Fleur de citron

Un peu de tout sinon rien


Congrès Boréal de science fiction

Et voilà, le congrès Boréal est terminé !

Voici mon compte rendu tout personnel à moi que j'ai...
Avis aux amateurs !

Lily



Boréal 2007 : un bon cru !


Vendredi
Partie en 4e vitesse du boulot pour attraper mon covoiturage, j'arrive 5mn avant ma conductrice. René m'attend avec nos bagages, un gros sac pour deux histoire de pas encombrer le coffre de la dame.
Le voyage se passe sans encombre en 2h20 jusqu'à Longueuil et nous embarquons dans le métro, direction l'université Concordia, 7e étage avec ascenseurs, vue imprenable sur Montréal centre !

17h30 nous voilà installés. Thibaud a déjà amené les boîtes de livres dans la salle des ventes. René commence tout de suite à mettre son stock en place pendant que je vais dire bonjour à l'accueil où se trouvent l'ami Thibaud, sa femme Marcèle et Jacinthe, une de leurs amies que j'ai eu le plaisir de rencontrer il y a quelques mois.
On cause, je récupère mon badge, René arrive, échanges divers.

J'ai raté le colloque sur l'uchronie, qui se déroulait pendant la majeure partie du vendredi. Tant pis ! Pas d'activité particulière le vendredi soir, j'ai même pas assisté à la cérémonie d'ouverture. Juste le temps d'apercevoir James Morrow... et tout de meme de prendre un pot, vin et bière offerts aux détenteurs de coupons ! Merci Alain !

Une fois la table installée, je sors avec Thibaud et Marcèle et nous discutons un moment dans un café en prenant un cale-creux. La première journée sera celle des casse-croûte !
De retour à l'université, je rencontre d'autres personnes, que je connais déjà ou pas encore, on jase beaucoup et c'est le fun !
Fatigués, nous rentrons dormir dans un couette et café recommandé par Thibaud... les lits sont bons, on s'écroule bienheureusement jusqu'au lendemain matin 7h..
Faut dire que Thibaud et Marcèle font partie du comité d'organisation du Congrès, ce qui impose de rester tard et de venir tôt. Petit déjeuner dans une excellente boulangerie-épicerie café.

Samedi, peu de conférences m'intéressent vraiment en définitive, et j'attendrai l'après midi pour aller assister à quelques panels. Ca me donne l'occasion de rester un peu à la table avec René. L'ami Denis arrive de Québec et passe nous dire bonjour avant de filer voir sa première conférence intitulée COMMENT FAIRE VIVRE UN PERSONNAGE. En tant que rôliste, il nous a dit ensuite avoir apprécié le contenu.
Discussions diverses cette matinée, notamment avec René Walling, qui a le courage et l'énergie d'assister à tout ce qui se fait en congrès de SF pour appuyer la candidature de Montréal à la worldcon 2009. Ce serait le fun, une convention internationale anglophone mais ouverte aux francophones en 2009... le vote se fait tous les deux ans, donc le suspense durera jusqu'en septembre 2007, au Japon. Bon courage et bravo pour ta persistance René !

Des rencontres encore avec notre quasi voisin de table, Brian Hades, éditeur canadien anglais des anthologies Tesseracts, un recueil annuel de nouvelles et d'autres ouvrages de SF chez EDGE. René, mon chum, y a publié quatre fois déjà.
M. Hades est un homme charmant, très intéressé par ce qui se fait en SF hors du monde anglophone, curieux de ce qu'on proposait à la vente (en l'occurence les publications des Moutons Electriques entre autres) et il m'a demandé avec un grand sourire de lui présenter les bouquins à un moment où René était absent, parti à jaser avec Alain le Bussy ou d'autres... tout ça en anglais oeuf course ! Bon, apparemment j'ai réussi à me faire comprendre, ça va pas trop mal ;o)
Certains arrivent le samedi matin, bonjour à Eric Gauthier, excellent conteur et homme charmant.
Je croise JC Dunyach étonnament discret, Francine Pelletier, Sheryl Curtis, Joël Champetier, Alain Huet, JL Trudel, Mehdi (merci ;-))...

