Clan 11e des Godillots - AABP

Notre trace sur le monde Faut que ça marche !

Heure-Route 1

 

L’Heure-Route, c’est le moment quotidien que l’on prend pour réfléchir sur soi : notre Route, nos activités, nos rapports avec les autres, avec Dieu.

 

Flots bruns

Savoir s'arrêter

Tout pimpant, notre foulard coquet,...

Il y a à la Route

Briser l'inertie

À chacun son groupe

L'Heure-Route ou l'Art de ne rien faire

Le service

Présence aux activités du clan

Le Mont Analogue

Ne pas se laisser déborder

Être libre

Se marier

Accepter son foyer

 

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S'avoir s'arrêter

Lors de la rencontre de clan aux pommes, j'ai eue un moment seul avec les stagiaires. Un des sujets que nous avions abordé fut « l’Heure-Route »*. Le temps alloué à cette activité s’étant trop vite écoulé nous n'avions pu aller en profondeur. L’échange sur ce sujet s’est terminé sur la conclusion suivante : la pratique de l’Heure-Route dans notre vie de course de tous les jours est un vœu pieux.

 

En guise de réflexion je vous envoie ce texte écrit par Michel Quoist, tiré de son livre intitulé Réussir aux Éditions OUVRIÈRES (1961).

 

Prenez donc "5 minutes" aujourd’hui pour en prendre connaissance !

 

SAVOIR S’ARRÊTER

 

Trop souvent l’homme moderne se subit, parce qu’il n’a plus le loisir ou ne sait plus se donner le loisir de s’arrêter, de se regarder, pour prendre conscience de lui-même. À force de démissionner, il n’ose plus se recueillir car il serait brutalement remis en face des responsabilités qui lui font peur. Courir lui donne l’impression de vivre. En fait, il s’étourdit, échappe à lui-même et se condamne à la vie instinctive. Il n’est plus homme, mais bête. Accepter de s’arrêter, c’est le premier acte qui pourra lui permettre de se restituer à lui-même.

 

-           Si tu « pousses » toujours ta voiture très vite, tu fatigueras le moteur.

-           Si tu vis sans cesse « sous pression », ton corps et ton esprit seront tôt usés.

 

-           À force de courir, tu ne rencontreras plus personne et, ce qui est plus grave, tu ne te rencontreras plus toi-même.

 

-           Si tu veux saisir, ce qu’il y a de plus profond en toi, il faut que tu saches t’arrêter.

 

-           À manger debout, tu digères mal. Assieds-toi.

-           À penser en courant, tu réfléchis mal. Assieds-toi.

 

-           N’attends pas que Dieu t’arrête pour prendre conscience que tu existes. Il sera trop tard, tu ne pourras plus mériter.

 

-           Le surveillant débordé par ses élèves voudrait fuir la classe.

-           La ménagère qui a « laissé tout aller » se dégoûte chez elle.

-           L’homme qui ne se maîtrise plus « s’abandonne », il passe devant sa porte sans jamais plus oser rentrer chez lui.

 

-           Si tu es en retard pour payer ton loyer, tu ne souhaites pas rencontrer ton propriétaire.

-           Si par négligence tu n’as pas vu ton ami depuis fort longtemps, gêné, tu évites de l’aborder.

-           Si tu as peur de t’arrêter, c’est que tu as peur de te rencontrer, et si tu as peur de te rencontrer, c’est que tu n’es plus habitué à toi, tu ne te connais plus, tu crains tes reproches et tes exigences.

 

-           Tu n’as pas le temps de t’arrêter ? Sois loyal, il y a des moments de creux en tes activités. Ne t’empresse pas de les combler par le bruit, un journal, une conversation, une présence…

-           Attendant chez le coiffeur, ne te précipite pas sur une revue. Arrête-toi.

-           Tu es dans l’autobus, serré par la foule, bercé par le bruit anonyme. Arrête ta rêverie.

-           Le dîner n’est pas prêt, ne ressors pas « une minute » pour voir un camarade. Arrête-toi.

-           Tu bénéficies d’un moment de silence, ne mets pas un disque. Arrête-toi

 

-           Si le nageur relève la tête, c’est pour « reprendre souffle ».

-           Si L’automobiliste s’immobilise devant le poste à essence, c’est pour « faire le plein ».

-           Si tu t’arrêtes, c’est pour prendre conscience de toi, rassembler toutes tes puissances, les ordonner et les diriger afin de t’engager tout entier dans ta vie.

 

-           Accepter de s’arrêter, c’est accepter de se regarder; et accepter de se regarder, c’est déjà s’engager, car c’est faire pénétrer l’esprit à l’intérieur de sa maison.

 

-           Tu ne te reconnaîtras et te comprendras pleinement que dans la Lumière de Dieu.

-           Tu n’agiras efficacement qu’en union avec l’Action de Dieu.

-           Quand tu te donnes rendez-vous avec toi-même, donne en même temps rendez-vous avec Dieu.

 

-           Au cours de tes journées, saisis toutes les occasions que t’offre la vie pour te re-saisir et communier à Dieu :

l’attente de l’autobus,

le moteur de ta voiture qui chauffe avant de démarrer,

les trois minutes de l’œuf à la coque,

le lait qui va bouillir,

le biberon trop chaud,

au téléphone, la ligne qui n’est pas libre,

le feu rouge sur la route…

 

Ne « tue pas le temps », si restreint soit-il, il est providentiel : Dieu y est présent. Il t’invite à la réflexion et la décision pour devenir plus homme !

 

Michel Quoist

 

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Tout pimpant, notre foulard coquet, ...

Tout pimpant, notre foulard coquet, marque de ses teintes nettes ceux de l’Unité. Routiers et Guides-Aînées, tous portent les mêmes couleurs; nos couleurs, celles de nos « armes », comme en Écosse, comme un peu partout de par le monde où l’idée de « clan » reste vivace.

 

Seigneur rends-nous fidèles à nos couleurs et fiers d’elles.

