
Une heure a passé depuis les derniers événements, et il était maintenant 4 heures du matin. Francis décida d’aller voir dehors si tout était normal. Il revint 10 minutes plus tard, grièvement blessé et avec les vêtements déchirés. « Francis, qu’est ce qui t’es arrivé ? » lui demanda Steve. « La Mort m’a eue la chienne, et j’ai été poussé sur un arbre et passé à tabac par cette force invisible. J’ai tenté de lui échapper, mais elle est trop rapide… » râla Francis Lehoux avant de cracher du sang. « Steve, mon heure est venue, et je veux que tu fasses attention à toi et à Sylvie. Mais fais attention à elle, car elle a été attaquée par Caroline… Mon ami… fais attention à… toi… » souffla Francis avant de s’évanouir sur le sofa, les yeux grands ouverts. « Francis, Francis, ne fais pas ça… » dit rageusement Steve en secouant frénétiquement le corps de son ami. Il tomba à la renverse à droite, ce qui signifia que Francis Lehoux n’était plus du monde des vivants.
Steve alla au chevet de sa blonde, sans doute endormie, et regarda Sylvie Mayer sur le lit. Elle semblait en effet dormir, et Steve regarda sa main blessée. Il constata avec horreur, le souffle coupé et la respiration haletante, que les veines de sa main noircissaient à vue d’œil et s’étendaient à tout son corps. Sylvie se réveilla brusquement, et elle avait les prunelles roses, un grand sourire fendu jusqu’aux oreilles, et pouffa de rire, un rire qui hanta l’esprit de Steve Baillargeon. Ce dernier sortit en trombe de la chambre, et le rire incessant de Sylvie commença à lui taper les nerfs. En plus, la trappe du sous-sol commença à céder sous les coups répétés de Caroline, et Steve ne savait plus quoi faire du tout. Tout à coup, la trappe céda, et la prisonnière sortit, plus laide que jamais, pour aller mordre notre héros restant. Mais celui-ci lui donna un douloureux coup de botte sur sa poitrine, qui la fit tomber à terre. Steve prit la hache à la vitesse de l’éclair, et Caroline chargea pour l’agresser… en vain. Elle reçut un coup de hache qui lui fendit le crâne, et elle s’affaissa. Steve la transforma en viande à chier, les membres atrocement sectionnés et éjaculant de sang noir, et dit : « Tiens ma salope, je t’ai eue cette fois, et tu ne peux plus rien faire à présent !!! HAHAHAHAHAHA !!!!!!!!!!!!! » Les derniers événements ont rendu Steve fou, et on comprend parfaitement pourquoi…
Encore, Steve enterra les restes de Caroline Arsenault, et planta une croix de bois sur la pile de terre qu’il a pelleté. Il essuya la sueur qui coulait sur son front, sans compter qu’il était très nerveux de retourner dans la cabane, en ayant peur d’affronter… sa blonde. Il entra, et ne vit pas Sylvie mais entendit son ricanement. Il descendit au sous-sol chercher la scie mécanique et la carabine Remington accompagnée des munitions restantes, et remonta. À son plus grand malheur, Sylvie était assise en indienne par terre, et ricanait sans arrêt, ce qui fit péter les plombs de Steve Baillargeon. « Ok ma salope de merde, tu vas arrêter immédiatement de rire comme une maudite niaiseuse, où je te fais exploser ta cervelle de moineau, COMPRIS ?!? » « non, pas pour vrai mon Steve chéri ? je t’aime mon beau, et j’adore ta façon de baiser !!! hahahahahahahaha !!!!!!!!!!!!!!!!!! » « TA GUEULE !!! » hurla à pleins poumons le héros en pointant son canon sur la tête de Sylvie Mayer, qui partit à rire plus fort que l’habitude. Steve se sentit faiblir, car il n’était pas du tout capable de tuer sa Sylvie chérie. Il baissa sa carabine, les yeux vitreux, et soudain, le buste d’orignal accroché au mur en haut du foyer s’anima en s’approchant de la tête de Steve. L’animal empaillé partit à rire, et le foyer s’alluma tout seul tout en riant. Les étagères s’ouvrirent, et les portes, livres et même la lampe du bureau riaient, ce qui fit embarquer notre pauvre Steve dans un rire dément qui dura un bon 3 minutes. « HAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! VOUS TROUVEZ ÇA DRÔLE HEIN ??????????? MES ENFANTS DE PUTAINS, J’VAIS VOUS AVOIR, PAROLE DE STEVE BAILLARGEON !!! » hurla-t-il avant que tout cesse. Il vit la tête baissée de Sylvie, qui pleurait, et vit son visage qui était redevenu normal. « Oh Steve, pardonne-moi, je m’en veux tellement… » sanglotait la blonde. « Sylvie, es-ce bien toi ??? » demanda Steve, très soupçonneux. « Oui mon chou. » « Prouve-moi le donc. » lui ordonna le grand Steve, très apeuré par tout ce qui s’est passé en une nuit. « Je suis née le 23 décembre 1985 à Montréal-Nord, et j’ai été baptisée à l’église Ste-Colette le 11 mars 1986. Je t’ai connue au secondaire, et au bal de finissants nous avons dansé ensemble pendant environ 1 heure. C’était un merveilleux moment. » dit Sylvie, les larmes aux yeux. « Steve, j’ai besoin de ta main, car je m’ennuie, et j’ai surtout peur… » Ce dernier, très convaincu, s’approcha sans hésiter de Sylvie Mayer, et lui prit la main. Cette dernière baissa la tête pour réprimer un sanglot, mais la releva à la vitesse de l’éclair, redevenue zombie. Elle repartit à rire, et mordit la main gauche de Steve, qui hurla de douleur. Il asséna un coup de crosse sur le front de sa « blonde », qui ne lâcha pas prise. Il tenta quelque chose de beaucoup plus violent : il prit la scie mécanique par terre, et décapita Sylvie. Le corps sans tête tomba à terre, mais la tête bougeait toujours et ne voulait pas lâcher la main de Steve. Alors, ce dernier prit un grand risque énorme : il mit sa main dans le foyer, ce qui brûla la tête de Sylvie et la main de Steve, qui poussa un cri épouvantable. Il sortit aussitôt sa main du brasier, mais le corps inerte de son ex-blonde se leva pour aller attaquer le pauvre. Il prit la scie, et la démarra en tirant la corde du moteur dans un bruit fracassant. Il enfonça la lame au milieu de l’extrémité d’où se trouvait la tête, et la scie s’enfonça dans la chair. Le corps continuait de bouger inlassablement dans tous les sens, et du sang pissait sur Steve. « MERDE !!! J’AI HORREUR DU SANG, CAR ÇA ME DÉGOÛTE !!! » hurla-t-il avant de perforer de 3 coups le corps avec la carabine de calibre .12. Il tomba, et Steve prit la bague du cadavre qu’il avait offert en cadeau à sa meilleure amie. Il pleurait, repentant d’avoir commis un tel geste envers celle qu’il aimait vraiment. Après avoir fait son deuil, il sortit dans la nuit noire et enterra le corps de sa bien-aimée en répétant le même manège qu’avec les 2 autres filles. Cependant, en entrant dans la cabane, sa main blessée commença mystérieusement et de façon inopinée à noircir à vitesse exponentielle comme la main de Sylvie…