|
De très nombreux
médicaments peuvent de nos jours être achetés en ligne. Assurez-vous toujours de la qualité du produit acheté! Si vous avez
l'impression d'avoir été lésé par l'un de nos annonceurs, n'hésitez pas
à nous en faire part par
e-mail.
____________________
|
KAPANOL 20 mg
Gélules à libération prolongée
KAPANOL 50 mg
Gélules à libération prolongée
KAPANOL 100 mg
Gélules à libération prolongée
Composition qualitative et quantitative:
Kapanol 20 mg.
1 gélule contient 20 mg de sulfate de morphine.
Kapanol 50 mg.
1 gélule contient 50 mg de sulfate de morphine.
Kapanol 100 mg.
1 gélule contient 100 mg de sulfate de morphine.
Pour les excipients, cf. "Liste des excipients".
Forme pharmaceutique:
Gélules à libération prolongée, renfermant des
sphéroïdes enrobés.
Indications thérapeutiques:
Kapanol est indiqué dans le soulagement des douleurs
non-aiguës (sourdes), sévères et rebelles.
Posologie et mode d'administration:
Les gélules doivent être avalées entières, sans les
mâcher, les écraser ou les dissoudre, car la prise de
sphéroïdes non intacts peut donner lieu à une libération
et à une absorption rapides d'une dose de morphine
potentiellement toxique.
Les patients présentant des problèmes de déglutition
peuvent ouvrir les gélules et saupoudrer les sphéroïdes
sur une petite quantité d'aliments liquides (par exemple
du yoghourt, de la compote de pommes, de la crème
dessert ou de la confiture). Cette mixture doit être
consommée dans les 30 minutes et avalée sans mâcher. Il
convient de se rincer la bouche pour être certain que
l'on a avalé tous les sphéroïdes.
Une autre possibilité consiste à ajouter les sphéroïdes
à un verre d'eau et à le boire normalement. Il peut
s'avérer nécessaire de rincer ensuite le verre avec un
petit supplément d'eau, de manière à ce qu'il ne reste
pas de sphéroïdes dans le verre. Dans ce cas également,
tous les sphéroïdes doivent être avalés dans les 30
minutes.
ADULTES.
Les gélules de Kapanol seront administrées une fois par
jour.
Comme pour tout analgésique morphinique, il est
important d'adapter la dose en fonction des besoins du
patient. Compte tenu de la libération prolongée de la
morphine à partir de Kapanol, les augmentations et
diminutions de posologie ne pourront se faire qu'à des
intervalles de 24 heures.
Chez les patients n'ayant pas encore reçu
d'analgésiques morphiniques:
On débutera le traitement avec une dose de 40 mg
administrée une fois par jour. La dose sera ajustée par
la suite selon les besoins.
Chez les patients ayant déjà reçu des analgésiques
morphiniques:
La dose initiale dépendra de la dose journalière totale
envisagée, de la puissance et des caractéristiques de
ces dérivés morphiniques, du degré de tolérance et de
l'état du patient, mais également du type et de la
sévérité de la douleur. La première dose de Kapanol peut
être administrée avec la dernière dose de tout autre
médicament morphinique à libération immédiate.
Passage de la morphine à libération immédiate
administrée par voie orale au Kapanol: Le passage au
Kapanol se fait en administrant la même dose journalière
mg pour mg, mais répartie en 2 prises (toutes les 12
heures). La dose sera ensuite ajustée selon les besoins
et l'administration de la dose totale journalière pourra
dès lors s'effectuer en une seule prise.
Passage d'un analgésique morphinique administré par
voie orale ou parentérale au Kapanol: On portera une
attention toute particulière à la conversion de dose. En
raison des variations individuelles de puissance
relative des dérivés morphiniques et de tolérance du
patient à ces mêmes dérivés, la dose initiale sera la
plus basse possible.
En cas de passage de la voie parentérale à la voie
orale, Kapanol peut être utilisé dès le début comme
morphine orale.
Ce passage entraînera une augmentation de la dose
journalière de morphine pour compenser une diminution de
l'effet analgésique résultant de l'administration par
voie orale. On suggère que la dose journalière de
morphine par voie orale corresponde à 3 fois la dose
journalière de morphine par voie parentérale.
