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à nous en faire part par
e-mail.
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Composition:
Toxine botuliquei de type A, 100 unités
Allergan/flacon.
de Clostridium botulinum
Les unités de toxine botulique ne sont pas
interchangeables d'un produit à l'autre.
Pour les excipients, voir rubrique "Liste des
excipients".
Forme pharmaceutique:
Poudre blanche pour solution injectable.
Indications thérapeutiques:
Botox est indiqué pour le traitement des pathologies
suivantes:
Blépharospasme, hémispasme facial et dystonies focales
associées.
Dystonie cervicale rotationnelle idiopathique
(torticolis spasmodique).
Spasticité focale, — associée à la déformation dynamique
du pied en équin chez les enfants (2 ans et plus)
présentant une spasticité due à une infirmité motrice
cérébrale; — du poignet et de la main chez l'adulte
après un AVC.
Hyperhidrose axillaire primaire sévère persistante,
ayant un retentissement sur la vie quotidienne et
résistante aux traitements topiques.
Posologie et mode d'administration:
Les unités de toxine botulique ne sont pas
interchangeables d'un produit à l'autre.
Les doses recommandées en unités Allergan sont
differents d'autres préparations de toxine botulique.
La posologie est la même chez les sujets âgés et chez
les adultes.
Chez l'enfant de moins de 12 ans, l'innocuité et
l'efficacité de Botox dans le traitement du
blépharospasme, de l'hémispasme facial ou du torticolis
spasmodique n'ont pas été démontrées.
Chez les enfants et adolescents de moins de 18 ans,
l'innocuité et l'efficacité de Botox dans le traitement
de l'hyperhidrose axillaire primaire n'ont pas été
étudiés.
Le traitement par Botox doit être administré par des
médecins spécialistes ayant une bonne expérience du
traitement et disposant du matériel approprié.
Les doses optimales et le nombre de sites d'injection
par muscle n'ont pas été établis de façon générale. Les
traitements individuels doivent donc être élaborés par
le médecin. Les doses optimales doivent être déterminées
par augmentation progressive des doses.
Les volumes d'injection recommandés par site musculaire
vont de 0,05 - 0,1 ml (blépharospasme, hémispasme
facial) à 0,1 - 0,5 ml (torticolis spasmodique,
infirmité motrice cérébrale). Les volumes d'injection
recommandés par injection intradermique dans les cas
d'hyperhidrose axillaire primaire est de 0,1 - 0,2 ml.
Voir également la table de dilutions chapitre
"Instructions pour l'utilisation, la manipulation, et
l'élimination".
Pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination des
flacons, se référer au chapitre "Instructions pour
l'utilisation, la manipulation, et l'élimination".
Blépharospasme/hémispasme facial.
Botox, après reconstitution, est injecté à l'aide d'une
aiguille de 27 ou 30 gauges (0,40 - 0,30 mm) stérile. Le
guidage électromyographique n'est pas nécessaire. La
dose initiale recommandée est de 1,25 - 2,5 U, injectée
dans la partie médial et latéral du muscle orbiculaire
de l'oeil de la paupière supérieure et dans la partie
latérale du muscle orbiculaire de l'oeil de la paupière
inférieure. Le produit peut également être injecté dans
d'autres sites de l'arcade sourcilière, de la partie
latérale du muscle orbiculaire de l'oeil et de la zone
faciale supérieure si des spasmes gênent la vision. On
peut réduire les risques de ptôsis en évitant les
injections à proximité du muscle releveur de la paupière
supérieure.
De même, on peut réduire les risques de diplopie en
évitant les injections dans le muscle médian de la
paupière inférieure, ce qui réduit la diffusion dans le
muscle oblique inférieur de l'oeil.
En général, l'effet initial des
injections s'observe au bout de trois jours et atteint
un maximum une à deux semaines après le traitement.
Chaque traitement dure environ trois mois, après quoi la
procédure peut être répétée de manière illimitée. Lors
des nouvelles séances de traitement, la dose peut être
augmentée jusqu'à être doublée si la réponse au
traitement initial est jugée insuffisante. Toutefois,
injecter plus de 5,0 U par site semble peu bénéfique. La
dose initiale ne doit pas dépasser 25 U par oeil.
Normalement, un intervalle inférieur à trois mois entre
deux traitements n'apporte aucun bénéfice
supplémentaire.
Dans le traitement du blépharospasme, la dose totale ne
doit pas dépasser 100 U toutes les 12 semaines.
Les patients atteints d'hémispasme facial ou de troubles
du nerf facial (VII) doivent être traités comme pour un
blépharospasme unilatéral, les autres muscles faciaux
affectés étant injectés selon les besoins.
