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NAOMIE BETHEL

J'AIME LA FOI QUI CRIE !


Par Naomie, le 16 Septembre 2011.


un pasteur des pays de l'Est exhorte les « évangélique » d'Occident !



Ce qui suit n'est pas nouveau, et c'est en date de Février 2005 que j'ai eu ce message entre les mains.

Ce qui m'inquiète grandement, c'est de voir l'église suivre la pente savonneuse de la planète et d'aller de dégringolade en dégringolade, perdre peu à peu la flamme du feu de l'Esprit qui devait embraser le monde, brûlant déjà ses propres scories.


Cette flamme, ce feu n'est pas la flamme Olympique, ni celle dédiée au soldat inconnu, c'est la flamme qui met le feu à une vie dédiée au Seigneur Christ Yéshua, c'est le feu dont il est dit : Psaumes 104/4 - Il fait des vents ses messagers, Des flammes de feu ses serviteurs ou encore Jérémie 5/14 - C’est pourquoi ainsi parle l’Eternel, le Dieu des armées: Parce que vous avez dit cela, Voici, je veux que ma parole dans ta bouche soit du feu, Et ce peuple du bois, et que ce feu les consume.


Cela a été, mais cela n'est plus.

La léthargie règne, l'habitude est en place, et c'est à peine si un bâillement est étouffé par une main placée devant la bouche indolente.

Ou est le zèle ?

Ou est la puissance décrite dans la Parole de Dieu ?

Qu'avons-nous fait ?

Qu'avons-nous fait ?

Que n'avons nous pas fait aussi ?


Cessons de nous voiler la face, et de nous battre pour le port d'un foulard ou pas ! Il y a plus sérieux que cela ! Christ revient, nous savons bien que cela est véritablement vrai, mais sommes-nous prêts à la rencontre d'avec notre Dieu ?


Alors je laisse ici la place d'un frère qui ose dire la vérité, comme d'autres avant lui l'on dite, et je l'espère, comme d'autres vont se lever pour crier à l'église : REPENTS-TOI avant de sombrer dans ta folie vaniteuse et orgueilleuse.

Eglise : un mot : le Seigneur dit : dans mon Royaume, les premiers seront les derniers, et les prostituées te devanceront, parce que je rejette l'église qui s'est prostituée et ne veut pas l'admettre, ne se repent pas, alors que la prostituée, le prostitué (oui messieurs, vous aussi) qui connait son péché, vient aux pieds du Seigneur et dans une repentance absolue, le cœur déchiré (et non pas le vêtement, c'est de la frime) crie son angoisse et sa peur, demande pardon et ne pêchera plus ; voilà la vérité !

Matthieu 21/31 et 32 - Lequel des deux a fait la volonté du père? Ils répondirent: Le premier. Et Jésus leur dit: Je vous le dis en vérité, les publicains et les prostituées vous devanceront dans le royaume de Dieu. Car Jean est venu à vous dans la voie de la justice, et vous n’avez pas cru en lui. Mais les publicains et les prostituées ont cru en lui; et vous, qui avez vu cela, vous ne vous êtes pas ensuite repentis pour croire en lui.

Shalom !

« … Il se tut, resta encore quelques secondes a fixer les auditeurs d'un air calme, les yeux brillants. Puis, d'un air décidé, il déchira en plusieurs morceaux le chèque qu'il tenait encore et le laissa tomber au sol »...


« … C'est avec grand plaisir que je veux présenter à nos chers frères et sœurs de cette église de « derrière le rideau de fer » un chèque dont le montant a été réuni par des croyants fidèles de l'Amérique entière. Mesdames et messieurs, je voudrais que vous rencontriez un homme dont vous êtes impatient d'entendre des nouvelles, je le sais, un homme qui a porté la croix bravement. Comme vous le savez - emprisonné et torturé - et qui n'a jamais succombé à ceux qui voulaient détruire sa foi. Et donc, maintenant, Dierder Palacki, venez ici s'il vous plait, accepter cet argent au nom de tous les chrétiens qui y ont contribué. J'ai ici un chèque de trois millions de dollars à vous donner »


A ces mots, des soupirs et de longs sifflets se firent entendre, pour s'éteindre sous le feu des applaudissements. Il se tourna (l'orateur), s'attendant à ce que Palacki se lève, s'avance, et serre la main tendue qui l'attendait.

Mais, au lieu de ça, Palacki resta assis jusqu'à ce que les applaudissements cessent. Il finit par se lever, s'avancer, prendre le chèque, serrer la main de McPatrick, mais toujours sans un mot. Légèrement agacé, amis sans perdre son calme, McPatrick retourna à sa place, avec les autres « dignitaires »

Lentement, Palacki marche vers le podium. Il ne semblait même pas remarquer que les applaudissements avaient repris, et ses yeux ne montraient aucune chaleur.