Passage du Kapanol à des dérivés morphiniques
administrés par voie parentérale: Il faut dans ce
cas tenir compte des effets résultant de la libération
prolongée de morphine à partir des sphéroïdes et ne pas
perdre de vue que la morphine administrée par voie
parentérale est plus puissante que lors de son
administration par voie orale.
ENFANTS.
L'administration de Kapanol chez les enfants en dessous
de 18 ans n'a pas été évaluée.
PATIENTS AGÉS, INSUFFISANCE RÉNALE OU HÉPATIQUE
GRAVE.
Une réduction de la dose est recommandée.
Contre-indications:
Hypersensibilité à la morphine ou à un des composants de
la gélule.
Maladie obstructive des voies respiratoires.
Dépression respiratoire.
Coliques biliaires.
Affection hépatique.
Obstruction intestinale, y compris iléus paralytique.
Administration concomitante ou il y a moins de deux
semaines d'IMAO.
Traitement des symptômes de la crise d'abstinence.
Mises en garde spéciales et précautions
particulières d'emploi:
Une administration prudente et une réduction de la dose
de Kapanol sont recommandées chez les personnes âgées,
en cas d'insuffisance hépatique ou rénale grave, chez
les personnes souffrant de la maladie d'Addison, de
myxoedème, d'hypothyroïdie, d'hypertrophie prostatique
ou de rétrécissement de l'urètre.
La prudence est également recommandée chez les patients
souffrant de dépression du système nerveux central, de
psychose toxique, d'alcoolisme, de delirium tremens, de
cyphoscoliose, de convulsions, de pancréatite aiguë
secondaire à des troubles hépatiques et chez les
patients devant subir une opération au niveau des voies
biliaires.
La morphine doit être utilisée avec une extrême prudence
chez les personnes souffrant de maladies obstructives
des voies respiratoires, de coeur pulmonaire, d'hypoxie,
d'hypercapnie ou de dépression respiratoire
préexistante.
La morphine doit être administrée avec une extrême
prudence chez les patients souffrant de traumatisme
crânien, d'hypertension intracrânienne en raison d'un
risque de dépression respiratoire et de la rétention de
CO2 avec élévation secondaire de la pression
du liquide céphalo-rachidien qui en résulte.
Kapanol, comme d'autres dérivés morphiniques, peut
engendrer de l'hypotension. Il sera administré avec
précaution chez les patients en choc circulatoire.
Kapanol n'est pas recommandé chez les patients
présentant une obstruction intestinale et plus
particulièrement un iléus paralytique et ce en raison du
risque d'accumulation des gélules de Kapanol dans
l'estomac et du risque de libération massive de morphine
lorsque la fonction intestinale est restaurée.
Chez les malades devant être opérés de cordotomie ou de
toute autre intervention chirurgicale à but analgésique,
l'administration de Kapanol doit être interrompue 24
heures avant l'intervention.
La morphine peut engendrer une dépendance physique et
psychologique; cela revêt cependant un intérêt
secondaire lors du soulagement des douleurs sévères et
des douleurs cancéreuses chez les patients en phase
terminale. Un arrêt du traitement ou une diminution
rapide des doses peut engendrer un syndrome de sevrage.
Tout arrêt du traitement doit se faire progressivement.
Une tolérance peut se développer en cas d'administration
répétée de morphine. Il peut être nécessaire d'augmenter
les doses pour maintenir le soulagement de la douleur.
Kapanol ne sera pas utilisé dans les premières 24 heures
suivant une opération et sera par la suite utilisé avec
prudence, en particulier après une intervention
abdominale.
Interactions avec d'autres médicaments et autres
formes d'interaction:
Médicaments agissant sur le système nerveux central.
La morphine sera utilisée avec grande prudence et à dose
réduite chez les patients traités concomitamment par des
médicaments agissant sur le système nerveux central tels
que les sédatifs, les hypnotiques, les anesthésiques,
les neuroleptiques et autres tranquillisants ainsi que
l'alcool à cause du risque de dépression respiratoire,
d'hypotension et de sédation profonde ou coma. Lors de
l'association de ces deux thérapies, le dosage de l'un
des deux médicaments doit être réduit.
Myorelaxants.