Torticolis spasmodique.
Botox est injecté avec une aiguille de taille appropriée
(généralement 25 - 30 gauges / 0,50 - 0,30 mm).
Lors des études cliniques, le traitement de la dystonie
cervicale comprenait caractéristiquement des injections
de Botox dans les muscles suivants:
sterno-cléido-mastoïdien, élévateur de la scapula,
scalène, splénius de la tête, semi-épineux, longissimus
et/ou trapèze. Cette liste n'est pas limitative car
chaque muscle qui contrôle la position de la tête peut
être responsable et nécessiter dès lors un traitement.
La masse du muscle et le degré d'hypertrophie ou
d'atrophie sont des facteurs qui doivent être pris en
compte pour la détermination de la dose appropriée.
L'activité musculaire peut changer spontanément en cas
de dystonie cervicale, sans pour autant modifier le
tableau clinique de cette dernière.
En cas de difficulté pour isoler ces muscles, les
injections doivent être faites avec un guidage
électromyographique. Dans les premiers essais cliniques
contrôlés visant à prouver l'innocuité et l'efficacité
du produit pour le traitement du torticolis spasmodique,
les doses de Botox allaient de 140 à 280 U. Dans des
études plus récentes, les doses allaient de 95 à 360 U
(avec une moyenne de 240 U environ). Comme pour tout
traitement médicamenteux, l'administration initiale chez
un patient jamais traité doit commencer à la dose
minimale efficace. On ne doit pas injecter plus de 50 U
dans un même site. Pour le sterno-cléido-mastoïdien, la
dose maximum est de 100 U. Afin de minimiser le risque
de dysphagie, le sterno-cléido-mastoïdien ne doit pas
être injecté de façon bilatérale. On ne doit pas
injecter plus de 200 U au total lors de la première
séance de traitement, des ajustements étant faits lors
des séances suivantes en fonction de la réponse
initiale. Pour les séances ultérieures, la dose totale
ne doit pas dépasser 300 U. Le nombre optimum de sites
d'injection dépend de la taille du muscle.
L'amélioration clinique s'observe généralement au cours
des deux semaines suivant l'injection. Le bénéfice
clinique maximum apparaît généralement vers la sixième
semaine après l'injection. Il est déconseillé
d'effectuer des séances de traitement à moins de 10
semaines d'intervalle. La durée de l'effet bénéfique
rapportée dans les essais cliniques était très inégale
(de 2 à 33 semaines), avec une durée moyenne de 12
semaines environ selon les symptômes et la réponse de
chaque patient.
Infirmité motrice cérébrale de l'enfant.
Botox est injecté avec une aiguille de 23 - 26 gauges
(0,60 - 0,45 mm), stérile. Il est administré dans chacun
des deux sites dans les chefs latéral (externe) et
médian (interne) du muscle gastrocnémius affecté. Dans
l'hémiplégie, la dose initiale recommandée est de 4 U/kg
dans le membre concerné. Dans la diplégie, la dose
initiale recommandée est de 6 U/kg au total à répartir
entre les membres affectés. La dose totale ne doit pas
dépasser 200 unités.
L'amélioration clinique s'observe généralement au cours
des deux semaines suivant l'injection. Une nouvelle
injection peut être faite lorsque l'effet de l'injection
précédente commence à diminuer, mais il est nécessaire
de respecter un intervalle de trois mois entre les
scéances. Il peut être possible d'adapter la posologie
de manière à pouvoir espacer les séances de traitement
d'au moins six mois.
Spasticité focale des membres supérieurs associée à
un AVC.
Botox, après reconstitution, est injecté avec une
aiguille stérile de 25, 27 ou 30 gauges pour les muscles
superficiels et une aiguille plus longue pour la
musculature plus profonde. Pour isoler les muscles
concernés, le recours à un guidage électromyographique
ou à des techniques de stimulation nerveuse peut être
utile. Le choix de sites d'injection multiples permet à
Botox d'avoir un contact plus uniforme avec les zones
d'innervation du muscle dystonique et s'avère
particulièrement utile dans les gros muscles.
La posologie exacte et le nombre de sites d'injection
doivent être adaptés à chaque individu d'après la
grosseur, le nombre et l'emplacement des muscles
impliqués, la sévérité de la spasticité, la présence
d'une faiblesse musculaire locale et la réponse du
patient au traitement précédent.