 

Fidèles comme serviteurs de notre maison scoute, sans peur et sans reproche.

 

Sans peur de les arborer ouvertement parce que la valeur d’un groupe ne se mesure pas à la qualité du matériel, à la richesse des équipements, à la soie brodée du drapeau, mais bien à l’âme de ses membres, à l’esprit de corps qui les anime.

 

Sans reproche, parce que nous ne manquerons à aucun des devoirs qui nous incombent envers notre maison et tout spécialement celui d’être à la hauteur de sa réputation jusque dans les plus petits détails de la vie quotidienne.

 

Fidèles à nos devoirs d’exemple à donner à nos frères et sœurs et surtout à ces petits qui admirent leurs aînés pour en imiter les gestes.

 

Permets-nous de comprendre la valeur d’élite, la qualité de race d’un foulard bien noué.

 

Que nous ne soyons pas des snobs qui s’attardons devant un miroir pour parfaire une ligne toute mondaine, une intention vile de se faire remarquer, de poser en top-modèle.

 

Notre foulard, fils du gros mouchoir paysan noué autour du cou, fuit éperdument le guindé du faux-col bourgeois, hausse-tête de ceux qui croient se grandir par l’extérieur. Tour à tour coiffure, pare-poussière, bandeau ou lien, prêt à tous les services humbles et immédiats, il naquit des mille besoins du travailleur.

 

Seigneur, faites que nos foulards servent au maximum mais restent toujours pimpants. Qu’ils cachent leurs rudes travaux sous les dehors d’une certaine coquetterie virile sans être brutale, humble mais avenante, toujours prête à se donner totalement et pour cela aimable à tous nos frères et sœurs, riches et pauvres, à ce prochain que nous devons aimer en toi de fol amour.

 

Prête nous de ta force, Seigneur, toi qui ne connus que la robe du pauvre et en fis la Sainte Tunique. Que nous aussi, tes Routiers et Guides-Aînées, unis par le même foulard, nous haussions nos couleurs jusqu’à ta gloire sans vouloir satisfaire notre petite gloriole personnelle.

 

 

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Il y a à la Route

Il y a à la Route ces choses inconnues,
Cet appel de la nature,
Cet appel de la route,
Qui nous font rêver,
Qui nous prennent tout entier,
Qui nous font partir…

Il y a cette recherche,
Ce besoin de découvrir,
D'aller plus loin…

Oh ! S'ils savaient ceux qui questionnent !
S’ils savaient ce qui nous fait partir.
Cette recherche perpétuelle de l'amour,
Cette recherche de la vérité.
Oui, s’ils savaient ils viendraient avec nous !

Il n'y a que ce besoin d'être soi,
Rien que soi.
Au milieu de choses naturelles,
Pour pouvoir regarder le monde
Avec des yeux émerveillés,
Et tout donner de ce qu'on a appris
Parce qu' on aime…
Parce qu'à la fin du compte,
Chacun a besoin de se reconnaître
Et d’être reconnu
A sa juste valeur,
Parmi des choses vraies
Qui seules peuvent donner la joie.

Il y a à la Route ces choses inconnues,
Cet appel de la forêt,
Ce besoin de rencontrer des gens nouveaux,
Ce besoin d'être vrai,
Cette soif de beauté et de vie,
Cette curiosité jamais assouvie,
Cette volonté de toujours faire mieux,
Qui font sans cesse renaître
Le goût de l’aventure
Et le besoin d'aimer…

 

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Briser l'inertie

« Quoi que tu rêves d’entreprendre, commence-le. L’audace a du génie, du pouvoir, de la magie. » GOETHE

 

Une montagne se gravit un pas à la fois. Il est beaucoup plus constructif d’oublier la distance qui nous sépare de notre but et de nous concentrer sur la première étape, puis sur la suivante.

 

Le simple fait de nous mettre en action, aussi modestes soient nos démarches, nous revitalisera. Briser l’inertie activera le moteur de notre vie.

 

 

Avec mon Compagnon de Route, je me fixe une première balise à atteindre.

 

 

Notre trace sur le monde

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À chacun son groupe

Je m’arrête le temps d’une halte sur le chemin de ma vie.

 

Depuis la nuit des temps, l’homme a besoin de vivre en groupe, seul il ne peut pas survivre. L’union permettait aux hommes de lutter contre la faim, le froid, les bêtes féroces, etc. La solidarité et donc le groupe était une question de survie. Aujourd’hui du fait des sociétés modernes, nous ne sommes plus dans la même situation. Les sociétés du monde entier ont été créées par les citoyens eux-mêmes pour se protéger, ... et par conséquent nous n’avons plus besoin d’en former de nouvelles. Ces sociétés sont régies par des règles communes à tous afin d’assurer une meilleure cohabitation. Aujourd’hui, au sein du groupe qu’est la société où les dangers sont différents, nous formons encore des groupes, avec notre famille et nos amis, des associations, des clubs, ... et ce avec des objectifs différents.

 

Pourquoi formons-nous des groupes ?

 

Cela dépend de chacun. Nous sommes tous différents et donc nous avons tous des envies et des besoins différents. Mais généralement nous formons des « tribus » parce que nous voulons être avec des personnes qui ont des points communs avec nous (musique, sport, passion...) et ce afin de ne pas être seuls et de passer de bons moments. De ce fait, on va se regrouper et même faire partie de différents groupes. Ainsi il va y avoir le groupe des skateurs, des amis d’enfance, des footballeurs, etc. En plus des règles communes aux citoyens, chaque groupe va avoir ses propres règles. Au sein du groupe on se reconnaît comme semblable à ceux qui en font partie, et différents des autres.

 

Le groupe et ses aspects négatifs

 

Mais la formation de groupes peut aussi avoir un aspect négatif comme favoriser la division, le conflit, la compétition, etc. Parce qu’on appartient à un clan on peut trouver les autres nuls, ridicules,... Le groupe peut donc empêcher d’aller vers les autres, de souhaiter rencontrer des gens différents dans leur opinion, dans leur style vestimentaire... C’est pourquoi il est important de se rappeler que ceux qui ne font pas partie du même groupe que nous ne sont pas forcément nuls, méchants ou bêtes, mais tout simplement différents de nous. Va donc se poser la question de la tolérance.