La morphine peut accroître l'action bloquante
neuromusculaire des myorelaxants et augmenter le risque
de dépression respiratoire.
Analgésiques morphiniques à propriétés mixtes
agonistes/antagonistes.
L'administration concomitante d'analgésiques
morphiniques à propriétés mixtes agonistes/antagonistes
(buprénorphine, pentazocine) avec des dérivés
morphiniques à propriétés purement agonistes n'est
théoriquement pas recommandée en raison du risque de
diminution de l'effet analgésique et du risque de
précipitation du syndrome de sevrage.
Inhibiteurs des monoamine oxydases.
Les IMAO intensifient les effets de la morphine et des
autres dérivés morphiniques, provoquant anxiété,
confusion et dépression respiratoire pouvant parfois
aboutir au coma. La morphine ne sera pas administrée à
des patients sous IMAOs ou ayant pris des IMAOs dans les
2 semaines précédentes.
Cimétidne.
Il y a un rapport de confusion et de dépression
respiratoire sévère chez un patient hémodialysé ayant
reçu de la morphine et de la cimétidine.
Diurétiques.
La morphine peut réduire l'efficacité des diurétiques
par libération de l'hormone antidiurétique. La morphine
peut engendrer de la rétention urinaire provoquée par
des spasmes du sphincter de la vessie, surtout chez les
patients prostatiques.
Aliments.
La biodisponibilité du Kapanol n'est pas affectée par
les aliments.
Des données in vitro suggèrent l'induction du
cytochrome P450 3A4 par le millepertuis (Hypericum
perforatum). Il existe donc un risque de baisse des
taux plasmatiques de sulfate de morphine lors de la
prise simultanée de millepertuis ainsi qu'une
augmentation des taux plasmatiques à l'arrêt de
celui-ci.
La morphine potentialise l'effet sédatif des
anxiolytiques et des antihistaminiques.
L'hypotension résultant de la prise de morphine peut
être exacerbée par l'administration concomitante de
bêtabloquants.
Grossesse et allaitement:
Grossesse.
On ne dispose pas de données suffisantes concernant
l'utilisation de la morphine pendant la grossesse chez
l'être humain pour pouvoir évaluer sa toxicité
éventuelle. Il n'y a pas eu d'études de reproduction
chez l'animal avec la morphine. Compte tenu de
l'activité pharmacologique du produit, une toxicité lors
de l'utilisation pendant la grossesse est possible. Il
est dès lors déconseillé d'utiliser Kapanol pendant la
grossesse.
La morphine traverse le placenta. Les nouveau-nés issus
de mères présentant une dépendance physique vis-à-vis
des opiacés peuvent eux-mêmes parfois présenter une
dépendance et développer des symptômes de sevrage. A la
naissance, ces enfants peuvent présenter une dépression
respiratoire. En outre, l'utilisation de morphine peut
induire un ralentissement ou une accélération de
l'accouchement. Il est dès lors déconseillé d'utiliser
la morphine, surtout à la fin de la grossesse.
Allaitement.
La morphine est éliminée dans le lait maternel.
L'allaitement est déconseillé pendant l'utilisation de
préparations morphiniques par la mère.
Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et
à utiliser des machines:
La morphine peut modifier tant la capacité mentale que
physique. Il est donc interdit de conduire un véhicule
ou d'utiliser des machines pendant un traitement avec
Kapanol.
Effets indésirables:
La convention suivante a été utilisée pour la
classification des effets indésirables: très fréquent (>
1/10), fréquent (> 1/100, < 1/10), peu fréquent (>
1/1.000, < 1/100), rare (> 1/10.000, < 1/1.000), très
rare (1/10.000).
Affections psychiatriques.
Fréquent: Dysphorie, euphorie, états confusionnels et
hallucinations.
Affections du système nerveux.
Très fréquent: Sédation, lipothymie, vertiges.
Fréquent: Manque d'équilibre, céphalées.
