Profils atypiques
Par profils atypiques, nous
entendons tous ceux qui, d'une manière ou d'une autre, s'écartent de la
"normalité", se sentent décalés, parfois "alien" ou
extraterrestre ...
• Parfois, leur réussite est
indéniable, mais la solitude en est le prix. Sans compter ce satané complexe
d'imposture ...
• Ils ont tout pour être heureux,
pourtant il leur manque toujours quelque chose,
• Ils auraient voulu réaliser de
grandes choses, mais leurs origines, les études manquées, la chance, ..., les
circonstances de la vie ne l'ont pas permis,
• Leur vie professionnelle est un
échec, ils se trouvent nuls, un fardeau pour leur famille et la Société,
• L'incompréhension qui les
entoure engendre des problèmes relationnels à l'école, en famille, au boulot,
• Le sentiment, parfois, de
s'être trompé de monde les pousse dans des comportements autodestructeurs
(alcool, drogue, troubles alimentaires, etc.)
Que ce soit par leurs talents
sportifs, leur look, leur position sociale, leur créativité, leur intelligence,
leurs comportements ou leur incapacité à se satisfaire d'une vie
"normale", tous doivent assumer une forme de décalage et trouver une
manière de vivre une vie pleine et intense.
Parfois perçus ou se percevant
eux-mêmes comme névrotiques, certains cherchent dans la thérapie une
explication à leur décalage; pourtant, malgré les commentaires parfois
désobligeants, ils sentent qu'ils ne sont pas malades, seulement différents ...
L'hypersensible
L’hypersensible développe des
attachements très forts aux personnes, aux lieux, aux choses et est souvent
accusé de « sur-réagir » aux événements. L’intensité de ses émotions se reflète
parfois dans son empathie, sa délicatesse, sa compassion, sa sensibilité, mais
aussi dans sa susceptibilité, ses sautes d’humeur. Un film romantique, la vue
d’un animal mort, une mauvaise nouvelle aux actualités peut le faire pleurer;
tout comme perdre à un jeu ou le sentiment d’être tenu à l’écart peut le faire
exploser de rage.
Parfois considérée comme un
fardeau, l’hypersensibilité, l’hyperémotivité résulte d’une plus grande
réactivité aux stimuli émotionnels provenant de l’environnement, l’entourage.
En apprenant à gérer ses émotions, on peut en faire un outil, un atout. Attention toutefois de ne pas confondre l'hypersensibilité, qui se caractérise par des émotions et réactions en désaccord avec le stimulu; et l'hyper-émotivité qui se caractérise souvent simplement par "se piquer un fard", sans relation réelle directe avec une timidité. l'hyper-émotif n'est pas forcément timide, le timide n'est pas forcément hyper-émotif.
L'empathique
L’empathie se définit comme la
capacité à ressentir l’état émotionnel de l’autre, à partager ce qu’il ressent.
Elle permet de communiquer de
façon efficace en s’ajustant à l’autre. Mais, hypersensible, captant la moindre
émotion de l’autre avec une grande acuité, parfois même avant que l’autre n’en
soit conscient, l’empathique peut en souffrir ou réagir préventivement, sans que
personne ne comprenne le sens de sa réaction.
Génératrice d’anxiété et d’effets
pervers de toutes sortes, l’empathie peut aussi être un formidable outil de
communication et de compréhension.
Test d’empathie : document
PDF http://www.hpcoaching.be/empathie.pdf
Résultats du test d'empathie: http://www.hpcoaching.be/empathie-reponses.pdf
L'hyperactif
Toujours en activité, il veut
tout savoir, tout connaître. Laisser les choses en l'état lui est
insupportable. Spontané, créatif, enthousiaste, il est parfois impulsif. La
tension qu'il génère en permanence autour de lui rend dingue son entourage. Ne
serait-il pas hyperactif ?
L'hyperactivité est un trouble
biologique médicalement reconnu (TDA/H, trouble du déficit d'attention avec
hyperactivité). Mais certains individus sont simplement "très
actifs". Eux-mêmes n'en souffrent pas. Simplement plus curieux, plus
avides de découvrir la vie et ses richesses, ils encourent parfois un jugement
négatif de ceux qui recherchent une vie paisible et voudraient bien les voir
adopter un comportement plus "approprié".
Le distrait
L'ordre n'est pas son fort; son
bureau est sans dessus-dessous, une chatte n'y trouverait pas ses petits. Il
semble incapable de rester concentré sur une tâche, encore moins de la finir.
