Blanche Neige
 




 

 
 


Away...


[Il y a toujours des gens pour vous rappeler la réalité]


Rien à faire. J'ai toujours ce putain de rêve en tête. Je voudrais partir. Loin. Ou pas. Peu importe. Je voudrais partir. N'importe où.


Un jour je l'aurai. Ce camion aménagé. Avec une baignoire qui fera lit en même temps. Et avec des jolies tentures colorées. Un jour, je n'aurai plus d'adresse. Je serais une nomade un peu tarée. Un jour je l'aurai. Et puis oui. Je partirai.


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26.12.05 00:07


Where are you?

Je ne sais pas si il me lit encore. Mais on ne sait jamais. En tout cas si quelqun a des nouvelles de Coma qui avait un blog 20six intitulé "Darkness of the spirit, quand l'immaturité était un luxe", ce serait gentil de me faire signe. J'ai perdu sa trace.


Coma, si tu me lis, je pense à toi.


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25.12.05 22:39


Merry Christmas, ect.

I see glittering lights. Even when it's not Christmas.

Ok.


C'est fini tout ça. Le père Noël est retourné s'enterrer en Laponie. On va enfin pouvoir souffler. Jusqu'à l'année prochaine. Noël c'est vraiment de la merde et ça sert à rien. Et puis de toute façon je vois des ptites lumières qui scintillent toute l'année. En plus la neige à fondu. Ca aussi c'est de la merde.


Putain.


Ca fait longtemps que j'avais pas écrit de note ici. Ca me fait tout bizarre de savoir que j'ai laissé ce long silence derrière moi. Non pas que je n'avais plus rien à dire. Mais j'ai la créativité paresseuse ces derniers temps. Tout simplement. Et puis je me demande parfois "à quoi bon?". Bref. Tout ça est prodigieusement chiant. Et c'est plutôt con parce que finalement j'aimerais assez visiter la Laponie.


I'm back.


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25.12.05 12:50


blured. Blue-red.

going to Nowhere...

Je ne sais même pas pourquoi je suis dans ce bus. En fait j'aurais du aller dans la direction opposée. Dehors les panneaux publicitaires défilent sans bruit et sourient sans but. C'est dingue comme les couleurs des sièges de bus sont toujours à vomir, il faudrait leur dire à ceux qui les fabriquent. Mais peut-être le savent-il déjà. Si je pouvais choisir j'aurais mis du rouge à la place du orange. Je trouve que le rouge et le bleu ça va bien ensemble. C'est comme le vert et rouge, j'aime bien. Mötley Crüe dans les oreilles, les gens dehors s'agitent en rythme. Je joue avec mon briquet. Et ça m'agace parce que je sens mes pupilles qui me mangent le visage.


Je ne pense à rien. Ou si. Je me concentre à fond. Pour ne pas me casser la gueule en sortant du bus. Je voudrais que ça pétille. Un peu d'effervescence. Cette ville est toujours aussi morne. On m'arrache le bout de papier que je tiens en main. Non, c'est peut-être moi qui jette ce prospectus dans une poubelle. Merde. Les gens sont cinglés. J'aime le bruit de l'aluminium froissé. Et Angie des Rolling Stone. J'ai soif. J'aurais bien envie d'un jus de pomme. là, maintenant. Un jus de pomme avec deux glaçons. J'aurais envie de croquer des glaçons et me péter un peu plus les dents. Juste ça. En fait je m'en fiche du jus de pomme. Et de tout le reste aussi. 


Une grande femme est habillée avec le même velour que les sièges du bus. The show must go on.


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27.10.05 16:11


Re-birth...

so blue. 

Parce que je n'ai finalement pas pu m'empêcher de revenir/Par ce que j'ai peut-être-éventuellement des choses à dire/Possible que je publie quelques notes de temps en temps/Ici/quand j'aurais le temps/Au fait, ça fait du bien de changer de décors/L'air à un goût différent/Vous me manquez/Et merci à ceux qui m'ont écrit des mails ou des lettres/Sourire/Such a perfect day/


"I am and I was. And I shall be again."


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30.9.05 18:50


End?

Quelques ruines. aussi.


Il y a du nouveau. Oui, du nouveau. Je pars.


Ca a toujours un je ne sais quoi de mélodramatique un départ. Je m'en vais. Vers l'inconnu. Ca aussi c'est mélodramatique, l'inconnu. Je pourrais être une héroïne de roman de gare partant vers de nouveaux horizons. Les cheveux dans le vent, laissant derrière elle un amant éploré et un passé tourmenté. Ca pourrait être ça, oui. Sauf qu'il n'y aura pas d'amant éploré.


Je m'en vais, mes cartons sont presque faits. En attendant, je m'attarde dans ce qui sera bientôt du passé. Pelerinage silencieux dans les lieux que j'aimais. Je laisserais là quelques bouts de moi sans doutes. Quelques débrits. Quelques ruines aussi. Je pars. Voir comment c'est ailleurs. Evidemment, là-bas, ce sera mieux, ou du moins différent. Un changement. C'est tout ce que je demande.


Je m'en vais. Là bas, j'ai un nouveau royaume à conquerir.


 


Au fait, ce nouveau royaume fera 18 m² et il n'y aura pas de prise téléphonique. Donc plus d'internet.


Mais ne me dites pas au-revoir pour autant, hein. J'aime pas les au-revoirs de toute façon.


[Ceci n'est pas un épilogue]


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18.8.05 15:49


Freedom


 

Mechanical Dreams...

Court-circuit. Même pas mal au cerveau.


L'au delà.


Au delà de l'ennui. Aux grâces serpentines on s'adonne. On prie. Pour que jamais nos Dieux nous abandonnent. Madone Méthadone veille sur nous. Prairies ambrées. Nos peaux exhalent des parfums silencieux. Rivages infinis de rochers ronds et lisses. Comme des fesses.


Catharsis.


Des nuages veineux et des aurores boréale plein la tête. Nos idoles sont sculptés dans nos chaires et nos soleils sont à peine consummés. Mais au fond, les muses hédonistes sont vieilles et fatiguées.


Temples bancals.


On reste seuls avec toutes les choses qu'on a déifié. Nos esprits continuent de vomir leurs pensées méthodiques. Coeurs, métronomes obstinés continuent leurs contractions mécaniques. Spasmes rythmiques, nos rêves putrides s'étalent en flaques synthétiques.


Choyées, nos âmes s'étirent en sanglots d'agonie.


Madone Méthadone, veilles sur nous. Protèges nous.


Ton ciel est sale. Et la pluie qui en tombe est un déluge d'aiguilles.


Ataraxie.


Corps jetés en pâture à l'usure.


L'excès est ma mesure.


Et le manque est ma langue maternelle.


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6.8.05 14:13


Faiseuse d'Ange.

La. bulle. eclate.


Intrusion.


Il a oublié un bout de lui en moi.


Je n'en veux pas.


Même quand il n'est pas là il continue de s'infiltrer en moi.


Même quand il n'est pas là il se nourrit de moi.


Envahissement. Ventre rond.


Coup de poing.


Cogne. Sonne. Assome.


La bulle éclate.


Un fil de sang le long des jambes.


C'est lui qui saigne.


Mal au ventre.


Tête qui tourne.


 Les mains froides.