Sédation: La majorité des patients recevant de la
morphine présenteront dans un premier temps de la
somnolence. Celle-ci disparaît habituellement après
trois à cinq jours et ne doit pas inquiéter sauf si elle
est excessive ou si elle s'accompagne d'un manque
d'équilibre ou de confusion. Une somnolence exagérée ou
persistante doit être examinée. Les facteurs suivants
doivent être pris en compte: l'administration simultanée
de médicaments sédatifs, la présence d'une insuffisance
rénale ou hépatique, l'aggravation d'une insuffisance
respiratoire, une tolérance à la dose utilisée en
particulier chez les patients plus âgés, la sévérité de
la maladie et l'état général du patient. Si la dose de
Kapanol a été réduite et que la douleur n'est pas bien
contrôlée, la dose pourra être prudemment augmentée à
nouveau après quelques jours.
Affections oculaires.
Fréquent: Trouble de la vision, diplopie, myosis.
Affections cardiaques.
Fréquent: Tachycardie, bradycardie, palpitations.
Affections vasculaires.
Fréquent: Hypotension posturale, hypotension, rougeur de
la face.
Les vertiges et le manque d'équilibre peuvent
s'accompagner d'hypotension posturale induite par la
morphine, en particulier chez les patients âgés ou
asthéniques. La dose doit être ajustée en fonction des
besoins individuels du patient; elle peut être plus
faible chez les patients de plus de 50 ans en raison la
clairance réduite.
Affections respiratoires, thoraciques et
médiastinales.
Peu fréquent: Dépression respiratoire.
Affections gastrointestinales.
Très fréquent: Nausées, vomissements, stase gastrique,
constipation et sécheresse de la bouche.
Fréquent: Coliques, anorexie.
Des nausées et des vomissements sont fréquents après
administrations uniques de morphine ou comme effets
indésirables précoces d'un traitement opiacé standard.
La prescription d'antiémétiques appropriés sera
envisagée. La fréquence des nausées et des vomissements
diminue habituellement en l'espace d'environ une semaine
mais peut persister en cas de stase gastrique induite
par les opiacés. Le métoclopramide est souvent utile
chez les patients de ce type.
Constipation: Quasi tous les patients souffrent de
constipation lorsqu'ils prennent des opiacés de manière
chronique. Certains patients, en particulier les
personnes âgées, asthéniques ou alitées peuvent être
constipés. En conséquence la prudence est de mise chez
ces patients et des laxatifs, des lubrifiants ou
d'autres traitements appropriés seront instaurés au
début du traitement opiacé.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané.
Fréquent: Transpiration, autres éruptions cutanées,
prurit.
Affections du rein et des voies urinaires.
Très fréquent: Rétention urinaire ou dysurie.
Troubles généraux & anomalies au site
d'administration.
Fréquent: Frissons.
Autres événements.
On a également rapporté les événements suivants lors de
l'administration orale de sulfate de morphine mais la
littérature publiée ne fait état d'aucune information
concernant leur incidence. Par conséquent les fréquences
n'ont pas pu être attribuées par catégories.
Affections endocriniennes: Un syndrome de
sécrétion inappropriée d'hormone antidiurétique (SIADH)
caractérisé par une hyponatrémie secondaire à une
diminution de l'excrétion d'eau libre peut survenir (le
suivi des électrolytes peut s'avérer nécessaire). Des
troubles psychiatriques: diminution de la libido ou
impuissance, insomnie.
Affections du système nerveux: Evanouissement,
syncope, nystagmus.
Affections cardiaques: Arrêt cardiaque.
Affections vasculaires: Hypertension, dépression
circulatoire, choc.
Affections respiratoires, thoraciques et
médiastinales: Apnée, arrêt respiratoire,
laryngospasme.
Affections gastro-intestinales: Altérations du
goût.
Affections hépatobiliaires: Colique biliaire et
hépatique.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané:
Urticaire.
Troubles généraux et anomalies au site
d'administration: Oedème, faiblesse, syndrome de
sevrage (abstinence).
Syndrome de sevrage (abstinence): L'utilisation
chronique d'antalgiques opiacés peut s'accompagner du
développement d'une dépendance physique. Un syndrome
d'abstinence peut être précipité en cas d'interruption
brutale de l'administration des opiacés ou en cas
d'administration d'antagonistes des opiacés. Les
symptômes de sevrage que l'on peut observer à l'arrêt de
la prise d'opiacés sont:
Douleurs, diarrhée, piloérection, anorexie, nervosité ou
impatience, rhinorrhée, éternuements, tremblements ou
frissons, coliques abdominales, nausées, troubles du
sommeil, augmentation inhabituelle de la transpiration
et des bâillements, faiblesse, tachycardie et fièvre
inexpliquée. Ces symptômes sont habituellement légers
grâce à un ajustement approprié de la dose et à un
retrait progressif.