Ou, s'il l'a finie, il omet de le dire. Doux rêveur, il ne pourrait pas dire ce
qu'il a mangé le midi, oublie ou perd fréquemment ses clés, son portefeuille,
la liste des courses, ... Souffrirait-il d'un problème d'attention ?
Si le trouble du déficit
d'attention (TDA) affecte un petit pourcentage de la population, certains
distraits n'ont aucune difficulté à mobiliser leur attention quand la tâche les
intéresse. Peu concernés par les "détails", ils refusent toute
intervention intempestive, de peur de perdre le fil d'une pensée parfois
capricieuse. Ceux qui doivent les supporter attendent souvent qu'ils
redescendent sur terre ... ou s'énervent.
Le créatif
Si tout le monde admire le
créatif qui trouve des solutions aux problèmes insolubles, on oublie souvent
que la créativité implique d'être un peu "hors-normes" et de remettre
souvent le status quo en question. Voir le monde différemment, imaginer
d'autres manières de faire, emprunter les chemins de traverse, est parfois
perçu comme de la bizarrerie, voire de la rébellion.
Accusés de vouloir bousculer les
certitudes, le confort bien établi, les créatifs sont qualifiés d'"esprits
tordus", de fauteurs de troubles, et autres expressions du genre. Penseur
divergent, "visuel spatial" ou "cerveau droit", le créatif
a souvent un fonctionnement un peu différent.
L'idéaliste
Là où d'autres voient ce qui est,
l'idéaliste voit ce qui pourrait être, devrait être et s'efforce de faire
correspondre la réalité à son idéal. En cela, c'est une attitude positive.
Mais lorsque l'idéaliste constate
que sa vision du monde n'est pas partagée, que le monde est plein d'absurdités,
d'inégalités ou d'hypocrisie, la déception est parfois grande. Désabusé,
parfois cynique, perçu comme trop sensible, trop sérieux, pessimiste, voire
déprimé, il a perdu des jobs parce qu'il était plus soucieux d'équité que de
profit.
L'introverti
Un enfant qui a toujours un livre
à la main, qui préfère jouer seul et dont l’endroit favori est le coin lecture,
qui s’isole dans l’intimité de sa chambre dès qu’il rentre de l’école ; un
adulte bavard et sociable dans un cercle d’amis limité, silencieux et renfermé
s’il est amené à fréquenter un groupe plus important ; un adolescent qui a un
seul et unique ami, vivant dans une autre ville ou un autre pays, mais
pleinement satisfait de cette situation ; un individu qui assiste à une
conférence et qui, ne pouvant soudain plus supporter une telle foule, se retire
dans l’intimité de sa chambre d’hôtel pour se « recentrer » sur lui-même… Ce ne
sont que quelques exemples de personnes introverties.
Les introvertis ne sont pas simplement
timides, bien que beaucoup le soient certainement. Ni pathologie, ni réponse
anormale au monde, l’introversion est simplement un trait de caractère qu’on
retrouve chez un petit pourcentage de la population. Les introvertis sont très
différents des extravertis et cette différence est très difficile à comprendre
pour ceux qui ne fonctionnent pas sur le même mode et qui vont trop souvent
essayer d’aider les introvertis à devenir plus sociables, plus conviviaux, plus
enclins à sortir et à profiter d’activités plus tournées vers les autres.
Le perfectionniste
Le perfectionnisme n’est pas
nécessairement aussi mauvais qu’on voudrait nous le faire croire ; c’est aussi
ce qui nous pousse à l’excellence. Qui, aujourd’hui, peut se contenter d’être «
aussi bon que les autres » ? Un sportif ne s’entraîne pas pour être « dans les
premiers » ; un acteur ne s’efforce pas de retenir « l’essentiel de son texte »
…
Mais là où certains s’efforcent
de bien faire et, conscients de leurs capacités, voient ce qu’ils ont accompli,
le perfectionniste ne verra que « ce qui manque », ce qu’il aurait pu
atteindre, le petit détail qui « aurait fait que tout soit parfait ». Le manque
de confiance en soi qui peut en résulter peut même l’amener à ne pas tenter …
pour ne pas risquer d’échouer.
Il est difficile, pour le
perfectionniste, de changer, car cela lui demande de faire ce qu'il essaie de
ne pas faire : considérer qu'il n'est pas parfait. Pourtant, "pour être le
meilleur, il suffit parfois que les autres soient moins bons." (Philippe
Geluck)
Signes révélateurs :
1. Vous ne pouvez arrêter de
penser à une erreur que vous avez faite.
2. Vous êtes très compétitif et
ne pouvez tolérer de faire moins bien que d'autres.
