ࡱ>    !"#$%&'()*+,-./0123456789:;<=>?@ABCDEFGHIJKLMNOPQRSTUVWXYZ[\]^_`abcdefgRoot EntryZ O2@jh@CONTENTS CompObjVSPELLINGtiste SAY (1767-1832) Matre et pdagogue de l cole franaise d conomie politique librale Avant - Propos Oui, il existe une cole franaise d'conomie politique librale. Oui, cette cole prsente des caractres propres qui la distinguent de ses voisines, entre autres de l'cole librale anglaise. Oui, l'cole franaise plonge ses racines dans un riche pass, ce qui lui donne une force et une sve tout fait originales. Faut-il citer ici les noms de Boisguillebert, de Vincent de Gournay, du grand Turgot, de Franois Quesnay, de Dupont de Nemours ? Avec beaucoup d'autres, ils ont pos les premiers soubassements de cette cole. L'conomie politique librale n'est donc pas sortie, comme Minerve, toute arme et toute forme du cerveau d'un dieu qui aurait eu nom Adam Smith. Au demeurant, ce gnial cossais, avant d'crire sa Richesse des Nations, tait venu en France. Il y avait rencontr nos conomistes physiocrates. Il s'tait longuement entretenu avec Quesnay et Turgot. C'est dire que du sang franais coule dans les veines de la Richesse des Nations. Toutes ces considrations ne sont en rien dictes par un troit chauvinisme mais, tout bonnement, par un simple souci d'exacte rvaluation. Car pendant des gnrations la France a oubli qu'elle possdait, elle aussi, galit avec les Anglo-saxons, une remarquable cole d'conomie librale. Pendant des dcennies, chez nous, Marx et Keynes  et leurs abondants disciples  ont occup la presque totalit de l'espace conomique, ditorial, et mme mdiatique. Le collectivisme de Marx, de mme que l'interventionnisme tatique de Keynes, projetaient leurs ombres gigantesques sur tout le domaine de la pense conomique, semblables ces grands arbres aux pieds desquels plus rien ne peut reverdir. Mais voici que les tCHNKWKS TEXTTEXT`FDPPFDPPFDPPFDPPFDPCFDPCFDPCFDPCFDPCFDPCSTSHSTSHhSTSHSTSHhSYIDSYID SGP SGP INK INK "BTEPPLC & BTECPLC F(FONTFONTnpTOKNPLC STRSPLC :PRNTWNPR`FRAMFRAMrTITLTITL Jean-Baptiste SAY (1767- 1832) Matre et pdagogue de l cole franaise d conomie politique librale par Grard Minart Jean-Baptiste Say est l un des fondateurs de l Ecole franaise d conomie politique librale. Toutefois, ce serait rduire la place et le rle de cette personnalit attachante qui eut vingt ans sous la Rvolution franaise, qui s opposa avec dtermination la dictature napolonienne, qui fut une haute figure de l opposition librale sous la Restauration, que de le cantonner sa seule fonction d conomiste. L homme dborde largement de ce cadre troit. C est ce que tente de montrer cette biographie. Si elle prsente les grandes lignes de l conomie politique de Jean-Baptiste Say travers de larges extraits de son Suvre, elle aborde aussi les autres aspects du personnage. Ecrit par un journaliste sur un journaliste (car Say fut aussi rdacteur en chef d une revue, La Dcade, et chroniqueur dans plusieurs publications) ce travail comble un vide car il n existe pas de biographie rcente de Jean-Baptiste Say. Les remarques et critiques au sujet de cette biographie sont les bienvenues et sont adresser l Institut Charles Coquelin. Grand historien des auteurs libraux, ancien lve de l Ecole suprieure de journalisme de Lille, Grard MINART a t rdacteur en chef, ditorialiste et vice-prsident du Directoire du quotidien lillois La Voix du Nord. Il se consacre aujourd hui l criture de biographies historiques. Il est l auteur d une biographie de Frdric Bastiat, Frdric Bastiat, le crois du libre-change (L Harmattan, 2004) et de deux autres ouvrages parus aux ditions Privat : Pierre Daunou, l anti-Robespierre (2001) et Les opposants Napolon (2003). 