'où ils seront acheminés vers les camps d'exterminations. Fin août 42, en zone libre, 7000 juifs étrangers sont raflés et livrés aux Allemands.

À partir de la mi-1942, on assiste à un revirement de l'opinion publique. Le port de l'étoile jaune suscite la réprobation de beaucoup de français. Un pasteur du nom de Boegner émet une protestation officielle; la plus célèbre étant celle de Mrg Jules Saliège, Archevêque de Toulouse.

Dorénavant, Laval et Bousquet sont « dans leurs petits souliers » et mettront en avant l'opposition de l'Église dans les pourparlers avec Oberg pour réduire l'implication de la police française dans le processus de déportation des juifs. Vous lisez bien, ce qui importe le plus à ces mécréants brutaux, ce n'est pas l'expédition de convois vers la mort, non; ce serait bien plutôt l'implication de la police et de la gendarmerie française mises à l'index. Selon les mots de Serge Klarsfeld« la fin de cette coopération massive ne se situe pas en 1943 [...] mais en septembre 1942 ». Ceci ne veut pas expliquer ce qui n'est pas, mais c'est une porte de sortie pour l'après-guerre. La police française, toujours sous les ordres de Bousquet, arrête dans la région parisienne 700 personnes en octobre, 600 en novembre et 835 en décembre, dont la plupart étaient françaises.

En novembre 1942, les Allemands envahissent la zone sud. Aussitôt, le « Höherer SS und Polizeiführer » s'installa dans chaque préfectures pour développer ses activités anti- juives, sans toutefois, se monter aussi efficace que la police française.

De novembre 1942 à septembre 1943, la zone d'occupation italienne, à savoir les deux départements de la Savoie et surtout les Alpes-Maritimes, devient le refuge final pour les juifs. Sous la conduite d'Alois Brunner, la police allemande et une unité de Waffen-SS ratissent jusqu'en décembre 1943 les trois départements méditerranéens, mais faute de l'appui des autorités françaises, l'opération n'aboutit qu'à l'arrestation de 2000 juifs, déportés à Drancy puis à Auschwitz. Le ratissage mené par Brunner se poursuit ensuite, à partir de Grenoble, en Isère et en Savoie jusqu'en mars 1944 et se solde par l'envoi d'un peu plus de 400 personnes à Drancy.

Sauvetage des Juifs 



75 000 Juifs déportés vers les camps de la mort le furent par les autorités allemandes, avec, pour la majorité, la participation de la police du gouvernement de Vichy. Une partie des 225 000 juifs qui échappèrent à la déportation bénéficièrent du silence, de la complicité ou de l'aide active d'un très grand nombre de Français qui sont restés, pour la plupart anonymes. Seuls, quelques-uns d'entre eux ont été honorés du titre de Juste parmi les Nations. Les institutions religieuses, catholiques, protestantes ou israélites jouèrent un rôle de premier plan pour l'accueil, la production de faux papiers et l'organisation de filières d'évasion. Les protestants, bien que très minoritaires en France, se sont souvent montrés d'une grande efficacité dans ce sauvetage. Ainsi, sous la conduite du pasteur André Trocmé et de sa femme Magda, Le Chambon-sur-Lignon, village de Haute-Loire, accueille, de 1941 à 1944, pour des périodes plus ou moins longues, un total de 2500 juifs. Plusieurs prélats de l'Église catholique, tels le Cardinal Pierre Gerlier, primat des Gaules, ou Monseigneur Jules Saliège, adressèrent des protestations publiques contre l'arrestation arbitraire des juifs.

De nombreuses personnalités firent preuve d'un courage remarquable ( on peut citer René Carmille, chef du service national de la statistique, qui refusa de fournir aux autorités les fichiers de cartes perforées dites Hollerith qui auraient permis d'identifier des Juifs  Certaines congrégations religieuses utilisèrent leurs cloîtres pour cacher des fugitifs et recueillir des enfants.