Dans les essais cliniques contrôlés et ouverts non
contrôlés, des doses comprises entre 200 et 240 U
réparties entre les différents muscles sélectionnés ont
été administrées à chaque séance de traitement. Dans les
études cliniques contrôlées, les patients ont été suivis
pendant 12 semaines après un seul traitement.
L'amélioration clinique du tonus musculaire s'observe
généralement au cours des deux semaines qui suivent le
traitement, avec un effet maximum généralement observé
après quatre à six semaines. Lors de la continuation
d'une étude ouverte non contrôlées, la plupart des
patients ont reçu une nouvelle injection après un
intervalle de 12 à 16 semaines, lorsque l'effet sur le
muscle contracté avait diminué. Ces patients ont reçu
jusqu'à quatre injections avec un maximum de doses
cumulées de 960 Unités sur une période de 54 semaines.
Si le médecin traitant le juge nécessaire, des doses
répétées peuvent être administrées lorsque l'effet de
l'injection précédente a diminué. La nouvelle injection
ne doit pas être faite avant 12 semaines. Au moment de
la nouvelle injection, l'intensité et le type de
spasticité musculaire peuvent conduire à des
modifications de la dose de Botox administrée et du
choix des muscles devant être injectés. La plus petite
dose efficace doit être utilisée.
Hyperhidrose axillaire primaire.
Botox, après reconstitution (100U/4,0 ml), est injecté
avec une aiguille de 30 gauges.
50 U de Botox sont injectées de manière intradermique,
réparties équitablement sur plusieurs sites distants de
1 - 2 cm, situés au niveau de la zone hyperhidrotique de
chaque aisselle. La zone d'hyperhidrose peut être
déterminée en utilisant des méthodes standardisées,
comme la méthode de Minor (test à l'iode-amidon). Des
doses différentes de 50 U par aisselle n'ont pas été
étudiées et ne peuvent donc pas être recommandées.
L'amélioration clinique s'observe généralement au cours
de la première semaine suivant l'injection. Il est
possible de recourir à une nouvelle injection de Botox
en cas de diminution des effets thérapeutiques de
l'injection précédente, et sur avis du médecin traitant.
L'intervalle entre deux injections ne doit pas être
inférieur à 16 semaines (voir section "Propriétés
pharmacodynamiques").
Toutes les indications.
En cas d'échec au traitement après une première séance,
c'est-à-dire en l'absence, un mois après la séance,
d'amélioration fonctionnelle significative par rapport
au bilan initial, il y a lieu: — de vérifier
cliniquement (au mieux par un examen électromyographique
en milieu spécialisé) l'action de la toxine sur le(s)
muscle(s) injecté(s); — d'analyser les causes de
l'échec, qui peuvent être diverses: mauvaise sélection
des muscles injectés, dose insuffisante, technique
d'injection inadaptée, apparition d'une contracture
fixée, muscles antagonistes trop faibles; formation
d'anticorps neutralisant la toxine; — de réévaluer la
pertinence du traitement par la toxine botulique A; — en
l'absence d'effets indésirables lors de la première
injection, pratiquer une deuxième injection comme suit:
i.) ajuster la dose, en tenant compte de l'échec
précédent; ii) utiliser un guidage electromyographique;
iii) respecter l'intervalle de trois mois entre la
première et la deuxième injection.
En cas d'échec du traitement ou d'une diminution des
effets, d'autres méthodes thérapeutiques devront être
mises en oeuvre.
Contre-indications:
Botox est contre-indiqué, — en cas d'hypersensibilité à
la neurotoxine de Clostridium botulinum de type A
ou à l'un des constituants; — en cas de myasthénie grave
ou de syndrome de Lambert-Eaton; — en cas d'infection
aux points d'injection proposés.
Mises en garde spéciales et précautions particulières
d'emploi:
L'anatomie, et toute altération de celle-ci due à une
intervention chirurgicale précédente, doivent être
étudiées avec pertinence avant d'administrer Botox. La
posologie recommandée et la fréquence d'administration
de Botox ne doivent pas être dépassées.
Une réaction anaphylactique peut survenir très rarement
après injection de toxine botulique. On disposera donc
d'épinéphrine (adrénaline) ou de tout autre moyen
utilisable en cas de choc anaphylactique. Se référer au
chapitre "Effets indésirables, Autres informations"
pour plus d'information.
Quelques rares cas de décès ont été rapportés, parfois
associés à une dysphagie, une pneumonie et/ou une autre
pathologie grave, après un traitement par la toxine
botulique A. Les patients présentant des antécédents de
dysphagie doivent être traités avec prudence.