17,00 + 2,80 (frais de port) Un extrait du livre de Grard Minart : Jean-Bapemps changent. La France oublieuse se souvient de ses vieux matres et les tire d'un injuste oubli. Dans l'Universit, dans l'dition, dans la presse mme, des noms qui avaient disparu de nos manuels d'conomie politique refont surface. Certains signes ne trompent pas. En voici deux, parmi beaucoup d'autres : Les Classiques Garnier, fidles compagnons de nos annes d'tudes, devenus Garnier-Flammarion, ont cr une collection au format de poche consacre l'conomie politique o l'on peut se procurer, prix raisonnable, les textes fondamentaux, qui tait devenus introuvables, de plusieurs conomistes libraux franais. Ainsi en est-il pour Jean-Baptiste Say, dont les cours d conomie politique et divers essais, entre autres le prcieux Catchisme d conomie politique, sont republis dans cette collection, prcds d une importante introduction et clairs de nombreuses notes du professeur Philippe Steiner, l un des grands spcialistes franais de Say. 1 A l'autre extrmit du monde de la communication, Internet, ce rseau lectronique mondial dont la toile couvre toute la plante et sur lequel les ides circulent la vitesse de la lumire, voit clore de nombreux sites ddis la pense librale. L se croisent, se rencontrent, dialoguent gens de toute origine, de toute gographie, de toute langue, de toute formation pour changer points de vue, informations, documents sur le libralisme. Avec ce nouveau mot d ordre : Libraux de tous les pays, unissez-vous ! Voil deux signes d'un retour en force de la pense librale dans le champ intellectuel. Ajoutons en un troisime, plus rcent : Les ditions Economica se sont lances dans une aventure titanesque qui durera plusieurs annes et qu'il faut saluer comme il convient, savoir une nouvelle dition en dix volumes des oeuvres compltes de Jean-Baptiste Say, accompagnes d'un impressionnant appareil critique d la comptence d un groupe de chercheurs anims et coordonns par M. Andr Tiran. 2 Ce n est sans doute pas un hasard si Jean-Baptiste Say est l objet d un tel regain d intrt : il reprsente l une des figures emblmatiques de l cole franaise d conomie librale. Son retour sur le devant de la scne, aussi bien dans les manuels destination des tudiants que dans les activits des universitaires, est bien la preuve d un important travail de rvaluation actuellement en cours. Reste maintenant faire dcouvrir Jean-Baptiste Say au grand public : c est l objet de cette biographie. L homme le mrite, qui eut une existence austre et exemplaire. De surcrot, pour lui plus que pour d autres, sa vie est indissociable de son oeuvre. Mieux, elle claire ses crits et permet de les mieux comprendre. Enfin Jean-Baptiste Say est aussi, dans une certaine mesure, un personnage historique fortement impliqu dans les vnements considrables de son temps. Cela signifie que s il fut d'abord un conomiste, il fut bien autre chose encore. N en 1767, mort en 1832, il fut soldat Valmy dans les armes de la Rvolution, puis journaliste, puis rdacteur en chef d'une revue philosophique, littraire et politique, puis parlementaire sous le Consulat, puis opposant rsolu Bonaparte, puis chef d'entreprise, puis premier titulaire de la chaire d'conomie industrielle au Conservatoire des Arts et Mtiers et, enfin, professeur au Collge de France. Il vcut au centre d'un vaste mouvement intellectuel, l'Idologie, bien oubli aujourd'hui, qui eut comme matres Locke, Helvtius, Condillac, Condorcet, sans omettre Voltaire et Diderot, bref, les grands philosophes des Lumires. Les amis de Say se nommaient Destutt de Tracy, Volney, Cabanis, Daunou et un Amricain qui fera parler de lui, Jefferson, le futur prsident des Etats-Unis. De surcrot, dans la force de l'ge, il traversa l'une des squences les plus agites de notre histoire  la Rvolution, Thermidor, le Directoire, le Consulat, l Empire, les Restaurations, les Trois Glorieuses, la Monarchie de Juillet - la charnire du XVIIIe et du XIXe sicle. Epoque o la grande Rvolution franaise sombre dans l anarchie avant d'tre rcupre par Bonaparte mais o, en Angleterre, se lve une autre rvolution, aussi capitale que la prcdente et qui, elle aussi, va refaonner le monde : la grande Rvolution Industrielle. De cette poque, le critique littraire Albert Thibaudet dira excellemment : Qui aura vcu sa jeunesse sous Louis XVI, sa maturit sous la Rvolution et l'Empire, sa vieillesse sous la Restauration, tiendra dans sa mmoire un des morceaux de dure les plus varis et les plus puissants que l'histoire ait permis. 