Une ruelle, impasse qui ne mène nulle part sinon qu’a cet escalier archi connu. Les rires et le partage du passé ont fait place au silence halluciné désespéré et t’y vois plus rien à cinquante mètres. Tout t’es étranger, seule cette ombre complice te suit, te poursuit, te hante, te crève, te détruit en un rêve mort né. Rien ne sert à rien et la nuit ne fait qu’agraver ton désespoir certain. Tout est fake et tu t’en rend compte dans un dernier délire inmaitrisé, inmaitrisable. Tu n’es que l’ombre de toi-même, tu es devenu cette seule ombre qui n’existe pourtant que par l’intermediare d’une réalité.
Mais cette réalité tu l’a perdue, t’a perdu pied, tu n’es
qu’un souvenir halluciné dans la mémoire des autres, dans leur oubli
inconscient. Au fil du temps tu es devenu tout ce que tu ne voulais pas être.
Mensonge vivant, horreur à ta beauté. Sauter encore une fois dans ce vide,
faire tomber la pluie, faire péter l’orage, se crucifier sur l’hôtel du
pourquoi hurler une peine silencieuse incompréhensible. A quoi bon tout ça,
c’est du connu, du rabâché de l’archi connu. Fake de the end à the beginning. You got to go the other way round.
En un tremblement tu recules, t’en détourne en courant, les larmes coulant le long de ton visage, ta mémoire, amie fidèle se fait ennemie alors qu’elle te balance tous ces souvenirs inutiles ne pleine gueule. Haletant, courant de toutes tes forces, encore plus vite, toujours plus vite, à la vitesse de la lumière, du son, 334 mètres par seconde. La est l’unique vérité, la tienne. Après tout que peuvent savoir les autres ? Leur propre vie, leurs propres faiblessses, que sait on de l’autre sans partage? Et ce dernier se résume-t-il seulement à des phrases pseudo réconfortantes inutiles car mensonges de toute efficacité, inutiles de leur utilité apparence ? …
Tu n’es plus ce dont j’ai besoin. Je ne me confierai plus à toi, je ne ferai plus ce premier pas, je suis fatigué de moi, de toi. Je ne tendrai plus mes mains aux doigts tordus d’espoirs inutiles. Je ne t’attendrais plus pendant des heures alors que toi pendant ce temps tu vivra ta vie, je ne serai plus ton petit pantin par procuration. Je me détournerai de toi, j’irai vivre ma vie, mes rêves, même si je doit les perdre en chemin, même si je dois me foutre en l’air, autant le faire pour quelqu’un qui le comprendra. Tant pis si t’es aveugle, sourd, insouciant, inconscient de tout ce qui t’attend. Ton tour est passé. Mon moi a besoin de moi et je le laisserai pas tomber en chemin.
Je le ferai vivre au grand jour, comme jamais avant, je ferai tout ce qui est possible, et même l’impossible me fera rire, je porterai mes échecs comme un étendard en affichant mes faiblesses et en pronant mes forces. Je deviendrais en fin le centre de mon univers, le centre de l’univers, je jouerai ce jeu que tu m’a opposé si souvent sans même t’en rendre compte. Je ne serai toi que par l’intermeéiaire de mon moi et plus pour les autres, jamais plus pour toi, rien que pour moi.
Car des dernières forces qui
me restent, je sais enfin reconnaitre ceux qui sont les plus importants
autour de moi et tout le reste peut partir en fumée, au moins, très loin, si
loin de moi que même toi tu ne te verra plus, tu ne te reconnaitra plus. Parce
que je me relèverai enfin de mes cendres et allumerai le feu qui te consumera.
De toi je ne garderai que ce que toi tu aura emporté dans tes souvenirs
mensonges. Donc tout ce qui te semblait futile, tout ce que tu n’a pas avoué. J'oublierai tes je sais tout, tes regards supérieurs, ta façon de me juger sans l'avouer, ta sincérité inutilement maquillée et tes silences meurtriers.