Les patients ou les soignants doivent être avisés de
consulter immédiatement un médecin s'il survenait des
troubles de la déglutition, de l'élocution ou de la
respiration.
Des cas de dysphagie ont également été rapportés après
injection dans d'autres muscles que ceux du cou (pour
plus d'informations, voir la section "Dystonie
cervicale").
Des différences cliniques au cours d'injections répétées
de Botox (comme lors de l'utilisation d'autres toxines
botuliques) peuvent résulter de différences de procédé
dans la reconstitution des flacons, des intervalles
d'injection, des muscles injectés et à de légères
différences de potentiel obtenues par la méthode de
contrôle utilisée.
L'administration de doses trop rapprochées, ou trop
élevées, peut se traduire par la formation d'anticorps,
ce qui risque de conduire à une résistance au
traitement.
Comme avec tout traitement permettant aux patients
longtemps sédentaires de reprendre des activités, il est
nécessaire de conseiller à ces patients une reprise
d'activité progressive.
La prudence s'impose lorsque Botox est utilisé en
présence d'une inflammation au(x) site(s) d'injection
proposé(s) ou lorsque le muscle ciblé présente une
atrophie ou une faiblesse excessive. La prudence
s'impose également lorsque Botox est utilisé pour le
traitement de patients atteints de sclérose latérale
amyotrophique ou de troubles entraînant une dysfonction
neuromusculaire périphérique.
Botox contient de l'albumine humaine sérique. Quand un
médicament dérivé du sang humain ou du plasma est
administré, la possibilité de transmission d'agents
infectieux ne peut-être exclue totalement. Pour diminuer
le risque de transmission des agents infectieux, des
contrôles sévères sont effectuées lors de la sélection
des donneurs et des dons recueillis. De plus, des
procédures d'inactivation des virus sont incluses dans
la méthode de fabrication.
Blépharospasme.
La diminution du clignement due à l'injection de la
toxine botulique dans le muscle orbiculaire de l'oeil
peut conduire à une pathologie cornéenne. On mettra en
oeuvre des tests de sensibilité cornéenne des yeux
précédemment opérés. Éviter toute injection dans la zone
de la paupière inférieure pour éviter la formation
d'ectropion. Traiter sérieusement toute érosion
épithéliale qui apparaîtrait. Ces traitements peuvent
nécessiter l'emploi d'un collyre protecteur, d'une
pommade, de lentilles souples thérapeutiques ou la
fermeture de l'oeil par un bandeau ou autre moyen.
Des ecchymoses se produisent facilement dans les tissus
mous de la paupière. Cet effet peut être minimisé en
appliquant une pression légère au point d'injection,
immédiatement après l'injection.
En raison de l'activité anticholinergique de la toxine
botulique, la prudence s'impose chez les patients
présentant un risque de glaucome par fermeture de
l'angle.
Torticolis spasmodique.
Les patients présentant un torticolis spasmodique
doivent être informés de la possibilité de dysphagie,
qui peut être très légère à quelquefois sévère. Suite à
la dysphagie, il existe un risque de régurgitation, et
de dyspnée qui peut occasionnellement nécessiter une
alimentation par sonde. De rares cas de dysphagie
entraînant une pneumonie de déglutition et la mort ont
été décrites. La dysphagie peut persister pendant deux à
trois semaines après l'injection et jusqu'à cinq mois
dans certains cas.
On peut réduire la probabilité de dysphagie en injectant
dans le sterno-cléido-mastoïdien une dose inférieure à
100 U. Il a été rapporté que les patients ayant une
faible masse musculaire au niveau du cou, ou qui
reçoivent une injection bilatérale dans le muscle
sterno-cléido-mastoïdien présentent un risque de
dysphagie plus élevé. La dysphagie est imputable à la
diffusion de la toxine dans les muscles de l'oesophage.
Spasticité focale associée à une infirmité motrice
cérébrale de l'enfant et spasticité de la main et du
poignet chez l'adulte après un AVC.
Botox est un traitement de la spasticité locale qui n'a
été étudié qu'en association avec des traitements
standard, et ne vise pas à les remplacer. Il est peu
probable que Botox puisse améliorer la mobilité d'une
articulation touchée par une contracture fixée.
Hyperhidrose axillaire primaire.
Il est nécessaire de vérifier les antécédents médicaux
des patients, de pratiquer un examen clinique et des
examens complémentaires spécifiques si nécessaire afin
d'exclure les causes éventuelles d'une hyperhidrose
secondaire (par exemple, une hyperthyroïdie, un
phéochromocytome - tumeur chromaffine). Ceci évitera un
traitement symptomatique de l'hyperhidrose sans
diagnostic et/ou traitement d'une affection
sous-jacente.