Surdosage:
Au cas où la gélule ou les sphéroïdes seraient
accidentellement croqués ou écrasés, il peut y avoir un
surdosage aigu par suite de la libération et de
l'absorption rapides d'une dose potentiellement toxique
de morphine (voir ci-dessous pour les symptômes et le
traitement).
Symptômes: les symptômes d'un surdosage aigu
sont: de la somnolence pouvant aller jusqu'à la stupeur
voire même au coma, une faiblesse musculaire, une peau
moite et froide, un myosis, de la bradycardie, de
l'hypotension et de la dépression respiratoire.
Traitement: Le traitement doit avoir lieu à
l'hôpital. La première mesure consiste à assurer une
assistance respiratoire au patient (oxygénation).
La naloxone, antagoniste morphinique, peut être utilisée
comme antidote spécifique. Pour les adultes: administrer
0,4 mg de naloxone en IV. Répéter si nécessaire
l'injection IV de 0,4 mg de naloxone après 2 - 3 minutes
si nécessaire ou administrer jusqu'à 2 mg en perfusion
dans 500 ml de solution saline ou glucosée à 5 % de
manière à maintenir la fonction respiratoire.
L'administration de naloxone ne doit se faire qu'en
présence de dépression respiratoire ou circulatoire. La
dose pédiatrique de naloxone est de 0,01 mg/kg de poids
corporel en I.V., I.M. ou S.C. L'administration de
naloxone peut engendrer un syndrome de sevrage aigu,
essentiellement chez les personnes dépendantes vis-à-vis
de la morphine; le traitement du surdosage par la
naloxone devra donc se faire avec prudence.
Des mesures supportives, telles l'administration
d'oxygène ou de vasomoteurs, sont utiles pour le
traitement du choc circulatoire et de l'oedème
pulmonaire consécutifs au surdosage. Un massage
cardiaque ou une défibrillation peuvent être nécessaires
en cas d'arrêt cardiaque ou d'arythmie. L'équilibre
hydro-électrolytique sera maintenu.
Lors du traitement du surdosage, il faudra tenir compte
du fait que Kapanol continuera à libérer la morphine
pendant au moins 12 heures après l'administration. Il
convient de pratiquer un lavage gastrique.
Propriétés pharmacologiques:
Propriétés pharmacodynamiques.
Classe pharmacothérapeutique: analgésiques
morphiniques, code ATC: N02A A01.
La morphine est un analgésique dérivé de l'opium
qui possède un effet agoniste spécifique sur les
récepteurs opiacés au niveau du système nerveux central
et d'autres tissus.
La morphine entraîne différents effets pharmacologiques
chez l'homme, notamment de l'analgésie, une inhibition
de la toux réflexe par action directe sur les centres
médullaires, une dépression respiratoire par réduction
de la réponse du centre respiratoire au CO2,
des nausées et vomissements par stimulation directe de
la zone chémoréceptrice. Elle provoque des modifications
de l'humeur telles qu'euphorie, dysphorie, sédation,
dégénérescence mentale. La morphine entraîne également
des troubles au niveau endocrinien, au niveau du système
nerveux autonome ainsi qu'une diminution de la motilité
gastro-intestinale provoquant de la constipation.
Propriétés pharmacocinétiques.
La morphine est rapidement absorbée à partir du tractus
gastro-intestinal, de la muqueuse nasale, des poumons ou
après administration sous-cutanée ou I.M.
Après administration orale, elle subit un important
effet de premier passage et seuls environ 40 % de la
dose atteint la circulation générale.
Une fois résorbée, la morphine est distribuée au niveau
des muscles squelettiques, des reins, du foie, du
tractus intestinal, des poumons, de la rate et du
cerveau. Elle traverse la barrière placentaire et
s'accumule dans le lait maternel.
Environ 30 à 35 % de la morphine se lie de manière
réversible aux protéines plasmatiques.