3 Jean-Baptiste Say a vcu le passage des Lumires au Romantisme, de la vieille monarchie la jeune rpublique, de l'conomie agricole, avec les Physiocrates comme dfenseurs, l'conomie industrielle, avec Adam Smith comme thoricien, qu'il fera connatre en France. Bref, il a connu une priode comparable la ntre, que l'on pourrait qualifier de destruction-reconstruction , o tout s'croule - les ides, les institutions, les mSurs, les conomies - pour se reconstruire autrement. Une poque o l'introduction du machinisme dans le textile entrane autant de bouleversements que l'irruption de l'informatique dans nos mtiers d'aujourd'hui. Gigantesque mutation ! La rvolution industrielle du temps de Say avait un pays et un berceau : l'Angleterre et Manchester, comme notre rvolution informatique a un pays et un berceau : les Etats-Unis et la Silicon Valley. A deux sicles de distance, on retrouve les mmes interrogations : quelle socit faut-il difier ? quelles places doit-on donner la proprit, au capital, au travail, aux changes, l'Etat, l'entreprise, l'innovation, l'homme ? surtout, quel rang faut-il accorder la vertu, comme on disait l poque, ou l'thique, comme on prfre dire maintenant ? Ces analogies - qui ne sont pas les seules - entre ce temps et le ntre, ne sont pas la moindre des raisons qui nous portent nous intresser ce moment de notre pass et consacrer une biographie cette forte personnalit. Volontairement, nous dborderons du cadre strict de l conomie pour voquer les autres aspects d un personnage trs connu dans son temps mais trs mconnu dans le ntre. C'est pourquoi dans les pages qui suivent nous insisterons aussi bien sur les vnements de la vie de Jean-Baptiste Say et sur ses crits que sur l'environnement philosophique, conomique, politique, social dans lequel ils se sont dploys. Quant la mthode qui a prsid la rdaction de cette biographie, il s'agit d'une double enqute, au sens journalistique du terme : l'une dans les Mmoires, les lettres, les publications, les documents de l'poque, pour reconstituer, au mieux, la figure de l conomiste, en y remettant de la vie, de la chair, du nerf et du sang l'autre dans l Suvre crite pour marquer ses ides principales, retrouver leur gense, suivre leur trace et leur dveloppement jusqu' aujourd'hui, souligner leur modernit. C'est pourquoi, souvent, nous donnerons la parole l'intress. En effet, nous avons pris le parti de reproduire de larges extraits des textes de Jean-Baptiste Say. Ainsi le lecteur aura-t-il un contact personnel avec cette pense concrte et logicienne. Ainsi l'honnte homme d'aujourd'hui qui s intresse l histoire des ides entendra-t-il, travers ces extraits et venue d il y a deux sicles, cette grande et forte voix qui, enfin, sort du silence. Actualit de la loi des dbouchs Au chapitre des novations apportes par Say la pense conomique, nous voudrions mettre en relief plusieurs thmes o se montre une tonnante modernit. Ces thmes sont les suivants : - La loi des dbouchs, encore appele par les spcialistes loi de Say et, travers elle, la priorit donne la production, c'est--dire l'offre plutt qu' la demande, comme moteur de l'conomie; - Le rle du chef d'entreprise - que Jean-Baptiste Say appelle l'entrepreneur d'industrie - dans le concert de la production; - La place du savant dans la recherche puis dans le passage de la