3. Vous voulez faire les choses
très bien ou pas du tout.
4. Vous demandez la perfection
aux autres.
5. Vous ne demandez pas d'aide si
cette demande peut être perçue comme une lacune ou une faiblesse.
6. Vous persistez à une tâche
longtemps après que les autres aient quitté.
7. Vous vous faites un devoir de
corriger les gens quand ils se trompent.
8. Vous êtes grandement conscient
des demandes et des attentes des autres.
9. Vous êtes très soucieux de ne
pas faire de fautes devant des gens.
10. Vous remarquez les erreurs
partout.
Le procrastinateur
Aujourd'hui peut-être ... ou
alors demain ou pourquoi remettre à demain ce qu'on peut faire ...
après-demain.
Procrastination : Tendance à
différer, à remettre au lendemain une décision ou l’exécution de quelque chose.
Habitué à réussir sans effort,
souvent perfectionniste, le procrastinateur perd confiance dès qu'il fait face
à une difficulté inattendue. En remettant à plus tard, en ne faisant rien ou
faisant des choses sans conséquence, il justifie à l'avance un éventuel échec
par le manque de temps nécessaire à la perfection.
Les causes en sont multiples :
peur de l'échec ou de la réussite, peur de la solitude ou de l'isolement, peur
d'être envahi, mais aussi parfois la paresse, jouer à se faire peur ...
Les remèdes : restauration de la
confiance en soi et motivation.
Le chanceux
Naître chanceux, c'est parfois
l'enfer ! Si vous êtes beau, on ne s'intéresse qu'à votre look. Si vous êtes
riche, seul compte votre compte en banque. Si vous êtes brillant, on vous
refuse les plaisirs simples, indignes de vous. Si vous êtes musicien, artiste,
athlète ou poète, c'est la même histoire : difficile de rester les pieds sur
terre quand ceux qui vous entourent vous flattent. Difficile de savoir qui vous
êtes vraiment, ce que vous seriez devenu si vous étiez né sans les qualités
qu'on vous prête.
Ce qui arrive trop facilement, ce
qui est purement lié à la chance, peut entraîner des comportements
d'auto-dénigrement ("Je ne le dois qu'à mon look", "Si je
n'avais pas hérité des affaires de mon père"). Si vous ne vous y risquez
pas, vous ne connaîtrez jamais la confiance, l'assurance que donne le certitude
d'y être arrivé par ses seuls efforts.
L'intelligent
"Personne ne voit le vent;
ni vous ni moi. Mais quand les arbres courbent la tête, c'est le vent qui
passe."
L'intelligence, c'est un peu la
même chose : personne ne peut la définir avec précision, mais chacun peut en
reconnaître les manifestations. Qu'on croie ou non à la validité du QI
(quotient intellectuel) comme mesure de l'intelligence, certains ont des
capacités intellectuelles hors-normes et parfois le vivent mal. Comprendre plus
rapidement, voir la solution comme si elle sautait aux yeux, là où d'autres ne
voient rien, percevoir ce que d'autres ne perçoivent pas, peut entraîner un
décalage, une difficulté à fonctionner avec les autres et parfois une forme
d'isolement.
L'imposteur
Vous avez plutôt bien réussi, on
vante vos talents, vos compétences. Quand on vous confie une nouvelle tâche,
vous l'acceptez en assurant que vous saurez relever le défi.
Pourtant, vous vivez avec
l'impression constante de tromper les autres. "Ils" vont bien finir
par se rendre compte que vous n'y connaissez rien, que vous êtes incapable,
nul(le), qu'il vous manque des connaissances, que vous êtes "un bricolage
sur du sable mouvant", qu'ils feraient mieux de prendre quelqu'un
d'autre... . L'illusion ne peut forcément pas durer longtemps, ça va craquer, chaque
jour est un peu de temps gagné, mais vous rapproche du jour où ça va se
fissurer ...
Quand finalement vous relevez le
défi, que vous y arrivez, que votre entourage vous complimente, vous êtes
satisfait(e), bien sûr, mais ça ne dure qu'un temps, vous avez la sensation de
vous enliser encore plus. Vous vous dites : "cette fois-ci, je les ai eus,
mais je n'aurai pas autant de chance la prochaine fois". Vous cherchez
dans des formations complémentaires une légitimité dans votre travail que vous
ne vous reconnaissez pas. Vous vous sentez "bidon" ...
Fréquent chez ceux (et surtout
celles) qui connaissent de grandes réussites, "le syndrome de l’imposteur
les limite dans la hauteur de ce qu’ils peuvent atteindre." (Pr P.R.