Parce que la vérité est toujours là ou on ne la reconnait pas, là ou on ne la vit pas. Je la suis donc puisque tu m’a oublié. Alors laisse moi passer…A tout jamais, pour le restant de ma temporelle eternité.
Cause I have to Get up and Stand the Fuck up.

Dream yourself awake
Can’t make it through the night
Wicked dreams will haunt you
When the morning light shines
You try to find your way outside
Just another day
You try to let them shine
The people disappoint you
Makes you wonder why you cry
You can almost see the end of you
Refrain :
So come on stand up
Yeah put your hands up
It ain’t wrong to be strong
And it’s gonna be gone
And then they won’t come back to you
No no no no
Wake up
Try not to break up
If they’re holding you down
Then you rise to the top
Cos you’re a bad bad girl
And you just can’t stop
No no no
Give yourself a break
Listen to your heart
Let your conscience guide you
Never let your guard down
Find out the best of you
Everything you do
And what is done to you
Doesn’t have to change you
It only makes you stronger and stronger
The more they take away from you
Refrain
You won’t lead no beggars life
And you sure don’t need their bad advice
Or their five cents worth of what they think of you
Sometimes they’re not so into you
Keep your head up above that line, you know
Everybody loses sometimes
Shame shame shame
The things they’ve done to you
Bruit sourd. Ca grogne quelque part, dans le collectif inconscient, dans le tout, le rien inconnu. Une bombe, prête à exploser, quelque part, entre ici et l’inconnu. Milles et unes vies, milles et unes sensations, milles et un cœurs battants, combats désespérés de mensonges remasterisés sur le réseau cablé. Safe text. On se dit qu’on s’aime, en absences, en fréquences, en ondes de chocs indirectes. Nos vies ne sont que fausses joies, libertés enchainées, oui mais demain. Demain, surement, j’irai de l’autre côté. Pas envie de tout remettre en question, je pourrai me saborder, pas envie de tout recommencer, trop lourd à porter. Avancer et reculer, va et viens perpétuel, incontrôlé.
Elu produit de l’année, quelque chose ne va pas, ne pas se l’avouer, ne pas espérer connaitre la fausse vérité. Contradictions mineures. Bombes en silences, quelque part file le temps, quelque part meurt l’espoir, quelque part mais pas ici. Tout mais pas ce que jacques n’a pas dit. Vivre, voler, chanter rêver, bonheur certain, forcé, normalité reniée. Embrasser le pont alors que l’on voudrait embrasser la vie. Pas grave, roule que tu te dis. Bruit sourd, ça grogne, ça gronde, rapproche toi, plus près, encore, de ton écran, de son absence reniée, de cette virtualité qui te détruit alors que tu crois qu’elle te crée. Mensonges.
Tout est là au creux de tes mains, au fond de tes yeux, dans le silence de ta chambre tu rêves ton unique cauchemar. Chambre avec vue. Tu ne le sais même pas que tu crèves à petits feux. Tu te recroqueville dans ton univers, fou d’une douleur inconnue jusque là, reniée, comme toutes ces vérités que tu croyais mensonges. Tortue, tu es devenu. Et ce cœur qui ne se tait pas, qui bat plus fort, plus vite, le manque s’installe, te rend fou allié, fou de ta seule vérité. Pourquoi t’es pas là ? Pourquoi tu t’en vas. Hein? Halluciné. Tu te souviens de tes jours de lycées et crois que là tout avait commencé, mais t’avais pas pigé. Ce n’était que le début de ce délire temporel que tu subis cloitré dans ton appart, cloitré dans ta chambre, rivé à l’écran de l’ordinateur, enfermé dans le texto de ton téléphone. Tu hurles un cri inaudible alors que tes cordes vocales explosent pourtant une à une. Et tu crèves, comme crève un rêve, par la réalité trop vite bouffé. Tu hallucines et voit ton passé partir en fumée.