Interactions avec d'autres médicaments et autres
formes d'interaction:
Théoriquement, l'effet de la toxine botulique peut être
potentialisé par des antibiotiques du groupe des
aminosides ou la spectinomycine, ou d'autres médicaments
bloquant la transmission neuromusculaire (p. ex. les
myorelaxants du type tubocurarine).
Aucun test spécifique n'a été effectué pour vérifier la
possibilité d'interactions clinique avec d'autres
médicaments. Aucune interaction cliniquement
significative n'a été décrite.
Grossesse et allaitement:
Grossesse.
Il n'existe aucune donnée clinique appropriée sur
l'utilisation de Botox pendant la grossesse. Les études
chez l'animal ont mis en évidence une toxicité sur la
reproduction (voir chapitre "Données de sécurité
précliniques"). Le risque potentiel chez l'homme est
inconnu. Botox ne doit pas être administré aux femmes
enceintes, sauf en cas d'absolue nécessité.
Allaitement.
On ignore si Botox est excrété dans le lait maternel.
Dans ces conditions, l'utilisation de Botox pendant
l'allaitement est déconseillée.
Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à
utiliser des machines:
Les effets de Botox sur l'aptitude à conduire des
véhicules et à utiliser des machines ne peuvent être
évalués qu'après traitement.
Effets indésirables:
a.) Généraux.
D'après les résultats des essais cliniques contrôlés,
les taux de patients pour lesquels on a observé des
effets indésirables après traitement par Botox sont les
suivants: 35 % chez les patients traités pour
blépharospasme, 28 % chez ceux traités pour torticolis
spasmodique, 17 % chez les enfants traités pour
infirmité motrice cérébrale, et 11 % chez les patients
traités pour hyperhidrose axillaire. On a observé des
effets secondaires chez 16 % des patients inclus dans
les essais cliniques et traités avec Botox pour
spasticité focale des membres supérieurs associée à un
AVC.
En général, les effets indésirables s'observent dans les
premiers jours qui suivent l'injection et sont
transitoires.
Étant donné l'action pharmacologique de la toxine
botulique au niveau du tissu musculaire, il faut
s'attendre à une faiblesse musculaire locale.
Comme pour toute injection, on peut observer une douleur
localisée, une sensibilité anormale et/ou un hématome au
point d'injection. On a également signalé de la fièvre
et des symptômes gripaux après injection de toxine
botulique.
b.) Effets indésirables - fréquence par indication.
La fréquence des effets indésirables est donnée pour
chaque indication, telle qu'apparue en cours d'étude
clinique. La fréquence est définie comme suit: très
fréquent (> 1/10); fréquent (> 1/100, < 1/10); peu
fréquent (> 1/1.000, < 1/100); rare (> 1/10.000, <
1/1.000); très rare (< 1/10.000).
Blépharospasme/hémispasme facial.
Très fréquent: Ptôsis.
Fréquent: Kératite ponctuée superficielle,
lagophthalmie, sécheresse oculaire, irritation,
photophobie, larmoiements, oedème du visage.
Peu fréquent: Kératite, ectropion, diplopie, vertiges,
érythème diffus/dermatite, entropion, faiblesse des
muscles faciaux, affaissement facial, fatigue, troubles
visuels, vision trouble.
Rare: Oedème palpébral.
Très rare: Glaucome par fermeture de l'angle, ulcère de
la cornée.
Torticolis spasmodique.
Très fréquent: Dysphagie (voir chapitre c.) ci-dessous),
faiblesse musculaire locale, douleur.
Fréquent: Vertiges, hypertonie, engourdissement,
faiblesse musculaire générale, somnolence, syndrome
grippal, sensation d'indisposition généralisée,
sécheresse buccale, nausées, céphalées, raideurs,,
douleurs, rhinite, infection du système respiratoire
supérieur.
Peu fréquent: Dyspnée, diplopie, fièvre, ptôsis,
altération de la voix.
Infirmité motrice cérébrale de l'enfant.
Très fréquent: Infection virale, infection auriculaire.
Fréquent: Myalgies, faiblesse musculaire, incontinence
urinaire, somnolence, démarche anormale, malaise,
éruption cutanée, fourmillements.
Spasticité focale des membres supérieurs associée à
un AVC.
Fréquents: Ecchymose/purpura/hémorragie au site
d'injection, douleur du bras, faiblesse musculaire,
hypertonie, brûlure au site d'injection.