Clance)
Le visionnaire
La plus belle des filles de
Priam, Cassandre fut aimée d'Apollon, qui lui accorda le don de prophétie. Mais
lorsqu'elle repoussa son amour, le dieu la condamna à toujours prophétiser la
vérité sans être crue. La première malheureuse prédiction concerne bien sûr la
guerre de Troie et ses conséquences. Plus Cassandre voit les événements avec
précision, moins on écoute les terribles choses qu'elle prédit. Ainsi vouée à
rester seule, elle ne se mariera pas.
Le syndrome de Cassandre
Comme elle, que ce soit par des
déductions logiques ou un "sixième sens", les Cassandres perçoivent
les événements à venir et leurs conséquences, mais ne sont jamais crus. Ils
s'épuisent à avertir leur entourage, se désolent de voir des individus entreprenants
courir à leur perte, des êtres mal assortis décider de vivre ensemble, alors
qu'eux-mêmes sont traités de jaloux, de pessimistes, de prétentieux ...
Le sous-performeur
Malgré d’évidentes capacités et
alors qu’ils pourraient gérer la boutique, certains s'obstinent à
sous-performer systématiquement, incapables de supporter une réunion inepte de
plus, au grand désespoir de leur patron, collègues, amis, …
Que leur attitude soit volontaire
ou non, cette pression continuelle peut les amener à se demander ce qui ne va
pas chez eux pour qu’ils soient incapables, comme d’autres, de se ressaisir et
de donner le meilleur d’eux-mêmes. Partagés entre la volonté de fournir
l'effort demandé et l'envie de tout envoyer balader, ils sont perpétuellement
"entre deux" et voient leur insatisfaction (et celle de leur
entourage) grandir ...
L'extraterrestre
« Je me heurte parfois à une
telle incompréhension de la part de mes contemporains qu'un épouvantable doute
m'étreint : suis-je bien de cette planète ? Et si oui, cela ne prouve-t-il pas
qu'eux sont d'ailleurs ? » (Pierre Desproges)
L’extraterrestre peine à trouver
des semblables, des amis ou même un conjoint compatible, qui puissent partager
ses centres d’intérêt, sa vision du monde. Malgré ses efforts pour aller vers
les autres, ceux-ci lui renvoient une image d’étrangeté, de non appartenance,
qui le perturbe. Parfois même, il a l’impression d’être transparent.
Pourtant, autour de lui, d’autres
n’ont pas ce problème ; les groupes, les couples se forment ; ce doit donc
venir de lui. Mais quel est donc ce mal qui le ronge, qui l’empêche de faire
partie du groupe, de la famille ?
L'adulte à haut potentiel (HP)
On décrit généralement l'adulte
HP (anciennement "surdoué") comme ayant "des aptitudes nettement
supérieures à la moyenne dans un ou plusieurs domaines d'habileté" :
intellectuel, créatif, artistique, sportif, manuel, etc.
Il est important de distinguer le
potentiel, aptitude naturelle, mais pas nécessairement développée, du talent,
habileté systématiquement développée dans au moins un domaine d'activité et
mesurée par la "réussite", quel que soit le sens que vous lui
donniez. On peut donc avoir un énorme potentiel et ... n'en avoir rien fait.
Loin de se focaliser sur la seule
"intelligence" (si tant est qu'on arrive un jour à la définir), la
notion de haut potentiel s'étend aujourd'hui à tous les domaines de la vie
courante. Qu'ils soient étudiants ou déjà entrés dans la vie active, ceux qu'on
appelait autrefois "surdoués" ou "précoces" et qui
représentent environ 5% de la population, sont parfois confrontés à des choix
dans lequels leur haut potentiel va jouer un rôle prépondérant. Orientation
professionnelle, choix de (faire) carrière, changements de direction en cours
de route, leurs parcours sont rarement simples et rectilignes.
Comment les reconnaître ?
des études successives sur les
notions de "haut potentiel" ont permis de mettre en lumière un
certain nombre de caractéristiques, plus ou moins présentes, même si l'on ne
peut pas parler de groupe homogène : chaque individu à haut potentiel est
différent.
Adultes HP : les caractéristiques
Les adultes à haut potentiel sont
des "atypiques au carré ou au cube ". Plus que l'intelligence,
difficile à définir, ce sont les caractéristiques suivantes qui les dépeignent
le mieux :
• Hypersensibilité, extrêmement susceptible.
• Intensité - hyperstimulabilité
(niveau de réaction plus élevé aux stimuli, être "plus " tout : plus
rapide, plus agité, plus attachant, plus exigeant, plus généreux, plus
impatient, ...)