Dîner express dans un café qui propose sandwichs et soupes en combo (groupés pour pas cher), avec René, Esther Rochon et Denis, une occasion de les faire se rencontrer qui s'avérera assez courte, mais pleine de partages.

Retour rapide après le diner, je file voir une présentation du Cambodge par un des invités d'honneur : Geoff Ryman. Je m'attendais à quelque chose sur l'architecture cambodgienne, vu l'intitulé ARTS IN CAMBODIA, mais en fait il s'agissait d'une entrée dans la culture cambodgienne actuelle via la musique. Des yéyés locaux des années 60, brièvement évoqués, en passant par le régime de Pol Pot et la mort de nombreux artistes, à la résurrection d'une musique populaire basée sur le rap (en cambodgien ou en anglais) aux textes engagés pour rappeler les horreurs du régime des Khmers, tout autant que les réalités actuelles aux jeunes cambodgiens. Photos, vidéos, entrevues... tout ca en anglais. Pas toujours évident, surtout que le rap et moi...
Intéressant en tous les cas !

Je retourne rapidement à la table voir René, jase encore avec quelques personnes (Xavier Mauméjean, vraiment très gentil et qui n'est pas sans me rappeler un certain Bruno B Bordier par son timbre de voix, ça fait tout drôle). Je passe sur le court métrage mobius (qui devrait être diffusé à Lyon ??) avant d'assister à la demi heure avec Alain Bergeron. Il nous laisse le choix entre une lecture, quelques mots sur ses projets d'écriture.. évidemment, le public choisit les deux !
Ses projets : un roman terminé mais à réécrire, un projet de roman en cours, des tas de choses dans les tiroirs qui n'attendent que sa retraite prochaine pour qu'il s'y consacre pleinement. Vivement donc !

15h, toujours dans la même salle, j'assiste à la conférence passionnante de Mario Tessier, bibliothécaire de référence à Laval (on dit bibliothéconomiste au Québec, ce qui correspond à un niveau universitaire élevé).
Il nous présente les bibliothèques imaginaires, celles qui n'existent pas, celles qui sont détruites et survivent dans la mémoire des hommes, celles qui sont configurées en labyrinthes, celles qui n'existent que sur papier, les bibliothèques fantasmées, les virtuelles, les mythiques... c'est tellement bien fait qu'au bout d'une heure on n'a pas vu le temps passer et qu'on continuerait bien encore à voyager... il y a meme un clin d'oeil à Star Trek Classic : le bibliothécaire de Sarpeidon (all our yesterdays) s'appelle Atoz... A to Z ! Pédagogique et documenté, un régal !

16h Je sors faire une pause à la salle des ventes. René est content, certains gros volumes se sont bien vendus, il a aussi pris quelques contacts de gens intéressés. Son moral est regonflé !
Au fil des visites, nouvelles discussions. De retour vers l'accueil, point de circulation, je rencontre deux Gabrielle, une québécoise et une américaine, toutes deux très sympas. On commence à causer séries... et voilà que je tombe sur une fan de farscape ! De quoi mettre de bonne humeur pour la journée ! Comparaisons entre séries s'ensuivent, chic !
Du coup je rate le panel sur l'an 1974 en discutant avec Jacinthe et Marcèle.

18h L'heure du souper approche et nous voilà partis, Thibaud, Marcèle, Thomas (leur fiston), Mathis (un copain de Thomas), Jacinthe et son chum, Denis, René et moi... toute une belle gang lâchée dans les rues d'un Montréàl sous le crachin, à la recherche d'un resto indien que Jacinthe connaît. On tourne un peu avant de trouver, mais ça vaut la peine. Non seulement il est excellent, mais les talents de négociatrice de notre guide nous permet d'avoir un prix de groupe et de goûter à plusieurs spécialités.
Nous dépassons joyeusement l'horaire, et c'est à pres de 21h que nous sommes de retour pour les fameuses discussions par la bande annonce de Christian Sauvé (courageux organisateur de l'horaire de tout ce congrès, bravo à lui !). C'est l'occasion de voir les BA de films sortis depuis le début de l'année, de ceux à sortir, de ceux qu'on ne regrette pas d'avoir manqués et de ceux qu'on sait qu'on n'ira pas voir... Tout ca assorti d'un humour juste assez corrosif bien plaisant.
22h30, tout le monde baille depuis une demi heure.. hop, on rembarque pour le couette et café où nous dormirons bien mais trop peu.