Excepté une petite fraction déméthylée (moins de 5 %),
la morphine est métabolisée par glucuronoconjugaison et
est excrétée par voie urinaire sous forme de morphine-3
et -6 glucuronide. Une petite partie de ces métabolites
est excrétée dans la bile et il y a un faible cycle
entéro-hépatique. 7 à 10 % de la morphine est excrété
dans les fèces. La morphine-6 glucuronide est
pharmacologiquement active.
Les paramètres pharmacocinétiques montrent d'importantes
variations interindividuelles. Le volume de distribution
moyen est approximativement de 4l/kg et la demi-vie
plasmatique est de 2 à 4 heures.
Après administration orale, la biodisponibilité relative
de la morphine administrée sous forme de Kapanol est la
même que celle obtenue avec une solution de morphine ou
avec des comprimés de morphine à libération prolongée.
Toutefois, la vitesse d'absorption de la morphine est
significativement plus lente à partir de Kapanol.
L'administration d'une dose unique de 50 mg de Kapanol,
par voie orale chez 30 sujets sains entraîne un pic de
concentration plasmatique de 8,1 ± 3,8 ng/ml (Cmax)
8,5 ± 4,5 heures (Tmax) après la prise.
La biodisponibilité du Kapanol n'est pas affectée par la
prise d'aliments, seul le Tmax est légèrement allongé
(de 8,5 à 10 heures), ce qui n'est pas cliniquement
significatif. Kapanol peut donc être administré à jeun
ou avec un repas.
A une posologie fixe, la concentration d'équilibre
(Steady State) est atteinte après 2 jours.
Lors d'une administration toutes les 24 heures, Kapanol
présente au steady state des Cmin plus élevées et des
fluctuations des taux plasmatiques réduites par rapport
à celles observées lors de l'administration toutes les
12 heures de comprimés à libération prolongée.
Avec le Kapanol, les concentrations plasmatiques de
morphine restent plus longtemps dans des valeurs égales
ou supérieures à 75 % des concentrations plasmatiques
maximales qu'avec des comprimés à libération prolongée.
Il n'y a pas de différences importantes au niveau des
AUC, des concentrations moyennes ou des concentrations
maximales entre ces 2 traitements.
Lors d'un schéma d'administration toutes les 12 heures,
Kapanol présente au steady state un pic de concentration
plasmatique (Cmax) plus faible et une Cmin
plus élevée que celles observées lors de
l'administration de la même dose totale journalière
toutes les 4 heures pour une forme orale conventionnelle
ou toutes les 12 heures pour les comprimés à libération
prolongée.
Kapanol tombe sous l'application de la législation sur
les stupéfiants.
Données de sécurité précliniques.
Pas de données ayant une relevance clinique.
Liste des excipients:
Sphères: Sphères de sucrose — Hypromellose —
Ethanol 96 % — Eau purifiée.
Enrobage des sphères: Ethylcellulose — Copolymère
d'acide métacrylique — Polyéthylèneglycol 6000 —
Diéthylphtalate — Talc purifié — Ethanol 96 %.
Poudre de lubrification: Talc purifié.
Gélule: Gélatine.
Encre d'impression: Contient de l'oxyde de fer
noir (E172).
Incompatibilités:
Néant.
Durée de conservation:
3 ans.
Précautions particulières de conservation:
A conserver à une température ne dépassant pas 30° C.
Nature et contenu de l'emballage extérieur:
Boîte de 20 gélules conditionnées en blister
aluminium-polyamide-PVC/aluminium.
Toutes les présentations peuvent ne pas être
commercialisées.
Statut légal de délivrance:
Sur prescription médicale. |
Autres notices pharmaceutiques disponibles:
Alka-Seltzer -
Actrapid Insulines -
Bactrim -
Botox -
Brexine
-
Cafergot -
Dafalgan -
Dentophar -
Eprex -
Estradurine -
Glottyl -
Hydrocortisone -
Kapanol -
Laxoberon -
Maalox -
Nicorette (patches) -
Nurofen
-
Optovit
-
Prozac -
Rilatine
-
Serlain -
Spasfon
-
Temesta -
Terramycine -
Upsa-C -
Yasmin
-
Zilium -
...
(Voir la liste complète)
|