Bombe. Ouais, t’es une bombe, une machine de guerre. T’a tout eu, t’a tout vu, tu t’es même pas rendu compte que dans ton succès tu ne faisais que délirer. Croyant à la jalousie des autres, croyant à ton bonheur factice. Le silence se fait enfin mais tes oreilles sifflent. Un bruit strident, à rendre dingue ta carlingue dégoupillée, prête à sauter. Alors que la nuit s’achève, il ne reste sur le sol qu’un texto, un de ceux que tu n’as pas lus…la poussière se soulève pour recouvrir tout ce que tu n’es pas, ce que tu n’as jamais été, l’indispensable tant espéré. Déjà l’oubli s’installe. Déjà tout ton univers est effacé, et déjà l’oubli s’installe.
Safe Text…Et si en choisissant la virtuelle proximité tu avais précipité ta chute en des contrées…Inconnues, même pas oubliée car jamais souvenues…Safe Text…proximité éloignée d’une vie à tes côtés pourtant rêvée…
Rien ne ressemble à rien ici. Sans toi, toi l’oubliée, toi l’aimé, toi l’irremplaçable, celui, celle à qui je m’offrais, moi et mon grand rien , moi et mon petit tout. Le soleil a du mal à sortir et j’ai pas envie de marcher, pas envie de voir ces gens, cette inexistence, ces révoltes contre la suppression des postes d’enseignants. Tout est si insignifiant, tout est rien, le rien est tout. Simple. Limpide, à en faire couler ces putains de larmes sur mon visage. A me voir, moi avec mon sandwich à la main, comme un con sur cette place déserte, je serai capable de prendre un flingue et de tout exploser, surtout tout ce que je ne suis pas, tout ce que je crève d’être. Et ces larmes qui ne sont pas loin, aux bord de la falaise de mes yeux. Les retenir parce que ça sert à quoi ?
Et nous autres, là, nous les grands hommes, sur ces places dressées à notre intention, pour fêter nos réussites, notre futur ; où en est le sens, où est la boussole de notre vie ? A quoi ça sert tout ça si on n’a pas ceux qui comptent le plus à notre cœur auprès de nous ? Les gens passent alors que le brouillard ne quitte pas l’écran de la vue aveugle. Les pas se font lents sur cette avenue des champs Levallois sans âme, au son d’un rap des jours malheureux, je me prend la tête entre les mains alors que je vois ce bonheur apparence autour de moi. Comment font tous ces gens pour traverser cette place, ces rues piétonnes, où tout est dessiné, où tout est prévu, calculé, même sous Louis XVI on a rien fait d’aussi horrible. Pourtant les architectes étaient là aussi. Faut-il croire que tout ce qui reste de l’être humain n’est que prévoyance, technologie, froideur de la réflexion et mort des sentiments ?
Rien ne sert à rien. Et puis cette couleur quasi uniforme qui donne la nausée, la vraie, celle qui fait grandir cette boule au fond de la gorge, avec son gout âpre et amer. Aucune saveur, même la mort ne serait pas une délivrance ici. Tout s’active, les gens sont de bonne volonté pourtant, adorables la plupart du temps. Mais rien n’y fait, la fontaine de leur vie a beau s’écouler lentement devant mes yeux, je n’y vois rien. Rien. Rien qu’une vie menée par le boulot, les 35 heures, la vie de famille, les impôts, les salaires. Bref, tout est prévu, y’a rien qui gène.
Etranger. Ca doit être ça. J’suis un étranger. Y’a rien à foutre ici, j’ai rien à foutre ici. C’est pas ma place, pas la vie dont je rêve. Rien qu’une épreuve de plus, faut-il en subir tant pour devenir quelqu’un ? Et se rendre compte au soir de sa vie qu’on est rien ? Ou ne jamais se rendre compte ? Et si l’intelligence, la sensibilité étaient les pires des armes que l’on pouvait donner à un être humain dès sa naissance ? Qui d’entre nous peut définir l’intelligence, la raison, la folie. Ceux qui savent toujours tout ? Quand on a tout on a rien. Mais à qui le dire ? A qui le faire comprendre ?