science pure la science applique, c'est--dire l'importance de l'innovation et du progrs technique; - L'intgration du vaste secteur des services dans le grand tableau de la cration des richesses; Enumrer ces diffrents points nous transporte dj, par-del les deux sicles qui nous sparent du Trait dans nos dbats d'aujourd'hui. +++++++++++++++++++++++ Ds qu'elle fut formule, la fameuse loi des dbouchs suscita d'innombrables controverses. Ricardo l'accepte, Malthus non. Et de nos jours encore - signe de fcondit - sous le nouveau nom de thorie de l'offre ou de politique de l'offre elle divise toujours les conomistes. Mais d'abord, en quoi consiste la loi des dbouchs, cette dcouverte laquelle Jean-Baptiste Say lui-mme attache tellement d'importance qu'il n'hsite pas proclamer qu'elle changera la politique du monde ? On doit se dcourager d'autant moins, crit-il, qu'en conomie politique, comme en tout, ce sont les connaissances lmentaires qui servent le plus dans la pratique. C'est la thorie de la chaleur, celle du levier, celle du plan inclin, qui ont mis la nature entire la disposition de l'homme. C'est celle des changes et des dbouchs qui changera la politique du monde. 1 C'est dans le chapitre XV du Trait d'conomie politique que Say prsente sa loi. Pour bien en comprendre la logique, laissons-lui la parole : L'homme, dit-il, dont l'industrie s'applique donner de la valeur aux choses en leur crant un usage quelconque, ne peut esprer que cette valeur sera apprcie et paye, que l o d'autres hommes auront les moyens d'en faire l'acquisition. Ces moyens, en quoi consistent-ils? En d'autres valeurs, d'autres produits, fruits de leur industrie, de leurs capitaux, de leurs terres : d'o il rsulte, quoiqu'au premier aperu cela semble un paradoxe, que c'est la production qui ouvre des dbouchs aux produits. Que si un marchand d'toffes s'avisait de dire : Ce ne sont pas d'autres produits que je demande en change des miens, c'est de l'argent, on lui prouverait aisment que son acheteur n'est mis en tat de le payer en argent que par des marchandises qu'il vend de son ct. Tel fermier, peut-on lui rpondre, achtera vos toffes si ses rcoltes sont bonnes; il achtera d'autant plus qu'il aura produit davantage. Il ne pourra rien acheter, s'il ne produit rien. Vous-mme, vous n'tes mis mme de lui acheter son froment et ses laines, qu'autant que vous produisez des toffes. Vous prtendez que c'est de l'argent qu'il vous faut : je vous dis, moi, que ce sont d'autres produits. En effet, pourquoi dsirez-vous cet argent, n'est-ce pas dans le but d'acheter des matires premires pour votre industrie, ou des comestibles pour votre bouche? Vous voyez bien que ce sont des produits qu'il vous faut, et non de l'argent. La monnaie d'argent qui aura servi dans la vente de vos produits, et dans l'achat que vous aurez fait des produits d'un autre, ira, un moment aprs, servir au mme usage entre deux autres contractants; elle servira ensuite d'autres; et d'autres encore, sans fin : de mme qu'une voiture qui, aprs avoir transport le produit que vous aurez vendu, en transportera un autre, puis un autre....L'argent n'est que la voiture des produits. Tout son usage a t de voiturer chez vous la valeur des produits que l'acheteur avait vendus pour acheter les vtres... C'est donc avec la valeur de vos produits, transforme momentanment en une somme d'argent, que vous achetez, que tout le monde achte les choses dont chacun a besoin... Dans les lieux qui produisent beaucoup, se cre la substance avec laquelle seule on achte : je veux dire la valeur. L'argent ne remplit qu'un office passager dans ce double change; et, les changes termins, il se trouve toujours qu'on a pay des produits avec des produits. Il est bon de remarquer qu'un produit termin offre, ds cet instant, un dbouch d'autres produits pour tout le montant de sa valeur. 