 

La question de la tolérance

 

Le terme de tolérance définit la capacité d’un individu à accepter une chose avec laquelle il n’est pas en accord. C’est l’attitude d’un individu face à ce qui est différent de ses propres valeurs. La tolérance nécessite d’abandonner ses propres peurs face à ce qui est différent de nous et de ne pas exclure l’autre. Il ne s’agit bien sûr pas d’aimer tout le monde mais de se rappeler que l’ouverture à une culture différente qu’elle soit musicale, intellectuelle ou autre est une source d’enrichissement. Mais il nous est parfois impossible de faire un pas vers un groupe car nous sommes opposés à leur façon de penser. Dans ce cas on peut vivre côte à côte sans pour autant oublier qu’il est important de respecter tout le monde.

 

Avant de repartir sur la route de ma vie, j’écris dans mon carnet de route mes propres réponses :

 

M’arrive-t-il de ne pas être tolérant envers ceux qui sont différents de moi ?

 

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L’heure-route ou l’art de ne rien faire

Est-ce qu’il vous arrive de vous poser seul ou de ne rien faire ?

 

Réussir à vous détendre n’est pas chose aisée. Certains adultes doivent même réapprendre tellement ils ont perdu l’habitude. Alors dès aujourd’hui, préservez dans vos journées des moments de détente pour vous retrouver, vous ressourcer, faire un petit bilan de là où vous en êtes. Un peu comme les nourrissons qui doivent beaucoup dormir pour digérer, assimiler ce qu’ils voient dans leurs journées, toutes ces nouveautés. Le calme, le repos, la solitude peuvent avoir les mêmes vertus. Que ce soit en cours ou dans vos relations intimes, vous faites sans cesse des découvertes, parfois même à votre insu. D’où l’importance de se poser tranquillement à certains moments pour "digérer" tout ça. Un peu comme un sommeil éveillé !

 

Un moment de plaisir et de fantaisie !

 

Par ailleurs, comme dans la période de sommeil, vous pouvez rêver. Invitation au voyage, au plaisir, à la fantaisie ! Dans cet espace, tout est possible. Comme les auteurs de roman, les créateurs de jeux vidéo ou les scénaristes, vous pouvez imaginer votre propre histoire, féerique ou héroïque : la rencontre avec le prince charmant, des aventures extraordinaires...Ces moments peuvent devenir créatifs et récréatifs. Des idées, des projets peuvent émerger. Cela est aussi l’occasion de repérer vos intérêts, vos envies souvent noyés par ce que vous imposent votre quotidien, l’école, les médias...

 

Pourquoi est-ce si difficile ?

 

Or, à certains moments, le simple fait de se poser peut faire émerger des évènements ou des sentiments désagréables qu’on fait tout pour oublier. Comme dans toutes les histoires, il existe toujours des démons ou des personnages maléfiques. Mais le fait de vous privez de ces moments nécessaires par ailleurs ne fera pas disparaître ces problèmes. Au contraire, en apprenant à les connaître, il sera plus aisé de les affronter.

D’autre part, vous pouvez aussi ressentir un sentiment de vide, d’ennui. Dans ce cas, peut-être est-ce dû à cette difficulté que vous rencontrez à cerner vos propres envies, vos désirs, ce qui vous plaît vraiment ?

 

À consommer avec modération !

 

Mais attention, il s’agit de ne pas tomber dans l’excès. L’intérêt du farniente, comme disent les italiens, réside dans l’équilibre entre activité et cette douce oisiveté. Celle-ci ne doit pas être confondue avec une paresse ou un laisser-aller qui, improductifs et répétés, sont loin de posséder les vertus ou les qualités de cette récréation, de cet « art de ne rien faire ».

  

Bonne pose à ne rien faire

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Le service

Salut les Godillots,

 

Suite à sa participation à la Route de Pâques, Estelle me demande de la renseigner  sur le Service à la Route :

 

« … pourrais-tu un peu me renseigner sur le service. Je sais que dans les routes, il y a des services intégrés mais je crois me rappeler qu'il y a plus, il y a une implication personnelle ailleur à faire. Par exemple, je crois me rappeler qu'un routier peut devenir assistant dans une unité comme service de clan. En quoi consiste le service en dehors de ceux durant les routes. Est-ce qu'il fait partie des engagements de ce type pour être au clan. 

Sur ce, bonne journée 

Estelle »

 

J’ai crois bon de vous communiquer ma réponse afin que l’on puisse tous se rappeler le sens du Service à la Route

 

Robert

 

P.S. pour Estelle : Merci pour ton intérêt sur la méthode route et son impact sur notre vie de tous les jours.

************************************************************************

 

"Routiers, je laisse l'avenir du Scoutisme entre vos mains...Un monde bouleversé attend vos services..." 

Robert Stephenson-Smith Baden-Powell

 

En débouchant sur la Route, sais-tu que tu n’appartiens plus à toi mais aux autres ? Es-tu prêt à servir ?

Extrait tiré du Cérémonial de Départ

 

Le service routier n’est pas seulement nettoyer une église, transporter des bancs, reconstruire un calvaire, monter un grand jeu pour ses petits frères éclaireurs ou ses petites sœurs jeannettes

 

C’est surtout entrer en relation avec des personnes pour leur apporter un peu de votre joie, les aider à mieux vivre et de découvrir le Christ au fond de chaque visage, même le plus défiguré :

 

« J’ai eu faim et vous m’avez donné à manger,

j’ai eu soif et vous m’avez donné à boire,

j’étais un étranger et vous m’avez accueilli,

nu et vous m’avez vêtu,

prisonnier et vous êtes venu me voir ».