La beauté n’est rien sans âme…Et je traine, comme une unique illusion, en un unique cauchemar, quelque part dans l’inexistence de cette journée. Alors que le soleil apparait dans ces ruelles inutiles, et que la fontaine gelée éteint enfin ses grands jets d’espoirs ridicules, je tourne le dos à un passé qui m’a construit. Plus qu’aucun autre. Et je sais tout le reste. J’en crèverai pour mieux renaitre. Tel le Phoenix. Parce que là est toute la logique. Se détruire, s’oublier, se donner pour pouvoir renaitre de son cauchemar heureux, malheureux, et construire son rêve dans la froide réalité de la vie. Pour l’illuminer, la faire halluciner et disparaitre enfin. En un unique râle d’incompréhension…
Tu manques tu sais.



Un rythme. Il te faut bien un rythme mon vieux. Quoi ? Un quoi ? Un beat. Un truc qui te défonce gentiment, méchamment, diaboliquement. Tu peux traduire ? Viens, je t’emmène avec moi, tu comprends vraiment rien toi, t’es lourd à force. L’âme sent que ça va pas fort, et le cœur battant de son rythme normal se fatigue de devoir toujours ressasser ces mêmes phrases. Boum boum boum. Mais pour qui ? Pour quoi ? Pour soi ? Ca ne sert à rien. Juste à recracher la normalité affligeante de la vie et des gens. Pas cool pour un sou.
Avance que je te dis. Mais ou va ton ? Tu verras bien, avance je te dis. L’endroit est blindé de monde, ça monte ça descend, ça court, ça lit, ça vit sans le savoir, sans s’en rendre compte. Tout n’est que sourires façades, bonheur virtuel, contenu, faut pas montrer trop fort que ça va, faut juste faire comprendre quand ca va pas. C’est la vie ça. Rire quand il faut, mais pas trop fort, dire tout derrière un rideau de sincérité mensongère. Pour ne pas s’attirer les foudres, dire la sincérité sans la vivre, parce que ça réclame trop d’efforts et qu’on attend toujours ce quelque chose en retour. Générosité zéro sans récompense. Et le dire, le penser même serait se faire traiter de menteur. De fou furieux. Causez toujours votre langage silencieux. Ce n’est pas le mien.
Monte les escaliers que je te dis. Quoi ? Quoi ? Mais pourquoi tu me pousse ? Ben pour faire monter l’adrénaline mon vieux ! T’a l’air tout flyos là, je vais te requinquer un coup. Rgnrein ? Casque sur les oreilles. Tu sais pas pourquoi, tu t’en fou, quand ça va pas la solution est là. Le rythme te pénètre comme un torrent dévastateur et démoli toute mémoire inutile. Le néant de la liberté ouvre enfin ses portes alors que tu entends cette voix si particulière et tu sens déjà le battement de ton cœur revivre sous les coups de butoirs du Beat de la bête qui est en toi. Droite gauche, haut bas, peu importe l’ordre mon vieux, pourvu que tu gardes toujours le rythme. Pourvu que tu te foutes du regard des gens, pourvu que tu sois libre.
Bon alors mon vieux, l’éclate hein ? C’te pas la folie ce morceau ? Comme dirait Little Richard, My my myyy…Ca fait pas ouap dou ouap m’enfin ça y ressemble. Et juste en face, y’a un mec. Aussi fou, aussi libre, aussi déjanté, aussi généreux que toi. Les jambes trahissent sa liberté, il esquive des pas de danse sur le sol de la normalité. Alors qu’il se baisse pour effectuer une belle pirouette, vos regards se croisent. Sourires réciproques. Et si la clef du Bonheur était là ? My my my Forever. De secouages de têtes en claquements de doigts et de conversation sur la musique en éclats de rires, tout se termine par une poignée de main.