Dimanche
Levés tôt encore, petit déjeuner dans un café avant d'aller attendre l'ouverture des portes par un membre de la sécurité de l'université Concordia. M. Trudel, notre organisateur préféré, a bien gagné un peu de repos !

J'assiste à ma première conférence dès 9h30 : Alain le Bussy nous présente le faux reportage qui a fait croire à une sécession flamande en Belgique. Certains points sont effectivement un peu gros, mais le tout a un semblant de sérieux qui en fait un document intéressant pour la pédagogie critique. Mais je fais de la déformation professionnelle ;)
10h, panel sur la traduction. Bilingue. Sheryl Curtis, que j'ai eu l'occasion de rencontrer plusieurs fois et que j'apprécie beaucoup, anime ce panel. Elle met sa bonne humeur et son énergie coutumières au service d'un sujet un peu ronronnant, en plaçant des anecdotes personnelles (elle est traductrice professionnelle de documents techniques et fait de la traduction littéraire du français vers l'anglais pour se faire plaisir de temps en temps).
Les invités, souvent bilingues (sauf M Hades) changent parfois de langue dans la même phrase. Mon neurone est encore suffisamment actif pour suivre, ouf !
Des difficultés de traduction, le style, les auteurs qui peuvent lire leur oeuvre traduite dans une autre langue (E. Vonarburg, Y. Meynard) ou qui traduisent eux mêmes (E. Vonarburg mentionne notamment comment sa traduction de G.G. Kay a influencé son propre style récent). Olivier Girard souligne l'amélioration globale des traductions en France, quand on compare les textes d'aujourd'hui à ce qui s'est fait dans les années 1950 à 1980. Brian Hades explique pourquoi on peut être intéressé a avoir des textes traduits en anglais, et sa démarche pour faire connaître les auteurs canadiens français.
Sheryl ne manque pas de souligner, que la difficulté c'est que tout le monde a le droit à son délai de retard (auteur, illustrateur, réviseur...) mais pas le traducteur, qui est la dernière étape avant impression !! Un boulot de fou, sous pression et pourtant ! Faut il être hyperactif pour être traducteur ? Elle nous disait qu'il ne fallait pas en mettre 5 dans la même pièce sans cachets....

11h, enfin l'occasion de voir mon chum préféré sur un panel (d'habitude quand il intervient, je me retrouve à garder la table de vente, mais là il s'est arrangé avec notre photographe bilingue attitré, M. Monchapel, qui est à Boréal ce que M. Dardinier est aux convention SF en France).
FAUSSE HISTOIRE ET VRAIES PERSONNES, avec Alain Bergeron, JL Trudel, Xavier Mauméjean... le sujet bloque un peu vite sur Hitler et Napoléon, et malgré quelques tentatives de relance du débat par Xavier, ça ne décolle pas vraiment. Dommage, même si intéressant.

12h, rdv manqué avec Sheryl, nous nous retrouvons avec Denis pour manger rapidement au faubourg, lieu couvert qui ressemble à une sorte de place intérieure et fait partie du fameux Montréal souterrain, dont je n'ai vu que ce bout là. Gaby nous rejoint (c'est une américaine avec qui j'avais déjà un peu discuté la veille) et nous jasons un peu du congrès et des thèmes. René repart rapidement à sa table, Denis file voir une conférence et nous restont à discuter toutes les deux pendant une bonne demi heure de plus... retour à 14h et mince, j'ai raté la conférence sur les débuts de la SFQ... tant pis ! Je ne verrai pas la jeune chercheure Catherine Bourassa Gaudreault qui est fan des écrits de René !