• Hyperesthésie ou exacerbation
des cinq sens (hyperréactif aux stimuli sensoriels)
• Curiosité exceptionnelle,
questionnements sans limite.
• Imagination débordante, grande
créativité, pensée divergente ("esprit tordu"), goût pour
l'expérimentation.
• Petit, avait des
"compagnons de jeu imaginaires". A eu des difficultés à trouver des
semblables.
• Grande capacité d’observation,
note les plus petits détails.
• Intérêts très variés, saute
facilement d'un domaine à l'autre.
• Peut faire plusieurs choses en
même temps (suivre deux conversations en parallèle, parler et écrire, rêver et
pourtant écouter, ...)
• Recherche la compagnie de
personnes plus agées.
• Capacité d’attention,
persévérance : forte si l’intérêt y est; faible, voire nulle, sinon.
• Grand sens de l’humour. Humour
très particulier, souvent incompris.
• Rapidement frustré s'il ne
trouve pas les personnes ou les ressources pour réaliser ses grandes idées.
• Grand sens de la justice, de
l’équité, moralité. Intolérance à l'injustice, pour lui et pour les autres.
• Respect des règles bien
comprises ("logiques"), mais tendance à questionner l’autorité non
fondée.
• Idéalisme, altruisme,
compassion.
• Grande capacité de
raisonnement/résolution de problèmes.
• Rapidité d’apprentissage.
Méthode d'apprentissage particulière, surtout en math et en lecture.
• A appris à lire seul très
jeune. Lit ou a lu avidement.
• Vocabulaire extensif, meilleure
compréhension des subtilités du langage.
• Excellente mémoire. Sait sans
avoir appris ("science infuse")
• Bon en chiffres, puzzles, ...
Et surtout :
• Perfectionnisme, doublé d'une
extrême lucidité, qui entraînent parfois le doute, la peur de l'échec.
"On ne peut pas se penser
intelligent, quand on mesure ses propres faiblesses avec la lucidité aiguë du
surdoué, qui ne lui permet aucun aveuglement."
Arielle Adda, dans Que sont les
enfants doués devenus ?
Différent, le haut potentiel a
souvent à faire face à des problématiques particulières.
Adultes HP : les problématiques
Atypiques à bien des égards, les
adultes à haut potentiel font face à des problématiques particulières. La
première d'entre elles étant d'être correctement identifiés comme adultes HP.
Le sentiment de décalage induit par leur différence peut les amener à suspecter
des troubles du comportement, ou les thérapeutes qu'ils consultent à
diagnostiquer des pathologies, là où il ne s'agit que de comportements normaux
pour des hauts potentiels.
ceci étant posé, les
problématiques classiques sont :
• L'hypersensibilité,
• L'hyperactivité et/ou le
déficit d'attention,
• Le perfectionnisme,
• la confiance en soi,
• Le syndrome de l'imposteur,
• La (mauvaise) résistance à la
frustration,
• l'imagination, la créativité,
la pensée divergente,
• Le syndrome de Cassandre,
• La procrastination : tendance à
différer, à remettre au lendemain,
• l'altruisme,
• L'obsession du contrôle, le
lâcher-prise,
• Les comportements à risque,
• Paresse ou manque d'intérêt ?
• L'ennui : en classe, au boulot,
en société ...
• Les changements de boulot,
l'instabilité,
• Couple de HP ou couple
"mixte",
• Les implicites, obstacles à la
communication, la compréhension,
• Idéaliste, mais lucide, et ça
ne fait pas toujours bon ménage ...
• Le sens de l'humour, un humour
très particulier ...
• Le sens de la justice,
l'intolérance à l'injustice,
• L'inhibition intellectuelle, le
"complexe de l'albatros",
• La résilience : capacité à
réussir, à vivre, à se développer en dépit de l'adversité.
Adultes HP : Que faire ?
Par sa connaissance des caractéristiques
et des problématiques du haut potentiel, votre coach vous aidera à :
• Reconnaître, admettre et gérer
votre haut potentiel.
• Expliquer, faire reconnaître
votre haut potentiel par votre famille, vos amis, vos collègues; obtenir leur
soutien.
• Identifier, dans votre
entourage, ceux qui partagent vos centres d'intérêt, vos passions, votre mode
de fonctionnement.
• Développer une vocation, un
but.
• Vous autoriser à changer, à
croître, à être imparfait.
• Tirer avantage de vos
particularités.
• Apprendre des techniques
d'adaptation comme reconnaître et gérer le stress, apprendre à communiquer
efficacement, apprendre à lâcher prise ...