Intrusion.


Le mâle qui m'habite a mis un ange en moi.


 


 


[A Lio, ma lectrice silencieuse]


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3.8.05 21:04




Slowly dying in the sun.

why do I stop dreaming when I wake up?...


"Je ne suis pas des vôtre

Et ce monde n'est pas le mien

Reste l'ennui, reste l'orage

Reste la fraîcheur du soir

Et le droit éternel de rester immobile dans le temps suspendu."




La vie est une prostituée.


Trop maquillée.


Je veux juste fermer les yeux. ou qu'on éteigne ces lumières qui me violent.


On attend tous pour que cette masquarade s'achève.


Rien ne se passe.


En attendant, racontez moi encore une belle histoire.


Parlez moi d'amour.


De cette jolie chose inventée pour se consoler de la laideur de l'existence humaine.


Dites moi vos mensonges si doux.


Ceux dont la beauté fait oublier la vérité.


Vos voix me bouffent les tympans.


Je demande juste encore un peu de grâce.


Et de fraîcheur.


Toutes les choses qui étaient si importantes pour moi ne représentent plus rien.


Ici on meurt.


Et il fait plein soleil.


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22.7.05 12:58


Hang me high.

Je perd l'équilibre.


Parce que le ciel se dérobe sous mes pas.


Et que la terre s'effondre au dessus de ma tête.


[pendaison]


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21.7.05 18:03


Between Tuesday and Friday.

Between regrets and melancholy. Friday and Tuesday.


Le jeudi est le plus beau jour de la semaine. Enfin, ce jeudi là l’était. Peut-être que c’est toujours comme ça. Peut-être que le jeudi a toujours été le plus beau jour de la semaine. Je ne sais pas. Je ne sais pas parce que je ne me souviens pas des jeudis précédents. Mais peu importe, le jeudi est pour moi le plus beau jour de la semaine. On est déjà vendredi et je me met du vernis aux ongles. Je n’aime pas vendredi mais j’aime bien le vernis à ongle. Le vernis, c’est onctueux et humide. Lisse et poisseux. Un peu comme le flot de pensés qui sillonne ma tête. J’aime bien le vernis. Surtout quand il sèche vite. Parce qu’à trop le regarder sécher, je finit toujours par m’en lasser et j’ai aussitôt envie de l’enlever à coup de dissolvant. Le jeudi est vraiment le plus beau jour de la semaine et il vient de s’achever il y a seulement quelques heures. L’horloge indique deux heures du matin de ses aiguilles boiteuses et fatiguées. J e suis toujours un peu triste quand quelque chose s’achève. Alors je repense à ce jeudi pour qu’il vive encore un peu. Je repense à ce garçon. Je ne me souviens pas de son visage. Ni de son prénom. Cela importe peu. Les garçons qu’on rencontre dans les bars sont tous tellement interchangeables. Il m’a adressé son plus violent sourire et j’aurais aimé lui répondre avec mon plus doux soupir. On serait allé chez lui, marchant hâtivement à travers les rues. Il aurait ouvert la porte de son appartement et je l’aurais suivit. Je l’aurais suivit pour ce qu’on appelle par convention « le dernier verre ». Il aurait donc posé deux verres sur la table basse et une bouteille, de la vodka peut-être. Il aurait commencé à remplir ces deux verres qu’on avait jamais eu l’intention de boire et je l’aurais laissé faire.


J’aurais pu, mais c’est bien connu, les vraies filles disent toujours non quand elles pensent oui.


On est vendredi. On est vendredi et mes doigts puent le vernis à ongle. Je vais quand même le boire ce dernier verre.


Le frigo ouvre ses mâchoires de glace et vomit un flot de vodka.


Sur la table, mon verre se sent seul et l’alcool qui déchire ma gorge fait son nid dans mon estomac.


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15.7.05 15:31


The sound of silence...

chut


Même le silence hurle pour qu'on l'écoute.


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6.7.05 16:25

I've forgotten how to cry...

Simulation.


Se forcer à pleurer est un acte d’une violence insensée. Dieu sait que je fais pourtant des efforts, que je suis concentrée. Mais malgré toute la peine que je me donne, cette larme ne vient pas. Je n’en demande qu’une. Une seule. Ce n’est pas beaucoup pourtant. Je pensais que ça serait plus facile. Mais j’ai beau chercher, il n’y a pas d’âme sous ma peau. J’aimerais tant connaître l’art de démontrer les regrets qui n’ont jamais existés. Tout mon corps est tendu pour accoucher de cette larme forcée. J’ai mal et enfin elle apparaît.


Fragile et tremblotante.


Une larme simulée. Parure victorieuse.


Elle s’écoule cette larme avortée que je laisse briller comme un trophée.


La preuve de mon humanité.


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5.7.05 10:47



No more whiskey on my lips...

(instant)- ou comment mettre un instant entre parenthèses...


Porte ouverte.


Tu m’as embrassée. Tu as du sentir le goût du whiskey dans ma bouche parce que tu m’as embrassé de plus belle. J’ai l’âme au bord des lèvres. Nos édifices de plaisir sont comme des cathédrales dressées. J’ai même une robe en croisées d’ogives. Et puis il y a ce vide dans mon ventre. Le silence m’emplie et tu continue à laper mon âme. Tu es si « beautifully chaotic ». Niaiseries. L’ellipse est nécessaire.


Architecture du désir. Bâtiments inachevés. Nos corps prennent des airs de monument désaffectés. Un mur s’écroule. Un manoir s’effondre. Ce n’est pas assez. Il y a un vide à combler. Mon esprit est plein de poutres entrecroisées. Tous veulent construire l’inaccessible. Si pour changer on s’amusait à tout démolir ? Tout nous lasse. Jouons à nous détruire. Déconstruire. Je voudrais qu’on ressente enfin l’ultime plaisir. Comme ces gamins qui jouent à faire des chaînes de domino. Jeu de massacre. Sentir se moment où tout bascule. Vivre enfin l’absolu. Le sacre de l’inachèvement. Le retour au néant.


On est quitte.


Tu es creux en dedans et je ne suis pas plus consistante que le vent.


Sur mes lèvres le goût du whiskey s’est effacé.


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18.6.05 20:15



The wind of change...

faites un veux...


"I'm still there everywhere,


I'm the dust in the wind.


I'm the star in the northern sky.


I never stayed anywhere


I'm the wind in the trees,


Would you wait for me forever ? "


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16.6.05 12:29





Lying on the floor. Cold dust. Brown sugar. I'm sick of it...

Soleil triste et chaleur artificielle


J’ai froid.


J’ai froid et je m’accroche au radiateur. Tiédeur artificielle. Les paillettes de chaleur en suspension inondent la pièce. Je me dissous dans l’air sale et tiède. C’est si bon. Je me sens bien comme ça un peu comme in utero, mais en mieux. Je ferme les yeux. La poussière m’enveloppe. Je me sens bien. Le plafond s’agite et j’ai la rétine polyptique. Je me sens bien. Je m’enroule. Le sol, lui, se déroule en vagues ondulantes. L’instable me fascine. Les murs tanguent.


In utero.


