Le défiguré


Le lendemain Le Couturier arriva à l’aéroport Montréal-Trudeau, et il commanda un taxi pour l’amener au Coconut juteux. Il décida de manger et de se saouler pour fêter son coup d’éclat, mais il ne savait pas qu’un trio de tueurs à gages, engagés par Fourelet, le surveillait étroitement. La musique était très forte, et Le Couturier sembla très relaxe, alors les 3 tueurs s’approchèrent de leur cible tout en restant à une certaine distance, ignorant la foule, et pointèrent leurs pistolets-mitrailleurs sur Sébast, qui fut alerté. Les coups de feu firent peur à tout le monde, qui sortirent sur-le-champ, et le balafré creva l’œil gauche d’un de ses agresseurs avec une balle bien placée. Les 2 autres visèrent vers Le Couturier, et il fut atteint à un mollet, qui lui causa une chute. Ne sachant quoi faire en voyant les tueurs approcher il visa la rangée de projecteurs suspendus, et un fil les retenant fut rompu l’instant d’une balle tirée. Ils tombèrent sur les assassins, tuant l’un des deux par électrocution et blessant gravement le dernier. Sébast se leva péniblement en boitant, et il prit une des armes traînant par terre. Le survivant voulut tirer sur sa cible, mais sa jambe fut atrocement trouée par la rafale du MAC 10 de Sébast. « Pour qui tu travailles trouduc ? » hurla le truand en donnant un violent coup de pied au visage du tueur, cassant sa mâchoire. « Va chier ma calice de vache !!! » cracha l’imbécile, ce qui lui valut une rafale aux couilles. Il pleurait de douleur, et Le Couturier répéta sa question en hurlant plus fort. « Fourelet nous a engagés. » râla l’assassin. Sébast Le Couturier bouillonna de rage, et il vida son chargeur sur sa victime en hurlant toutes sortes d’insultes. Après il appela David avec son cellulaire, lui intimant de l’amener à l’hôpital le plus près.

 

Quelques jours après l’incident, Sébast, marchant avec des béquilles et accompagné de David, se rendirent à l’imprimerie de Paul Fourelet, et la porte de son bureau fut brutalement défoncée par un coup de carabine qui détruisit la poignée. « Quossé tu fais là Sébast ??? T’ES SUPPOSÉ ÊTRE MORT CRISSE DE TABARNAK !!! » gueula Fourelet, en colère mais très nerveux juste à les voir armés. Son chauffeur pointait son Deagle sur Le Couturier, mais il avait encore plus peur que son boss, ayant vraiment la chienne. « Tu sais qu’es-ce que c’est un kacke Fourelet ? C’est une merde ambulante comme ta race de sachets de crotte assortie, et j’ai tout simplement survécu espèce d’idiot nourri au sein maternel. Tu m’as trop sous-estimé et crossé; je le savais que t’avais pas de parole. » dit sèchement le truand en sortant son flingue. Soudain le téléphone sonna, mais le petit sac à merde n’osa pas répondre, dégoulinant de sueur. « Tu devrais répondre, car c’est peut-être important… » ajouta Sébast. « Oui allô ? Qu’es-ce que vous dites ? Morts ??? Oh nooooooooooonnnn… » gémit Fourelet. « Le trio qui t’avait vendu les armes ont été retrouvé morts, en état de décomposition dans une cour d’école abandonnée, environ 2 semaines après le deal. Qu’es-ce que t’as fait ? » « Ton sale con de François-Luc nous a arnaqué avec cette bande de charlatans, qui étaient juste des gars de la petite école, et le deal a mal tourné. En plus, David a dû aller se faire soigner les genoux, car ils étaient aussi cloués que Jésus calice. J’ai donc pris l’argent et les armes, et la police n’a même pas osé aller dans la cour après avoir entendu les coups de feu. » lui expliqua le défiguré avec un sourire qui allait jusqu’aux oreilles. Fourelet se leva violemment, mais David lui pointa son canon scié sur le torse. Le boss avait les yeux pleins de larmes, et gémit stupidement en avançant : « Sébast écoute-moi : je suis désolé pour tout ça, et je te promets que ça n’arrivera plus, car je vais disparaître de ta vie. Tu es très rusé et tu vas aller encore plus loin que moi dans ton existence. » Sébast lui planta son Magnum .357 dans la figure, et hurla en crachant qu’il lui faisait entièrement confiance avant. Le trou de cul se mit à genoux en pleurant, et agrippa les pieds de Sébast en criant : « OH MON DIEU C’EST DÉGUEULASSE TOUT ÇA. TU AIMES SANDRA, ALORS TU PEUX L’AVOIR, MAIS NE ME TUE PAS. EH HÉ! EH HÉ! » Sébast riait dans sa barbe juste à l’entendre sangloter comme un môme, et dit : « Pourquoi je te tuerais, je ne mérite pas de te tuer. » Fourelet leva la tête en le remerciant de toute sa gratitude, mais Le Couturier fit un clin d’œil à son ami, qui tira dans le ventre de leur ennemi. Paul Fourelet s’affaissa par terre sur le dos, et Sébast et David le transformèrent en charpie sous une pluie de bruits et de balles. Sandra apparut dans la pièce, et cria à tue-tête en voyant le corps de son amoureux, qui avait même perdu une jambe suite à un coup de carabine. Elle éclata en sanglots en allant se cacher dans un coin, et la paire approcha du chauffeur, qui n’avait même pas bougé durant la boucherie. Il laissa tomber son arme, et tremblait encore plus qu’au début. « Tu veux du boulot connard ? » lui demanda le balafré en le fixant avec ses yeux de serpents. « Ou… oui bien sû..r. » répondit nerveusement le bandit. « Alors viens-t’en bienvenue dans le club !!! » dit David avec un large sourire. Sébast amena Sandra dans sa voiture, conduite par son ami, et tous se rendirent au penthouse de Le Couturier, situé dans un édifice modeste à proximité du Centre Bell.

 

Le temps fit son affaire en 2 mois : Sébast Le Couturier faisait maintenant des affaires d’or avec Henri D’Arloq, et leur relation était devenu purement amicale tellement tout allait bien. Il engagea plusieurs hommes de main pour l’aider dans sa business et pour aussi le protéger, car plusieurs l’enviait tellement il trempait dans le succès et brisait les limites. Aussi il avoua son amour à Sandra, et ils se marièrent au début août. Mais sa plus grande fierté était le luxueux manoir dont il avait fait l’acquisition au coût de 16 millions $, qui se situait au bord du Lac St-Louis à Lachine. Il avait donc directement accès au fleuve St-Laurent, et il était également proche de l’aéroport Montréal-Trudeau. Il avait acheté une grande collection de voitures, de bateaux et d’objets d’arts (tableaux, sculptures ou encore animaux empaillés), et maintenant il était vraiment heureux tellement ses rêves les plus fous étaient finalement réalisés. Il était riche comme il a toujours voulu l’être, et il respirait juste le bonheur à présent…

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