C'est le début de la fin, discours de Geoff Ryman, l'invité d'honneur, où je ne vais pas, mes neurones saturés risquent de sauter en suivant une conférence unilingue anglaise pendant une heure. Le dépouillement des bulletins de vote pour les prix Boréal est en cours.. chut !! je sors de la salle sur la pointe des pieds et retourne m'affaler sur une chaise à coté de René, dans la salle des ventes.
Moments de discussion avec M. Laigle-Moumon, qui me prend pour une québécoise avant que je le détrompe. Pourtant mon accent n'est pas si prononcé il me semble ! Le plus souvent ce sont les français qui se trompent, les québécois jamais.

Nouveaux échanges avec M. Hades, qui me donnera l'accolade à la canadienne francaise lors de mon départ. Je lui explique qu'en France on se fait la bise, mais une chose à la fois me répond il ! :D

Dernier tour de piste en salle de conférence avec Eric Gauthier qui nous offre deux contes fantastiques bourrés de suspense, d'humour et d'humanité, avec un brio qui me fait redevenir la petite fille qui attendait le soir qu'on vienne lui lire une histoire avant de dormir. Merci Éric !

Il est déjà temps de ranger pour rentrer sur Québec ! Un peu de nostalgie, la fête se termine.
Avant le départ, je croise Serena Gentilhomme rayonnante, juste le temps de dire bonjour et au revoir... René remet ses livres en boite, pour stockage provisoire chez des amis sur place, ce qui va nous épargner le rapatriement immédiat des bouquins. Multiples au revoir...

La cérémonie de clôture a commencé, les prix vont être annoncés, mais nous ne pouvons pas rester. Nous apprendrons le lendemain matin seulement que René a gagné le prix Boréal de la meilleure nouvelle pour UN FANTÔME D'AMOUR, ex aequo avec Claude Bolduc !

Sacs en main, nous prenons le métro, gratuit cette fin de semaine sur tout le réseau à l'occasion de l'inauguration d'une extension de la ligne nord du métro.
Nous arrivons bien à l'avance en gare de Longueuil : l'année dernière nous avions raté notre chauffeur au même endroit. Il ne pleut plus, il y a même des percées de soleil. Un peu d'angoisse jusqu'à l'arrivée de l'auto, mais les indications sont cette fois assez précises pour que le point de RDV ne soit pas un problème, ouf !
Je plébiscite ici les services d'amigo express, qui permet le contact entre les passagers et le chauffeur, ce qui nous a permis de le trouver sans trop de problèmes !

2h15 de route tranquille et ronronnante, dans un paysage coloré par du blues, suivi de la voix de Carla Bruni (un coucou à Sylvie Lainé à qui nous avons pensé ensemble alors), la fatigue nous rejoint doucement.
Arrivés à Ste Foy, nous sautons dans l'autobus arrêté au feu rouge, fatigués et ravis de notre fin de semaine pactée... retour à la maison, où une minette en pleine forme nous attend toute prête à jouer, rahhh !

Lundi, ce sera un autre jour. La routine reprendra.. en attendant le prochain congrès !

Lily

Je tiens à remercier et féliciter ici tous les organisateurs du Congrès, Jean-Louis Trudel, Christian Sauvé, Thibaud Sallé, Marcèle Dufresne, les bénévoles, et toutes les femmes et les hommes de l'ombre qui ont fait de ce congrès 2007 un grand succès pour nous autres participants !

Introduction


Une envie de partager quelques passions et de mieux structurer les informations que sur un cyberjournal linéaire ont donné naissance à ce site qui va probablement devenir assez fourre-tout au gré de mes découvertes.
Musique, littérature, séries TV et science fiction, fantasy, minéralogie, t'ai chi, médecines alternatives... vont peupler ces pages petit à petit.

Bonne lecture.

Liriell

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