Leroux & compagnie

novembre 2014

Votre ancêtre...Hubert II Leroux (maître fourreur)


Hubert II Leroux, votre premier ancêtre au pays et celui des
familles Leroux était originaire de Vitry-le-François, autrefois
de la province de Champagne. Cette ville fait aujourd'hui partie du département de la Marne. Il y est né en 1648

Son père, Hubert Leroux, était notaire royal.
La première trace que nous trouvons de votre ancêtre dans
les archives du pays, est dans les minutes du notaire Frérot de
Montréal, à la date du 4 mars 1672; c est une vente d'une terre à Boucherville faite par un nommé Jean Talua à Hubert Leroux votre ancêtre. Il en disposera 19 mois plus tard.

Un an et demi plus tard, dans les minutes du notaire Basset,
cette fois à la date du 7 novembre 1673, nous rencontrons de
nouveau le nom de votre ancêtre; c est son contrat de mariage
avec Marie-Anne Von Seck, jeune allemande née en 1653, qu'il épousa le
20 suivant.

Étaient présents lors de leur mariage:

Hubert Leroux notaire et Madeleine Varnier père et mère d'Hubert, Chrétien Von Seck et Anne Catherine Phananque père et mère d' Anne Marie, Zacharie Dupuy Deverdun écuyer Major, Jean Vincent Phillippe Dehautmenil écuyer, Jean Martinet Defonblanche maître chirurgien, Pierre Caille tailleur d'habit et l'abbé Gilles Perot.  

De cette union naîtront trois enfants, Anne Charlotte (6 juillet 1675),  Jean (2 décembre 1678), et Jeanne (8 juillet 1681). Il fait l'acquisition d'une terre désignée par le no 498 du plan "terrier" de l'époque (ville Lasalle). Il se fait également concéder un terrain no. 214 rue Saint-Jacques face à ce qui deviendra la Place D'Armes.

Votre ancêtre s était établi à Montréal; un document daté de
1678 nous apprend que sa terre était située au Sault-Saint-
Louis.

Il décéda à Montréal le 12 octobre 1681 à l'âge de 33 ans. L'année suivante, sa
veuve épousa Gabriel Cardinal.
Certains descendants d Hubert Leroux ont adopté par la suite
le nom de Cardinal. D'autres ont pris celui de Rousson.

Les descendants de Hubert Leroux se sont multipliés dans l'île
de Montréal et les environs.

 


 

Hubert Leroux et Anne-Marie Phansèque

Voici l'extrait du régistre des mariages ou l'on retrouve Hubert et Anne-Marie.

Il est daté du 20 novembre 1673. Nous y retrouvons également la liste des personnes présentes. Fait à remarquer Hubert était maître fourreur...comme Marcel.

 

Anne-Marie Von Seck

Votre arrière-grand-mère, Anne-Marie Von Seck, dont le nom a aussi été francisé en Vanzaigue, Fannexeke, Phanzègue… est native de Hambourg, en Allemagne. Issu d'une famille noble, son père, Christian Von Seck, était capitaine de cavalerie dans les troupes impériales. Fille du roy, elle est arrivée en Nouvelle-France en 1673, à l'âge de 16 ans. Sa protectrice était la bienheureuse Marguerite Bourgeoys et Anne-Marie demeura à la métairie de la Pointe St-Charles. Au plaisir de découvrir cette ancêtre, succédèrent une déception et le désir d'en savoir plus.

En consultant la base de données du site Adhémar, du Groupe de recherches sur Montréal, du Centre canadien d'architecture (http://cca.qc.ca/adhemar/), j'apprends que mon ancêtre Anne-Marie a été une prostituée du 9 avril 1692 au 31 décembre 1704. Pas trop réjouissant d'apprendre cela, ne doutant pas une seconde de la véracité de ces informations chronologiques précises. Mais où avait-on pris ces renseignements? Faute d'espace, je m'en tiens à l'essentiel de mon travail de recherches. Je suis entré en contact avec Monsieur Léon Robichaud, l'un des responsables du groupe de recherches sur Montréal et webmaître du site internet Adhémar, dont les études consistaient à établir, à partir du XVIIe siècle, ce que j'appellerai, un index aux immeubles de nos ancêtres. Il m'a alors appris la source de ces informations : les archives judiciaires et notariales de Montréal. Il ajouta que l'on parlait d'Anne-Marie dans le livre de Robert-Lionel Séguin, « La vie libertine en Nouvelle-France au dix-septième siècle », dont je me suis empressé d'acheter une copie.

Finalement, grâce à son aimable collaboration, j'ai eu le plaisir de pouvoir consulter le dossier complet sur mon ancêtre Anne-Marie Von Seck, au Centre canadien d'architecture, à Montréal. J'ai fait une soixantaine de photocopies de documents intéressants, parmi lesquels une copie de l'acte de son second mariage le 15 mars 1682. Cela m'a permis de comprendre, je crois, ce qui s'est probablement passé dans sa vie.