Le rêve repart vivre sa vie alors que le chemin de la vie reprend son droit. Le voyage fut court mais intense. Inoubliable. Bouffe la vie de temps en temps, dépasse l’apparence, les gens, met toi en transe avec un bon beat flanqué à tes shoes. Parce qu’un jour ou l’autre la vie te bouffera, prend ton pied avant qu’elle ne le prenne. 50-50. Qui perd gagne ? Et si c’était l’inverse ?...
Ce serait tellement mieux…et du coté des Clubbers la solution existe déjà…Tu nous rejoins quand ?...
My My My) My My My
Whoa) Whoa
How'd we ever get this way?
Where's it gonna go?
My My My) My My My
Ooohweey) Oooh
How we gonna make it through it?
Whats it gonna take to do it?
I get this feeling, it's taking over
You ain't here so, I rely on me
But still I'm waitin', and still I've fallen
But baby we ain't talking, and I can't let that be
Spending all my time...
Tryin' to make it into what it was before.
If I could turn back time...
You will be the first to know the only one worth waiting for
[Chorus]
Sad and mournin'
Still I'm drainin'
Oooh anything to say what's come this way
But we can have it
If I want it
So baby jump up on it
And ride the clouds away
Spending all my time...
Tryin' to make it into what it was before.
If I could turn back time...
You will be the first to know the only one worth waiting for
[Chorus]
Ils trainent, de page en page, de feuilles en feuilles, de coins de tiroirs en longues lettres, ils sont notre pensée notre parole notre tout notre rien, on les prononce tous les jours, tellement, jusqu’à les oublier, jusqu’à ne plus les maîtriser qu’en apparences trompeuses, en jeux, en cachettes, en devinettes, ils sont là, traces du passé, vérités que l’on ne peux pas dire mais simplement écrire, parce que le dire serait les tuer, quand on parle on a du recul, le mensonge n’est jamais loin, quand on écrit tout est différent, pas de mensonge, chaque mensonge se transforme en flashback sur les mêmes touches, pour retoucher, corriger, mentir de son mieux, faire du beau.
La parole est l’ultime façon de se dire que l’on est sincère alors qu’au final on ne l’est jamais, on ne peut l’être, parce qu’on oublie ce que l’on est en soi pour faire parler l’autre, cet être façade, et il arrive qu’on se plante. Etrange, le cœur arriverait-il jusqu'à ces abyssales visions orales ? On est perdu parfois parce que l’autre est là et on ne sait plus quoi dire, ou comment le dire, tout se mélange, il en ressort un brouhaha incompréhensible, le terrible jeu des devinettes, des je ne t’ai pas compris, des regards éberlues peut commencer. Et on se perd parce que le cœur gagne le combat et que ce bestiau là qu’on le veuille ou non o ne le maitrise pas.
Les mots, une arme facile pour les simples d’esprits qui ne voient en eux qu’un simple moyen de communication. Simplicité du vocabulaire, putain de vie, le chemin du cœur n’est pas loin pourtant. Un soir, en ouvrant des pages, virtuelles, réelles, en décachetant des lettres, on tombe sur ces mots qui nous ont construits. Amis ; proches, parents, rencontres d’un jour, d’un soir, qui sait ? On voit, puis on lit et enfin on regarde. Logique ? Pas tant que ça. Qui d’entre nous s’intéresse au moi interne des mots ? Qui de nous peut prendre le temps de voir ce qui doit être vu et si peu oublié alors que file le temps, mensonger à lui-même, à sa propre existence que les créateurs du silence essayent sans arrêt de faire mentir ?
Il ne reste si peu du passé que ces mots, ces seules vérités, ces bouts de phrases, de cœur. Ces bouts de ce nous, que l’on ne connait pas, que l’on ne connaitra peut-être jamais ? Mais eux restent là, miroir de notre vie, de cette réalité que l’on a toujours écarté par faiblesse. Faiblesse de nos propres peurs face à cet inconscient qui nous prend par force, comme un viol. Faiblesse par ce tu que l’on ne connait pas et que l’autre nous renvoie, comme une balle de tennis qui viendrait se heurter à notre propre filet. Alors qu’on hurle à notre partenaire de mieux jouer. Dialogue de sourd des deux cotés donc. A moins que l’autre tente vraiment. Et qu’il reçoive notre message, celui que l’on pense ne jamais avoir envoyé. L’autre est là et comprend. Nous, nous sommes enfermés dans notre certitude d’être les seuls à Maîtriser le contenant et le contenu.