Rouge et vert. Une bulle. Une bulle d’air. Dans le cœur. Je ne veux pas sortir de cette torpeur. Torpeur fœtale. Je cherche une autre berceuse. Une voix familière. Un autre rythme. D’autres battements. Qui se substitueront à ceux de mon cœur. Tout s'étiole.


Je suis si fatiguée. Tout est fade maintenant. Sur le sol, les rêves s’immolent. Poussière. Poudre brune. Je me vide. Tout me fatigue. Mes mouvements sont immobiles. Sur le sol. Tranquille. Inutile. La pente me guide. J’attends. Le passage des nuages. Sage comme une image. Me fondre dans le paysage. J’attends. Un changement. Le néant. J’attends.


Sans d’autres ambitions. Que la poursuite de l’illusion. Obsession.


[Frisson]


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10.6.05 18:56



Cherry Lips...

<img src="http://img40.echo.cx/img40/2299/cherry6tj.jpg" width=400 border=0>


On était allé au parc. Pour regarder les heures défiler. Et le soleil tourner, là haut, dans le ciel. On respirait avidement l’air tiède du printemps en même temps que la fumée de l’unique cigarette qu’on se partageait. Tu portais ta robe rouge, celle dont l’étiquette te grattait dans le dos, cette étiquette que tu n’avais jamais pris le temps d’enlever. Moi j’avais mis ma robe blanche celle qui finissait toujours par être tachée de traces d’herbe, celle dont l’ourlet se décousait un peu dans le bas.


On était là.


Tu arrachais quelques brins d’herbe et les entortillais entre tes doigts. Tu faisais toujours ça à chaque fois qu’on s’asseyait dans l’herbe molle. Moi je m’étais assise sur mon sac, à cause de cette stupide robe blanche.


On avait acheté des cerises. Des cerises dans une barquette de plastique transparent. On mangeait ces cerises sans enlever les noyaux. Des éclats de soleil filtraient entre les branches des arbres et dessinaient des ombres biscornues sur notre peau comme des peintures de guerre faites d’ombres et de lumière.


Nos bouches étaient aussi rouges que les cerises qu’on dégustait. Et aussi rouges que ta robe. Je crois qu’on s’est embrassé. Ou peut-être pas. C’était difficile de savoir avec tout ce rouge. Et puis nos lèvres avaient le même goût que les cerises de toute façon.


Un jour, on retournera dans cet Eden artificiel.


Et on y cueillera des cerises en barquettes de plastique transparent.


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2.6.05 14:45

Noir sur blanc...

Elucubrations au stylo bille...


Souvent l’ennui me surprend, un stylo bille à la main. Et sur la feuille de papier quadrillée, soudain le trait part en déroute. C’est ennuyeux de suivre des lignes déjà tracées. Moi ce que j’aime c’est m’égarer, m’évader. Alors, pour sortir de l’espace confiné de cette feuille de papier, sur ma peau je me surprends à dessiner. C’est agréable de déverser des flots de pensées insensées sans se limiter. Les mots paraissent plus légers quand portés à fleur de peau. La pointe du stylo s’égare. Je m’amuse avec la ponctuation. Virgules et points de suspension parsèment mon corps comme autant de cicatrices indolores. Les ratures sont des meurtrissures. Majuscules et minuscules. Je me sens moins nue sous ce vêtement de phrases. Le sens est absent. Heureusement. La syntaxe se détruit au contact des courbes. Ecrire en trois dimensions. Jouer avec les pressions. La pointe du stylo roule encore et encore. Mots effleurés ou incrustés. Les phrases éphémères s’enroulent.


Je me perds dans mes voluptés graphiques.


Il suffira de tout effacer.


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28.5.05 12:46


Lingering in the Doorway...


Loque humaine...

J'ai toujours voulu m'asseoir là. , sur les marches du seuil. Un entre-deux entre l'interieur et l'exterieur. Entre la moiteur du couloir et la fraîcheur de la rue. J'ai toujours voulu m'asseoir là. Ce matin, je me suis laissée allée. Je me suis assise sur ces marches de granit frais. Je me suis laissée choir là. Le dos appuyé contre la porte. Les semelles à moitié posées sur le trottoir.


Il y a trois marches. Je me suis assise sur la première. Celle du haut. Celle qui est un peu creusée au milieu. Creusée par l'érosion des pas qui ont franchis le seuil. Cette marche usée. Polie. Arrondie comme un galet malmené par les vagues. Ouais. Je me suis assise là. Et je me souviens que je n'avais rien de bien poétique en tête à cet instant là. Je ne pensais même pas à ces foutus marches. Celles sur lesquelles je rêvais de m'asseoir depuis si longtemps. M'asseoir là, c'était comme avouer que j'étais désoeuvrée, comme avouer que je ne me sentais bien ni à l'interieur ni à l'exterieur. Aujourd'hui, j'étais trop fatiguée pour y résister. Je me suis assise sur ces marches.


L'entre-deux. L'intermediaire entre l'interieur et l'exterieur. Je n'avais aucune envie de rentrer, de chercher mes clés. [A quoi bon tout ça? A quoi bon?] Je me suis laissée tombée/laissée allée sur cette pierre froide.


Je n'aime pas le matin.


J'aurais du me retenir de m'asseoir là, j'aurais du rentrer et m'enfermer à l'interieur. J'aurais du. Certaines choses ne sont pas faites pour être montrées au grand jour. J'aurais du rentrer.


Merde. Comme fait exprès, Tu es passé devant ma porte. Et moi j'étais là, les yeux perdus dans le vide, sur ces marches. Je fixais tes Converses. Tu n'en portais jamais, avant. Tu étais là, devant moi. [Tu sais que Tu ne passes plus par là, hein? Tu t'es trompé de chemin ou quoi?]



Tu t'es arrêté, hésitant, comme si tu n'étais pas sûr de me reconnaître vraiment. J'aurais pu baisser les yeux. Faire comme si je ne t'avais pas vu. J'aurais pu te laisser une chance de continuer ta route comme si de rien n'était. J'aurais pu. J'aurais du. Au lieu de cela, j'ai renversé la tête en arrière, pour que tu puisses mieux me voir. J'ai planté mon regard dans le tien. Un regard maculé de Rimmel noir et clôturé de cernes. Un regard peut-être un peu vide aussi. [Tu ne m'as jamais vu comme ça,hein?]


Mais je n'ai plus rien à cacher. La lumière crue du matin révèle la vraie nature des êtres. Je n'ai plus rien à cacher. Mais j'aimerais que Tu arrêtes de me fixer comme ça. Parce que le vernis de mes ongles se craquelle sous ton regard.


 


Je ne saurais jamais ce que Tu es venu faire dans cette rue ce matin là. Dans ma rue. Je n'aurais jamais du m'asseoir là. Je ne me sens bien ni à l'interieur, ni à l'exterieur.


Ni sur ces putains de marches en fait.


Je me sens mal sous ton regard qui me décompose et je te hais.


 Je te hais.


Juste parce que Tu existes.


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26.5.05 17:51


Inclination pour l'inclinaison...

Tout n'est qu'une question de point de vue...


                                  Est-ce que comme ça c'est différent?



 

23.5.05 09:37


 



I'm empty...

just nothing...

Mademoiselle Nothing sourie à son écran.


Elle porte des bas résilles.


Elle fume des Royal Menthol et regarde la fumée se suspendre au plafond.