Après la guerre 



Bien qu'après la guerre, il ait été difficile de s'afficher antisémite, l'antisémitisme n'a jamais complètement disparu en France, dans les milieux d'extrême droite et aussi à l'extrême gauche. Il fut ensuite principalement limité à l'extrême droite française (voir par exemple l'affaire de Carpentras), ou encore la déclaration négationniste de Jean-Marie Le Pen selon laquelle "les chambres à gaz seraient un détail de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale"mais il connaît une recrudescence vers la fin du xxe siècle, sous l'influence du conflit israélo-arabe.

Aujourd'hui, notre pays veut mettre en avant « les Droits de l'Homme et du Citoyen » mais se révolte et prend partit dès qu'Israël, en tant que Nation souveraine, émet sa volonté d'appliquer une politique de défense envers ses agresseurs, voir même une politique d'attaque, et ce qui serait simplement souligné comme un fait historique pour les autres nations, passe tout de suite pour provocation, pour agression, voir autrement aussi,par ce peuple juif.

Israël à conquis ses lettres de noblesses dans le rétablissement de sa nation souveraine, avec un Etat, un Gouvernement, une reconnaissance politique, économique et militaire et ce, dès 1948.

Je ne parlerais pas, ici, de la politique mondiale pratiquée en faveur des pays détenteurs des matières premières essentielles à l'économie, non. Je parlerai simplement de notre politique, et lorsque je pense au décorum apporté lors de la venue du leader Libyen M. Kaddafy, la politique autoritaire en faveur de la Palestine et les câlins que nous faisons à ses représentants, au détriment du droit d'une Nation dont nous nous disons amis, permettez-moi d'émettre des doutes.

Israël vivra parce qu'Israël est voulu de l'Eternel Dieu, dont Christ Yéshua est le Fils mort sur la croix.

De plus, ce dernier reviendra non pas en Palestine, n'en déplaise à certains, mais bien en Israël.

Il faut savoir que l'antisémitisme existe, malgré les dires de plusieurs, et il existe dans le sein même de l'église. Comme moi, vous savez que cela est vrai. Ce n'est pas parce que vous portez au cou une étoile de David que vous aimez pour autant Israël en tant que Nation choisie par l'Eternel d'où est le Messie.



En ce qui est de l'antisémitisme national, il faut lire entre les lignes, afin de mieux comprendre notre façon de fonctionner. Selon un article de Meïr Waintrater publié sur le site Internet du Conseil représentatif des institutions juives de France, M Mucchielli nous ressort « les résultats bien connus des sondages d’opinion » [...] mais « oublie bizarrement d’autres chiffres figurant dans ces mêmes rapports. Je veux parler des statistiques relatives aux agressions racistes et antisémites. Or ces statistiques montrent une augmentation vertigineuse des agressions anti-juives à partir de l’an 2000. Elles montrent aussi que les agressions racistes dont sont victimes les Juifs sont dix fois plus nombreuses, relativement à la population considérée, que celles dont sont victimes les Arabes ou les Noirs. Tout cela ne change rien au fait que les Noirs et les Arabes sont victimes, par ailleurs, de discriminations qui touchent moins les Juifs. Mais nier la réalité des attaques anti-juives, et surtout leur recrudescence dans la période récente, c’est pousser le bouchon un peu loin. Là où M. Mucchielli pousse le bouchon vraiment trop loin, c’est quand il accuse les institutions juives de ne pas être capables de «prendre leurs distances vis-à-vis de l’État israélien», cette incapacité expliquant selon lui, sans la justifier bien sûr, la montée des actes anti-juifs.

Nous retournons dans l'histoire du « bouc émissaire »


Psaumes 137/5 et 6 - Si je t’oublie, Jérusalem, Que ma droite m’oublie ! Que ma langue s'attache à mon palais, si je ne me souviens de toi, si je n'élève Jérusalem au 6 dessus de la première de mes joies.



Shalom.