Peu fréquents: Hyperesthésie, arthralgie, asthénie,
douleur, bursite, dermatite, céphalées, hypersensibilité
au site d'injection, malaise, nausées, paresthésie,
hypotension orthostatique, prurit, éruption cutanée,
incoordination, amnésie, paresthésie péribuccale,
dépression, insomnie, oedème périphérique, vertige
(certains des effets peu fréquents peuvent être liés à
la pathologie).
Hyperhidrose axillaire primaire.
Fréquents: Sudation non-axillaire, réactions au niveau
des sites d'injection, douleurs, vasodilatation
(rougeurs).
Peu fréquents: Faiblesse des bras, prurit, myalgie,
perturbation des articulation, douleurs dans les bras.
c.) Autres informations.
La dysphagie peut être légère à sévère, avec un risque
de régurgitation qui peut parfois nécessiter une
intervention médicale. Voir chapitre "Mises en garde
spéciales et précautions particulières d'emploi".
On a décrit de rares cas de décès, parfois associés à
une dysphagie, une pneumonie et/ou d'autres pathologies
graves après un traitement par la toxine botulique de
type A.
Les effets indésirables rares suivants ont été décrits
depuis la mise sur le marché du produit: éruptions
cutanées (notamment érythème polymorphe, urticaire et
éruption psoriasiforme), prurit et réaction allergique.
On a également décrit de rares cas d'effets indésirables
au niveau cardiovasculaire, dont des arythmies et des
infarctus du myocarde, parfois avec issue fatale.
Certains patients présentaient des facteurs à risques,
dont des antécédents de maladie cardiovasculaire.
Quelques rares cas de réactions anaphylactique après
injection de Botox en association avec d'autres produits
(connus pour provoquer de telles réactions) ont été
rapportés.
Un cas de neuropathie périphérique a été rapporté chez
un homme adulte de forte corpulence, après quatre séries
d'injections de Botox, représentant au total 1.800 U
(pour spasmes du cou et du dos et douleurs intenses) sur
une période de 11 semaines.
De très rares cas de glaucome par fermeture de l'angle
ont été décrits après un traitement par toxine botulique
pour un blépharospasme.
Une patiente a développé une plexopathie brachiale deux
jours après l'injection de 120 unités de Botox pour le
traitement d'un torticolis spasmodique, avec regression
complète au bout de 5 mois.
Dans la prise en charge de l'hyperhidrose axillaire
primaire, une augmentation de la sudation non axillaire
a été constatée dans 4,5 % des cas dans le mois suivant
l'injection, et ne présentait aucun modèle défini par
rapport aux sites anatomiques affectés. On a constaté
une résolution de ce trouble chez approximativement 30 %
des patients dans les quatre mois.
La faiblesse au niveau des bras n'a été constatée que
rarement (0,7 %), elle était de nature relativement
bénigne, transitoire; elle ne nécessitait aucun
traitement et disparaissait sans aucune séquelle. Il est
possible que cet effet indésirable soit directement lié
au traitement, à la technique d'injection, ou à ces deux
facteurs conjoints. Si cet effet rare est observé, un
examen neurologique peut être envisagé. De plus, une
réévaluation de la technique d'injection avant tout
autre administration est conseillée afin de confirmer le
site d'injection.
De rares cas de convulsions ont été rapportés après un
traitement par la toxine botulique de type A. Chez les
enfants, il s'agissait surtout de patients atteints
d'infirmité motrice cérébrale traités pour spasticité.
La peur des injections ou une douleur associée à
l'injection peut déclencher une réaction vasovagale.
Surdosage:
Il n'a été enregistré aucun cas de toxicité systémique
résultant d'une injection accidentelle de Botox. Des cas
d'ingestion de Botox n'ont jamais été rapportés. Les
signes de surdosage ne s'observent pas immédiatement
après l'injection. En cas d'injection ou d'ingestion
accidentelle, le patient doit être mis sous observation
médicale pendant plusieurs jours, afin de dépister
d'éventuels signes de faiblesse systémique ou de
paralysie.
Si un patient présente des symptômes d'intoxication par
la toxine botulique A (faiblesse musculaire générale,
ptôsis, diplopie, dysphagie et dysphonie ou paralysie
des muscles respiratoires), il convient d'envisager son
hospitalisation.
A plus forte dose, il se produit une paralysie
musculaire généralisée et profonde. Lorsque les muscles
de l'oropharynx et de l'oesophage sont touchés, il peut
s'ensuivre une pneumonie de déglutition. Si les muscles
respiratoires sont paralysés, une intubation et une
ventilation mécanique seront nécessaires jusqu'au
rétablissement du patient.