D'ailleurs, voici un extrait du courriel que Monsieur Robichaud m'a envoyé le 3 octobre 1999 : « Anne-Marie Vanzègue n'aura certainement pas eu la vie facile. Selon les sources judiciaires et notariales que nous avons consultées, elle n'aurait pas été prostituée avant le décès d'Hubert Leroux, son premier mari. Il est à noter que son second mariage n'a pas été très heureux. Elle a obtenu une séparation de corps et de biens de Gabriel Cardinal (homme ivrogne et très violent - selon les documents judiciaires de l'époque), ce qui est alors une procédure peu courante (en 1693). Il serait possible d'écrire une biographie assez intéressante de votre ancêtre (voir même une minisérie télévisée)…» Fait à noter, son contrat de mariage avec Hubert, un marchand de fourrure et de pelleteries, fut signé en la maison des filles de la Congrégation de Notre-Dame où Anne-Marie était pensionnaire. On fait mention, dans ce contrat, de la présence de plusieurs personnes importantes de Ville-Marie, témoins au mariage.

Anne-Marie Von Seck était propriétaire, légataire de son premier mari, d'une maison en planches de bois, sur le lot 214, face et en biais de la Place D'Armes, qu'elle conserva après sa séparation en 1693. Je possède la copie d'un document notarié, daté de 1719, dans lequel Jean Cardinal, le fils unique du second mariage d'Anne-Marie, prétend être orphelin de père et de mère, dans le dessein de s'approprier les biens de cette dernière à titre d'unique héritier. Son père était décédé, mais sa mère était toujours vivante! Que penser de tout cela? En colligeant ces documents, en étudiant ces parcelles d'éléments de la vie d'Anne-Marie, 278 ans plus tard, on comprend sa détresse.

Anne-Marie Von Seck est décédée le 4 décembre 1722 à l'âge de 69 ans et fut inhumée dans le cimetière Saint-François-de-Sales de l'île Jésus. Inconnue, le prêtre Julien inscrivit dans l'acte de décès qu'on la connaissait dans les «;costes» sous le nom de la «bonne femme Cardinal». On croyait alors que la première allemande au pays était d'origine irlandaise.

Suite à de récentes recherches voici des informations sur l'arrivée de cette dernière en Nouvelle France.

Elle était sur le bâteau "La Nativité" de Québec. Le navire est commandé par le capitaine Tharay CHAILLAUD. C’est probablement ce navire la Nativité, qui apporte l'unique envoi de filles à marier pour l'année 1673, arrivé le 3 septembre comme l’écrit Frontenac au ministre Colbert dans sa lettre du 13 novembre 1673. Frontenac écrit dans un mémoire daté du même jour que « les 60 filles envoyées ont esté toutes pourvueües, à l'exception de deux demoiselles, il n'en faudrait point envoyer en ce pays ». 

Son père était capitaine de cavalerie des troupes impériales d'Allemagne.

 

Extrait de:

À la recherche de ses ancêtres
Les filles du roy
(À la mémoire d'Anne-Marie Von Seck)
Par Mario Scott
juin 2001

 

Voici comment on se chamaille à Montréal, seulement quelque mois avant le sanglant massacre de Lachine.

Anne-Marie Vandzzeque, vers 1689, avait ouvert à Montréal, un débit de boisson, elle y recevait comme clientèle soldats, coureurs des bois, indiens. La fille de Anne-Marie, Anne-Charlotte bien qu’âgée de 14 ans et déjà mariée au menuisier Michel Leblond, le quitte et se réfugie chez sa mère.

Lorsque son mari se présente chez sa belle-mère pour reprendre sa femme, celle-ci n’est guère favorable à celui-ci puisque la belliqueuse belle-mère ne voulait pas que sa fille retourne auprès de son mari parce qu’il était selon elle un coquin et qu’il s’en repentirait.

Les rumeurs couraient déjà à cette époque que la Vandzzeque  » vend vin  » et que toutes sortes de personnes vont chez elle où il se commet bien des ivrogneries pendant le jour et presque toutes les nuits.

La belle-mère est finalement arrêtée et condamnée.

Le châtiment est-il salutaire?

Après ces évènements, Charlotte retourne avec son mari, mais quelque temps après on raconte sur l’Île de Montréal que la Charlotte fait l’étalage de ses charmes, soit en recevant chez elle et encore sans aucune pudeur sur la voie publique et à n’importe quel heure de la journée.

En mai 1695, celle-ci est condamnée pour « adultère et racolage » par le tribunal de Montréal.

Charlotte réussit toutefois à fuir avant l’exécution de sa sentence.

(Réf; Archives de la Ville de Montréal et du livre de R.L. Seguin, La vie libertine en Nouvelle-France Montréal.) 

Titre de propriété

Votre ancêtre Hubert Leroux, à déjà été propriétaire d'un bâtiment sur la rue Saint-Jacques côté nord entre la rue Saint-François-Xavier et la rue saint-Gabriel.

Ce bâtiment occupait la parcelle 30003 et le numéro du terrain était 214Z. Il était sur l'emplacement actuel du siège social de la Banque de Montréal rue Saint-Jacques.

Il en fut propriétaire de 1673 à 1681. Son fils Jean-Baptiste en devient propriétaire de 1681 à 1704. Il acquit en plus les numéros s214/215/216/525/526/527/528/531. 

Référence : Centre canadien d'Architecture.