(Matthieu 25,35)

 

Le service de clan

 

C’est un engagement de service pris par le clan tout au long de l’année, une responsabilité qu’il s’engage à assumer envers des personnes. Il n’est pas nécessaire que tout le monde agisse en même temps, mais il faut que l’action se déroule toute la durée :

-          une équipe a pris en charge un handicapé (visites toutes les semaines et organisation d’un tour pour le conduire à la messe chaque dimanche

-          distribuer des repas aux sans-abri chaque soir de l’hiver, en participant à un tour de service

-          organiser tous les quinze jours des activités pour occuper des enfants et prévoir un petit camp d’été

-          etc...

 

Il est hautement souhaitable d’agir en proposant ses services à une association, ou un mouvement, ou des personnes qui interviennent déjà pour ces personnes.

 

Le service individuel

 

Parmi les choix de route que tu devras faire lors de ton admission comme stagiaire figure celui d’un service personnel.

 

Ce peut être un engagement personnel de participation active au service choisi par le clan ou un autre service répondant aux critères du service routier :

 

Effectué seul, par exemple décider de rendre visite chaque semaine à la vieille dame du dessus, seule et impotente, ou bien lui monter un journal tous les jours

ou effectué avec d’autres, dans le cadre d’une association ou d’un mouvement.

 

Il est demandé d’assurer ces services individuels pendant 3 à 6 mois pour que ta générosité ne soit pas qu’un feu de paille et pour que tu puisses aussi découvrir d’autres personnes, d’autres associations, et mieux choisir l’engagement que tu prendras en tant que novice.

 

Le service du novice

 

C’est un engagement plus durable (trois ans), pris après la Longue Piste,

à servir comme chef dans le mouvement et contribuer à sa mission d’éducation des enfants et des jeunes

 

ou à servir en dehors du mouvement dans une œuvre que tu choisiras.

 

Jésus a dit que le plus grand amour était de donner sa vie pour autrui...  Retenons ceci dans le fond de notre cœur.  Soyons prêts sans cesse.

 

La loi évangélique est aussi la loi essentielle de la vie sociale.  Elle dit:  "Je ne suis pas un homme heureux si j'accepte d'être tranquillement heureux alors que d'autres sont dans le malheur".

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Présence aux activités du clan

À : ASPIRANTS, STAGIAIRES, NOVICES, R.S. ET PARRAINS

 

Je reçois quelques préoccupations de la part d'aspirants face à leur impossibilité de participer aux activités du clan à cause d'autres responsabilités ou engagements. Ma réponse s'adresse à tous.

 

 

LES ACTIVITÉS PARA-CLAN

 

Tout d'abord je vous rappelle qu'une activité de PARA-CLAN n'est pas obligatoire et la participation à ces activités est selon le goût et la disponibilité du godillot. Vous n'avez pas à justifier votre absence.

 

LES ACTIVITÉS DE CLAN : RENCONTRES ET ROUTES

 

Tout au long de l'année, le clan se rencontre au plus 11 fois. Ces activités sont obligatoires et une absence se doit donc d’être justifiée.

 

Si on met ça en heures on parle de 240 heures. Le clan vous demande donc de consacrer 3% de votre temps aux activités de la route.

 

 

MES RESPONSABILITÉS ET MES ENGAGEMENTS

 

L'autre 97% sers à récupérer (dormir), vivre en famille, étudier et / ou travailler, alimenter sa relation avec un amour proche et / ou avec ses copains, rendre service à la communauté, pratiquer un hobby (sportive, sociale ou culturelle), etc.

 

 LES BIENFAITS DE LA ROUTE

 

De par les activités de chants, de plein air, d'échanges, de services, d'intériorisation, de jeux hurluberlus, etc. Je suis convaincu que les 240 heures que je prends pour évoluer à la route me permets de me RESSOURCER, de m'arrêter et de faire le point. Je cite Panda à la dernière route d'automne : "Dans les derniers jours avant la route, je me questionnait sur ma participation à cette route car j'ai tellement de choses qui m'attendent en ville. Mais maintenant que j'y suis, ça me fait tellement du bien !"

 

 

LA MISSION DE NOTRE MOUVEMENT -------L'un des PRINCIPES ----- Une des missions de la ROUTE

 

Former de bons citoyens !... Le devoir du scout commence à la maison !... Former des chefs !

 

Mes définitions de BON CITOYEN et de MAISON se résument à : MA FAMILLE : Réussir mes ÉTUDES dans le but d'aller chercher les connaissances nécessaires pour effectuer un TRAVAIL honnête que j'aime et qui réponds aux besoins de MA FAMILLE.

Il est tout a fait normal qu’un Routier ou une Guide-Aînée s'absente pour une raison familiale ou encore dans le cadre de son travail ou de ses études ou d'autres engagements envers la communauté.

Par contre, vivre les 240 heures avec les autres membres du clan n'est pas volé du temps aux autres activités. C'EST UN INVESTISSEMENT ! Même les profs ont des journées pédagogiques pour se ressourcer.

 

MIEUX GÉRER SON TEMPS pour atteindre une BALANCE

 

C’est inacceptable qu'un Routier ou Guide-Aînée s'organise mal pour respecter ses engagements.

 

Une réunion familiale pour fêter un évènement important prendrait préséance sur une activité de clan.

Attendre au dernier jour pour se préparer à son examen et de ce fait ne pas se présenter à une activité de clan s'est mal s'organiser.

 

 

VOTRE ENGAGEMENT À LA ROUTE doit avoir autant de valeur que VOTRE ENGAGEMENT ...

 

- dans une maîtrise

- dans une équipe sportive

- dans une activité sociale

- dans un organisme communautaire

- etc.

 

Vous avez le droit de dire aux autres instances que vous ne pourrez participer à une activité parce que vous avez déjà une activité à la route de prévue. Un agenda ça se gère.

 

 

Je réitère le fait que lorsqu'un Godillot m'annonce qu'il ne peut participer à une activité Route c'est parce qu'il a tout fait pour y participer.

 

Seule sa conscience sera juge si son absence est justifiée et ses engagements respectés.

 

Godillots...Faut que ça marche !