Propriétés pharmacologiques:
Propriétés pharmacodynamiques.
Groupe pharmacothérapeutique: myorelaxant, agent à
action périphérique
Code ATC: M03A X01.
Groupe pharmacothérapeutique: autres préparations
dermatologiques
Code ATC: D11AX.
La toxine botulique type A bloque la libération
d'acétylcholine au niveau des terminaisons
cholinergiques présynaptiques en clivant la protéine
SNAP-25, protéine nécessaire à la fixation et à la
libération de l'acétylcholine par les vésicules situées
dans les terminaisons nerveuses.
Après injection, il se produit une liaison rapide et
extrêmement forte de la toxine à des récepteurs
cellulaires de surface spécifiques. Cette étape est
suivie d'un passage de la toxine à travers la membrane
plasmatique par endocytose médiée par récepteurs. Enfin,
la toxine est libérée dans le cytoplasme. Cette dernière
étape s'accompagne d'une inhibition progressive de la
libération d'acétylcholine, les signes cliniques sont
visibles au bout de 2 - 3 jours, le pic d'effet étant
observé 5 à 6 semaines après l'injection.
Après injection intramusculaire, le rétablissement de la
conduction nerveuse se produit normalement en l'espace
de 12 semaines après l'injection, lorsque les
terminaisons nerveuses rétablissent leurs connexions
avec les plaques basales. Après injection intradermique,
où l'on vise les glandes sudoripares eccrines, l'effet
dure en moyenne sept mois et demi après la première
injection, chez les patients traités avec 50 U par
aisselle. Cependant, chez 27,5 % des patients, les
effets durent un an, voire plus. Le rétablissement des
terminaisons du nerf sympathique qui innervent les
glandes sudoripares n'a pas été étudié après injection
intradermique de Botox.
Hyperhidrose axillaire primaire.
Un essai clinique multicentrique a été réalisé en double
aveugle chez des patients présentant une hyperhidrose
axillaire primaire bilatérale persistante (définie par
une mesure gravimétrique à l'inclusion démontrant une
quantité de production de sueur dans chaque aisselle
d'au moins 50 mg sur une période de 5 minutes à
température ambiante et au repos). 320 patients ont été
randomisés pour recevoir soit 50 Unités de Botox (N =
242) soit le placebo (N = 78).
Les répondeurs étaient définis comme les patients
montrant une réduction de production de sueur axillaire
d'au moins 50 % par rapport à l'inclusion.
Le taux de réponse, quatre semaines après l'injection
(critère principal) était de 93,8 % dans le groupe Botox
et seulement de 35,9 % dans le groupe placebo (p <
0,001). Le nombre de répondeurs dans le groupe Botox a
continué d'être significativement plus élevé (p < 0,001)
que dans le groupe placebo à tous les points de mesure
jusqu'à 16 semaines suivant l'injection.
Une étude en ouvert a ensuite été réalisée incluant 207
patients éligibles ayant reçu jusqu'à 3 administrations
de Botox. Au total, 174 patients ont complété la période
de 16 mois qui représente la combinaison des 2 études (4
mois en double aveugle et le suivi de 12 mois en
ouvert). Le taux de réponse à 16 semaines suivant le
premier (N = 287), le deuxième (N = 123) et le troisième
(N = 30) traitement était respectivement de 85,0 %, 86,2
% et 80 %. La durée moyenne de l'effet (basée sur la
combinaison de l'étude en dose unique et de l'étude de
suivi en ouvert) était de sept mois et demi après le
premier traitement; celle-ci excédait cependant 1 an
chez 27,5 % des patients.
Propríétés pharmacocinétiques.
a.) Caractéristiques générales de la substance active.
Après injection, les études de distribution chez le rat
mettent en évidence une diffusion musculaire lente de la
neurotoxine botulique radiomarquée à l'Iode 125 dans le
muscle gastrocnémien. Elle est suivie d'une
métabolisation systémique rapide et d'une excrétion
urinaire. La quantité de radioactivité dans le muscle a
diminué avec une demi-vie de 10 heures environ. Au point
d'injection, les éléments radioactifs étaient liés à de
grosses molécules protéiques, tandis que dans le plasma,
la radioactivité était liée à de petites molécules. Cela
suggère une métabolisation systémique rapide du
substrat. Dans les 24 heures suivant l'administration,
60 % de la radioactivité se retrouve dans les urines. La
toxine est probablement métabolisée par des protéases et
les composants moléculaires recyclés par les voies
métaboliques normales.