On ne maitrise rien sans le bruit sourd de ce cœur que l’on se refuse à connaitre. On ne connait rien sans l’écoute attentive. On oublie tout dans ce bruit perpétuel alors que les mots ne sont que ce silence que l’on rejette, par peur d’un acouphène qui ne viendra jamais que dans notre inconscient, notre cœur étant aveugle et sourd de notre inexistence…
Un parc. Le soir tombe doucement et le vent se lève. Une feuille tombe à mes pieds et une goutte tombe sur ma joue. A croire que ces larmes ne se sont jamais arrêtées de couler. Au final, la source reste la même. L’au delà, l’au-delà des sentiments morts nés, l’au delà d’une vie inutile, vécue par procuration, par défaut. L’éternité c’est si petit quand on ne la vit que tout seul. Les gens partent vivre leurs vies et je reste là à regarder ce ciel qui s’assombrit.
Mes pas me trainent vers ces images du passé, et je revois tous ces moments perdus, et si présents pourtant. Comme une injure a tout ce que j’ai été, à tout ce que je ne suis plus. C’est si simple de faire semblant. Si réconfortant de se regarder dans le mensonge de la vie et de se dire que tout va pour le mieux, qu’on est heureux. Si dur de tout renier pour vivre sa vie, celle que l’on a toujours rêvé, dans cette réalité grillagée de normalité. Tout me semble faux et je me déteste enfin alors qu’apparait ton portrait. L’image est encore plus précise et le souvenir plus vivace qu’aux premiers instants.
La réalité de ma propre inexistence me rejoint enfin et me prends par la main pour m’emmener, le temps d’une chanson, au cœur de ce cœur qui n’a pas voulu de moi. Viol conscient, viol consenti, la musique masque enfin le bruit du vent et je me revois entre ses bras, plongeant mon visage au creux de son cou, le silence de nos éclats de rire me rend une audition apparence, inutile, pleine de fausses notes. Son silence, je ne voulais que ça, son regard, et cette chanson. Pourtant au milieu de tout ce bonheur, la pluie interne ne fait que redoubler d’intensité. Et alors que je souris mes larmes coulent. Qu’y a-t-il de plus beau qu’un orage passager donnant naissance à un arc en ciel alors que tombe encore une pluie fine, presque imperceptible ?
Mais tout se dissout enfin alors que l’horloge du clocher de ce petit village me ramène à la réalité. Rentrer, par ces rues mornes, revoir tout ce qui n’a pas d’importance. Ce métier, ce bien-être, cette libérer de faire ce que l’on veux quand on veux. La liberté ne s’achète pas, elle se subit. On ne peux pas acheter ce dont on ne connait pas le prix et l’enfermement consenti n’a pas d’égal si il permet de faire battre deux cœurs qui doivent être unis. La porte de cette maison vide claque derrière moi. Je monte à mon bureau et revoit ton visage, a quoi bon de vivre sans t’avoir près de moi ? A quoi bon t’écrire, suivre tes aventures alors que rien ne nous unit plus ? Et ou est la logique de tous ces souvenirs ?
Tu trônais sur la vie, sur ma vie, celle d’un garçon qui vivait sa vie en décalé, découvrant ses premières amours au moment même où les autres leurs tournaient le dos. Tu étais mon tout alors que je savais dès le début que tu serais mon rien, la chute finale de mon ascension vers ce bonheur mensonger. Je ne t’effacerai jamais, et j’écrirais encore ton nom pour de longues années, qui que tu sois et quel que soit ton nom. Je t’ai rencontré, je t’ai aimé, je t’aime, je t’aimerai et peut-être même ne le sauras-tu jamais. Mon amour ne se divulguera plus en roses, en mots, en rires factices et inutiles. Il sera tiens quand tu en auras besoin. Car, que tu le veuilles ou non, ton souvenir est le seul à faire battre un cœur de pierre qui ne fait que rouler au bas de cette pente pour finir sa vie en une chute abyssale vers cet oubli collectif contre lequel il n’a cessé de se battre.