2 Rsumons d'une phrase ce passage du Trait qui pose les bases de cette loi : c'est avec des produits que l'on achte des produits, non avec de l'argent. L'argent n'est l que pour faciliter l'change. C'est un intermdiaire pratique, rien d'autre. C'est le vhicule de la valeur. C'est mme une sorte de voile qui risque de masquer la ralit, savoir que les changes termins, il se trouve toujours qu'on a finalement pay des produits avec des produits. En langage contemporain, cela signifie que la production distribue du pouvoir d'achat ( salaires des ouvriers et des employs, rmunrations des cadres et des dirigeants, profits du capitaliste... ) et c'est avec ce pouvoir d'achat, qui est la rmunration de la fabrication d'un produit, que l'on achte d'autres produits. De ce constat, Jean-Baptiste Say tire une srie de consquences : 1/ Plus les producteurs sont nombreux et les produits abondants, c'est--dire plus il y a eu de pouvoir d'achat distribu sous forme de salaires, et plus les dbouchs sont faciles et varis. Cela lie les producteurs les uns aux autres. Une bonne rcolte, par exemple, qui se vend bien, n'est pas favorable seulement aux agriculteurs mais aussi aux marchands de tous les autres produits que vont consommer les agriculteurs. Dans une conomie bien comprise, chacun, du haut en bas de l'chelle, est intress la prosprit de tous. Dans tout tat plus les producteurs sont nombreux et les productions multiplies, et plus les dbouchs sont faciles, varis et vastes. 3 2/ Ce qui est vrai l'intrieur d'un pays d'individu individu est vrai aussi dans le domaine international de nation nation. En effet, en vertu de la mme loi des dbouchs, une nation a intrt ce que les nations voisines soient prospres. Un pays bien avis doit donc favoriser les progrs de ses voisins car l'importation de produits trangers est favorable la vente l'extrieur des produits indignes. Say, et il s'en flatte, renverse ici totalement l'affirmation des grands moralistes - La Fontaine et Voltaire, entre autres - selon qui une nation ne peut s'enrichir qu'au dtriment d'une autre. Voltaire avait crit, dans son Dictionnaire philosophique, la rubrique Patrie : Un pays ne peut gagner sans qu'un autre perde . Say prend le contre-pied de cette maxime et proclame : La thorie des dbouchs, en montrant que les intrts des hommes et des nations ne sont point en opposition les uns avec les autres, rpandra ncessairement des semences de concorde et de paix 4 3/ C'est la production - et non la consommation - qui est le moteur de l'conomie. La demande des produits en gnral est d'autant plus vive que la production est plus active. En d'autres termes, la socit prise en masse ne peut s'enrichir que par la production; car ce qui n'enrichit un individu qu'aux dpens d'un autre, n'augmente pas les richesses de la masse. 5 Enrichir un individu aux dpens d'un autre, c'est du transfert de richesse, non de la cration. Quand parat le Trait d'conomie politique qui formule pour la premire fois cette loi des dbouchs qui va faire tant de bruit, susciter tant de controverses, irriguer tant de terres, nous sommes, rappelons-le, en 1803. L'Europe intellectuelle est domine par trois gants de la pense conomique, que l'on trouve aujourd'hui dans tous les manuels scolaires et qui, eux aussi, comme Adam Smith et Jean-Baptiste Say, font partie des grand classiques : Ricardo, Sismondi et Malthus. Tous les trois se vouent l'conomie politique. Tous les trois sont des contemporains de Say. Tous les trois ont lu et mdit Adam Smith. Le premier a 31 ans quand parat le Trait, le deuxime 30 ans, le troisime 27 ans. L'un est un banquier prospre qui vit de ses rentes, l'autre un voyageur rformiste touche--tout, le dernier un pasteur. Say entretiendra une longue correspondance avec Ricardo, Sismondi et Malthus. Ricardo acceptera la loi des dbouchs, Malthus et