 

 

Écureuil gris

CC

 

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Le Mont Analogue

Salut à tous,

 

Je viens de terminer la lecture d'un livre pour l'école et je suis restée accrochée à un passage qui m'a fait réfléchir au clan et à notre devise. J'ai trouvé que la première partie pouvait bien résumer "Notre trace sur le monde".

 

La deuxième partie m'a fait penser à moi, quand j'ai de la difficulté à surmonter un obstacle et ça m'a permis de sourire. Souhaitons que ça puisse avoir le même effet sur vous!

 

Grive xxx

 

 

Lorsque tu vas à l’aventure, laisse quelque trace de ton passage, qui te guidera au retour : une pierre posée sur une autre, des herbes couchées d’un coup de bâton. Mais si tu arrives à un endroit infranchissable ou dangereux, pense que la trace que tu as laissée pourrait égarer ceux qui viendraient à la suivre. Retourne donc sur tes pas et efface la trace de ton passage. Cela s’adresse à quiconque veut laisser dans ce monde des traces de son passage. Et même sans le vouloir, on laisse toujours des traces. Réponds de tes traces devant tes semblables.

 

Si, ayant trois fois descendu puis remonté par des couloirs qui se terminaient par des à-pics (qu’on ne voit au dernier moment), tes jambes se mettent à trembler du genou à la cheville et tes dents à se serrer, gagne d’abord quelque petite plate-forme ou tu puisses t’arrêter en sûreté; et rappelle à ta mémoire tout ce que tu sais d’injures, et lance-les à la montagne, et crache sur la montagne, enfin insulte-la de touts façons possibles, bois une gorgée, mange une bouchée et remets-toi à grimper, tranquillement, lentement, comme si tu avais la vie entière pour te tirer de ce mauvais pas. Le soir, avant de t’endormir, lorsque cela te reviendra, tu verras alors que c’était une comédie : ce n’était pas à la montagne que tu parlais, ce n’est pas la montagne que tu as vaincue. La montagne n’est que roc ou glace sans oreilles et sans cœur. Mais cette comédie t’a peut-être sauvé la vie.

 

Extrait de « Le Mont Analogue » de René Daumal

 

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Ne pas se laisser déborder

L'agitation est une des grandes plaies du Monde moderne. L'homme a trop à faire et il voudrait tout faire. Comme il lui manque du temps pour y arriver il se presse, court, s'énerve, tombe dans la surexcitation ou le découragement et, pour en finir, devient intolérable, se fatigue, abrège sa vie, ne fait pas ce qu'il voudrait faire et fait à moitié tout ce qu'il fait. C'est un échec. Il faut y remédier. Un peu de maîtrise de soi, de l'organisation et un regard de Foi sur la vie peuvent y parvenir.

 

- Je suis débordé !...

-          Ne jamais le dire.

-          Ne jamais le laisser dire.

-          Ne jamais le penser, tu le croirais et ce serait désastreux.

 

- Les grands hommes font dix fois plus de travail que nous, en dix fois moins de temps. Pourquoi ? Ils savent s'organiser; ils protègent, défendent ou sont capables de reconquérir leur calme, ils se mettent tout entier dans chaque tâche.

 

- N'écris pas : je n'ai pas une minute à moi, je ne t'envoie qu'un mot... j'aurais désiré... etc. Écris immédiatement ce mot, tout simplement; tu gagneras du temps et protègeras ton calme.

 

- Ne dis pas au visiteur : "Je ne peux te recevoir qu'un instant, je ne te fais pas assoir... etc." Fais-le assoir et garde-le 10 minutes, calmement, en lui donnant l'impression que toute la journée est à lui.

 

- On te demande un rendez-vous ? Ne commence pas par protester : c'est impossible, je suis pris... etc. Puisque tu finiras par donner une date. Dis en souriant : Mais oui, volontiers, et offre la première date libre, même si elle est lointaine.

 

- Si plusieurs fois on te dit : Je n'ai pas osé vous dérangé tel jour... car vous aviez l'air très pressé; c'est grave, car bien d'autres sont venus et repartis et ne l'ont jamais dit. Or, ce jour-là, ils avaient peut-être besoin de toi.

 

- On ne se confie pas à l'homme débordé car on devine qu'il n'y a pas de place chez lui pour être reçu : il déborde! Si tu veux vivre en frère, garde toujours l'entrée libre chez toi et une ou deux chambres d'amis pour accueillir le passant.

 

- Tu as beaucoup de temps à ta disposition, mais tu passes ton temps à perdre ton temps.

 

- Tu ne gagneras jamais du temps à faire plusieurs choses à la fois. À table, lorsque tu verses à boire, tu remplis chaque verre l'un après l'autre. Dans la vie, il faut emplir à son tour chaque minute, sinon certains instants déborderont, tandis que d'autres resteront vides.

 

- Répète-toi sans cesse : pour l'instant

-          je n'ai qu'une personne à recevoir, celle que je reçois

-          je n'ai qu'une lettre ; a écrire, celle que j'écris

-          je n'ai qu'une chose à faire, celle que je fais,

ainsi tu agiras beaucoup plus vite, beaucoup mieux, avec beaucoup moins de fatigue.

 

- Dormir et se détendre n'est pas perdre du temps, c'est en gagner. L'appétit de chacun diffère. Il faut te connaître et t'attribuer exactement ce qu'il te faut pour préservation équilibre et ton calme.

    Ne prends rien de moins, tu serais sous-alimenté

    Ne prends rien de plus, tu serrais un gourmand

    Es-tu alors pressé de travail ? Offre ton sommeil ou ton loisir au Seigneur et sois en paix, tu ne perds pas ton temps.

 

- Le temps est un beau cadeau que Dieu nous fait. Il nous en demandera un compte exact. Mais rassure-toi, Dieu n'est pas un mauvais père. Il ne nous donne pas un travail sans nous donner les moyens de le réaliser. On a toujours le temps de faire ce que Dieu nous donne à faire.