Pour à rien.

Je suis. J’étais. Ils sont. Ils sont restés. Je suis parti.
Castes, séparations, richesse ou pauvreté. On catalogue, selon nos moyens, nos
envies, nos salaires, nos études, nos compétences. On catalogue, il est fou,
différent, original, il ne respecte pas mes ordres, il n’est bon à rien, ses
notes ont baissé, il n’arrivera a rien, BEP. On dénigre, croyant aider l’autre.
On se montre, on se pavane parce qu’aujourd’hui tout va bien. On est fiers de
notre pseudo réussite, ce putain de mensonge auquel on croit. Et forcément,
quand on roule dans notre Mercedes on regarde les gens d’en haut. Parce qu’on a
un brin de talent on s’y croit déjà. Aucune simplicité. Le but, écraser
l’autre, lui rappeler ce qu’il est, c'est-à-dire rien.
Face à faces, perdus. Un rire s’élève au loin. Un rugissement fait écho à ce mur de connerie. Jusqu’à le détruire. Qu’a-t-on fait des qualités intrinsèques de tout être humain ? Doit-on toujours fermer sa gueule et laisser l’autre nous prôner sa conne vérité ? Faut-il toujours ramper plus bas que terre, jusqu’à disparaitre, jusqu’à n’être rien ? Comment tout être humain peut-il supporter d’être toujours rabaissé, indirectement bien sur, par quelqu’un qui ne le connait pas Vraiment ? Est-ce simplement viable ? La révolte des esclaves n’a-t-elle pas suffit ?
On te fait comprendre que tu n’es rien, on te fait croire à ces affirmations brandies sans fondement. Tu es plombier, ouvrier, étudiant, lycéen, handicapé mental, tu es poète et vois la vie autrement, tu aime tout et l’avoue sans en avoir honte, tu vis ta vie tout haut alors que les autre la vivent en sourdine. Ne te laisse pas happer par les sirènes de l’unité populiste, ne laisse pas ton être, ta propre intelligence, qui heureusement ne sera pas celle des autres, pas de tous les autres en tout cas, ne la laisse pas sombrer sous des coups de butoirs vulgaires et inutiles. Fondés sur une incompréhension de ce que toi tu es, de tout ce que tu sais, de cette intelligence propre qui te distingue de ces autres qui te ridiculisent sans même s’en rendre compte, tout simplement parce qu’ils n’ont pas trouvé leur propre voie, leur propre intelligence, celle qui ferait qu’ils sauraient t’entendre au moins. T’écouter? Tu ne le demande même pas, tu ne demandes qu’un minimum de respect.
Ce respect on te le doit. Parce que dans la vie tout peut changer du jour au lendemain. La gloire passée n’est pas là pour rien. Tu as été riche, tu es devenu un peu plus pauvre, tu es pauvre, tu deviens un peu plus riche. Tu te crois important, tu l’as été tu ne l’es plus. Tu as connu l’amour, tu es seul. T’étais le meilleur. T’es plus rien. Tu avais plein d’amis, t’es tout seul. T’étais jeune, t’a vieilli ? On te faisait confiance, on te rejette. J’ai envie de te dire : Et alors ?! Et alors ?! Te limites-tu à ce que la vie veut bien te donner ? Te limite tu à l’apparence que tu donnes et que les autres veulent bien prendre par facilité, par simplicité d’esprit, par manque de temps trouvé, ce temps qui n’a même pas été cherché ?!