Sismondi, non. Pourquoi de tels dbats ? Pourquoi de telles oppositions ? Pourquoi de telles polmiques qui se prolongent encore de nos jours entre spcialistes ? Pourquoi ? Parce que la loi des dbouchs, derrire la simplicit de son nonciation, touche tellement de domaines, aborde tellement de sujets, entrouvre tellement de perspectives, bref, est d'une telle richesse conceptuelle, qu'elle peut recevoir constamment de nouvelles interprtations. La loi des dbouchs est un thme entres multiples, controverses infinies et actualit permanente. SOMMAIRE AVANT-PROPOS PROLOGUE PREMIRE PARTIE : AVOIR VINGT ANS EN 1789 CHAPITRE 1 : De la race des rebelles CHAPITRE 2 : Dcouverte d'Adam Smith et naissance d'une vocation CHAPITRE 3 : Le volontaire de 1792 CHAPITRE 4 : Un rdacteur en chef Idologue et rpublicain CHAPITRE 5 : La tentation bonapartiste CHAPITRE 6 : La rupture avec Bonaparte DEUXIME PARTIE : LE TRAIT D'CONOMIE POLITIQUE CHAPITRE 7 : Le Trait d'conomie politique: l'intention et la mthode CHAPITRE 8 : Le Trait d'conomie politique: quand les Lumires clairent les bases de l'conomie librale CHAPITRE 9 : Jean-Baptiste Say le clarificateur CHAPITRE 10 : Actualit de la loi des dbouchs CHAPITRE 11 : La querelle avec Malthus et les multiples interprtations de la loi des dbouchs CHAPITRE 12 : L'entre en scne du chef d'entreprise CHAPITRE 13 : Services compris... CHAPITRE 14 : L'conomie comme voie d'accs la vertu, la paix, la civilisation TROISIME PARTIE : LE CHEF D'ENTREPRISE ET LE PDAGOGUE CHAPITRE 15 : Filateur de coton dans le Pas-de-Calais CHAPITRE 16 : Le rve amricain CHAPITRE 17 : Le second voyage en Angleterre CHAPITRE 18 : Mditer, crire, enseigner CHAPITRE 19 : Economie optimiste contre conomie sinistre CHAPITRE 20 : Jusqu'au dernier jour... CHAPITRE 21 : Un nouvel clairage sur les ides politiques de Say CHAPITRE 22 : Dans le regard des autres CHAPITRE 23 : Modernit et vrit de Jean-Baptiste Say BIBLIOGRAPHIE NOTES ET RFRENCES _________________________ BON DE COMMANDE pour Jean-Baptiste SAY (1767-1832) Matre et pdagogue de l Ecole franaise d conomie politique librale par Grard Minart Prnom et nom : __________________________________________________ Adresse : _______________________________________________________ Code postal : __________________ Ville : ____________________________ e-mail : _________________________________________________________ Prix de cet ouvrage de 196 pages : 17 euros + 2,80 de frais de port par livre command. Chque rdiger l ordre de : C.E.F.G.E.C., Institut Charles Coquelin, 75, rue Claude Bernard, 75005, Paris et envoyer cette mme adresse. Pour contacter l Institut : Site : www.freewebs.com/institutcharlescoquelin/ E-mail : edschcoq@noos.fr (envoi de bons de commande par e-mail sur demande) f Idologue et rpublicain CHAPITRE 5 : La tentation bonapartiste CHAPITRE 6 : LRL( `\\\ p %)*|-0r1"3V4088;?BDGDGHKNPUV4XxXYY[\]^__$bcfjggkox&|J΂"^ؒ4^zXڠ  ,2"|X(x&~Ҧ$DJިf:Ī 8BέT&^Z\^`(2"'( ) @S *   0Z%%x-z-|-0@=B=V=X=AANPYZ[[\\]<^n_z___fffhh66h666hh62 "PS" $ 082 "PSS" $ 080 "PS" $ 080 "PS" $ 08. "PS" $ 08 " !ff4g |"|n|z|Ғ֒ʘz 2<zҦ"$B pppp60 "PS" $ 086 "" "|$ 08: "" "||$ 082 "PSS" $ 080 "PS" $ 08. "PS" $ 08lҰZ`jj` " 8 "PS" $ 08.". "PS" $ 080 "PS" $ 08TX|8>b4Definition TermDefinition ListH1H2H3H4H5H6Adresse Blockquote Preformattedz-Bottom of Form z-Top of FormX|p~  0:JTdlzDP " " " " " "|  ""|Ȏ "  "|" "  "" " " "  "" "  "" "  ""  "  "|"|, "$  08)P2J' (@ J   O +%( u.0 78 c A@ (VJH SP \. " $  08u. " $  08u tt`f`\X| 0LTimes New Roman Courier NewArial 6WiWW"@")" " " "Pj0http://www.freewebs.com/institutcharlescoquelin/mailto:edschcoq@noos.frW " " "v# 0Fax`& 4dA4DfaxwinspoolFaxSHRFAX:F"T"p"`S"u"` "``""A."@"T""`S"u"` "``"."Sans titre."@[s""i"ii (" )"S" $ 080 "PS" $ 080 "PS" $ 08. "PS" $ 08 " DOP DOP . Z O2Quill96 Story Group Class9qy2y2y22sy2y2y22&y2+2y22y2_2ly2R2\Sy2dS_2Ty2U2PVy2UV