 

- Quand tu manques de temps pour tout réaliser, arrête-toi quelques instants et prie. Puis établis ton emploi du temps sous le regard de Dieu. Ce que loyalement tu ne peux pas accomplir, laisse-le, même si les hommes insistent et ne comprennent pas, car Dieu, Lui, ne te le donne pas à faire. Tu n'as donc jamais trop de travail à effectuer.

 

- Quant tu as découvert ce que Dieu désire te voir faire, alors laisse tout et mets-toi tout entier dans cette tâche. Dieu t'attend là, à ce moment, à cet endroit et nulle part ailleurs.

 

 

Tiré du livre Réussir écrit par Michel Quoist

 

 

PRENDRAS-TU LE TEMPS DE LIRE CECI?

 

Je prends le temps d'écrire mes impressions sur le texte que Robert nous a envoyé avant la route d'automne:  "Ne pas se laisser déborder" (tiré du livre "Réussir" de Michel Quoist). 

 

D'abord, je dois dire que j'ai failli ne pas prendre le temps de lire ce texte, précisément parce que j'avais l'impression d'être débordée!  Et puis on reçoit tellement de messages à lire...  Et puis j'avais plein d'autres choses à faire... Et puis il était tard le soir en plus... Et puis... tant pis: je me suis volé à moi-même le temps que je pensais ne pas avoir.  Et ça m'a fait beaucoup de bien!  C'est fatiguant toujours courir et ne jamais avoir le temps...

 

J'ai vraiment réalisé qu'on a plein de temps, mais qu'on fait constamment des choix sur la manière dont on l'utilise.  C'est toujours le problème de la liberté: je gère mon temps comme je veux, mais j'ai aussi la responsabilité des choix que je fais.  Et mon travail auprès des personnes âgées m'a fait réaliser qu'au bout d'une vie, on se rend compte qu'on a souvent couru pour des choses sans importance.  Personnellement, je n'ai pas envie d'attendre d'avoir 75 ou 80 ans pour me demander ce qui est vraiment important pour moi.  Je veux qu'à la fin de chacune de mes journées, je puisse dire: »Si ma vie devait se terminer maintenant, je suis en paix parce que j'ai mis mes énergies là où ça valait vraiment la peine". 

 

Pour être moi-même dans cette étape de vie, je sais que la vingtaine est une période où on est beaucoup dans l'action et où on a besoin d'expérimenter toutes sortes de choses avant de savoir ce qu'on aime, ce qu'on veut faire de sa vie, ce qui est prioritaire VS ce qui est secondaire.  Mais je réalise de plus en plus qu'il faut en venir tôt ou tard à renoncer à être un "superman" ou une "superwoman" qui peut tout faire, être partout à la fois et toujours pousser la machine à fond.  Bref, il faut accepter qu'on soit limité et faire des choix en conséquence.  Vouloir en faire trop est égoïste alors que faire des choix (donc renoncer à certaines choses) permet de bien faire ce qu'on a choisi de faire et d'être plus disponible (d'esprit et non seulement de corps) à ceux qui croisent notre route et qui cherchent en nous une oreille attentive et une présence de qualité. 

 

La société nous encourage à être hyper productifs... On voit ce que ça donne: burn-outs, dépressions, rage au volant, déshumanisation des services de santé et des services sociaux.  Je n'ai pas envie de me laisser entraîner dans ce courant de folie car je sais que ça ne peut pas me rendre heureuse ni rendre mon entourage heureux.  Et puis je me dis que Dieu doit bien rigoler à nous voir courir à s'épuiser pour des riens, Lui qui sait mieux que nous où est l'essentiel... 

 

Alors, chers Godillots, je vous félicite d'avoir lu ce message jusqu'au bout et je vous mets au défi d'exprimer à votre tour vos commentaires (même brefs) sur le texte que Robert nous a envoyé.

 

Faut que ça marche! (pas que ça courre!)

Huard

 

 

Et moi je vous dis...

 

ALLEZ JOUER DEHORS!

 

Laissez votre travail, vous buchez trop dessus, vous vous acharnez et savez que vous n'êtes pas productif.

 

Laissez votre programme de télévision, une tempête comme celle-là n'arrive plus souvent.

 

Bénissez les Dieux de ne pas avoir entendu parler des réchauffements climatiques.

 

Appelez votre petit frère ou votre petit neveu et prenez-le comme excuse pour aller glisser au parc.

 

Baribal, qui est allée en salopettes de neige au CEGEP.

 

 

PRENDRAS-TU LE TEMPS DE LIRE CECI? 

 

Bonjour à tous,

 

J'ai terminé ma session hier soir! Enfin me direz-vous... je ne sais plus.

 

J'ai passé une session folle, ultra demandant et super énergisante. J'ai sentie que je me réalisais, que je me retrouvais et que j'ai choisi le bon chemin. Je me suis souvent sentie dépassée par la situation, j'ai accumulée les nuits presque blanches, mais je réalise que ça en a grandement valu le coup. Je me sens bien!

 

Au courant de la session, il m'est arrivé souvent de devoir annuler des choses que j'avais de prévues... parce que je devais mettre mes priorités aux bons endroits. Il m'est arrivé de me dire que le rythme de vie que je menais ne faisait aucun sens parce que je ne faisais que penser à mes travaux, mais j'ai réalisé, cette semaine, que c'est ce qui fait la différence entre les autres et moi. Quand je décide de m'investir, je choisis de le faire à fond.

 

Lorsque j'ai reçu le fameux e-mail de Robert, je me suis sentie interpellée, je l'ai lu et j'ai compris que je faisais les bons choix.

 

Durant quatre mois, j'ai eu l'étrange impression d'être en hibernation, complètement déconnectée de la réalité, parce que j'ai choisi de tout donner pour l'architecture. La semaine dernière, alors que je voyais venir la fin, j'ai pris cinq minutes pour écrire à des amis et leur donner des nouvelles. Quand j'ai vu les réponses, j'ai su que mon hibernation n'avait rien changé, que les liens étaient toujours les mêmes, même si plusieurs mois s'étaient écoulées sans que nous ne nous soyons vus ou parlés...