Mademoiselle Nothing compte les tic-tac de l’horloge. Mais la grande aiguille ne se trompe jamais. La grande aiguille lui transperce la peau. Mademoiselle Nothing à l’épiderme en plastique. Elle fait des rêves synthétiques. Mademoiselle Nothing se promène entre la porte du couloir et le mur d’en face. Mademoiselle Nothing emplit tout l’espace. Elle fredonne des chansons qui n’existent pas. Et sa voix à le goût du sang. Mademoiselle Nothing sait hurler en chuchotant. Et compter les feuilles qu’emporte le vent. Mademoiselle Nothing regarde son soleil. Une ampoule nue pendue au bout d’un câble. Elle à la tête dans un petit flacon. Elle trouve que le monde n’est pas assez grand. Mademoiselle Nothing croit que tout s’achète. Elle voudrait s’acheter un cœur. Mais un cœur ça coûte cher. Alors Mademoiselle Nothing s’achète du bonheur. Et elle compte les heures. Petite aiguille ou longue aiguille. Même l’horloge est prisonnière de son propre mouvement. Mademoiselle Nothing n’a pas assez de temps. L’infini est étroit. Les idées rangées dans des petites boîtes. Cloison trop frêle. La liberté tourne en rond dans un tube de plastique.


Appelez-moi mademoiselle Nothing. Je suis mademoiselle Nothing. C’est important


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19.5.05 16:16


forbidden...

Attirance pour l'Interdit?


Parce que ce panneau rend l'herbe plus douce et le paquerettes plus blanches.


[parce que c'est bon la transgression]


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16.5.05 09:48


Car crash...

Aller nul part. Juste pour le plaisir. Ne rien laisser derrière soi. Juste quelques traces de gomme sur l'asphalte...


Il m’a fait asseoir dans sa voiture.


Cette voiture avait l’odeur de la liberté. Elle était garée à moitié sur le trottoir. Nonchalamment. Un peu de travers. Une voiture de sport. Aussi puissante et compacte qu’un muscle. Evidemment, elle était rouge. Un rouge brûlant qui emplissait toute la rue et entachait même le ciel. Quand j’étais un peu plus jeune, un tel accessoire pour macho m’aurait sans doute fait sourire, hocher dubitativement la tête ou un truc dans le genre. Mais à présent, cela ne me dérangeait pas du tout. En fait, ça ressemblait exactement à ce dont j’avais besoin à ce stade de ma vie.


Ce qu’il me disait n’avait aucune importance. La vérité, c’est que j’étais folle de cette voiture. De son allure. De ce que je devinais sous le capot. Et de son odeur. Par-dessus tout, son odeur. Cette odeur de tout-peut-arriver. Au dessus du parfum du cuir, de l’odeur de cette mécanique luisante, de celle des tubes d’acier fraîchement polis, il y avait cette incroyable odeur de neuf, une odeur de neuf si violente qu’elle me tournait presque la tête.


Cette odeur m’évoquait un autre monde. Sans limite. Libre. Une route infinie menant à tous les jours immaculés de l’avenir. Un monde où ils n’auraient pas entendu parlé d’embouteillages, de ruine, de déchéance ou de mon 18ème anniversaire. Je connaissais cette odeur. Et je reconnaissais ce qu’elle éveillait en moi.


 Il continuait de me regarder, comme pour évaluer si j’allais être capable de la conduire.


« On ne vit qu’une fois », me dit-il en me tendant les clés.


Et il avait raison.


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12.5.05 18:58

 

Decayed stuff...

Ecouter le feraille respirer. La rouille ronge chaque seconde...


Aube. Pourquoi la lumière du petit matin est-elle si humide? Des pas posés au hasard des chemin. Sol boueux. Petites chaussures qui glissent. Empire de féraille. Paysage de métal. Un matelas éventré. Comme ça. Sans pudeur. Caoutchouc brûlé. Mouillé. Des ruines qui on cessé d'exister. Temples rouillés de morceaux de passé inutilisés. Méandres. Squelettes métaliques oubliés sur un lit de papier brûlé. Quelques mots saisis au hasard. Phrases inachevées. Consummées. Consommées. Puis oubliées.


Ce matin je me suis promenée. J'ai vu un matelas en train de rouiller sur du charbon mouillé. Des bouts de pensées en papier brûlé.


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10.5.05 12:28


Sunday Morning

Sunday morning ou l'essence du vide...

Sunday morning. L’or de tous les soleils envahit le monde. Le jour terne brille au dessus de la tête des gens heureux. Le matin terne. Boueux. Visqueux. Poisseux. Le dimanche matin. Eclairant la vacuité des âmes désenchantées. On est si jeunes. Peu nous importe la douleur. Les stigmates du bonheur. On veut juste être heureux. On ferme les yeux. On fait virevolter la réalité. On danse avec des spectres obsolètes. Frénésie désespérée. La rage est devenue ivre. On doit vivre. Pas besoin de se déssoûler. C'est pas beau la réalité. Le monde n'est pas de notre âge. On a l'âme cyanosée. On était morts avant d'exister. Le rêve nous nourrit/nous détruit. Corps toxiques. La vie est cyclothymique. Chimique. Les courants d’air me désespèrent. Tout s’en va. Tout s’enfuit. Je manque d’air. Je ne sais pas si on a peur. Je ne sais pas qui on est. Où l’on va. La porte est grande ouverte. Ne pas s'attarder sur le seuil. Foncer. Tête baissée. Ne pas réfléchir. Franchir le pas. On ne peut plus se retourner. Avalés par la liberté. Tempête de sable. Inexorable. Les yeux grands ouverts. Respirons la destruction et le parfum des chimères volontaires. Les murs s'écroulent. Cloisonnement dérisoire. Pouls qui s'accélèrent. Tout devient lent. Bleu et rouge. Non. Je ne sais plus. L'envers du décor. Le monde est incolore. L’écran est déchiré. On frissonne. Le regard qui s'égare. Le besoin tue la liberté. Manque. Absence. 5 sens. C'est pas assez. De la jouissance plein les artères. L'euphorie. Le plaisir qui déchire nos corps. Indolore. Il n’y a plus d’Ailleurs. Rien n’est loin. Nos sourires ont comme un air d'éphémère éternité. Valse couleur de valium. L'artifice n'est plus un maléfice. Délice. Sens dessus dessous. Ecume sur bitume. La vague emporte tout. On se laisse aller. Et soudain c'est bon d'exister. Plaisir d'être condamnés. Prisonniers volontaires du plaisir délétère. Sunday morning.


Les anges dépravés.


Faut pas chercher, la déchéance a peut être un semblant de beauté.


On ose.


L'overdose.


La vie en choc frontal.


Même pas mal.


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8.5.05 14:42


Break, broke, broken...

. . .


Verre brisé/âme fissurée/petite poussière qui hurle .


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4.5.05 17:05


Le Lac des Cygnes...

Qu'on s'abîme dans des rêves comateux et poisseux... Brouillards cotoneux... Le lac des Cygnes...


Le Lac des Cygnes. Encre noire et plumes blanches. Les eaux stagnent. Accords cassés. Le lac des cygnes. Les notes raisonnent. J’attends un signe. Que le téléphone sonne.