Arrivé au centre du podium, il ne leva pas la tête pour regarder le visage de ses auditeurs. Graduellement, les applaudissements s'arrêtèrent et le silence se fit. Mais Mc Patrick regardait toujours bien droit devant lui, tandis que les délégués attendaient.

Il se passa un long moment avant qu'il ne prenne finalement la parole. Tout doucement, il commença :

« Ces derniers jours ont été très curieux. J'ai écouté avec un grand intérêt les nombreuses discussions et exhortations, toutes en vue de promouvoir la foi chrétienne dans une région du monde où l'on pourrait penser que jamais auparavant une seule âme avait entendue parler de Jésus de Nazareth.

Je dois admettre que lorsque j'ai reçu cette invitation à me joindre à vous, et même à parler lors de ce rassemblement, je me suis senti saisi d'une certaine inquiétude. Comme vous le savez, les grandes assemblées de chrétiens telles que celle-ci ne sont pas habituelles d'où je viens, et la plupart du travail que j'ai effectué parmi les chrétien a été fait avec des petits groupes de moins de 100 personnes. C'était une perspective intimidante que de devoir parler devant plusieurs milliers de personnes.

A la fin, cependant, j'ai décidé de me joindre à vous, parce que nous, pasteurs et chrétiens issus de régions perdues derrière le Rideau de Fer, sommes certainement excités par les nouvelles possibilités pour l'évangélisation de nos pays également.

Mais lorsque j'ai entendu parler encore et encore d'argent et de tracts, d'envois de missionnaires et d’expéditions de livre, de la venue d'enseignants et de pasteurs pour nous aider et nous entraîner à répandre l'évangile, de vos camions évangéliques remplis de votre attirail évangélique à la sauce Western, de vos badges et de vos tracts et de vos autocollants et de vos musiques et de vos livres de bonheur gaiement écrits avec leur christianisme empli de joie et tape-à-l'oeil, un nœud s'est formé dans mon estomac.

Ne l'oubliez pas, j'ai passé beaucoup de temps dans vos pays. Je suis allé dans vos églises et vos librairies. J'ai été témoin, de mes propres yeux, des signes de votre soi-disant prospérité spirituelle, qui n'est en fait pas une prospérité du tout, mais une coquille vide.

Quelque chose à l'intérieur de moi veut crier et vous dire à tous « rentrez chez vous, dans vos maisons confortables et cossues, dans vos communautés et vos églises » La bonne nouvelle de Christ Jésus est vivante et vibrante et pleinement capable de se porter elle-même dans les cœurs des hommes et des femmes affamés, sans le bénéfice des efforts commerciaux coûteux et abondants que vous faîtes en son nom.

Pourquoi pensez-vous que certains d'entre nous, ainsi que mes frères Wurmbran, Duduman, Vins et d'autres, ayons risqué notre vie toutes ces années ? Chacun d'entre nous a été emprisonné, battu, torturé, humilié parce que nous prêchions l'évangile de Christ. Des milliers de nos frères polonais, russes, slaves, allemands de l'Est ont mis leur vie en jeu pour leur foi et dans le but de partager cette foi avec les autres.

Je vous le dis, mes amis, l'église de Dieu est vivante et bien portante dans les régions que vous vous représentez comme perdues et dans le besoin. Petite, certes, mais bien vivante et prospère, parce que dans ces coins du monde, il y a un prix à payer pour pouvoir s'appeler disciple du Seigneur Jésus Christ !

Un prix qui ne peut être mesuré, comme vous semblez mesurer toute chose, par l'argent !

Non, vous qui entendez mes paroles, qui êtes, je l'espère, mes frères et sœurs, il en coute de croire à l'Est !

Il en coûte tout ce que vous avez, d'être chrétien. Et de ce fait, il n'y a que très peu d'âmes tièdes parmi nous. Etre tiède peut vous coûter la vie !

Depuis des années nous avons tenté de vous alerter, vous, chrétiens d'Occident, sur l'état réel de vos affaires hors du rideau de Fer. Nous avons écrit, nous avons voyagé, nous avons prié, nous avons pleuré.


COMBIEN D'ENTRE VOUS ONT ECOUTE ?


Mon frère et ami Alexandre Soljenitsine a essayé pendant dix ans de se faire entendre, comme tant d'autres l'ont fait également. Nous avons demandé vos prières, des Bibles, de l'aide pour enseigner et former notre peuple. Et certaines aides sont venues, ce pour quoi nous vous sommes reconnaissants.

Mais le reste d'entre vous à continué à nourrir vos propres systèmes religieux gigantesques, en construisant des stations de plus en plus grandes, et de plus en plus de télévisions, et en publiant de plus en plus de livres, tout cela dans le but de proclamer l'évangile.