 

Ce que j'essaie de vous exprimer, c'est que malgré tous les travaux que j'avais à faire, j'ai pris le temps de m'arrêter certaines fois, pour penser aux gens que j'aime, pour réfléchir aux véritables objectifs que je vise, pour lire le texte que Robert a envoyé. Ce temps d'arrêt m'a permis de réaliser que je suis bien et ça, ça vaut de l'or quand on court partout et qu'on ne sait plus vers quoi...

 

Grive xxx

 

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Être libre

Pour beaucoup, la liberté n’est que la libération de toute contrainte, la possibilité de faire n’importe quoi, n’importe où, n’importe quand…

C’est une caricature de la vraie liberté!

Être authentiquement libre suppose un total détachement de soi pour un attachement supérieur.

Il faut conquérir SA liberté.

La liberté humaine est toujours limitée.

Seul Dieu est entièrement libre.

Sur terre, l’homme le plus libre, c’est celui qui s’approche le plus de Dieu, qui est le plus uni à Lui.

 

 

La liberté, c’est le plus beau cadeau de Dieu à l’homme.  Par amour, Dieu veut l’homme authentiquement libre.

 

La plupart des hommes se croient libres lorsqu’ils peuvent dire :  « Je fais ce que je veux »…

Lorsque je n’ai aucune contrainte

Lorsque je peux satisfaire toutes mes impulsions, mes instincts

Cette liberté est celle de l’animal sauvage, mais non pas celle de l’homme.

 

Même étendu sur un lit, complètement paralysé, même au fond d’une cellule de condamné, si tu le veux, tu peux demeurer libre… car ta liberté ne se situe pas au niveau de ton corps, mais au niveau de ton esprit.  Rien ni personne ne peut t’enlever la liberté car rien ni personne ne peut emprisonner ton esprit.

 

Si tu veux être libre, il faut te battre contre toi, il faut conquérir TA liberté.

 

Tu es esclave de toi, de ton passé, de ton milieu, des choses...  Tu n’es pas libre tant que tu n’as pas construit en toi l’homme debout en subordonnant à ton esprit ton corps, ta sensibilité, ton imagination.

 

Ce ne sont pas les choses qui s’attachent à toi, c’est toi qui t’attaches aux choses.  Tu te livres à elles en esclave.

 

Plus tu auras :

D’affaires dans ton bureau

De linge dans ton armoire

De CD dans ton classeur

D’argent dans ton portefeuille...

Plus il te sera dur d’être libre, parce que tu auras plus d’occasions d’être « attaché ».  Te détacher, c’est te rendre libre.

 

Être libre, ce n’est pas être indifférent.  Il est normal que tu goûtes, que tu sentes, que tu éprouves, que tu te réjouisses en face des choses et des hommes, mais il faut que toutes les attirances, les jouissances ou les souffrances ne brouillent pas ta raison dans le choix de ta route, ne contraignent pas ta volonté dans la décision de la suivre.

 

Si tu es libre pour n’importe quoi, tu n’es pas vraiment libre, mais condamné à l’indécision, l’instabilité et l’angoisse.

 

La vraie liberté, c’est la possibilité que tu as, une fois détaché et maître de toi, de CHOISIR et de suivre toujours la route du bien.

 

Les caricatures de la liberté :  indépendance, possibilité de satisfaire tous ses désirs ou ses caprices.

 

L’obéissance authentique suppose la vraie liberté, mais la vraie liberté se nourrit d’obéissance.

 

La vraie liberté s’épanouit dans l’obéissance à Dieu.  En se faisant obéissant jusqu’à la mort, Jésus a gagné pour toi la vraie liberté.  En  renonçant à ce qui est mal, tu te libéreras de l’esclavage et tu ressusciteras avec Lui à la vie libre.

 

Tiré du livre « Réussir » de Michel Quoist

Économie et humanisme

Les éditions ouvrières 1961

 

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Se marier

Combien de jeunes pensent, en sortant de l’église : « Enfin nous somme mariés, le but est atteint, tout est fini, nous n’avons plus qu’à cueillir la joie! »

 

Ils ne savent pas que tout commence, qu’ils ne sont point à l’arrivée, mais au départ. Ils ignorent qu’ils devront se marier chaque jour pour réussir à devenir « UN » Ils ne réalisent pas que très vite ils se décevront l’au l’autre s’ils ne se donnent pas, en Dieu et par Dieu, un amour infini.

 

  • Quand ta voiture est mise en route, abandonnes-tu le volant et les pédales, sous prétexte que, maintenant, elle roule ?

Quel que soit l’âge de votre foyer, vous n’êtes et ne serez jamais totalement mariés. Il faut vous marier tous les jours. 

  • Marier vos âmes, c’est mettre en commun – par la confidence -  toutes vos idées, vos réactions, vos impressions, vos hésitations, vos regrets, vos projets, vos rêves, vos joies, vos découragements… tout votre monde intérieur et  son évolution.
  •  Ne triche pas avec l’autre, et avec toi-même. Regarde-toi, exprime-toi : c’est dans la confidence sincère que vous pourrez vous unir. Si tu restes secret, tu ne pourras aimer.
  •  Vous vous arrêtez

Pour décider de l’achat d’un meuble,

Pour discuter de votre budget,

Pour préparer vos vacances.

Vous surveillez le poids de votre enfant.

Vous enregistrez la progression de sa taille.

Vous observez le rendement de ses études.

Vous arrêtez-vous régulièrement pour contrôler l’approfondissement de votre mariage ?

Êtes vous aujourd’hui plus « UN » qu’hier, et demain le serez-vous davantage encore ?

 

  • La fleur accepte de se transformer pour devenir fruit.

Le fruit accepte de se transformer pour devenir graine.

La graine accepte de se transformer pour devenir arbre vivant.

Si tu veux aimer, il faut accepter de te laisser transformer, car par l»’amour, vous vous ouvrez mutuellement à une nouvelle façon de voir, de sentir, d’agir, de comprendre, de prier.