Rien


le silence se déchire dans le lointain. Je me noie. Le voilier n’a plus de capitaine. La mer est malsaine. Encre noire. Plumes blanches maculées. Le lac des cygnes s’étire en vagues de velours. Blanc et noir. J’ai froid. L’eau est trop profonde. Je me noie. Un corbeau épinglé sur le ciel blanc. Reflet. Le miroir est noir. Les eaux se froissent. Rêves comateux gluants et soyeux. Les eaux sont profondes. Je me noie. J’ai envie qu’on s’abîme. Mise en abîme. Abyssale. Abysse sale.


Je dérive sur le Lac des Cygnes.


Je t’attends.


Fais moi signe.


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30.4.05 16:50


destroyed...

Quand je regarde par les fenêtre, c'est tout vide maintenant...


Ils ont coupé les peupliers... Quand un arbre tombe, si personne n'entend le bruit, fait-il alors vraiment du bruit?


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25.4.05 21:20


Pretty little world...


Le monde est beau...


Le monde est beau.


On s'explose le cerveau sur fond de Vivaldi. Les violons rient. Oui le monde est beau.


On oublie. On se fout des rêves plein la tête et on se prend pour des esthètes. On oublie. On oublie tout ce qu'on a détruit. Le reste aussi.


Personne ne comprend la douleur des corps qui s'ennuient.


La lumière m'écorche vive.


Et je ne suis l'Héroïne de personne.


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22.4.05 03:33


Le calme...

Tout est calme...


Un peu perdue. J'ai remplie plein de cahiers avec des mots insensés. Des pages et des pages. Ce ne sont que des phrases qui ne veulent rien dire. Les maux ne savent pas mourir. Papier déchiré. Tout devient morcelé. Eparpillé. Je me ballade entre les mots. J'en ai assez de tout. Le ciel pleure des étoiles filantes et il n'y a personne pour regarder. J'ai fermé les volets. Je me nourrie de fumées, de haine et de larmes. Je n'ai que de dégoût. Eclats de verre qui brillent entre mes doigts. J'ai de la poésie sur la peau. Magma rouge. Coule. Les mots disparaissent. Gribouillis psychédéliques. Entre quatre murs. 


Je voudrais faire le vide. Je suis pleine de rancoeur. Je ne connais plus la douleur. Ecrabouille mon coeur. Coeur de pierre. Calcaire. C'est si simple. Le ciel est rouge. Tu me souris. Qu'importe. ça m'est bien égal. Je préfère regarder l'obscurité. J'aime bien imaginer des reliefs dans le noir. La lumière est vide. Le Noir fourmille de choses qu'on ne peut plus voir. Rien n'est plus comme avant. C'est pour ça que le noir fait peur aux enfants. Ils voient les monstres rampants. Nous on les oublie avec le temps.


Je ne fais rien. Je ne ressens plus rien. Juste des désirs incompréhensibles qui m'entraînent à contre-sens. Mais la vie n'a même pas de sens. Qu'importe si je renie tout. Je ne suis même pas triste. Je ne ressens aucune douler salvatrice. Rien. L'esprit est mort et l'âme s'est endormie. Engourdie. Apathie. Coeur amorphe. Paresse. ça ne sert à rien que je progresse. Je suis bien sur le sol. Pas envie de me relever. Pas envie de changer. Nul besoin d'agir. Le temps achèvera de me détruire.


Je ne sais plus souffrir.


Je n'ai plus rien à dire.


Tout est calme.


 


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21.4.05 12:52

 

Outside...


...

Envie de goûter l'air de la nuit. De m'enfuir dans le noir. Mais je ne sortirais pas. Pas ce soir.
[J'ai besoin d'espace...]

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14.4.05 02:55


the rainbow illusion...

Couleurs? ou illusion?



.../...


couleurs artificielles?


Réalité achromatique et pinceaux cassés.


L'entrepot des songes.


[de toutes les couleurs]


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12.4.05 18:24


Blinded...

Aveuglez moi. Hypnotisez moi...


Je marche dans la nuit. Les rues sont vides. L'air est sale. J'ai le coeur embué et les poches trouées. La peau contre les pavés mouillés.


Frisson.


Ma vie à un goût d'abandon. Il faudrait que je me fasse une raison. Il faudrait rentrer à la maison. Mais je suis bien dans cette rue. Je marche dans les flaques. Le ciel est noir. Les phares des voitures hypnotisent les papillons. Moi je fixe les révèrbères.


La lumière.


Les rues sont vides. Sol humide. Nuit putride. Camoufle, cache, dissimule. Esthétique du laid. La fille sourie aux néons. La lumière s'infiltre comme un poison. Pupilles dilatées. Elle continue à marcher. Courir après la lumière. La nuit peuplée d'éclairs. Elle se nourrit de paillettes ephémères. L'or coule de ses paupières. Béton froid. Les pierres sont molles. La boue se change en or. Les lueurs dansent. Emplissent ses yeux. L'esprit aveugle. L'âme éblouie.


Elle s'allonge en souriant, les yeux rivés sur les anges electriques.


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11.4.05 03:11


Le vide...

Chut...


Le temps ne passe plus. Non. Non. Non. Je veux qu'on me laisse seule. Je n'ai pas besoin d'aide. Non. Ce n'est pas moi. Je deviens incorporelle. Peau translucide. Limpide. L'âme qui s'évapore. Indolore. Incolore. Vertige. Je glisse. Aspirée par le vide. Je tombe. Le vide m'emplie. Je voudrais crier. Accrochée par les ongles à des bouts de néant. Le gouffre. La terre s'ouvre. L'air est béant. Les larmes me brûlent. J'hurle. Je voudrais éteindre la lumière. Faire un retour en arrière. Sentir le vent contre ma peau. A nouveau. Il y a du verre brisé dans mon lit. Du sang sur des draps blancs. J'ai le tournis. Les murs sont lisses. Il n'y a personne pour me retenir quand je glisse. Tant pis. Tant mieux. Je chute. Rechute. Aujourd'hui n'est pas mieux qu'hier. Au contraire. Je ne regarderais plus en arrière. Garrot. Le monde n'est même pas beau. Vertige. Laissez moi seule. Je sais très bien m'exiler au pays des lumières imaginaires et me chercher des veines. Pour allèger ma peine.


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7.4.05 19:18


Gamineries...

Une coccinelle qui monte sur la jambe. Herbe humide. Paquerettes...


Jouer avec le vent.


Je souris comme avant.


J'ai huit ans.


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6.4.05 20:04


hu?

rien à comprendre. Enfin si. Un peu quand même. Mais pas beaucoup.


[L'oxymore me dévore]


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3.4.05 17:55


Jeux d'Echec...

L'Echec du Succès...


Le jour est d'une immobilité de statue. L'aube se lève au royaume du noir et blanc.


Blanche et noire. Les Reines couronnées de gloire.


Clac clac clac font leurs pas sur le dallage.


Du haut des Tours elles contemplent le carnage.


Inutile de fuire en diagonale.


Le sang se répand sur les dalles.


Clac clac clac.


Virevoltent les robes de velour.


Les Reines célèbrent leur amour.


Les Fous les regardent danser sur le damier.


Les Cavaliers ne reviendront pas de leur folle chevauchée.


Noir et blanc.


Marbre et sang.


Les couronnes brisés sur le dallage.