Ris, sois toi-même, sois fier de ce que tu es, même si pour certains c’est de la folie, de la simplicité d’esprit. Fou toi des qu’en dira ton, vis ta passion, vis ta vie, avec ton cœur, avec tes tripes. Donne le meilleur de toi-même. Tu n’es pas ce portrait dépeint par le miroir de la vie, tu n’es pas ce mensonge de toi-même que les autres voudraient voir exister. Tu es tellement plus. Tellement que tu es le seul à pouvoir le savoir.
Mais la roue tourne, et un jour peut être les autres comprendront-ils. Mais au final est ce si important ? L'on ne peut comprendre que ce que
l’on a vécu. Alors sois Heureux !! Tu es en avance de deux ou trois
longueurs. Quant à leur apparence, détruit la avec élégance, d’un revers de la
main. Et avance comme avance un Homme. Tranquillement mais surement. Vers ton propre
destin, celui qui se dessine devant toi que tu es le seul à pouvoir maitriser,
de ton mieux et sur lequel les autres n’auront jamais qu’une emprise apparente,
peu importe ce qu’ils croiront savoir. Ils auront toujours tort.
Et si leur seule intelligence était là ?...
Eclairs, noirceur, trop plein de tout ce vide, belles contradictions de journées qui se succèdent, sans vie, sans rien, sans futur, normalité affligeante de connerie maitrisée. Prendre les clefs, tout virer et se barrer. Faire vibrer le moteur, crisser les pneus et se tirer d’ici, urgence, folie à l’approche. Les feux ? Grillés. Les dépassements ? Dépassés. Lignes blanches franchies, chauffard, routard, quelle différence ? Tracer, encore et toujours, marquer ces rues et ces routes trop propres de son passage, peut être seront-elles à même d’apprécier ce passage fugace et rapide, utilité de l’inutile.
Faire parler la poussière a défaut de pouvoir faire parler
les hommes, à défaut de pouvoir les connaitre vraiment, a défaut de pouvoir les
aimer pour ce qu’il sont et surtout pour ce qu’ils ne sont pas. Voiles de
sincérité, apparence, mensonges certains, tout ce qui les rends si abjects. Parce
que d’aucuns croient que l’argent fais ce putain de bonheur, parce d’aucuns
parlent d’ouverture d’esprit sans la maitriser, parce que d’aucuns parlent d’amour
sans le connaitre. Affirmer, brandir les idées comme on brandit ce putain d’étendard
de chiffon de
Montrer ce que l’on est, en imposer. Crier plus fort, réfuter, se disputer jusqu’à en baver. Et puis tout oublier de cet instant de folie aussitôt renié. Moi ? Mais non, je ne suis pas de ceux la, c’était un accident, tu sais. Les mensonges éclatent la tète de ce conducteur que je suis, au volant de ce bolide immaîtrisable. Fatigué, épuisé de tout ce cirque. La télé, je la balancerai bien par la fenêtre, la radio, je lui arracherai bien ses fils et j’étriperai bien ces hp qui gueulent des mensonges cryptés d’audimat et de pognon.
Je suis venu, tu sais, je t’ai vu, observé, analysé bien plus souvent qu’a mon tour. Tellement que je pourrais en faire un happy end, pour toi. Tu étais là, avec ces mots, cet amour, ces vérités que tu m’assenais comme on gave un canard, pour en faire du foie gras. Je t’ai cru, à fond la caisse, comme celle qui est entre mes mains, là, maintenant. Et puis plus rien, t’es partie, un petit tour et puis s’en va. Je savais l’issue de tout ça, connue et archie connue, la connaissance universelle montre ce schéma depuis des lustres. Mais peu importe, je trace.
La voiture s’arrête enfin. Les réflexions explosent ce qu’il me reste de lucidité. Les hommes comprendrons t-il un jour ce qu’est la vérité de notre vie ? Saurons t-il reculer avant que le monde bascule définitivement dans cet autre versant, inquiétant ? Comment leur expliquer que la vérité se trouve là, en leur cœur, et que tout le reste n’est que mensonge ? Les images se bousculent. Forment un écran devant mes yeux hallucinés.
Et si je poussais ma voiture dans le vide ?...