Mais avez-vous jamais donné de vous-mêmes ? Etes-vous venus nous aider ? Avez-vous prié pour nous ? Avez-vous souffert et avez-vous eu faim avec nous ? Combien vous êtes-vous réellement soucié des gens que vous pensez maintenant pompeusement avoir sauvé pour le Royaume ?

Où étiez-vous tout ce temps ? Nous avions besoin de votre aide, de vos prières, de votre soutien et de Bibles quand les temps étaient durs !

Nous avons été battus et emprisonnés et même tués pour l'évangile.
Où étiez-vous lorsque cela comptait ? Nous avons vécu notre foi derrière le Rideau de Fer, et maintenant qu'il est tombé, qui peut affirmer que nous désirons même votre venue, avec votre égoïsme pompeux et votre confiance en vous-mêmes ?...

Espérez-vous vraiment que nous partagions votre enthousiasme et que nous vous accueillons à bras ouvert, vous et votre christianisme capitaliste ?

Pensez-y, mes amis que j'appellerai encore mes frères et sœurs, en dépit de votre aveuglement.

Faites une pause et considérez l'égoïsme de votre présomption et vos méthodes »

Un silence pesant et choqué se fit dans l'auditorium. Personne n'osait bouger un muscle ou gigoter sur son siège. Mais la diatribe de Palacki n'était pas encore terminée.

« Comment osez-vous, vous, chrétiens de l'Ouest, bien nourris, satisfaits, prospères, venir ici maintenant et penser que vous pouvez nous jeter votre argent, à nous, pauvres malheureux, et soudainement sauver le monde avec tous les gadgets, les inventions et les bizarreries higt-tech de la spiritualité électronique !

Vous, avec vos églises de plusieurs millions de dollars à l'architecture imposante, vous avec vos Bibles électroniques et vos études bibliques préprogrammées, vous avec vos voitures snobs et vos doux sièges capitonnés, vos librairies chrétiennes géantes, vos Bibles de référence reliées de cuir, vous qui avez toutes les réponses aux maladies du monde sous la main et qui les faites jaillir à la demande ?

Avons-nous, chrétiens de l'Est, été oisifs tout ce temps ? Que voudriez-vous que nous fassions, quitter calmement un endroit où vous pourriez venir pour vous pavanez devant vos congrégations et récolter le crédit d'avoir sauvé toutes les âmes qui sans vous auraient été perdues ?

Non, mes frères et sœurs superficiels des églises évangéliques occidentales, riches et auto satisfaites !

Construisez une tour de prière ou une église de verre quelque part, mais ne pensez pas que votre argent peut sauver des âmes. Retournez d'où vous venez et dépensez votre auto justification ailleurs. »

Dieder Palacki se tut finalement, resta encore quelques secondes à fixer les auditeurs d'un air calme, les yeux brillants. Puis d'un air décidé, il déchira en plusieurs morceaux le chèque qu'il tenait encore et le laissa tomber au sol.

Puis il se retourna, quitta l'estrade et disparut, laissant derrière lui une audience bouche bée et un silence de plomb.

(extrait du livre « Dawn of Liberty » par M.Phillips – diffusé sur la liste Anzac)


Frères et sœurs ! Le froid de nouveau s'est glissé sous ma peau et je n'ai plus qu'une chose à dire : Père ! Dieu éternel et tout puissant, je te demande pardon pour ma tiédeur, mon égoïsme et mon laxisme !

Pour les quelques pauvres prières que j'ai voulu t'adresser pour l'amour de ces bien-aimés, pour ceux qui encore souffrent aujourd'hui enfermés dans des cellules infâmes, dans des prisons d'Etats, oubliés parfois, méprisés souvent, mais brûlants toujours !

Seigneur, que ton feu brûle notre tiédeur, nous jette à terre, pleurant, suppliant, repentant, oublieux de nous-mêmes, désireux de te servir quel que soit les situations de nos vies !

Nous voulons, à l'exemple de ces hommes de foi, de ces femmes dont ont ne dit rien, être des brasiers dans lesquelles nous allons jeter avec force et joie notre égoïsme et notre façon d'être !

Comme Daniel aux lions, Chadrac dans le feu, Jérémie dans une fosse, Michée en prison, et les autres, ceux d'hier et d'aujourd'hui mêles ensemble, et ce, pour notre honte et pour l'obtention de ton pardon, pour la gloire du Fils retrouvée sur nous.

Père, je t'implore : fais descendre ton feu sur mon autel, celui de ma satisfaction, de ma tiédeur, de mon manque de consécration !

Seigneur ! Viens à notre secours, viens à mon secours, prends pitié de ce que nous sommes devenus, et remplis-nous, après que nous ayons été vidés de nous-mêmes.


Pardon frère Dierder de ce que je suis !


SHALOM !


Naomie