Les rubis s'écoulent sur le carrelage.


Je suis la Dame en noir.


Le Roi n'est qu'un Pion.


Clac clac clac.


Echec et Mat.


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31.3.05 17:46

Childish springtime...

Le vent souffle des particules d'ivresse entre les branches. C'est le printemps...

"Promenons nous dans les bois

Pendant que le loup y'est pas

Si le loup y'étais il nous mangerait

Mais comme il y'est pas

Il nous mangera pas..."

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27.3.05 16:48


gazing nothingness...

fermer les yeux. C'est douloureux...

Il y a des gens comme ça.


Elle semblait regarder la poussière tomber. Les yeux dans le vague. Sans expressions. L'âme fatiguée. Il y a des gens comme ça. Ils ne sont que des ombres. Elle était un peu comme ça. Bizarre et banale à la fois. Une fille sans interêt.


Transparente. Inconsistante. Ininteressante.


Le regard vide. Pas de larme. Peut-être même pas d'âme.


Ce soir, elle n'a pas envie de bouger. Elle se dit qu'elle pourrait rester là des années. Des années à respirer la lumière. A caresser la poussière.


Hier.


Le vent ne souffle plus depuis longtemps. Les néons crachent des morceaux de lendemain. Tout ça pour rien. Elle aurait aimé avoir des étoiles filantes sous la peau. Ses rêves ont volés en morceaux. Ce soir la nuit sera blanche et les étoiles seront noires. Elle ne veut plus croire.


Les yeux grand ouverts. Elle ne regarde plus rien. Elle se sent un peu eparpillée. Elle voudrait qu'on arrête de la regarder.


Elle n'est même pas jolie.


Alors elle se met du rouge à lèvre.


Pour avoir l'air moins vide.

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25.3.05 20:00


Bored...

Je suis beaucoup mieux à la maison...


Je suis retournée en cours aujourd'hui. Mercredi. Je n'ai plus l'habitude de me lever tôt. Je me suis forcée à marcher vers le lycée. A moitié endormie. La rue déserte. Sac un peu lourd. Le ciel était blanc. Vacillante. Somnolante. Je suis arrivée devant les bâtiments. Pousser la porte vitrée. Sans respirer. Rien n'a changé. Envie de faire demi-tour. Attendre la première heure de cours. Sonnerie. C'est parti. J'ai ouvert mon cahier. Pour prendre quelques notes. Encre noire. Ennui. Au fond de la salle, la table est molle. Je m'enlise. Regard qui glisse vers la fenêtre. Les peupliers. Bientôt les feuilles auront repoussées. J'aurais pu rester une journée de plus à la maison. Je ne sais pas pourquoi je suis revenue.


Pause.


Petit détour au distributeur. Café noir. Convocation chez le CPE. Il m'a désigné un siège en face de son bureau. Il n'a pas arrêté de me parler. De me parler d'une centaine de choses que je savais déjà. Je n'ai pas pu m'empêcher de sourire. Je n'écoutais pas. Loin, très loin derrière la fenêtre. Je regarde mes peupliers. Mon esprit vagabonde. Liberté. Il s'est finalement arrêté de parler. Il m'a donné des petits papiers de toutes les couleurs avec plein de numéros de telephone sur un tas de truc dont je me contrefiche. "ça pourra sûrement t'aider" m'a-t-il dit.


Mwé. Et bien, je suis contente d'être rentrée. Pas sûr que demain j'aurais envie d'y retourner.


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23.3.05 16:39


L'Instant instantané...

Tic. Tac.


Je n'ai plus envie de rien. Je me passe toujours les mêmes CD en boucle. Les volets fermés. Je nage dans la fumée. Allongée. Sans bouger. Sans penser. Je scrute le plafon. Tout est vide. L'air est opaque. Il y a des flaques d'eau dans la salle de bain. J'attend. Je m'évapore. Paresse. Le temps me blesse. Je ne fais rien. Je ne veux rien.


Oisiveté. [écouter les secondes s'écouler/s'écrouler]


Ca fait plus d'une semaine que je ne suis pas allée en cours. Trop d'absence à justifier. Pas envie d'y retourner. Peu importe.


J'attend. J'attend chaque instant. Patiemment.


C'est pas interessant mais c'est joli un instant.


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18.3.05 19:10


Unplugged...

Everything is ok.


Débranchez moi. Tirez d'un coup sec. La vie qui s'efface dans un dernier crépitement.


Je ne ferais pas d'étincelles.


Promis.


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16.3.05 20:56


pleeease, leave me alone...

Elle me regarde. Je déteste son innocence et je m'en veux de me sentir coupable à cause d'elle. La grâce incarnée. La pureté aussi. Rien ne peut me faire plus mal.


Toutes les filles veulent être des princesses. Il m'arrive de penser que j'en étais une. Comme toi. Oui, moi aussi je croyais au fées. Je rêvais de palais de diamant. De diadèmes en argent. Toutes les filles veulent être des princesses. Tu es si jolie petite fille. Douce et innocente. Pure. Tes sourires me font mal. Je n'arrive pas à te regarder sans avoir envie de pleurer. Ne me regardes pas. Repousse la porte et vas t'en.


Hématomes. Ma peau devient bleue par endroit.


Tu ne peux pas comprendre. Tu ne comprendrais pas. Arrêtes de me regarder avec ces yeux là. S'il te plaît. Arrêtes. Ne me regardes pas. Petite conne. Tu ne me comprends pas. Tu ne devais pas me voir. Ne regardes pas ce que je fais. Cette seringue n'est qu'un jouet. Petite conne. A cause de toi je me sens coupable. Croiser ton regard me fait trop mal. Vas-t'en. Détournes toi. Ne me regardes pas. Oublie ça. Oublie moi.


Je ne suis plus une princesse.


J'ai envie de bouffer des bouts de rasoir et de sentir le sang poisseux couler dans ma gorge. Avaler la pluie de mensonge qui coule du ciel.


Tout est gris et terne.


Petite conne.


Les fées n'existent pas.


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14.3.05 20:57


The grass was greener...

je me sens à l'étroit. Respire.


Je suis à peine de retour.


J'ai déjà l'impression d'étouffer.


L'herbe me semble toujours plus verte ailleurs.



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13.3.05 17:43

Some news from London...

hello... hello... hello... hello.


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12.3.05 12:22


Wherever the road will lead me...

Un petit goût de liberté...


Partir. Sans savoir quand revenir. Partir. S'enfuir. Prendre l'air. Demain. Je pars.


A bientôt.


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5.3.05 22:52


Little Pink box

J'aime pas le rose.


Petite boîte rose. Carton glacé. Brillant. Dentelles. Rubans. Charmant. Couleur bonbon. Rose fripon. Dentelles noires. Devant le miroir. Dragée. Sucrée. Satin qui glisse entre les mains. Calins.


 La petite boîte rose. Humeur morose. Overdose.


Les rubans autour du cou. Accrochés à un clou. Pendaison. Hésitation? Non. Etranglement. Rubans. Elegants. La petite boîte rose. Le couvercle est un peu de travers. Je vois tout à l'envers. Le rose n'existe pas. Ce rose dont je ne veux pas.


Un jour je t'enverrais mon coeur dans une petite boîte rose.


Et tu saura pourquoi.