En raison de la nature de ce produit, il n'a pas été
conduit d'étude pharmacocinétique classique (ADME).
b.) Caractéristiques cliniques.
On estime qu'aux doses thérapeutiques, Botox se
caractérise par une faible distribution systémique. Des
études cliniques par des techniques électromyographiques
à fibre unique ont mis en évidence une augmentation de
l'activité électrophysiologique neuromusculaire dans les
muscles distants du point d'injection, sans aucun
signe/symptôme clinique associé.
Données de sécurité précliniques.
Etudes sur la reproduction.
Chez des femelles gravides souris, rats ou lapins ayant
reçu des injections de Botox durant la période
d'organogenèse, la dose sans effet toxique (NOAEL) était
de 4 U/kg chez la souris, 1 U/kg chez le rat, et 0,125
U/kg chez le lapin. En administrant des doses plus
fortes, on a pu observer une réduction du poids des
foetus et/ou un retard d'ossification ainsi que des
avortements chez les lapins.
Autres études.
Outre les études de toxicité sur la reproduction, les
études de sécurité précliniques suivantes ont été
conduites avec Botox: Toxicité aiguë, toxicité après
administration réitérée, tolérance locale, potentiel
mutagène, pouvoir antigénique, compatibilité sanguine
chez l'homme. Ces études n'ont révélé aucun risque
particulier chez l'homme aux doses cliniquement
significatives. La dose maximale recommandée chez
l'homme lors d'une séance de traitement est de 300 U
(correspondant à 6 U/kg chez une personne de 50 kg). La
DL50 intramusculaire reconnue dans la littérature est de
39 U/kg chez le jeune singe.
Liste des excipients:
Albumine humaine — Chlorure de sodium.
Incompatibilités
En l'absence d'étude de compatibilité, ce médicament ne
doit pas être associé avec d'autres médicaments.
Durée de conservation:
Flacon fermé: 3 ans.
Flacon après reconstitution: 24 heures.
Précautions particulières de conservation:
Flacon fermé: conserver à une température
comprise entre 2° C - 8° C (au réfrigérateur), ou
conserver au congélateur (à une température ≤ -5° C).
Flacon après reconstitution: conserver à une
température entre 2° C - 8° C (au réfrigérateur).
Les études microbiologiques et les études sur l'activité
ont montré que le produit reconstitué peut se conserver
jusqu'à 5 jours à 2 - 8° C.
Comme le produit ne contient pas de conservateurs,
l'utilisateur est responsable durant la période de
conservation et des conditions de conservation, qui ne
dépassent normalement pas 24 heures à 2 - 8° C.
Nature et contenu de l'emballage extérieur:
Flacon de verre de type I, transparent, avec une
capacité nominale de 10 ml, muni d'un bouchon en
caoutchouc et d'une bague en aluminium avec témoin
d'ouverture.
Emballage: — boîte avec un flacon avec 100 Unités
Allergan eenheden et une notice; — emballages avec 1
boîte.
Il se peut que pas toutes les formes d'emballage ne
soient commercialisées.
Instructions pour l'utilisation, la manipulation, et
l'élimination:
Il est de bonne pratique de reconstituer le produit et
de préparer les seringues sur des serviettes en papier
avec verso plastifié pour récupérer tout liquide perdu.
Reconstituer Botox avec du sérum physiologique (chlorure
de sodium à 0,9 % pour préparations injectables)
stérile, sans conservateur. Prélever la quantité
appropriée de solvant (voir la table de dilutions
ci-dessous) dans une seringue.

Botox est susceptible de se dénaturer par la formation
de bulles ou même par une agitation vigoureuse. Il faut
donc injecter délicatement le solvant dans le flacon, en
évitant la formation de bulles. Ne pas utiliser le
flacon si le vide n'entraîne pas l'aspiration du solvant
à l'intérieur du flacon.
Une fois reconstitué, Botox est une solution limpide,
incolore ou jaune très pâle, sans particules en
suspension. Après reconstitution, la solution de Botox
peut être conservée au réfrigérateur (2 à 8° C) pendant
24 heures avant utilisation. Ce produit est à usage
unique et toute solution non utilisée doit-être
détruite. Pour une élimination en toute sécurité, les
flacons inutilisés doivent être remplis avec une petite
quantité d'eau, puis autoclavés. Tous les flacons,
seringues et le matériel utilisé pour nettoyer les
souillures doivent être autoclavés. La solution
résiduelle de Botox peut également être inactivée avec
une solution diluée d'hypochlorite de sodium (0,5 %)
pendant 5 minutes.
Statut légal de délivrance:
Sur prescription médicale.
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