 

 

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Accepter son foyer

Rares sont les hommes qui ne perdent pas au moins un peu de leur temps à regretter d’être ce qu’ils sont, ou de n’être pas ce qu’ils voudraient être.

 

Dans le cas des foyers, les occasions de regrets sont multipliées. Beaucoup d’époux pensent qu’ils ont raté leur mariage, ils « se supportent » l’un l’autre.

 

Accepter l’autre tel qu’il est, tel qu’on l’a découvert au fil des jours, cesser de s’accuser mutuellement, dépasser l’échec apparent, telle doit être la volonté de l«’un et l’autre, s’ils veulent réussir leur foyer.

 

  • Renonceras-tu à bâtir cette maison parce que le matériau livré ne correspond pas à la commande ?

Jetteras-tu la laine de ton tricot parce que le patron ne donne pas ce qu’il annonçait ?

Abandonneras-tu ton enfant parce qu’il n’a pas le tempérament et le caractère que tu espérais ?

Renonceras-tu à construire ton foyer parce que ton mari n’est pas celui que tu avais rêvé, parce que ton épouse n’est pas celle que tu espérais ?

 

  • Si tu as épousé ton rêve, tu as agi comme un adolescent. Ne t’en prends qu’à toi seul et n’accuse pas ton conjoint de n’être pas celui que tu avais imaginé.

 

  • Si tu es déçu et que tu restes sur ta déception, malgré toi, tu le montreras, et si tu le montres, tu éloignes l’autre un peu plus de toi, car l’autre – pour s’approcher – a besoin de confiance.

 

  • Tes regrets sont autant de barrières qui séparent, alors qu’il faut unir.

 

  • Il n’est jamais trop tard pour épouser en fin celui qui partage ta vie. Il faut seulement que tu te décides.

 

  • Tu ne peux pas faire ménage à trois. Ton époux, toi, et ton rêve. Si sérieusement tu veux te marier, divorce avec ton rêve.

 

  • Si tu ne peux pas bâtir un château, tu peux au moins bâtir une chaumière, mais tu ne te plairas pas dans ta chaumière tant que tu rêveras encore à ton château.

 

  • Tu es décidé à rompre avec ton rêve, à abandonner ton château…Est-ce refuser tes illusions ? Non pas, tu ne les supprimerais pas.

Commence par pardonner à ton époux, car tu ne lui as jamais pardonné de n’être pas celui que tu avais imaginé.

Offre à Dieu ta déception, ton rêve brisé et tout ce qui a vécu en toi de regrets, de rancœurs et de découragements.

Accepte enfin profondément la RÉALITÉ de l’autre, et celle de ton foyer.

 

  • Il ne s’agit pas de « refaire ta vie », mais de te refaire.

 

  • Peut-être ne l’as-tu jamais aimé authentiquement, le désirant pour toi ?

Il ne t’a peut-être jamais aimée authentiquement, te désirant pour lui ?...et vos deux égoïsmes se sont pour un moment réunis, vous donnant l’illusion de l’amour.

 

  • Même si l’affection sensible apparemment est disparue, tu peux l’aimer, tu peux vouloir son bien.

Mais lui…! Mais elle…!

Ne juge pas l’autre, mais juge-toi. Si réellement il ne t’aime plus, aime-le davantage et gratuitement. Rares sont les personnes qui résistent longtemps à un amour authentique. C’est en amant que tu l’aides à aimer.

 

  • Tu penses toujours : il m’a déçu.

Pense donc aussi : je l’ai déçu.

C’est lui qui a commencé !

Alors, chacun son tour, et recommence à l’aimer avec un cœur tout neuf.

 

  • Si ton verre est vide, tu peux le remplir. Mais s’il est plein !...

C’est la profondeur de ton âme qui mesure la profondeur d’amour que tu reçois.

 

  • Tu dis qu’il a tous les défauts.

Tu disais qu’il avait toutes les qualités.

Hier tu te trompais, aujourd’hui également.

Il possède qualités et défauts, et tu dois tous les épouser.

 

  • Ce n’est pas ma faute, il a changé !

N’est-ce pas toi qui a changé ?...et s’il a changé, pourquoi t’en étonner ? C’est un vivant que tu as épousé et non une image figée. Aimé n’est pas une option d’un moment, mais de toujours.

 

  • Aimer un homme, aimer une femme, c’est toujours aimer un être imparfait, un malade, un faible, un pêcheur…

Si tu l’aimes vraiment, tu le guériras, tu le soutiendras, tu le sauveras.

 

  • Aimer, ce peut-être – à la limite – souffrir une vie entière; puissent ceux qui y décident d’aimer y réfléchir avant de s’engager.

 

  • Le sacrement de mariage a consacré votre union, il vous aide à la réaliser chaque jour.

Au cœur de votre foyer, seul le Christ pourra racheter l’égoïsme et restituer l’amour, mais pour venir chez vous, aujourd’hui comme hier, Il a besoin d’un OUI.

 

  • Accepter son foyer, c’est accepter l’autre, mais c’est aussi accepter Jésus-Christ Sauveur.

 

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FLOTS BRUNS

Être novice, ce n’est pas transformer les autres,

Pour en faire ce qu’on est soi-même,

En leur imposant ses idées et son action;

En les poursuivants de recommandations, de défenses et de préceptes.

 

Être novice, c’est vivre une vie vraie et authentique, dans une maison ouverte.

 

Que ceux qui veulent venir, viennent; et jamais la porte se ferme, ni les fenêtres;

Car le novice vit aux yeux de tous, pour tous, avec tous.

 

Un novice exige beaucoup de lui-même; presque rien des autres.

Il est sévère pour lui-même; indulgent pour les autres.

Il sait bien qu’il n’est pas facile de faire les choses

Et que presque tout demande un effort.

 

Un novice, c’est un compagnon que tu as reconnu meilleur que toi

Et auprès duquel tu te sens devenir meilleur que toi-même.

 

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