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3.3.05 16:11


Snowflakes...

There's iced fields inside my head...


ça m'est égal d'attraper une pneumonie. Je voudrais juste courir pieds-nus dans la neige...


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1.3.05 23:17


Behind the rainbow...

Aïe...


Je suis passée de l'autre côté du miroir. Il ne fait plus noir. Eclats de rire en polychromie. Arc en ciel. Le ciel est si pâle. L'herbe est si verte. Souvenirs enfouis. Bonheur réssucité. Les secrets ne seront plus oubliés.


Je ne sortirais pas aujourd'hui. Je suis si bien ici.


Rayon de soleil. Ombre du cadre de la fenêtre qui dessine comme une marelle.


"Sweet lullaby


Ush, baby don't cry..."


Les couleurs se sont enfuies. Je lis l'avenir dans les fleurs de la tapisserie. Défraîchie. Je laisse glisser mes doigts dans la poussière. Odeur de l'éphémère. Harmonies. Vert et gris. Austère. Besoin d'être assise par terre. L'espace est exigu. Le jour s'étire en continu.


Mon corps s'ennui déjà. La porte s'est refermée sur le royaume de la liberté. Un endroit pour cacher les rêves blessés. Les espoirs désafectés.


Le temps s'est arrêté.


Le silence est inhabité.


Demain, recommencer.

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27.2.05 14:37


Endless sky...

Bleu. Bleu. Bleu. au fond des yeux. être heureux...


Envie d'emprisonner le ciel dans mes yeux. Et pleurer des larmes d'étoiles.


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25.2.05 17:30


Die, die, die!!!

Il fallait que je dise tout ça, il fallait que ça sorte. Merde.

Tu m'a fais trop de mal. Je me sens ravagée. Finis au moins ce que tu as commencé. Gaspille moi. Tues moi. Violence. Ruines. Souffrances. Voilà ce que tu as fait de moi. Il y a des bouts de papier éparpillés. Des mégots à demi brûlés. Finis ce que tu as commencé. Traumatisée. Détruite. Meurtrie je suis.


Je fixais le plafon.


La pluie quand elle tombe abîme les ailes des papillons.


Que reste-t-il en moi? La mine du crayon est cassé. Je suis abîmée. Les morceaux ne peuvent être recollés.


Gaspille moi.


Finis moi.


Et meurs.


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24.2.05 17:21

Empty...

Mon esprit est si vide...


Je me sens vide. Vide. Il n'y a plus d'innocence dans mes rêves. Quelques gouttes de pluie qui glissent le long d'une vitre. A quoi bon. Vide. Néantisée. La lune se meure et les étoiles disparaîssent. Il y a des lambeaux de chagrin qui couvrent mon corps. De la poussière entre les mains. Demain. Il ne restera plus rien. Juste une petite chose couverte de terre. Rongée par les vers. Mon coeur est étouffé par le lierre. Fusion avec la terre. Intérieur et extérieur n'existent plus. Un lampadaire éteint dans la rue. Le passé me sourit. Silence. Quelques voix défuntes chuchotent dans ma tête. L'enfance m'a désertée. Apesanteur. Instant d'éternité. Le passé s'enfuit. Le présent s'éternise.


 Au fond de moi une petite fille pleure.


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21.2.05 17:11


Je me tais...

S'il vous plait...


Et je vous écoute.


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19.2.05 16:32



 



J'arrête tout...

je voudrais tellement être heureuse...

- J'arrête de voir tout en noir


- j'arrête de commettre des meurtres en pensée


- j'arrête de sortir la nuit


- j'arrête de lire des bouquins malsains


- j'arrête d'être obsedée par le sang


- j'arrête le lexomil


Et je me met à travailler. Il faut que je me donne les moyens de réaliser mes rêves.


Merde. ça va être dur.


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17.2.05 18:35


sweet winter...

il fait froid mais c'est si beau...

Il y a des flocons de neige sur le rebord de ma fenêtre et je trouve ça joli.


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16.2.05 17:46


Nuits blanches...

faites moi rêver...


- drugs - smoking - drinking - cutting -



Sans aucun doutes, je vivrais vieille.


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14.2.05 18:02


Drunk...

Yeurk...

Je me suis réveillée avec la migraine ce matin (mais était-ce seulement le matin?). Ce mal de tête ne passe pas. Je ne sais pas pourquoi. J'ai l'impression que mes tempes vont éclater. Mon cerveau va exploser. Mon crâne va se fragmenter.


Je suis là. A moitié dans le noir. La lumière me fait mal aux yeux. Les couleurs vives me donnent la nausée. Je suis devenue une créature presque souterraine. Je ne me reconnais pas. Je me suis réveillée avec d'étranges pensées. Insensées. Hier soir m'apparaît par flash saccadés. Brutalité. Je ne sais plus ce qui s'est passé. Je ne sais plus. Tout est tellement confus. Mon esprit est plein d'idées entremêlées. Je me sens si mal. Je sais que je suis en train de paniquer. Je n'arrive plus à penser. Je voudrais pouvoir me calmer. Réfléchir me fait vomir. Je pourrais vomir à n'en plus finir. Je pourrais même vomir mon âme. Mes rêves. Vomir mon coeur aussi. Tout faire partir. Me purifier. Me vider de ton souvenir.


Je n'ai pas d'avenir.


Mes plaies sont en train de se réouvrir.


Je n'arrive plus à sourire.


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13.2.05 16:51

 

Look up...

Une envie d'évasion...

Lever les yeux. Vers les cieux. Il y a un autre monde là haut. Le ciel est si bleu. Lumineux. Glorieux. Lever le regard. S'élever. Un peu. Caresser l'infini. Effleurer l'immensité. Pureté celeste. Beauté aérienne.



Lever les yeux.


Regarder vers les nuages cotoneux.


Les cieux.


Ce doit être si beau la haut.


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11.2.05 15:27


Bonne nuit...

Fatiguée de la vie. Bonne nuit à vous.


Je vais me coucher, c'est ce qu'il y a de mieux à faire.


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10.2.05 21:31


Bathroom...

Bath time...


Théâtre de mes états d'âme. Receptacle pour des sentiments inutiles. Salle de bain. Un miroir piqueté de rouille. Quelques carreaux de carrelage fendillés. Une baignoire à l'émail taché. Décor des élucubrations d'un esprit fatigué. Exutoire pour des idées malades. Une boîte de coton blanc. Je pourrais faire comme avant. Eteindre la lumière. Alourdir mon âme d'éther. M'allonger par terre. Eclair. Voyages lointains. Carrelage frais. Bleu des mers du Sud. Je pourrais partir. Un néon qui clignote de temps en temps. Lumière blafarde. Jaunâtre. Il faut toujours revenir. Et j'ai mal à la tête. Me coucher dans la baignoire. Me glisser dans l'eau tiède. Nue et pâle. Quelques bulles de savon. Regarder mon sang se disperser. S'enfuir en volutes sombres dans l'eau. Aspirée vers le fond. Le silence se fait. Eau grenadine. Sous l'eau voit-on couler mes larmes? Vermillon. Profond.


En finir.


Mais même seule dans la salle de bain. Enfermée. Barricadée. Il y a toujours quelqu'un qui frappe à la porte. Pour me délivrer. Me déranger. Me protèger. Me tenir la main. Me dire que demain sera bien. Il y a toujours quelqu'un pour me dire qu'on m'aime. Alors je ne ferais rien de tout cela. Puisqu'on m'aime.


On me dit qu'on m'aime.


Et ce n'est qu'un mensonge.


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9.2.05 13:44


Onirisme de la folie...





La réalité me fait si mal...


Déchirée. Ecartelée. Entre rêve et réalité. Illusion et raison. Torturée par des espoirs infondés. Des rêves qui ont fait de moi ce que je suis. Utopie et folie. Abomination et déraison. Esprit inhabité dans un corps brisé. Ame morcelée. Craquelée. Ebrechée. La vérité apparaît derrière un vernis fissuré. Des rêveries moribondes ont fait de moi une aliénée. Paradis illusoire. Je me languis de libérté mais choisis la captivité. Idées qui ne vivront jamais. Anéantissement de la pensée. Destruction. Flamme éteinte. Vents glaciales et démons affamés. Monde utopique. Chimérique. Des illusions malsaines. Du poison coule dans mes veines. Mes rêves me tuent. Tout mon être est sanglant. Mourant.


 Mes rêves sont devenus tranchants.


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8.2.05 20:11


Smile...





Donnez moi une bonne raison de me forcer à sourire...


Je ne suis pas plus malheureuse que les autres.


La différence, c'est que je ne fais pas semblant.


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7.2.05 14:14


Cendres...







je brûle...


J'ai envie de tout brûler. Purifier. Consumer. Envie de caresser les flammes. Envie de tout détruire par le feu et de suivre la fumée des yeux. Rêves calcinés. Espoirs consumés. Qu'il ne reste plus rien.


Juste de la fumée.


Et un petit tas de cendres tièdes.


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6.2.05 13:22

Carpe diem

Instant précieux. Délicieux. Carpe diem, cueille le jour...


Les jours sont éphémères. Et les fleurs sont mortifères.


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2.2.05 13:32


Défenêstration...





Je tombe...


C'est si calme dehors. On entend à peine le bruit des gouttes de pluie qui tombent des branchent nues des arbres pour s'écraser sur le sol. Loin en bas.


L'averse est finie.


Accoudée au rebord de la fenêtre je regarde les nuages passer et les gouttes de pluie tomber. Il suffirait de se pencher. Un peu plus. Se pencher puis se laisser tomber. Attirée par la gravité. S'écraser. Loin en bas. Sur l'asphalte froid. Comme une goutte de pluie.


Tomber avec un tout petit bruit.


Tomber.


Defenêstrée.


Regarder une dernière fois les nuages.


Et expirer.


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31.1.05 20:00


Les Catilinaires







hmmm égorge moi encore...


Allégorique. Hypnotique. Fantasmagorique. Clair de lune et visions chimériques. Orgie et folie. Fusion des âmes en harmonies de rouge et de pourpre. Ecarlate. Opressant. Halletant. Rires et lumières. Cries et prières. Couchés par terre. Athmosphère. Corps offerts. Envoûtement. Lune et sang. Des ruisseaux vermeils sur mon corps. Un peu de sang dans la bouche. Egorge moi encore.


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30.1.05 17:33


Le syndrome de la feuille blanche...





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La feuille blanche. Tourner et retourner le stylo entre ses doigts. Scruter les lignes entrecroisés. Absence de pensées. Esprit anesthésié. Rien à dire sur ce sujet qu'on m'a imposé. Pas d'inspiration. Rien à dire.


Si. J'aurais eu des choses à dire. J'aurais pu parler de cette petite fille que j'ai rencontrée ce matin. Dans le train. Elle avait des chaussettes mauves. Avec un petit papillon sur le côté. Je les ais vues quand elle s'est assise mollement sur le siège en face de moi. Elle s'appellait Julie. Son prénom était brodé sur son sac d'école. Avec du fil bleu. Au dessus de la petite abeille imprimée sur ce sac bon-marché. Julie. Elle paraissait si petite assise sur le siège du train. Balançant doucement ses jambes.


J'aurais pu parlé d'elle. J'en aurait eu envie. Juste comme ça. Je ne sais pas pourquoi. J'aurais pu parler d'elle. Je me le suis interdit. Ca n'avait rien à voir. On en aurait ri. On n'aurais pas compris.


Sujet imposé. Obligé. Pas d'idées.


Rien. Je n'ai rien écrit sur cette feuille qui restait obstinément blanche. Pas d'inspiration. Autour de moi, le bruit des plumes qui frottent sur le papier. Et moi qui n'ai rien à dire, rien à écrire.


J'ai rendue une feuille blanche. Et un sourire.

28.1.05 18:37


Où est la liberté?







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Il n'y a qu'à suivre les flèches. La voie est tracée. Programmée. Faire comme tout le monde. Faire disparaître ses rêves. Ils sont inutiles. Seul la réalité compte. Suivre les flèches. Abondonner l'originalité. Suivre les flèches. Simplicité. Sociabilité. Regarder vers l'avenir. Comme tout le monde. Se conformer à la réalité. Aller dans la même direction.  Pas d'exentricité. Pas de singularité. Suivre le chemin. Sans réfléchir. Obéir.


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27.1.05 15:48


Des Jours comme ça...







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Il y a des jours où j'aimerais juste disparaître...


26.1.05 23:07


Coton blanc...







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Je suis si fatiguée aujourd'hui. Laissez moi dormir. Etendue dans mes draps blancs. Blancheur soporifique. Bénéfique. Coton blanc et firmament. Bercée par le chant des étoiles. Enveloppée de nuages comme des voiles. Coton blanc. Laissez moi dormir dans ce linceul léger. Rêver en silence. Pour l'éternité.


24.1.05 14:36

Conte de Fée...







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La fée pleure. La fée crie.


Ses ailes sont déchirées.


 Abîmées.


 Mutilées.


 Elle a perdu sa liberté.


22.1.05 17:39


Empoisonnes moi...







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Poison violent, indécent. Si doux pourtant.


21.1.05 21:23


Gabrielle...





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 Gabrielle. Ce n’est pas une amie. C’est juste un ange. Un ange gardien. Les cheveux dans le vent. Lumineuse. Aveuglante. Elle m’a emmené au petit matin fumer la première cigarette de la journée sur le bacon de son appartement. Un petit balcon. On était un peu serrées. Gabrielle. Là, elle à prononcé les premiers mots qui ont commencé la journée. Bon-Jour. C’est tout ce qu’elle sait dire en Français. Pas Bonjour mais Bon-jour. Comme si c’était deux mots séparés. Je m’en souviens comme si c’était hier. Je lui ai répondu Guten Morgen. C’est tout ce que je sais dire en Allemand. Nous deux, sur son petit balcon. La fumée de nos cigarettes se mélangeait. Loin en bas, la rue. De temps en temps les phares des lointaines voitures nous illuminaient. Deux silhouette blanche. En chemise de nuit. A quatre heures du matin. Dans le vent de l’automne. Berlin. Gabrielle. Deux points rouges. Incandescents. Deux existences qui se consument. Gabrielle. Tu es si loin. Je nous revois sur ce petit balcon. Les premières lueurs du jour loin à l’Est. Gabrielle, tu ne le sais pas, m